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#201 : Un Scandale à Buckingham

Sherlock et Watson se retrouvent à mener l'enquête sur un cas de chantage qui menace de faire vaciller la maison royale et qui a des liens avec le terrorisme international, des agents dévoyés de la CIA et une conspiration au coeur même du gouvernement.

Mais surtout, L'implication de Sherlock devient plus personnelle lorsqu'il se retrouve entrainé dans une joute intellectuelle avec Irene Adler, une femme aussi froide, sans pitié et brillante que lui.

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Popularité


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Titre VO
A Scandal In Belgravia

Titre VF
Un Scandale à Buckingham

Vidéos

Sherlock épisode 2.01 - A Scandal in Belgravia Trailer

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12 Days of Sherlock - Day 4 - Sherlock meets the naked Irene Adler - BBC

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Photos promo

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Irene Adler)

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Irene Adler)

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Mycroft Holmes)

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Mycroft Holmes)

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Irene Adler et Sherlock Holmes)

Photo promotionnelle du premier épisode de la saison 2 de Sherlock (Irene Adler et Sherlock Holmes)

Diffusions

Logo de la chaîne C8

France (redif)
Vendredi 14.06.2019 à 21:00

Plus de détails

Réalisateur : Paul McGuigan
Scénariste : Steven Moffat

Adaptation de : A Scandal In Bohemia (Un Scandale en Bohème) par Sir Arthur Conan Doyle.

Distribution 

Récapitulatif de l'épisode

Nous retrouvons Sherlock et Watson là où nous les avions quittés à la fin de la saison 1, dans les locaux d’une piscine et sous la menace de Moriarty et de ses complices qui les tiennent en joue.

Moriarty demande à ses hommes de les tuer, alors que Sherlock pointe son arme vers la veste d’explosifs qui se trouve sur le sol. Soudain, le téléphone de Moriarty sonne, celui-ci prend l’appel, la conversation est brève et tendue, il menace son interlocuteur avant de se calmer et d’annoncer que cette journée n’est pas le bon jour pour mourir. Il quitte alors la piscine en déclarant à la personne au téléphone que si elle a vraiment ce qu’elle prétend avoir il fera sa richesse. Les tireurs invisibles qui tenaient Sherlock et Watson sous la menace de leurs armes disparaissent, laissant les 2 hommes à la fois soulagés et abasourdis.

Dans un autre lieu, une main féminine raccroche son téléphone, puis un fouet à la main entre dans une chambre où sur un lit  se trouve une autre femme qu’elle appelle votre Altesse et qui lui répond en l’appelant Mademoiselle Adler.

Au 221B Baker Street, Watson raconte leurs récents exploits sur son blog pendant que Sherlock cherche à tromper son ennui. Il écarte successivement différentes personnes qui viennent lui soumettre des énigmes, les trouvant à chaque fois trop simples et trop ennuyeuses.

Lestrade finit par les appeler à propos d’un homme, suspecté d’être un terroriste à l’origine du crash d’un avion en Allemagne, dont on vient de retrouver le corps dissimulé dans le coffre d’une voiture. Pour une fois Sherlock ne parvient pas à trouver d’explication à cette énigme.

Grâce au blog de Watson, la réputation de Sherlock grandit auprès du public, la presse s’intéresse à lui ce qui a tendance à mécontenter le détective. Mademoiselle Adler aperçoit une photo du détective et passe un appel téléphonique annonçant que l’heure est venue.

A Baker Street Mrs Hudson fait le ménage lorsqu’un homme visiblement très éprouvé fait irruption dans la pièce juste avant de perdre conscience. Sherlock et Watson interrogent l’homme, qui leur explique que sa voiture est tombée en panne alors qu’il circulait à la campagne. Il a aperçu un randonneur dans un champ alors qu’il essayait de la faire redémarrer. Le moteur a pétaradé en redémarrant, il a alors remarqué que le randonneur s’était effondré, il est allé le voir et il a découvert que celui-ci était mort.

Le policier responsable de cette enquête reçoit un appel de Lestrade, lui suggérant de confier l’enquête à Sherlock Holmes, mais de fait c’est Watson qui se rend sur les  lieux, équipé d’une webcam qui transmet les images à Sherlock, resté à Londres. Le randonneur a été tué d’un seul coup derrière la tête, asséné par un objet contondant que personne n’a retrouvé. Les soupçons se portent sur l’automobiliste, mais il n’a aucun motif et c’est lui qui a prévenu la police. Sherlock demande à Watson de se diriger vers la rivière voisine alors que Madame Hudson fait entrer deux hommes dans la pièce, qui d’autorité arrêtent l’ordinateur de Sherlock et lui demande de les suivre.

John qui n’a aucune idée de ce qui se passe à Londres, poursuit les investigations, mais la communication été brutalement interrompue et un hélicoptère arrive pour le récupérer.

Pendant ce temps à Baker Street, les deux hommes tentent de convaincre Sherlock se s’habiller, car pour le moment il est seulement « vêtu » d’un drap, mais en vain. Sherlock leur fait remarquer qu’il sait où ils vont se rendre.

L’hélicoptère dépose Watson à Buckingham, où il retrouve Sherlock toujours vêtu de son drap. Alors qu’ils se demandent ce qu’ils font là, arrive Mycroft Holmes qui commence par leur demander de bien se tenir et demande à Sherlock de s’habiller car ils doivent rencontrer leur cliente, qui est une personne éminente. Un représentant de la famille royale fait alors son entrée. Sherlock commence par refuser de travailler pour un client anonyme. Mycroft finit par le persuader de le faire (et de s’habiller) lorsqu’il lui révèle qu’il s’agit de la personne la plus illustre du pays.

Mycroft explique l’affaire en insistant sur son aspect hautement confidentiel. Il montre  à Sherlock la photo d’une femme inconnue et lui explique qu’elle s’est trouvée mêlée à deux scandales politiques l’an passé et qu’elle a détruit un mariage en ayant une liaison avec les deux membres du couple. Le nom de cette femme est Irene Adler, généralement connue sous le nom de « La Femme » dans son cadre «professionnel » où elle exerce ses talents de dominatrice.

Au même instant, Irene reçoit des photos de l’arrivée de Sherlock à Buckingham Palace.

Le représentant de la reine révèle qu’Irene est en possession de photos compromettantes pour une jeune femme proche de la souveraine. Mycroft leur explique qu’Irene a pris contact avec eux à propos de ces photos et leur a affirmé qu’elle n’avait aucune intention de les utiliser à des fins de chantage. Intrigué, Sherlock accepte finalement de se charger de l’affaire.

Irene continue à recevoir des photos de Sherlock et Watson et annonce à son assistante qu’elle va recevoir de la visite et qu’elle doit se préparer.

A quelques rues de là, Sherlock demande à Watson de le frapper au visage, ce qu’il fait avec une certaine réticence, du moins au début. Sherlock s'est habillé en clergyman.

Sherlock sonne à la porte d’Irene, il prétend avoir été victime d’une agression, John le suit dans la maison en arguant de sa qualité de témoin de l'agression et de médecin. L’assistante d’Irene conduit Sherlock dans un salon où il attend. Irene entre dans le salon, elle est totalement nue. Elle s’approche de lui, lui ôte son col de clergyman et le salue par son nom. Watson entre dans la pièce et Irene l’invite à prendre place. Sherlock est déconcerté par le fait qu’il n’arrive pas à décrypter ou à déduire quoi que ce soit à propos d’Irene. Sherlock finit par la couvrir avec son manteau. Irene est au courant de l’affaire de la mort mystérieuse du randonneur car elle a pour client un policier, au passage elle assure à Sherlock qu’il n’obtiendra jamais les photos, qui sont cachées quelque part dans la pièce.

Sherlock fait sortir Watson de la pièce et lui demande d’en garder l’entrée pendant qu'il demande à Irene de se remémorer ce qu’elle sait de cette mort mystérieuse. Ils en sont au point où le moteur de la voiture redémarre bruyamment lorsque l’alarme incendie de la maison se déclenche, John vient d’enflammer un prospectus dans le hall d’entrée. Instinctivement, Irene tourne les yeux vers le miroir du salon et Sherlock suit son regard. Sherlock découvre un coffre-fort derrière le miroir.

Des hommes armés font irruption dans la pièce alors que Sherlock est en train de tenter de découvrir le code du coffre. Les intrus sont américains. Sous la menace, ils obligent Sherlock à ouvrir le coffre, qui est piégé. L’arme dissimulée dans le coffre tue l’un des agresseurs, Irene, Sherlock et Watson mette les autres hors d’état de nuire.

Au passage Sherlock a pris le téléphone qui se trouvait dans le coffre. Son accès est protégé par un code, il affiche "JE SUIS SIM- LOCKE". Irene veut reprendre le téléphone car il représente son assurance vie. Alors qu’ils inspectent la maison, Irene parvient à injecter une drogue à Sherlock à l’aide d’une seringue et elle s’enfuit après avoir repris le téléphone et insisté une nouvelle fois sur le fait qu’elle ne veut pas vendre les photos.

Sous l’effet de la drogue, Sherlock rêve qu’Irene finit par résoudre à son tour l’énigme du randonneur, il a en fait été tué par son boomerang, alors que son attention était détournée par le bruit de la voiture qui pétaradait. Le boomerang a ensuite disparu dans le cours d’eau. Il rêve également qu’Irene est venue lui rapporter son manteau. John lui assure que personne n’est venu, mais le téléphone de Sherlock se met à émettre des gémissements extatiques, il vient de recevoir un SMS d’Irène, qui a installé cette tonalité sur le téléphone du détective et qui lui dit « A la prochaine fois M. Holmes. »

Le jour suivant, il assure à Mycroft que les photos sont totalement en sécurité entre les mains d’Irene.  Mycroft se montre sceptique. A ce moment-là, la « sonnerie d’Irène » retentit, un nouveau SMS est arrivé. Tout en neutralisant son téléphone, Sherlock demande à son frère s’il était au courant que des tueurs, probablement formés par la CIA, étaient également sur la piste de ces photos. Alors que Mycroft répond à un appel, Sherlock avoue à John qu’Irene s’est emparé de son téléphone et y a apporté sa "touche personnelle". Mycroft conclut sa conversation téléphonique par "feu vert pour air Bond" et en ajoutant  "voyez avec l'équipe Coventry".

Lorsque Mycroft revient, il déclare qu’Irene ne fait plus partie des priorités, Sherlock en déduit que quelque chose d’extraordinaire se prépare.

Du temps a passé, c’est le soir de Noël et une réception est organisée au 221b Baker Street.  Alors que la fête "bat son plein", Sherlock remarque que le compteur de visiteurs sur le blog de Watson semble bloqué sur 1895. Dans le même temps, Sherlock exerce ses capacités de déductions aux dépends des divers invités de la soirée, jusqu’au moment où à la surprise générale, il fait des excuses à Molly après s’être montré particulièrement goujat à son égard. C’est alors que la « sonnerie » si distinctive d’Irene se fait entendre. Le SMS indique simplement « manteau de la cheminée », Sherlock y trouve un cadeau qu’il va ouvrir dans sa chambre. Il s’agit du téléphone d’Irene. Sherlock appelle Mycroft pour lui dire qu’on va retrouver Irene morte durant cette nuit.

Mycroft et Sherlock se retrouvent à la morgue de l’hôpital St Bartholomew, devant un corps dont la description correspond à celle d’Irene mais dont le visage est massacré. Sherlock confirme qu’il s’agit bien d’Irene et quitte les lieux. Mycroft le rejoint dans le couloir et tente de savoir comment Sherlock avait deviné qu’Irene allait être retrouvée morte. Sherlock finit par lui expliquer qu’elle s’était séparée de ce qui lui tenait lieu d’assurance-vie, le téléphone avec les photos. Son frère tente alors de savoir où se trouve l’appareil mais en vain et Sherlock sans va. Mycroft appelle alors Watson pour savoir s’il a réussi à mettre la main sur le téléphone en l’absence de Sherlock. La réponse est négative et Mycroft demande à John de rester avec Sherlock ce soir-là.

Les jours suivants, Sherlock traîne sa mélancolie, se réfugie dans la musique et semble coupé de ce qui l’entoure, jusqu’au moment où il reparle du compteur de visiteurs du blog de John, toujours bloqué à 1895. Il se demande soudain s’il ne s’agit pas du code permettant de débloquer le téléphone mais cette nouvelle tentative échoue et Sherlock s’enferme à nouveau dans la musique.

A bout d’arguments pour tirer Sherlock de sa mélancolie, Watson sort et se fait interpeler dans la rue par une jeune femme qui selon toute probabilité est l’émissaire de Mycroft. Ils montent dans une voiture qui les conduit à la Powerstation de Battersea. Finalement, ce n’est pas Mycroft mais Irene qui attend Watson. Elle lui explique qu’elle a commis une erreur et qu’elle veut reprendre son téléphone, John lui réplique qu’elle doit dire à Sherlock qu’elle est vivante. Elle finit par avouer à Watson qu’elle flirtait avec Sherlock par SMS interposés mais qu’il ne lui a jamais répondu. Elle finit par inviter Sherlock à dîner par SMS. On entend alors la sonnerie caractéristique, Sherlock était présent dans l’usine désaffectée.

De retour à Baker Street, Sherlock trouve la porte fracturée. Il remarque des traces d’agression dans les escaliers, il monte à l’étage et y découvre Madame Hudson ligotée sous la menace des agents de la CIA qui les avaient attaqués chez Irene. Neilson, leur chef, demande à Sherlock de lui remettre le téléphone tout en continuant à menacer Madame Hudson. Sherlock demande à Neilson de faire sortir les agents qui l’accompagnent et alors que l’américain est en train de le fouiller il parvient à le neutraliser.

Lorsque John revient, un mot sur la porte annonce « Crime in progress. Please disturb - Crime en cours, prière de déranger». A l’étage il découvre Neilson ligoté sur une chaise. Sherlock explique que Madame Hudson a été frappée et demande à John de l’accompagner hors de la pièce. Peu après, il appelle Lestrade pour lui dire qu’ils ont été victimes d’une tentative de cambriolage et que le cambrioleur est tombé par la fenêtre.

Un peu plus tard, dans la cuisine, Watson tente de convaincre Madame Hudson d’aller se remettre de ses émotions chez sa sœur ce qu’elle refuse catégoriquement, encouragée par Sherlock à qui elle rend le téléphone qu’elle avait dissimulé sur elle, après l’avoir découvert dans l’une des robes de chambre de Sherlock.

De retour dans l’appartement, Sherlock et Watson partagent leurs réflexions sur le fait que ce téléphone ne contient pas uniquement des photos mais quelque chose qui a encore plus d’importance. Une cloche sonne minuit et le début de la nouvelle année.

Irene reçoit un SMS de Sherlock qui lui souhaite une bonne année.

Sherlock se rend à St Bartholomew et examine le téléphone aux rayons X. Il tente d’entrer le code 221B, mais c’est encore un échec, il ne reste plus que 2 essais possibles.

De retour à Baker Street, Sherlock et John découvrent Irene dans la chambre du détective. Ils tentent de découvrir qui sont ces hommes qui la traquent, elle veut retrouver son téléphone. Sherlock finit par lui avouer qu’il a le téléphone et tente une nouvelle fois de savoir quelles sont les informations qu’il contient. La réponse d’Irene ne change pas, ce sont des informations dont elle a besoin pour sa protection. Sherlock lui fait alors remarquer que dans le cas présent, ces informations sont un risque plus qu’une protection. Elle accepte de leur montrer cette information, Sherlock lui donne le téléphone, elle entre un code. Sherlock lui avait en fait donné une copie de son téléphone, il pense avoir enfin découvert le code, et il tente de l’entrer dans le véritable téléphone, mais sans succès car Irene avait deviné la supercherie.

Irene finit par expliquer qu’elle a la copie d’un email qui provient d'un de ses "clients", qui travaille au Ministère de la Défense et qui prétend que ce message pourrait sauver le monde. Le mail dit « 007 Confirmed Allocation » cette mention est suivie par un très long code alpha numérique. Au bout de quelques secondes de réflexion, Sherlock annonce qu’il s’agit des allocations de sièges dans un avion et des passagers dans un 747 qui doit quitter Heathrow le lendemain à 18h30 en direction de Baltimore. Sherlock demande à John de vérifier ce vol, il est obsédé par les chiffres 007, pendant ce temps Irene expédie discrètement un SMS à Moriarty, lui indiquant le numéro et l’horaire du vol. Pendant que Sherlock continue à chercher, Moriarty écrit un message provocateur à Mycroft qui est abasourdi lorsqu’il le découvre.

A force de réfléchir, Sherlock finit par se rappeler qu’il a entendu son frère mentionner les mots « Air Bond » et « Coventry » à quelqu’un au téléphone. Irene se trouve toujours à ses côtés. Il lui explique que pendant la Deuxième Guerre Mondiale, les autorités britanniques avaient réussi a déchiffrer un message allemand codé qui annonçait le bombardement de Coventry, mais qu’elles l’avaient laissé se produire afin que les Allemands ne découvrent pas que leurs codes avaient été percés à jour. Irene tente alors d’entrainer Sherlock sur un terrain plus personnel mais ce tête à tête est interrompu par l’un des hommes qui avaient escorté Sherlock à Buckingham. Il lui tend un billet d’avion pour le vol 007 pour le convaincre de le suivre.

Dans la voiture, Sherlock explique qu’un avion de ligne va faire l’objet d’un attentat, que les gouvernements Britannique et Américain sont au courant mais que pour éviter d’exposer leur source ils vont laisser faire. Ils arrivent à Heathrow, et s’arrêtent près d’un avion.

Sherlock entre dans l’avion qui est plongé dans l’obscurité. Tous les sièges de l’avion sont occupés par des cadavres. Mycroft apparait alors et explique qu’ils vont faire voler l’avion avec les corps et que tout paraitra authentique. Ceci rappelle a Sherlock des cas qu’on lui a soumis de personnes décédées qui semblaient avoir disparu. Toutefois, Mycroft lui annonce que l’opération est finalement annulée car les terroristes ont appris que leurs plans avaient été éventés car Sherlock avait voulu éblouir Irene avec la résolution de l’énigme du mail et que celle-ci avait communiqué l’information à à Moriarty.

Irene entre alors dans l’avion. Elle explique à Mycroft que dans son téléphone elle conserve des secrets, des photos des scandales, de quoi faire tomber le gouvernement et qu’il serait mal venu de devoir avouer que la plus grosse fuite d’informations a été provoquée par son jeune frère Sherlock.

De retour au bureau de Mycroft, Irene fait confirmer par Sherlock que son téléphone est piégé et qu’il s’auto détruira si on tente de l’ouvrir de force. Toutes les solutions pour accéder par la force aux informations contenues dans le téléphone étant inapplicables, Mycroft semble contraint de céder au chantage d’Irene car de ces informations dépendent les vies de citoyens britanniques. Irene lui remet  une liste qui récapitule ses exigences. Au passage, Irene mentionne le fait que c’est Moriarty qui lui a donné des conseils sur la façon dont elle pouvait tirer profit des informations qu’elle détenait et comment elle pouvait se jouer des frères Holmes. Mycroft, beau joueur,  semble accepter sa défaite et félicite Irene pour sa victoire, quand soudain Sherlock sort de son silence et de ses réflexions et réfute ce triomphe. Il explique à Irene qu’elle s’est laissé emporter par ses sentiments. Elle tente de lui démonter le contraire, mais Sherlock finit par lui démontrer que sa présence ne la laissait pas indifférente car le pouls d'Irene s’accélérait lorsque Sherlock lui tenait la main. C’est cette faiblesse qui vient de lui permettre de découvrir le code du téléphone « Je suis SHER locké ». La partie est finie pour Irene. Sherlock recommande à son frère qu’on attribue une protection à Irene car une fois dans la nature, sa vie sera menacée. Sherlock s’excuse et quitte le bureau.

Quelques mois plus tard, John rencontre Mycroft dans le café au pied l’appartement de Baker Street. Celui-ci lui remet un dossier et l’informe que le dossier Irene Adler est définitivement clos. Irene fait partie d’un programme de protection des témoins aux USA, elle a une nouvelle vie, une nouvelle identité. John prétend que tout ça n’a plus d’importance pour Sherlock, qu’il n'éprouve que du mépris pour elle. Watson arrive à la conclusion que ce programme de protection de témoins est parfait, Mycroft acquiesce et lui apprend que cette histoire a été créée de toutes pièces pour éviter d’annoncer à Sherlock qu’Irene est morte. Elle a été capturée par une cellule terroriste à Karachi et décapitée.

Sherlock examine des indices au microscope lorsque John entre le dossier d’Irene à la main. Après bien des hésitations John explique à Sherlock qu’Irene est aux Etats-Unis. Sherlock semble accepter l’explication et le fait qu’il ne la reverra plus. Toutefois, il demande à John de lui donner le téléphone d’Irene qui se trouve avec le dossier que lui a remis Mycroft. Il finit par avouer à John qu’Irene lui a expédié un SMS plusieurs mois auparavant qui disait « Adieu M. Holmes. » Après le départ de John, Sherlock relit tous les messages qu’Irene lui a écrits.


2 mois plus tôt…

Irene vient d’écrire son dernier message à Sherlock, elle est à genoux aux pieds d’un homme qui s’apprête à la décapiter, lorsque soudain elle entend tout près d’elle une sonnerie qu’elle connait bien. L’homme au sabre lui conseille de fuire à son signal …

A Baker Street, Sherlock sourit et répète "La Femme".

Episode 2.01 : UN SCANDALE A  BUCKINGHAM

 

 

PISCINE

 
PRECEDEMMENT

 


Flash-back sur les évènements de la fin de la saison 1.

SHERLOCK : Qui êtes-vous ?

MORIARTY : Jim Moriarty… Bye !

SHERLOCK : Criminel-consultant.

MORIARTY : J’ai adoré chaque étape de notre petit jeu.

SHERLOCK : Des gens sont morts.

MORIARTY : C’est ce que les gens FONT !!!

SHERLOCK : Je vous neutraliserai.

MORIARTY : Si vous continuez à fouiner, je vous brûlerais, je ferais de votre cœur un tas de cendres.

SHERLOCK : Je vous aurai, tôt ou tard.

MORIARTY : Non, vous ne m’aurez pas… Désolé les garçons, je suis très versatile ! C’est une faiblesse chez moi, mais pour être tout à fait honnête, c’est ma seule faiblesse. Je peux pas vous laisser continuer comme ça. C’est pas possible. J’aimerais vous convaincre mais tout ce que j’ai à vous dire vous a déjà traversé l’esprit.

SHERLOCK : Je suppose donc que ma réponse a dû traverser le vôtre.

 

[Sherlock pointe une arme sur les explosifs. Lui et Moriarty se fixent du regard, l’un et l’autre bien déterminés à ne rien lâcher…

 « Staying alive » des Bee Gees retentit alors dans l’enceinte de la piscine.]

MORIARTY (contrarié, il s’agit de la sonnerie de son téléphone) : ça vous ennuie si je décroche ?

SHERLOCK : Non, je vous en prie : vous avez le reste de votre vie devant vous.

MORIARTY : Allo ? Oui, bien sûr qu’est-ce que vous voulez ?... (après un bref échange de grimaces avec Sherlock) Redites-moi ça ! Redites-moi ça et sachez que si vous êtes en train de me mentir, je vous trouverais et je vous écorcherais vif. Attendez… (à Sherlock) Désolé, c’est pas le bon jour pour mourir.

SHERLOCK : Oh, on vous a fait une meilleure offre ?

MORIARTY : Vous aurez de mes nouvelles, Sherlock. (Il s’éloigne et reprend sa conversation téléphonique) Si vous avez ce que vous dites avoir, je ferais de vous quelqu’un de riche. Si ce n’est pas le cas, je vous transformerais en chaussures. (En s’en allant, il claque des doigts et les points rouges lumineux disparaissent instantanément)

 

JOHN : Qu’est-ce qui s’est passé ?

SHERLOCK : Quelqu’un l’a fait changer d’avis. Reste à savoir qui.

 

[A l’image : la main d’une femme, aux ongles laqués rouge, éteint un téléphone. Vêtue de dentelles noires, elle s’approche d’une chambre à coucher, y pénètre en faisant claquer un fouet.]

LA FEMME : Alors, avez-vous été vilaine, votre Altesse ?

SON ALTESSE : Oui, mademoiselle Adler.

 

 


-Générique-

 

 


221B BAKER STREET

 


[John poste sur son blog (« La vie continue »), tandis que Sherlock consulte la presse quotidienne.]

SHERLOCK : Qu’est-ce que tu écris ?

JOHN : Mon blog.

SHERLOCK : Sur quoi ?

JOHN : Nous.

SHERLOCK : Tu veux dire « moi ».

JOHN : Pourquoi ?

SHERLOCK : Parce que tu écris beaucoup.

 

[La sonnerie retentit.]

 

SHERLOCK : Allons bon, voyons voir ce que c’est.

[Et il quitte la pièce.]

 


[Un client est assis au centre du salon. Sherlock et John l’écoutent.]

CLIENT 1 : Ma femme semble passer beaucoup de temps à son bureau…

SHERLOCK : Ennuyeux.

 

[Situation identique, mais avec une cliente cette-fois.]

CLIENTE : Je crois que mon époux me trompe avec une autre femme…

SHERLOCK : Oui.

 

CLIENT 2 (avec une urne funéraire dans les mains) : C’est vraiment pas ma tante. On l’a remplacée. J’en suis certain. Je connais les cendres humaines…

SHERLOCK : Sortez !

 

CLIENT 3 (vêtu d’un costume et accompagné de deux hommes de main) : Pour récupérer ce dossier, nous sommes prêts à vous offrir la somme que vous voudrez bien fixer vous-même.

SHERLOCK : Ennuyeux.

 

CLIENT 4 (un ado et ses deux amis geek) : On a un site Web où on explique quel est le vrai sens des BD, parce que la plupart des gens passent vraiment à côté, (Sherlock commence à s’éloigner) et puis un jour, toutes les BD ont commencé à se réaliser…

SHERLOCK (qui revient alors sur ses pas) : Ah oui !... Intéressant.

 

[Suite à cette visite, John enrichit son blog (« L’interprète geek »).]

SHERLOCK : « L’interprète geek » ? Qu’est-ce que c’est ?

JOHN : C’est le titre.

SHERLOCK : Pourquoi tu veux donner un titre ?

 

 

 

MORGUE DE BART’S

 

 

[Sherlock et John sont penchés sur le corps d’une jeune femme.]

SHERLOCK : Il est lu ton blog, au moins ?

JOHN : Pourquoi penses-tu qu’on a des clients ?

SHERLOCK : J’ai un site Web.

JOHN : Dans lequel tu énumères 240 types de cendre de tabacs différents : personne ne va sur ton site (Sherlock n’apprécie pas du tout la remarque). Bon alors : fausse blonde, pas de cause évidente de décès, à moins que ces mystérieuses petites tâches n’y soient pour quelque chose…

[Vexé, Sherlock quitte la morgue.]

 

 

 

221B BAKER STREET

 

 

[John tape à l’ordinateur, Sherlock s’approche pour observer.]

SHERLOCK : Oh ! Pitié, pas ça !

JOHN : Quoi ?

SHERLOCK : « La blonde mouchetée » !

 

[Deux nouvelles clientes : des petites filles, cette fois.]

PETITE FILLE : Quand Papy est mort, personne ne voulait nous le montrer. C’est parce qu’il est allé au ciel, monsieur ?

SHERLOCK : Quand ils meurent, les gens ne vont pas au ciel. On les emmène dans une pièce spéciale et on les brûle.

JOHN : Sherlock !

 

 

 

SOUTHWARK

 

 

LESTRADE : Un avion s’est écrasé à Düsseldorf, hier. Il n’y a pas de survivants.

SHERLOCK : Vous soupçonnez des terroristes. Il nous arrive de regarder les infos.

JOHN : Tu as dit « ennuyeux », puis changé de chaîne.

[Ils s’approchent tous les trois du coffre d’une berline. Sherlock commence à rechercher des indices.]

LESTRADE : D’après ce qu’on sait, il aurait embarqué normalement : dans son manteau, on a trouvé le talon de sa carte d’embarquement, des serviettes en papier et même des biscuits de l’avion (un bras dépasse du coffre). Voici son passeport tamponné à l’aéroport de Berlin. Plutôt que de finir dans un coffre de voiture dans le quartier de Southwark, il aurait donc dû mourir dans l’avion qui s’est écrasé hier, en Allemagne.

JOHN : Il l’a échappé belle.

LESTRADE (à Sherlock, toujours sur la piste des indices) : Des idées ?

SHERLOCK : Jusque-là, huit… D’accord, quatre idées.

[Il observe le talon de la carte d’embarquement, un avion passe au-dessus d’eux.]

SHERLOCK : Plutôt deux idées.

 

 

 

221B BAKER STREET

 

 

[John tape sur son blog, Sherlock, à ses côtés et affublé de grosses lunettes de protection, peste.]

SHERLOCK : Non, non ! Ne parle pas des affaires non résolues !

JOHN : Les gens veulent savoir que tu es humain.

SHERLOCK : Pourquoi ?

JOHN : Tu les intéresses.

SHERLOCK : Non, c’est faux. Pourquoi ?

JOHN : Regarde : on a 1895 pages consultées…

SHERLOCK : Pardon ?

JOHN : J’ai remis le compteur à zéro hier soir : ça fait près de 2000 pages consultées ces huit dernières heures. C’est ça ton gagne-pain, Sherlock ! Et pas les 240 variétés de cendres de tabac.

SHERLOCK : 243.

 

 

 

THEATRE

 

 

SHERLOCK (à John, en quittant la scène du théâtre): Alors ? Qu’est-ce que ce sera cette fois ? « Meurtre par l’ombilic » ?

JOHN : « Le supplice du nombril ».

Ils se retrouvent dans les loges, où les attend Lestrade.

LESTRADE : ça grouille de journalistes, dehors.

SHERLOCK : Ce n’est pas nous qui les intéressons.

LESTRADE : ça c’était vrai avant que vous ne deveniez un phénomène Internet. Certains réclament même des photos de vous deux.

SHERLOCK (mécontent) : Par pitié !

[Chemin faisant, ils passent à côté d’une loge, dans laquelle Sherlock repère et prend un couvre-chef, qu’il tend fermement à John.]

SHERLOCK : John ?

JOHN : Mmmmh ?

SHERLOCK : Cache ton visage ! Et marche vite.

LESTRADE : C’est quand même pas si mal d’être reconnu publiquement dans le cadre d’une aussi grosse affaire.

SHERLOCK (en se coiffant d’un deerstalker et en relevant le col de son manteau, à la sortie du théâtre, où les flashs crépitent) : En tant que détective privé, la dernière chose dont j’ai besoin, c’est d’être reconnu.

 

[A l’image : les photos et les gros titres de la presse :
« Casquette-man et Robin »
« Le privé du Net »
« Les détectives blogueurs » 
« Le phénomène du Net»

 Sur la photo d’un des articles, se promène une main de femme, aux longs ongles rouges. Elle caresse le visage de Sherlock et dépose sa cravache.]

LA FEMME (au téléphone) : Bonjour. Je crois que c’est le moment, pas vous ?

 

 

 


221B BAKER STREET

 

 

[Mme Hudson fait un peu de rangement dans l’appartement et récupère une bouteille de lait qui se trouvait sur la cheminée (à côté d’un Cludeo, « crucifié » à l’aide d’un couteau à cran d’arrêt…). Elle se dirige dans la cuisine et ouvre le frigo pour y déposer la bouteille de lait. Là, elle fait une curieuse découverte dans le bac à légumes.]

Mme HUDSON : Oh ! Seigneur ! Des pouces !

 

[C’est alors qu’un homme fait irruption dans la cuisine : il est haletant et en sueur.]

L’HOMME : La porte était… la porte était… (et il s’effondre au sol)

Mme HUDSON : Les enfants ! Vous en avez encore un autre !

 


SHERLOCK : Dites-nous tout depuis le début et ne soyez pas ennuyeux !

[L’homme a recouvré ses esprits et, comme tous les clients, il est assis au milieu du salon, pendant que Sherlock et John l’écoute.]

 

 


CAMPAGNE

 

 

[L’homme est au volant de sa voiture, au bord de la route : elle ne veut plus démarrer. Après avoir donné un grand coup sur le volant en signe de colère, il sort. Le capot est ouvert.

 Incrustation : 14 heures plus tôt

Il aperçoit au loin, au bord d’un cours d’eau, un randonneur.

Il remonte dans sa voiture et retente de la démarrer : une explosion retentit alors, au niveau du pot d’échappement. Il ressort de sa voiture et se rend compte que le randonneur est allongé au sol.]

L’HOMME : Eh ! Ça va ? Excusez-moi : tout va bien ? (la tête du randonneur repose sur un rocher couvert de sang…)

 

[Plan suivant : le même environnement, mais envahi de voitures de police et de policiers.]

POLICIER : Chef, un appel pour vous.

CARTER : Carter.

LESTRADE (au téléphone) : T’as déjà entendu parler de Sherlock Holmes ?

CARTER : Qui ?

LESTRADE (dans sa voiture, à Baker Street) : Vous allez vous voir d’ici peu. C’est ton enquête et t’as le droit de la mener à ta façon, mais si j’ai un conseil à te donner, à titre amical, c’est d’accorder à Sherlock cinq minutes sur les lieux du crime, et de bien écouter tout ce qu’il aura à te dire. (Un taxi arrive sur les lieux) Et d’essayer, autant que possible, de ne pas le frapper.

 

[Carter raccroche, quelque peu étonné par les propos de son collègue, et s’approche du taxi.]

POLICIER : Chef, ce monsieur souhaiterait vous parler.

CARTER : Oui, je sais. Sherlock Holmes ?

JOHN : John Watson. Est-ce que vous êtes équipé en WI-FI ?

 

 

 


221B BAKER STREET

 

 

JOHN : Tu te rends compte que c’est légèrement humiliant ?

[Sherlock arrive dans la cuisine en bâillant, simplement vêtu d’un drap. Il saisit une tasse et son ordinateur portable, et répond à John.]

SHERLOCK : ça va, ça me dérange pas. Bon, conduis-moi jusqu’au ruisseau.

JOHN (dans l’ordinateur) : Je voulais pas dire « humiliant pour toi ».

SHERLOCK : Ecoute (en se dirigeant vers le bureau, où il s’installe), ça vaut un six. (La sonnerie retentit) Ce n’est pas la peine que je quitte l’appartement pour quoi que ce soit d’inférieur à un sept. On s’est mis d’accord… Fais demi-tour. Montre-moi l’herbe.

JOHN : Et quand est-ce qu’on s’est mis d’accord ?

SHERLOCK : On s’est mis d’accord hier… Stop ! Plus près.

JOHN : Je n’étais même pas chez nous hier : j’étais à Dublin.

SHERLOCK : Ce n’est pas ma faute si tu n’écoutais pas. (La sonnerie retentit à nouveau) Oh ! La ferme !

JOHN : Tu veux dire que tu continues à me parler quand je suis absent ?

SHERLOCK : J’en sais rien : tu t’absentes souvent ?... Bon, montre-moi la voiture qui a pétaradé.

JOHN (en brandissant son ordinateur portable en direction de la voiture) : Elle est là.

SHERLOCK : C’est celle qui a fait le bruit ? C’est ça ?

JOHN : Ouais… Oui. Si tu penses à un coup de feu, il n’y en a pas eu. Il n’a pas été abattu, il a été tué d’un seul coup porté à l’arrière de la tête, avec un objet contondant, qui, comme par magie, a disparu avec le tueur. Ça doit au moins valoir un huit…

CARTER : Vous n’avez plus que deux minutes. On veut en savoir plus sur le conducteur.

SHERLOCK : Oubliez-le, c’est un crétin. Pourquoi se prendrait-il pour un suspect autrement ?

CARTER : Je pense que c’est un suspect.

SHERLOCK (à John) : Passe-le-moi.

JOHN : OK, mais je peux couper le son et je le ferais s’il le faut.

SHERLOCK : Et relève-moi un peu ! Je suis trop bas là !

JOHN (à Carter, en lui tendant l’ordinateur) : D’accord, prenez-le, prenez-le.

SHERLOCK : Après avoir réussi à commettre un crime dans un lieu isolé et sans témoin, pourquoi s’adresserait-il à la police et à un détective ? Par fair-play ?

CARTER : Il fait le malin, c’est tout. Il est trop sûr de lui.

SHERLOCK : Vous avez vu le bonhomme ? Obésité maladive, l’haleine fétide du célibataire vivant seul, la manche droite d’un mordu de porno sur Internet, le modèle vivant d’un malade du cœur non traité, sans estime de soi, un mini QI et une espérance de vie limitée, et vous croyez que c’est un audacieux cerveau criminel ? (Il se retourne vers le bonhomme en question, qui, depuis tout ce temps, était assis dans le fauteuil derrière lui) Ne vous en faites pas : c’est n’importe quoi !

CLIENT : Qu’est-ce que vous avez dit ? Malade de quoi ?

SHERLOCK (à Carter) : Allez jusqu’au ruisseau.

CARTER : Qu’est-ce qu’il y a là-bas ?

SHERLOCK : Allez-y, vous verrez.

 

Mme HUDSON (en faisant irruption dans le salon, accompagnée de deux hommes en costume) : Sherlock ! Ces messieurs sont là et vous ne répondiez pas !

HOMME EN COSTUME (à son collègue) : Sa chambre est au fond, on va lui prendre des vêtements.

SHERLOCK : Vous êtes qui, vous ?

HOMME EN COSTUME : Navré, Mr Holmes, (en fermant l’ordinateur portable) mais vous allez nous suivre.

 

A la campagne :

JOHN (en tapotant désespérément sur son ordinateur) : Mais qu’est-ce qui se passe ? Je l’ai perdu… Je sais pas ce qui…

POLICIER (avec un téléphone à l’oreille) : Dr Watson ?

JOHN : Oui ?

POLICIER : C’est pour vous.

[Au loin, on entend un hélicoptère approcher.]

JOHN (en tendant la main pour récupérer le téléphone) : OK, merci.

POLICIER : Non, monsieur. L’hélicoptère.

 

Retour au 221B :

[Le deuxième homme en costume dépose devant Sherlock les habits qu’il lui a pris. Le choix ne semble pas satisfaire ce dernier.]

1er HOMME EN COSTUME : S’il vous plaît, Mr Holmes. Là où nous allons, il faut être habillé.

[Sherlock se retourne et l’observe.

 

Incrustations :         Costume : £700
                                  Non armé
                                  Manucure
                                 Employé de bureau
                                 Droitier
                                Travaille à l’intérieur
                                Un petit chien
                                Deux petits chiens (puis finalement trois)

 


L’hélicoptère s’envole, avec à son bord John.]

 

SHERLOCK (avec un petit sourire) : Je sais exactement où je vais.

 

[L’hélicoptère survole Buckingham Palace.]

 

 

 

 

BUCKINGHAM PALACE

 

 

[John se retrouve dans les luxueux couloirs du palais et rejoint Sherlock dans un salon. Ce dernier est assis sur un canapé, toujours uniquement couvert de son drap, ses vêtements posés sur une table basse en face de lui. John s’assoit à côté de lui.]

JOHN : Tu portes un slip ?

SHERLOCK : Non.

JOHN : OK.

[Ils se regardent en coin et éclatent de rire.]

JOHN : A Buckingham Palace, bien… Là je me bats contre une furieuse envie de voler un cendrier. (Rires) Mais qu’est-ce qu’on fait ici ? Sherlock, sérieusement : qu’est-ce qu’on fait là ?

SHERLOCK : Je ne sais pas.

JOHN : On vient voir la Reine ?

[Apparaît Mycroft.]

SHERLOCK : Oh, la reine des folles !

[Ils redoublent d’hilarité.]

MYCROFT (désespéré) : Cela vous ennuierez de vous conduire comme des adultes pour une fois ?

JOHN : On mène des enquêtes, je tiens un blog et il oublie de s’habiller : je me ferais pas trop d’illusion à votre place.

SHERLOCK : J’étais au milieu d’une affaire, Mycroft.

MYCROFT : Celle de la voiture qui pétarade ? J’ai regardé le rapport de police : plutôt simple comme affaire.

SHERLOCK : Limpide, même. (John est cloué sur place)

MYCROFT : Il est temps de passer à autre chose, alors. (Il s’empare des vêtements de Sherlock)

[Face à la mauvaise volonté de celui-ci, il tente de le raisonner.]

MYCROFT : On est à Buckingham Palace, au cœur même de la nation britannique : Sherlock Holmes, mets ton pantalon.

SHERLOCK : Pour quoi faire ?

MYCROFT : Pour ta cliente.

SHERLOCK (en se relevant) : Et ma cliente est…

HARRY (un autre homme en costume, qui apparaît alors) : Illustre. A l’extrême. Et demeurera, je dois vous en informer, totalement anonyme. Mycroft !

MYCROFT (ils se serrent la main) : Harry ! Veuillez excuser, je vous prie, la tenue de mon petit frère.

HARRY : Qui vous occupe à plein temps, j’imagine. Et voici sans doute le Dr Watson, un ancien du régiment des fusiliers du Northumberland.

JOHN (ils se serrent la main) : Bonjour, oui.

HARRY : Mon employeuse est terriblement fan de votre blog.

JOHN : Votre employeuse ?

HARRY : L’affaire de « La béquille en aluminium » lui a beaucoup plu.

JOHN : Merci (il se retourne et lance un petit regard entendu à Sherlock).

HARRY : Et voici Mr Holmes, le cadet. Vous avez l’air plus grand sur les photos.

SHERLOCK : Grâce à un manteau bien coupé et un ami de petite taille. Mycroft, je ne prends pas les clients anonymes : je suis habitué au mystère qui entoure un coupable, mais un client c’est trop de travail. (à Harry)Bien le bonjour ! (et il commence à s’éloigner)

[Mycroft avance d’un pas et pose son pied sur le drap. Sherlock le rattrape au vol, juste à temps pour ne pas dévoiler l’intégralité de son derrière.]

MYCROFT : C’est une affaire d’importance nationale, alors épargne-nous tes caprices !

SHERLOCK : Ôte-toi de mon drap !

MYCROFT : Sinon quoi ?

SHERLOCK : Je m’en irais, tout bonnement.

MYCROFT : Mais vas-y !

JOHN : Les garçons, je vous en prie.

SHERLOCK : QUI-EST-MA-CLIENTE ?!

MYCROFT : Regarde autour de toi et déduis-en ce que tu as en déduire. Il s’agit de la personne la plus haut placée de ce pays. Alors pour l’amour du Ciel, mets tes vêtements !

[Sherlock pousse un profond soupir.

 

Plan suivant : ils sont, tous les quatre, confortablement installés dans le salon, pour le thé. Sherlock est habillé.]

MYCROFT : Je nous sers le thé.

SHERLOCK : Tu joues encore les mamans : quel magnifique résumé de notre enfance.

HARRY : Mon employeuse a un problème.

MYCROFT : Une affaire vient d’être mise au jour, d’une nature à la fois délicate et potentiellement criminelle. Et en cette heure d’embarras, cher frère, ton nom a été cité.

SHERLOCK : Pourquoi ? On a des polices de toutes sortes et des services vaguement secrets : pourquoi venir me voir ?

HARRY : Les gens ne font-ils pas appel à vous, Mr Holmes ?

SHERLOCK : Pas les gens qui ont une flotte de guerre.

MYCROFT: Ceci est une affaire de haute sécurité, et donc de confiance.

JOHN : Vous ne vous fiez pas à vos services secrets ?

MYCROFT : Bien sûr que non : ils ne font qu’espionner les gens pour de l’argent. (Cela fait sourire John)

HARRY : Je crains que nous soyons un peu pressés par le temps.

MYCROFT : Oui, bien sûr. (Il saisit un attaché-case, en sort un dossier, qu’il tend à Sherlock). Que sais-tu de cette femme ?

[Sherlock feuillette les photos d’une très belle femme brune.]

SHERLOCK : Absolument rien. (à l’image : Irene Adler à l’arrière d’une voiture. Son chauffeur est une femme)

MYCROFT : Alors tu devrais être plus attentif. Elle a été au centre de deux scandales politiques (Irene Adler reçoit un texto), l’an passé. Et a mis fin récemment au mariage d’un romancier très en vue, en ayant une aventure avec les deux époux. Séparément.

 

Incrustation : Vous envoie cadeau très spécial

 

SHERLOCK : Tu sais bien que je ne m’occupe pas de futilité. Qui est-ce ?

MYCROFT : Irene Adler. Connue professionnellement sous le nom de « La Femme ».

[Irene Adler sort de sa voiture, au pied de sa porte, dans le quartier de Belgravia. Elle est élégante, comme sortie tout droit d’un film noir.]

JOHN : Professionnellement ?

MYCROFT : Il existe de nombreux termes pour désigner ce qu’elle fait, mais elle préfère celui de « dominatrice ».

 

[Irene Adler consulte son portable.

Incrustation :        Téléchargement image >
                                                          en cours]

 

SHERLOCK : Dominatrice…

MYCROFT : Ne t’affole pas : ça a à voir avec le sexe.

SHERLOCK : Le sexe ne m’affole pas.

MYCROFT (petit ricanement) : Qu’est-ce que tu en sais ?... Elle propose, dirons-nous, des séances de punitions récréatives, à ceux qui apprécient ce genre de pratique et sont prêts à payer (Irene Adler gravit les escaliers de sa maison). Ces photos viennent toutes de son site Web.

 

[Sherlock et Irene se découvrent alors l’un et l’autre par le biais de photos : Sherlock avec les photos du site Web, sur lesquelles Irene apparaît « légèrement vêtue », et Irene reçoit les photos de Sherlock lors de son départ de Baker Street, juste couvert d’un drap.]

SHERLOCK : Et je suppose que cette femme est en possession de photos compromettantes. (John se rince discrètement l’œil sur les photos d’Irene, tout en sirotant son thé)

HARRY : Vous êtes très rapide, Mr Holmes.

SHERLOCK : La déduction était aisée… Des photos de qui, je vous prie ?

HARRY : D’une personne d’importance pour mon employeuse. Nous préférons ne rien dire de plus pour l’instant.

[Cela met Sherlock en colère, il jette alors les photos sur la table.]

JOHN : Vous ne pouvez vraiment rien nous dire ?

MYCROFT : Disons que c’est une jeune personne, une jeune personne de sexe féminin.

[Sherlock sourit, Harry se décompose.]

SHERLOCK : Combien de photos en tout ?

MYCROFT : Une quantité considérable, apparemment.

SHERLOCK : Melle Adler et cette jeune personne apparaissent-elles sur ces photos, ensemble ?

MYCROFT : En effet, oui.

SHERLOCK : Et dans nombre de scénarios compromettants, je suppose. (John est figé avec sa tasse à la main)

MYCROFT : Une grande variété, nous a-t-on dit.

SHERLOCK : John, tu peux reposer ta tasse dans ta soucoupe. (John s’exécute)

HARRY : Pouvez-vous nous aider, Mr Holmes ?

SHERLOCK : Comment ?

HARRY : Acceptez-vous l’affaire ?

SHERLOCK : Quelle affaire ? Payez, tout et tout de suite. Comme le dit Melle Adler sur son site : il faut accepter d’être battu. (Il prend son manteau)

MYCROFT : Elle ne veut rien. (Cette information stoppe net Sherlock dans son élan) Elle nous a contactés et informés que les photos existaient. Elle a précisé, toute fois, qu’elle n’avait aucune intention de s’en servir pour nous extorquer de l’argent ou une faveur.

SHERLOCK : Oh ! Petit jeu de pouvoir ! De pouvoir avec la famille la plus puissante du pays ! Ça c’est une dominatrice. Oh ça devient vraiment excitant !

JOHN : Sherlock…

SHERLOCK : Où est-elle ? (il reprend son manteau et se lève)

MYCROFT : A Londres. Elle habite…

SHERLOCK : Envoie-moi un texto, avec tous les détails. Je vous appelle avant ce soir.

HARRY : Vous pensez avoir des informations, Mr Holmes ?

SHERLOCK : Non, je pense avoir les photos.

HARRY : J’espère que vous êtes aussi doué que vous le pensez !

[Sherlock observe alors Harry :

Incrustations :       Aime les chiens
                               Cavalier
                               Ecole privée
                               Lève-tôt
                               Côté gauche du lit
                              Père,    moitié gallois
                              Passionné de lecture
                              Non-fumeur
                             Buveur de thé]

 

SHERLOCK (à Mycroft) : J’aurai besoin de matériel.

MYCROFT : Tout ce que tu demanderas, je le ferai livrer.

SHERLOCK (à Harry) : Je peux avoir une boîte d’allumettes ?

HARRY : Pardon ?

SHERLOCK : Ou alors votre briquet ? L’un ou l’autre.

HARRY : Je ne fume pas !

SHERLOCK : Non, ça je le sais, mais votre employeuse si.

HARRY  (en lui donnant son briquet) : Nous avons pu dissimuler avec succès et à beaucoup de monde ce petit fait, Mr Holmes.

SHERLOCK : Je ne suis pas le Commonwealth.

JOHN : Un trait de modestie rare chez lui. Ravi de vous connaître.

SHERLOCK : A plus ! (et tous deux s’en vont)

 

 

 

 

TAXI             /                 MAISON D’IRENE ADLER

 

 

JOHN : Pour ce qui est de fumer, tu l’as su comment ?

SHERLOCK : La preuve était sous ton nez. Mais tu te contentes toujours de voir au lieu d’observer.

JOHN : Observer quoi ?

SHERLOCK (en sortant un objet de sa poche intérieure) : Le cendrier. (Rires)

 

 

[Sherlock et John sont pris en photo à leur insu, Irene Adler reçoit ces photos sur son portable.]

IRENE : Kate ? Nous allons avoir un visiteur. (en s’installant devant sa coiffeuse) Il me faudra un peu de temps pour me préparer.

KATE : Beaucoup de temps ?

IRENE : Une éternité (en levant ses boucles d’oreilles).

 

[Plan suivant : Irene, en déshabillé, choisit sa tenue dans son dressing.]

 

 

 

 

221B BAKER STREET

 

 

[A Baker Street, on se prépare aussi… Sherlock fait voler les vêtements dans sa chambre.]

JOHN : Qu’est-ce que tu fais ?

SHERLOCK : Je vais livrer un combat, John ! Et j’ai besoin de la bonne armure (il essaye et abandonne une veste de policier jaune fluo). Non.

 

 

 

MAISON D’IRENE ADLER                   /                TAXI

 


IRENE (devant son miroir, vêtue d’une robe de soirée très près du corps) : Non.

KATE : ça marche sur moi.

IRENE : Mais tout marche sur toi.

 

 

Dans le taxi :

JOHN : C’est quoi ton plan ?

SHERLOCK : On connaît son adresse.

JOHN : Alors on sonne à sa porte ?

SHERLOCK : Tout à fait. (au chauffeur de taxi) Arrêtez-vous là, s’il vous plaît.

JOHN : Tu ne t’es même pas changé.

SHERLOCK : Alors c’est le moment d’ajouter un peu de couleur.

 

 

[Irene est en train de se faire maquiller les yeux par Kate.

 Sherlock et John sont descendus du taxi, et s’enfoncent dans une petite ruelle. Sherlock dénoue son écharpe et se place face à John.]

 

JOHN : On y est ?

SHERLOCK : C’est à deux rues d’ici, mais ça fera l’affaire.

JOHN : Pourquoi ?

SHERLOCK : Frappe-moi au visage.

 

 


KATE (caressant les lèvres d’Irene) : Quelle teinte ?

IRENE : Rouge sang.

 

 


JOHN : Te frapper ?

SHERLOCK : Oui, me frapper au visage : t’entends pas ?

JOHN : Euh, j’entends toujours « frappe-moi au visage » quand tu parles, mais intérieurement en général…

SHERLOCK (employant les grands moyens) : C’est pas vrai ! (et envoyant un uppercut du droit au visage de John)

[Ce dernier se relève et frappe finalement Sherlock au visage.]

SHERLOCK (en se relevant) : Merci, c’était vraiment… (John l’empoigne à nouveau)

 

 


[Gros plan sur les lèvres d’Irene, que Kate colore en « rouge sang »]

 


SHERLOCK (la pommette sanguinolente et tentant d’échapper à l’étreinte de John) : D’accord, je crois que ça devrait suffire maintenant…

JOHN : T’as l’air d’oublier, Sherlock, que j’étais soldat ! J’ai tué des hommes !

SHERLOCK : Tu étais médecin !

JOHN : J’ai eu des mauvais jours !

 

 


KATE : Qu’est-ce que tu vas porter ?

IRENE : Ma tenue de guerre.

KATE : Oh ! Il en a de la chance !

[La sonnette retentit.

Dans le vestibule, Kate s’approche de l’interphone.]

KATE : Oui ?

SHERLOCK (derrière la porte, tout larmoyant et apeuré) : Je suis désolé de… vous déranger… mais… je viens de me faire agresser… et, je crois bien… je crois qu’on m’a volé mon portefeuille… et, euh… mon portable. Est-ce que vous pourriez m’aider, s’il vous plaît ?

KATE : Je peux appeler la police, si vous voulez ?

SHERLOCK (en reculant, il fait apparaître son col d’ecclésiastique) : Merci ! Merci ! Ça sera parfait ! Ça ne vous ennuie pas si j’attends là l’arrivée de la police ? Merci, merci infiniment ! (il sort un mouchoir et pleure comme un enfant)

[Kate, très amusée par cette petite comédie, déclenche l’ouverture de la porte. Sherlock rentre, donne un rapide coup d’œil circulaire et John déboule sur ces entre-faits.]

SHERLOCK : Merci ! Ooooh ! (il presse son mouchoir sur sa pommette blessée)

JOHN : J’étais là, j’ai tout vu. N’ayez crainte : je suis médecin. Vous auriez une trousse d’urgence, s’il vous plaît ?

KATE : Dans la cuisine (en invitant ces messieurs à passer au salon). Je vous en prie.

SHERLOCK & JOHN : Merci.

 

[Plan suivant : Sherlock est assis dans un canapé, dans le magnifique salon d’Irene. Des pas se font entendre : quelqu’un approche.]

IRENE : Bonjour ! Navrée d’apprendre que vous avez été blessé. Je ne crois pas que Kate aie saisi votre nom.

SHERLOCK : Je suis vraiment désolé mais je… (Sherlock s’arrête net, à la vue d’Irene : elle est nue)

IRENE : Oh c’est toujours dur de se rappeler un pseudonyme quand on a eu une frayeur, non ? (elle s’approche de Sherlock). Voyons (elle retire le col blanc de Sherlock) : on est tous les deux défroqués maintenant, Mr Sherlock Holmes.

SHERLOCK : Melle Adler, je présume.

IRENE : Oh regardez-moi ces pommettes ! Si je vous giflais, je pourrais me couper. Voulez-vous que j’essaie ?(elle mord alors le col)

[John arrive avec son kit d’urgence.]

JOHN : Bon, voilà qui devrait aller… (il reste interdit devant le spectacle d’Irene Adler nue, sous le nez de Sherlock, son col entre les dents) J’ai loupé quelque chose, non ?

IRENE (en s’asseyant dans un fauteuil, après avoir retiré le col de sa bouche) : Je vous en prie, asseyez-vous. Si vous voulez du thé, je peux appeler la bonne.

SHERLOCK : J’en ai eu au Palais.

IRENE : Je sais.

SHERLOCK : Bien sûr.

[Ils s’observent intensément.]

JOHN : J’ai eu aussi du thé, au Palais, au cas où cela intéresserait l’un de vous deux.

 

[Sherlock continue d’observer Irene, tentant quelques déductions, mais là :

 Incrustation :                ???????

 Il se retourne vers John :

 Incrustations :               Chemise de deux jours
                                         (Rasage) Electrique, pas mécanique
                                         Rencard ce soir
                                         N’a pas appelé sa sœur
                                         Nouvelle brosse à dents
                                         Sortie hier soir, avec Stamford

 Il se retourne à nouveau vers Irene :

Incrustation :                  ???????]

 

IRENE : Vous savez quel est le gros problème avec un déguisement ? C’est que, malgré tous les efforts qu’on peut faire, c’est toujours un autoportrait.

SHERLOCK (en dégrafant le bouton du col de sa chemise) : Vous croyez que je suis un vicaire, avec un visage en sang ?

IRENE : Je crois que vous êtes amoché, délirant, et croyez en une puissance supérieure. En l’occurrence, vous-même… Quelqu’un vous aime, en tous cas. Si je devais vous frapper au visage, je sens que moi aussi j’éviterais votre nez et vos dents.

JOHN (petit rire ironique) : Est-ce que cela vous ennuierait de vous couvrir avec, euh… je sais pas moi, un napperon ?

IRENE : Pourquoi ? Vous vous sentez menacé ?

SHERLOCK (en se levant et en tendant son manteau à Irene) : Je crois qu’il ne sait pas où poser son regard.

IRENE : Je pense au contraire (elle se lève et se poste face à John) qu’il sait exactement où le poser (John est très mal à l’aise). En revanche, je n’en dirais peut-être pas autant de vous (elle saisit le manteau de Sherlock).

SHERLOCK : Si je veux voir des filles nues, je peux emprunter son ordinateur.

JOHN : Mais tu me l’empruntes.

SHERLOCK : Je le confisque.

IRENE (vêtue du manteau de Sherlock) : Oh, peu importe. On a plus intéressant à se dire. D’ailleurs, je voulais savoir (elle s’assoit dans le canapé, à la place où était Sherlock) : on s’y est pris comment ? (elle ôte ses chaussures à talons)

SHERLOCK : Quoi ?

IRENE : Le randonneur qui s’est fait démolir. Comment a-t-il été tué ?

SHERLOCK : Je ne suis pas venu ici pour ça.

IRENE : Non, vous êtes venu chercher les photos, mais vous ne les aurez pas. Et comme de toute façon, on ne fait que bavarder…

JOHN : Cette histoire n’a pas été rendue publique : comment êtes-vous au courant ?

IRENE : Je connais un des policiers. Enfin je connais ses goûts…

JOHN (en s’asseyant près d’Irene) : Ah… Et vous… vous aimez les policiers ?

IRENE : J’adore les romans policiers. Et les détectives. Aujourd’hui, il n’y a pas plus sexy que l’intelligence.

SHERLOCK (perturbé par cette réflexion) : La position de… euh… la position de la voiture par rapport au randonneur au moment de la pétarade, plus le fait que le coup ait été porté à l’arrière de la tête, est tout ce qu’il faut savoir.

IRENE : Alors dites-moi : comment l’a-t-on tué ?

SHERLOCK : On ne l’a pas tué.

IRENE : Vous ne croyez pas au meurtre ?

SHERLOCK : Je sais que ça n’en est pas un.

IRENE : Comment vous le savez ?

SHERLOCK : De la même manière que je sais que la victime est un sportif de haut niveau, rentré de l’étranger il y a peu, et que les photos que je cherche se trouvent dans cette pièce.

IRENE : D’accord mais comment ?

SHERLOCK : Elles sont donc dans cette pièce : merci beaucoup !... John, garde la porte : que personne n’entre.

[John s’exécute et une fois dans le hall d’entrée, au pied des escaliers, il emprunte un magazine, posé sur une console.]

SHERLOCK : Deux hommes seuls, à plusieurs mètres l’un de l’autre, en pleine campagne, et une voiture.

IRENE : Ah, je croyais que vous cherchiez les photos.

SHERLOCK (en se dirigeant vers la cheminée) : Non… Non : chercher prend du temps, je vais juste les trouver. Vous êtes moyennement intelligente, on a un petit moment, alors passons le temps… Une voiture, deux hommes et c’est tout…

 

[A ce moment-là, Sherlock et Irene se retrouvent sur la scène de crime, à la campagne. Sherlock se baisse pour regarder dans la voiture.]

SHERLOCK (parlant de son client obèse, au volant, immobile comme après un arrêt sur image) : Lui, tente de réparer le moteur, mais sans succès. (Il se relève et se retourne) Non loin de là, le randonneur regarde le ciel…

[Plan suivant : Sherlock s’approche du randonneur, lui aussi en mode « arrêt sur image ».]

SHERLOCK : … observe les oiseaux ? D’un moment à l’autre, quelque chose va se passer, mais quoi ?

IRENE (assise dans son canapé, au milieu de la campagne) : Celui-ci va mourir.

SHERLOCK : Non, ça c’est le résultat. Qu’est ce qui va se passer ?

IRENE : Je ne comprends pas.

SHERLOCK : Oh faites un petit effort !

IRENE : Pourquoi ?

SHERLOCK : Parce que vous satisfaites les fantasmes de minables et que vous retirez vos vêtements pour faire de l’effet. Cessez de m’ennuyer et réfléchissez ! Puisque c’est ça « être sexy »…

IRENE : La voiture va pétarader.

SHERLOCK : Il y aura un bruit énorme.

IRENE : Et alors ?

SHERLOCK : Oh les bruits sont importants, les bruits vous disent vraiment tout… par exemple…

 

[Retour dans le salon d’Irene. L’alarme incendie retentit. C’est John qui l’a déclenchée en mettant le feu au magazine. Irene se retourne instinctivement vers le miroir au-dessus de la cheminée.]

SHERLOCK : Merci ! En entendant le détecteur de fumée, une mère va se tourner vers son enfant. Incroyable à quel point le feu peut révéler nos priorités (il s’est approché de la cheminée et recherche quelque chose sous le rebord. Il actionne alors un mécanisme qui fait se relever le miroir et découvre un coffre-fort). J’espère que vous n’avez pas un bébé là-dedans… C’est bon, John, tu peux l’arrêter maintenant ! J’ai dit : tu peux arrêter maintenant !

[John, dans le hall, ne parvient pas à faire cesser l’alarme.]

JOHN : Oui, une petite minute !

[Des hommes armés dévalent les escaliers. L’un d’entre eux tire sur le détecteur de fumée : l’alarme cesse aussitôt. Puis il vise John.]

JOHN (les mains en l’air) : Merci.

 

[Dans le salon, Sherlock étudie le digicode du coffre-fort.]

SHERLOCK : Mmmmh… On devrait toujours avoir des gants quand on se sert de ce genre de chose. Les plus gros dépôts de graisses sont toujours sur la première touche utilisée, ici c’est clairement le 3. Mais la suite de la séquence est quasi impossible à lire. Je sais d’après le modèle que c’est un code à six chiffres : ça ne peut pas être votre date de naissance car, sans vouloir vous vexer, vous devez être née dans les années 80, et le 8 est à peine usé. Donc…

IRENE : Je vous donnerais bien le code maintenant, mais vous savez quoi ? Je l’ai déjà fait. (Sherlock ne semble pas comprendre) A votre tour de réfléchir.

 

[Les hommes armés déboulent dans le salon.]

NELSON : Mains derrière la tête ! A genoux ! Et plus un geste !

JOHN : Désolé, Sherlock !

NELSON : Melle Adler, j’ai dit « à genoux » !

[John et Irene sont violemment mis à genoux par les collaborateurs de Nelson, les mains derrière la tête et tenus en joue.]

SHERLOCK (les mains derrière la tête) : Je ne me mets pas à genoux moi aussi ?

NELSON : Non, monsieur. Vous, vous allez ouvrir le coffre !

SHERLOCK : Américain… Intéressant. En quoi ça vous concerne ? (il se retourne vers Irene)

NELSON : Monsieur, ouvrez ce coffre et immédiatement.

SHERLOCK : Je ne connais pas le code.

NELSON : On a écouté : elle a dit qu’elle vous l’avait donné.

SHERLOCK : Si vous avez écouté, vous savez que c’est faux.

NELSON : J’ai peut-être raté quelque chose mais, d’après votre réputation, je ne crois pas que ce soit votre cas, Mr Holmes.

JOHN : Mais enfin ! C’est ELLE qui connaît le code ! Demandez-lui !

NELSON : Oui, sauf qu’elle connaît aussi le code qui alerte automatiquement la police et déclenche l’alarme contre les voleurs. J’ai appris à ne pas me fier à cette femme.

IRENE : Mr Holmes ne connaît…

NELSON : Toi, la ferme ! Un mot de plus de l’un de vous, un seul et je vous jure que je décore ce mur avec l’intérieur de votre tête ! Et je peux vous assurer que pour moi, ce ne sera pas une épreuve ! Mr Archer : quand je dirai « 3 », tuez le Dr Watson.

JOHN : Quoi ?!

SHERLOCK : Je ne connais pas le code. (Archer applique son pistolet sur la nuque de John)

NELSON : Un !

SHERLOCK : Je vous dis que je ne connais pas le code.

NELSON : Deux !

SHERLOCK : Elle ne m’a rien dit, bon sang ! Je ne le connais pas !!!

NELSON : Je suis prêt à vous croire d’une seconde à l’autre.

[Sherlock se retourne vers Irene. Elle baisse les yeux.]

NELSON : Trois.

SHERLOCK : Non ! Arrêtez ! (John respire à nouveau)

[Sherlock réfléchit et se retourne vers le coffre-fort. Il tape : 32-24-34. Le coffre-fort est déverrouillé et Irene semble ravie.

Sherlock pousse un soupir de soulagement.]

NELSON : Merci, Mr Holmes. Ouvrez-le, je vous en prie.

[Sherlock actionne la poignée et lance un regard vers Irene. Elle tourne la tête.]

SHERLOCK : Les camés du Vatican !

[A ces mots, John se baisse. Sherlock, face au coffre, fait de même. La porte est reliée à la gâchette d’un pistolet, à l’intérieur du coffre : en l’ouvrant, le système presse la détente et l’arme fait feu. Sur Archer.

Sherlock désarme Nelson, Irene envoie un coup de coude dans l’entre-jambe du troisième larron, Sherlock frappe Nelson au visage avec son arme, il se retourne :   Irene tient en joue le « larron émasculé ».]

SHERLOCK : ça vous ennuie ?

IRENE : Du tout ! (et elle « achève » le pauvre type d’un coup au visage avec son arme)

[Sherlock s’empare de quelque chose dans le coffre-fort.]

JOHN (qui prodiguait les premiers soins à ce pauvre Archer) : Il est mort.

IRENE (à Sherlock) : Je vous remercie. Vous avez été très observateur !

JOHN : Observateur ?

IRENE : Je suis flattée.

SHERLOCK : Je vous en prie.

JOHN : Flattée ?

SHERLOCK (en quittant la pièce) : Il y en a sûrement d’autres en train de surveiller l’immeuble.

[John suit Sherlock. Irene s’approche du coffre-fort et s’aperçoit qu’il est vide.]

 

Sur le pas de la porte d’entrée :

JOHN : Il faut appeler la police.

SHERLOCK (en tirant des coups de feu en l’air) : Oui (des pneus de voiture crissent, au loin). Ils arrivent.

JOHN : Mais c’est pas possible !

SHERLOCK : Oh la ferme ! C’est plus rapide.

 

Dans le salon :

SHERLOCK (à John) : Essaye de voir par où ils sont entrés… (à Irene, en jonglant avec le téléphone portable qu’il a pris dans son coffre) Alors ça, c’est le titre de noblesse garanti !

IRENE : Oh ! Ça c’est à moi (en tendant la main).

 

[Incrustation :         JE SUIS
                                  S I M _
                                LOCKE]

 

SHERLOCK : Toutes les photos sont là-dedans, j’imagine.

IRENE : J’en ai des copies, bien sûr.

SHERLOCK : Non, c’est faux. Je crois même que vous avez désactivé toute forme de connexion. A moins que le contenu de ce téléphone ne soit vraiment unique, vous ne pouvez pas les vendre.

IRENE : Qui vous dit que je les vends ?

SHERLOCK : Pourquoi seraient-ils intéressés ? Quoiqu’il y ait dans ce téléphone, il est clair qu’il contient autre chose que des photos.

IRENE : C’est toute ma vie ce téléphone, Mr Holmes. Je préfèrerais mourir que de vous laisser l’embarquer. C’est ma protection.

JOHN (au loin) : Sherlock !

SHERLOCK : C’était. (et il quitte la pièce)

 

Dans la chambre d’Irene :

[John est penché sur Kate, inanimée. Il prend son pouls, se relève et inspecte la salle de bain, attenante à la chambre. Sherlock arrive.]

JOHN : Ils ont dû entrer par là.

SHERLOCK : C’est évident.

JOHN (à Irene, à propos de Kate) : ça va, elle est juste dans le cirage.

IRENE : Oh, c’est une habitude chez elle. Il y a une porte de service : vous devriez y jeter un œil, docteur.

[Sherlock acquiesce.]

JOHN (en quittant la chambre) : Bien sûr…

[Sherlock observe à nouveau le portable d’Irene, celle-ci profite de son inattention et prend, dans le tiroir de sa coiffeuse, une seringue.]

SHERLOCK : Vous êtes très calme… Votre petit piège vient quand même de tuer un homme.

IRENE : C’est lui qui m’aurait tuée. C’était de la légitime défense anticipée. (Elle s’approche de Sherlock, lui caresse le bras. Il ne comprend pas, mais avant qu’il ne puisse réfléchir, elle lui plante la seringue dans l’autre bras)

SHERLOCK : Qu’… Qu’est-ce que vous…

[Elle le gifle violemment, et le fait tomber au sol.]

IRENE : Donnez-le-moi ! Allez !... Allez ! Donnez-le-moi !

SHERLOCK (il n’est plus maître de lui-même et ne parvient pas à se relever) : Non…

IRENE : Donnez-le-moi !

SHERLOCK : Aaah ! Non !

IRENE : Vous allez me le donner, oui. (Elle prend sa cravache, qui était posée sur sa coiffeuse et commence à frapper Sherlock) Lâchez-le ! J’ai dit : lâchez-le ! (Sous la violence des coups portés, Sherlock s’allonge et laisse tomber le téléphone) Ah, merci Chéri ! Dites à cette belle petite aristo que les photos ne craignent rien avec moi : je ne vais pas m’en servir pour faire du chantage. Juste comme garantie. Et puis je pourrais vouloir la revoir… (Sherlock essaye, mais en vain, de se relever) Oh non, non, non, non (elle caresse son visage avec sa cravache) : ce fut un plaisir, ne le gâchez pas (Sherlock « s’enfonce dans le cirage »). C’est le souvenir que je veux que vous gardiez de moi : le souvenir de la femme qui vous a battu… Bonne nuit, Mr Sherlock Holmes.

JOHN : Mais qu’est-ce que vous faites ?

IRENE (en se dirigeant vers la salle de bain) : Il va dormir quelques heures. Faites attention qu’il ne s’étouffe pas avec son vomi : ça fait des cadavres vraiment moches.

JOHN (la seringue à la main) : C’est quoi ça ? Qu’est-ce que vous lui avez injecté ? Sherlock ?!

IRENE (assise sur le rebord de la fenêtre) : ça va aller. Je l’ai utilisé sur beaucoup de mes amis.

JOHN : Sherlock, est-ce que tu m’entends ?!

IRENE : Je me suis trompée sur lui. En fait, il savait où poser le regard.

JOHN : Pardon, mais de quoi vous parlez ?

IRENE : Je parle du code de mon coffre.

JOHN : Qu’est-ce que c’est ?

IRENE (à Sherlock, qui n’est pas vraiment en état de lui répondre…) Je lui dis ?... Mes mensurations (elle se balance en arrière par la fenêtre, pendant que les sirènes des voitures de police retentissent)

 


Dans la campagne :

[Sherlock se retrouve au volant de la voiture, Irene est à la portière.]

IRENE : J’ai compris ! (Sherlock, à peine moins dans le cirage, tente de s’exprimer) Oh, chut, non : ne vous levez pas, et laissez-moi parler. (Elle se dirige vers l’arrière de la voiture) La voiture est sur le point de pétarader et le randonneur (Sherlock et Irene se retrouvent près du ruisseau) est en train de regarder le ciel. Vous avez dit qu’il observait peut-être les oiseaux, mais ce n’était pas le cas : il observait en réalité quelque chose d’autre qui volait. La voiture pétarade, le randonneur tourne la tête (à l’image : le randonneur est heurté par quelque chose qui semble venir du ciel) : erreur qui lui a été fatale. Au moment où le conducteur lève les yeux, il est déjà mort. Ce qu’il ne voit pas, c’est l’objet qui l’a tué. Parce qu’il a déjà été emporté par le courant (à l’image : un boomerang dans la rivière). Un sportif accompli, rentré récemment d’un voyage à l’étranger, avec un boomerang : d’un regard vous l’avez su. Y’a vraiment pas plus sexy.

[Elle se retourne vers Sherlock, qui tente d’articuler un son.]

SHERLOCK : Je… euh (un lit s’approche de lui, il fait un quart de tour, sa tête s’enfonce dans les coussins et il se couvre d’un drap)

IRENE (dont la voix semble provenir d’un rêve) : Silence, maintenant. Tout va bien. Je viens juste vous rendre votre manteau.

 

 

 

 


221B BAKER STREET

 

 


[Sherlock est dans son lit. Il se réveille, une trace de rouge à lèvres sur la joue.]

SHERLOCK : John ! (petit grognement) John ! (il tente de sortir de son lit, mais enroulé dans son drap et pas très remis de l’injection d’Irene, il s’avachit lamentablement au sol)

JOHN (en ouvrant la porte, derrière laquelle est accroché le manteau de Sherlock) : ça va ?

SHERLOCK : Comment j’ai atterri là ?

JOHN : Je suppose que tu dois pas te rappeler grand-chose : t’étais complètement dans les vap’. Ah ! Au fait, je te préviens : Lestrade t’a filmé avec son téléphone.

SHERLOCK : Où est-elle ?

JOHN : Qui ça ?

SHERLOCK (debout mais chancelant) : La femme. Cette femme.

JOHN : Quelle femme ?

SHERLOCK : LA femme. La femme-femme !

JOHN : Oh ! Irene Adler ! Elle s’est sauvée, personne ne l’a vue. (Sherlock regarde par la fenêtre) Elle est pas venue ici, Sherlock. (Sherlock retombe au sol, et tente de ramper jusqu’à son lit) Mais qu’est-ce que tu… Non, non. (John le saisit et l’aide à retrouver son lit) Retourne au lit. Là. Ça ira mieux demain matin. Dors maintenant (en le bordant).

SHERLOCK (le visage enfoncé dans les coussins) : Bien sûr que ça ira mieux, je vais mieux, je vais tout à fait mieux.

JOHN : Mais oui, tu vas mieux. Si t’as besoin de moi, je suis juste à côté.

SHERLOCK : Pourquoi j’aurais besoin de toi ?

JOHN : Mais pour rien du tout. (Il s’en va et ferme la porte)

 

[Du manteau de Sherlock provient un son : celui d’un soupir féminin. Sherlock ouvre un œil, se redresse et regarde en direction de la porte. Il s’approche avec difficulté de son manteau, et en sort son téléphone.

 Incrustation :                   A la prochaine,
                                             Mr Holmes

 

 Le lendemain matin, Sherlock et John prennent leur petit déjeuner, en présence de Mycroft, et maternés par Mme Hudson.]

 

SHERLOCK (en lisant le journal) : Les photos sont parfaitement en sécurité.

MYCROFT : Entre les mains d’une travailleuse du sexe en fuite…

SHERLOCK : Le chantage ne l’intéresse pas ! Ce qu’elle veut… en fait, c’est une protection… Je suppose que vous avez retiré à la police l’enquête sur la fusillade chez elle ?

MYCROFT : On ne peut rien faire tant que les photos sont en sa possession : hélas, on a les mains liées !

SHERLOCK (avec un petit sourire) : Elle approuverait ton choix de mots… Ce téléphone est pour elle comme une carte « Vous êtes libéré de prison ». Laisse-la donc tranquille. Traite-la comme un membre de la famille royale !

JOHN : Oui mais pas comme elle, elle les traite.

 

« Soupir féminin »

 

JOHN : C’est quoi ça ?

SHERLOCK (en repliant son journal) : Un texto.

JOHN : Et ce bruit c’était quoi ?

SHERLOCK (il se lève et consulte son téléphone): Tu savais que d’autres personnes la pourchassaient, Mycroft, avant de nous envoyer là-bas ?

 

[Incrustation :            Bonjour,
                                    M. Holmes]

 

SHERLOCK : C’était des tueurs professionnels de la CIA, je dirais. (Il se rassoit à table)

JOHN : Oui, merci Mycroft !

Mme HUDSON : C’est une honte d’exposer ainsi son petit frère au danger ! La famille est tout ce qui nous reste à la fin, Mycroft Holmes !

MYCROFT : Oh la ferme Mme Hudson !

SHERLOCK, JOHN, Mme HUDSON : Mycroft !!!

MYCROFT (mal à l’aise) : Euh… je vous demande pardon.

Mme HUDSON : Merci !

SHERLOCK : Mais fermez-la quand même.

 

« Soupir féminin »

 

Mme HUDSON : Oh ! C’est un peu indécent comme bruit, non ?

 

[Incrustation :          Vous vous sentez mieux ?]

 

SHERLOCK (à Mycroft) : D’après ce que je vois, tu ne peux rien faire, et elle ne va rien faire.

MYCROFT : Je peux la placer sous surveillance maximale.

SHERLOCK : Pour quoi faire ? Il suffit de la suivre sur Internet : son pseudo, apparemment, est « Main de fer »…

MYCROFT (avec un sourire forcé) : Oui, très amusant. (Son téléphone sonne, il le prend dans sa poche intérieure et décroche) Excusez-moi. Allo ?

 

[Sherlock l’observe s’éloigner.]

JOHN : Pourquoi ton téléphone fait ce bruit ?

SHERLOCK : Quel bruit ?

JOHN : Ce bruit, celui que je viens d’entendre.

SHERLOCK : C’est une alerte : ça veut dire que j’ai un texto.

JOHN : Mmmh. En général, il ne fait pas ce bruit.

SHERLOCK : Quelqu’un a dû prendre mon téléphone et a dû, pour plaisanter j’imagine, personnaliser l’alerte pour ses textos.

JOHN : Alors à chaque fois que cette personne t’en…

 

« Soupir féminin »

 

Mme HUDSON (exaspérée) : Oh !

SHERLOCK : Il faut croire que oui.

Mme HUDSON : Baissez ce téléphone, voulez-vous !

 

[Incrustation :           Je vais bien au cas où ça vous intéresserait]

 

Mme HUDSON : A mon âge, c’est…

JOHN : Je me demande qui a pu prendre ton téléphone : parce qu’il était dans ton manteau, non ?

SHERLOCK (en se cachant derrière son journal) : Je te laisse à tes déductions…

JOHN : Je ne suis pas stupide, tu sais.

SHERLOCK : Où es-tu allé chercher une idée pareille ?

 

MYCROFT (en revenant dans le salon, toujours au téléphone) : Feu vert pour Air Bond, c’est décidé. Voyez avec l’équipe Coventry. (Sherlock est interpellé par ces paroles) A plus tard. (Il raccroche)

SHERLOCK : Qu’est-ce qu’elle a d’autre ? (Mycroft feint de ne pas comprendre) Irene Adler ! Les américains ne s’intéresseraient pas à elle pour quelques photos compromettantes. Il y a plus. (Il se lève et s’approche de Mycroft) Beaucoup plus. Quelque chose d’important se prépare, non ?

MYCROFT : Irene Adler, Sherlock, ne te concerne plus. Désormais, tu vas rester en dehors de cette affaire.

SHERLOCK : Ah oui ?

MYCROFT : Oui, Sherlock. En dehors. (Sherlock acquiesce de mauvaise grâce) En attendant, pardonne-moi : j’ai des excuses longues et difficiles à faire, à une très vieille amie.

SHERLOCK : Embrasse-là de ma part. (Et il entonne au violon l’air de « God save the Queen »)

 

[Mycroft, désespéré, s’en va.

Les mois passent, il neige sur Baker Street, et « God save the Queen » glisse vers un air de Noël : « We wish you a merry Christmas ». Le 221B est décoré, le feu brûle dans la cheminée et Mme Hudson est assise dans le fauteuil de Sherlock, un verre à la main.]

 

Mme HUDSON : Ravissant, Sherlock ! Vraiment ravissant !

[Lestrade applaudit et John sert à boire.]

JOHN : Mmmh magnifique.

Mme HUDSON : Vous auriez dû mettre les bois de rennes !

SHERLOCK : Mieux vaut laisser l’imagination faire son œuvre, Mme Hudson. (Une jeune femme s’approche de lui avec un plateau rempli de toasts) Euh, non merci, Sarah.

JOHN (alors que la jeune femme arbore une mine déconfite) : Euh, non, non, laisse tomber : il retient pas les prénoms.

SHERLOCK : Non, attends, je vais trouver. Non, Sarah c’était le médecin. Ensuite il y a eu celle avec les boutons, puis celle avec le nez et puis après la prof rasoir c’était… ?

JANET : C’est personne…

SHERLOCK : Janet ! J’ai procédé par élimination !

[Molly arrive alors, avec des paquets remplis de cadeaux.]

SHERLOCK (en la voyant) : Oh Seigneur…

MOLLY : Bonsoir tout le monde ! Pardon, bonsoir ! Le mot en bas disait de monter directement.

Mme HUDSON : Bonsoir !

[John s’approche d’elle pour l’aider avec ses paquets et son manteau.]

SHERLOCK (cynique) : Tout ce monde qui se salut ! C’est merveilleux…

JOHN : Je peux vous… (Molly défait alors son manteau et découvre sa toilette : une robe de soirée très près du corps, au décolleté avantageux…) Bonté divine !

LESTRADE : Ouaaaah !

Mme HUDSON (admirative) : Oooh !

MOLLY : Alors ? Vous trinquiez tous en cœur ?

SHERLOCK (devant son ordinateur) : Ils ne s’en privent pas apparemment.

Mme HUDSON :  C’est le seul jour de l’année où les garçons doivent être gentils avec moi, alors ça se fête ! (Rires)

SHERLOCK : John !

JOHN (qui n’a d’yeux que pour Molly, qui elle-même fixe Sherlock, dans l’espoir d’un regard. En vain) : Mmmh ?

SHERLOCK : Le compteur sur ton blog : il affiche toujours 1895.

JOHN : Oh non, Noël est gâché !

SHERLOCK : Et tu as mis une photo de moi avec cette casquette !

JOHN : Les gens l’adorent.

SHERLOCK : Quels gens ? C’est n’importe quoi !

MOLLY (à Mme Hudson) : Votre hanche va mieux ?

Mme HUDSON : Oh c’est l’horreur ! Mais merci de vous en inquiéter !

MOLLY : J’ai vu bien pire, mais c’est vrai que je fais des autopsies. (Silence dubitatif dans l’assistance) Oh désolé !

SHERLOCK : Evitez de plaisanter, Molly.

MOLLY : Oui, non, bien sûr. (à Lestrade, qui lui apporte un verre) Merci. Je ne croyais pas vous voir ce soir : vous ne deviez pas être dans le Dorset pour les fêtes ?

LESTRADE : Je dois m’y rendre tôt demain. Je me suis remis avec mon épouse : tout est réglé.

SHERLOCK : Non, elle couche avec un prof de gym.

MOLLY : Et vous, John ? Il paraît que vous allez voir votre sœur ? C’est vrai ?

JOHN : Oui.

MOLLY : Sherlock s’en plaignait (coup d’œil en coin de celui-ci) …le disait.

JOHN : Pour la première fois de sa vie, elle s’est amendée : elle ne boit plus !

SHERLOCK : C’est faux.

JOHN : La ferme, Sherlock !

SHERLOCK : Vous avez un nouveau copain, Molly : et c’est du sérieux cette fois.

MOLLY : Quoi ? Qu’est-ce que vous dites ?

SHERLOCK : En fait, vous allez le voir ce soir-même et lui offrir un cadeau.

JOHN : Prends des vacances.

LESTRADE : Taisez-vous et prenez un verre.

SHERLOCK : Oh je vous en prie ! Vous avez dû voir le cadeau qui est par-dessus tous les autres, tout de même ! (Il se lève) Parfaitement enveloppé, avec un beau nœud, alors que tous les autres l’ont été à la va-vite. Donc c’est pour quelqu’un de spécial. (Il s’approche de Molly et prend le cadeau en question dans le paquet) La teinte rouge assortie à son rouge à lèvres est un rappel inconscient ou un appel à la relation qu’elle veut encourager. (Molly est très mal à l’aise) Dans tous les cas, Melle Hooper pense à l’amour. Le fait que ce soit du solide avec lui est clair, du seul fait qu’elle lui offre un cadeau. Cela suggère toujours des espoirs à long terme, même s’ils sont vains. De plus, il est évident qu’elle doit le voir ce soir, vu sa tenue et son maquillage, grâce auxquels elle cherche à compenser la taille de sa bouche et de sa poitri… (Il s’arrête net en lisant le petit mot accroché au cadeau)

 

[Incrustation :                          Pour Sherlock,
                                   Tendrement Molly XXX]

 

MOLLY (en sanglotant) : Vous dites toujours des choses déplaisantes… (Sherlock ne sait plus où se mettre) à chaque fois. Toujours… Toujours…

SHERLOCK : Je suis désolé. Excusez-moi. (John est étonné par la repentance de Sherlock) Joyeux Noël, Molly Hooper. (Il l’embrasse sur la joue)

 

« Soupir féminin »

 

MOLLY : Oh ! Non ! Ce n’est pas… je…

SHERLOCK : Non, non, c’était moi.

LESTRADE : C’est vrai ?

MOLLY : Quoi ?

SHERLOCK : Mon portable.

JOHN : ça fait 57 ?

SHERLOCK : Qu’est-ce que tu dis ?

 

[Incrustation :          Sur la cheminée]

 

JOHN : ça fait 57 textos que j’ai entendus.

SHERLOCK (en se dirigeant vers la cheminée) : Fascinant que tu aies pu compter. (Il y découvre un cadeau, parmi tous les autres, emballé dans un papier « rouge sang ». A l’image : les lèvres d’Irene Adler) Excusez-moi. (Il quitte la pièce)

JOHN : Qu’est-ce qui se passe, Sherlock ?

SHERLOCK : J’ai dit : « Excusez-moi ».

JOHN : ça t’arrive de répondre ?

 

[Sherlock entre dans sa chambre, s’assoit sur son lit et défait son paquet : le téléphone d’Irene Adler.

 Mycroft est chez lui, seul, devant un feu de cheminée. Son téléphone sonne.]

 

MYCROFT : Ooooh ! Seigneur ! On ne va pas commencer à s’appeler à Noël, tout de même ! Une nouvelle loi a été votée ?

SHERLOCK : Je crois que tu vas trouver Irene Adler ce soir (John est à la porte)

MYCROFT : Nous savons déjà où elle est. Et ainsi que tu l’as si gentiment dit : c’est sans importance.

SHERLOCK : Non Mycroft : tu vas la trouver morte. (Il raccroche, se lève et se dirige vers la porte)

JOHN : ça va ?

SHERLOCK : Oui. (Et il lui ferme la porte au nez)

 

 

 

BART’S

 

[Sherlock et Mycroft arrivent à la morgue.]

MYCROFT : C’est le seul qui correspondait à la description. (Ils s’approchent de la table d’autopsie, sur laquelle un corps est couvert d’un drap. Molly est là) On l’a transféré ici : ta deuxième maison.

SHERLOCK (à Molly) : Vous n’étiez pas forcée de venir.

MOLLY : Oh ça va. Et puis tout le monde est occupé… par les fêtes. Le visage est un peu… massacré : alors ça va peut-être être un peu pénible.

[Elle soulève le drap : Sherlock reste inexpressif, Mycroft moins.]

MYCROFT : C’est elle, n’est-ce pas ?

SHERLOCK : Montrez-moi le reste du corps. (Molly découvre le corps en entier) C’est elle. (et il sort)

MYCROFT : Merci Mademoiselle. (il commence à s’en aller)

MOLLY : Qui est-ce ? Comment il a fait pour la reconnaître, pas par son visage ?

[Mycroft, incapable de lui répondre, exhibe un petit sourire forcé.]

 

Dans le couloir :

[Mycroft tend une cigarette à Sherlock, qui observe la neige tomber par la fenêtre.]

MYCROFT : La seule et l’unique.

SHERLOCK : Pourquoi ?

MYCROFT : Joyeux Noël.

SHERLOCK : Fumer dans des espaces publiques, ce n’est pas… interdit par la loi ?

MYCROFT (en allumant la cigarette) : Nous sommes dans une morgue : il existe des limites au mal que l’on peut faire… Comment tu as su qu’elle était morte ?

SHERLOCK : Elle avait un objet en sa possession, dont elle disait que sa vie dépendait. Elle a choisi de renoncer à cet objet.

MYCROFT : Et où se trouve-t-il actuellement ?

[Au loin, une famille en pleurs.]

SHERLOCK : Regarde-les : ils sont tous tellement affectés. Tu ne te demandes jamais si on n’est pas anormaux ?

MYCROFT : Toute vie est appelée à prendre fin, et les cœurs à être brisés. Être affecté n’est pas un avantage, Sherlock.

SHERLOCK (il grimace, en regardant la cigarette) : Tu m’as donné une légère ?

MYCROFT : Après tout, tu la connaissais à peine.

SHERLOCK (en s’éloignant) : Joyeux Noël, Mycroft.

MYCROFT : Et bonne année.

[Sherlock quitte la morgue, Mycroft prend son téléphone.]

MYCROFT : Il est en route. Vous avez trouvé quelque chose ?

JOHN (au 221B) : Non. Il a pris la cigarette ?

MYCROFT : Oui.

JOHN : Merde. (à Mme Hudson) Il arrive dans dix minutes.

Mme HUDSON : Il n’y a rien dans la chambre.

JOHN (à Mycroft) : Apparemment il est clean : on a fouillé les cachettes habituelles. Vous êtes sûr que cette nuit est une nuit à risque ?

MYCROFT : Non, mais je ne le suis jamais. Il faut que vous restiez avec lui.

JOHN : Euh… j’ai des projets.

MYCROFT : Non.

 

 

 


221B BAKER STREET

 


JOHN : Mycroft ? Myc… (Il semble ennuyé, s’assoit dans le canapé, à côté de Janet) Je suis vraiment désolé.

JANET : Tu sais, mes amis se trompent lourdement sur toi.

JOHN : Mmmh ?

JANET : T’es un copain génial.

JOHN : Bien… Parfait. Je me suis toujours trouvé génial.

JANET (en regardant sa montre) : Et Sherlock Holmes a vraiment de la chance de t’avoir.

JOHN (soupir) : Janet, s’il te plait.

JANET : Non, c’est vrai quoi ! C’est touchant même ! Tu ferais n’importe quoi pour lui ! (Elle se lève) Alors qu’il est même pas fichu de distinguer tes copines !

JOHN (il se lève aussi, Janet enfile son manteau) : Non, écoute : je ferai n’importe quoi pour toi. Dis-moi juste ce que je devrais faire, dis-le-moi !

JANET : Ne me mets pas en compétition avec Sherlock Holmes !

JOHN : Je sortirai ton chien. Voilà, maintenant je te l’ai dit : je sortirai ton chien.

JANET : Sauf que je n’ai pas de chien !

JOHN : Non, parce que c’était la dernière qui… OK…

JANET : Alors là, j’y crois pas ! (Elle prend son sac et s’en va)

JOHN : Je t’appelle.

JANET : Non.

JOHN : D’accord…

Mme HUDSON : ça c’est vraiment pas très bien passé…

 

 

[Plus tard, John est assis dans son fauteuil. Il lit un livre au coin du feu, en attendant Sherlock. Celui-ci apparait dans l’embrasure de la porte.]

JOHN : Ah ! Salut. (Sherlock observe le salon) ça va ?

SHERLOCK (en s’éloignant) : J’espère que tu n’as pas encore dérangé le classement de mes chaussettes.

[John reste seul dans le salon. Perplexe.]

 

 

[Un matin. Sherlock joue un air mélancolique au violon. John et Mme Hudson arrivent dans le salon. Cette dernière débarrasse l’assiette du petit déjeuner de Sherlock : elle est pleine, il n’y a pas touché. John enfile son manteau. Sherlock s’interrompt et corrige sa partition.]

Mme HUDSON : Ravissant cet air, Sherlock. Je crois ne l’avoir jamais entendu.

JOHN : Tu… tu composes ?

SHERLOCK (l’air encore plus grave qu’à l’accoutumé) : ça m’aide à réfléchir. (Il reprend)

JOHN : Et tu réfléchis à quoi ?

SHERLOCK (en s’interrompant de nouveau) : Le compteur de ton blog est toujours bloqué sur 1895.

JOHN : Oui. Il bug et j’arrive pas à le débloquer.

SHERLOCK : Il bug ou tu as été piraté et c’est un message (Il prend le téléphone d’Irene)

 

[Incrustation :          JE SUIS
                                    SIM_
                                 LOCKE

 

Il tapote.

 

Incrustation :        JE SUIS
                                 1895
                               LOCKE

 

Puis :

 

Incrustation :          CODE ERRONNE
                                         JE SUIS
                                          _ _ _ _ 
                                         LOCKE
                                       3 ESSAIS
                                      RESTANTS]

 

SHERLOCK : Ce n’est qu’un bug… (Il reprend son violon et se remet à jouer)

JOHN : Bon… Bon… Je sors un moment. (Sherlock joue et ne prête aucune attention à John)

 

Dans la cuisine :

JOHN : Dites-moi : est-ce que vous savez s’il n’a jamais eu… euh… une copine ? un copain ? quelqu’un ? une relation amoureuse, quoi ?

Mme HUDSON : Je n’en sais rien.

JOHN : Pourquoi on n’en sait rien ?

Mme HUDSON : C’est Sherlock : comment voulez-vous que l’on sache ce qu’il se passe dans sa drôle de petite tête ?

JOHN (sourire complice) : Bien… au revoir.

 

 

 


BAKER STREET

 

 

[John tire la porte derrière lui et, au moment où il s’engage sur le trottoir, une très belle femme l’interpelle.]

FEMME : John ?

JOHN (en se retournant): Oui !... Bonjour ! (Il l’observe un peu mieux) Bonjour…

FEMME (en s’approchant de lui) : Alors ? Des projets pour le réveillon de ce soir ?

JOHN : Euh… Euh… Euh… Je n’ai rien de… prévu. Rien auquel je puisse renoncer sans le moindre regret. Des idées ?

FEMME : Juste une.

[Une grosse berline noire s’approche et s’arrête près d’eux.]

JOHN (dégoûté) : Vous savez, Mycroft aurait pu me téléphoner ! (Ils montent dans la voiture) Mais il faut toujours qu’on subisse son fichu complexe de puissance !

 

 

 

 

USINE DESAFFECTEE

 


JOHN : On pourrait pas aller simplement dans un café ? Sherlock ne me suit pas absolument partout.

FEMME : Par là. (au téléphone, une fois que John a suivi ses indications) Il arrive. T’avais raison : il croit que c’est Mycroft…

 


JOHN (à ce qu’il pense être Mycroft) : Il écrit de la musique triste. Il ne mange plus. Il ne parle presque pas, sauf pour corriger la télé. Je dirais qu’il a une peine de cœur, mais… mais bon, c’est Sherlock : il est comme ça de toute manière… (Irene Adler apparaît alors)

IRENE : Bonjour, Dr Watson.

JOHN (après un long silence) : Dites-lui que vous êtes en vie.

IRENE : Pour qu’il me pourchasse.

JOHN : S’il ne le fait pas, je le ferai.

IRENE : Je vous crois.

JOHN : Vous étiez morte ! Sur une table de la morgue ! C’était bien vous.

IRENE : Les tests ADN valent ce que valent les registres de la morgue…

JOHN : Vous connaissez celui qui les tient…

IRENE : Je connais ses goûts. Et il fallait que je disparaisse.

JOHN : Alors pourquoi je vous vois sans même le vouloir ?

IRENE : Bon : j’ai fait une bêtise. J’ai envoyé à Sherlock quelque chose pour qu’il le garde, et je veux le récupérer, avec votre aide.

JOHN : Non.

IRENE : C’est pour sa sécurité.

JOHN : Ce que je vais dire aussi : dites-lui que vous êtes en vie.

IRENE : Non.

JOHN : Parfait. Je lui dirai. Et je ne vous aiderai pas ! (Il commence à s’éloigner)

IRENE : Qu’est-ce que je lui dis ?!

JOHN (revenant sur ses pas) : Et qu’est-ce que vous lui dites d’habitude ?!! Vous lui avez envoyé un tas de textos !!!!

IRENE : Rien que de très ordinaire.

JOHN : Rien n’est ordinaire dans cette affaire.

IRENE (en lisant sur son portable) : « Bonjour, j’adore votre drôle de chapeau », « Je me sens triste ce soir, dînons ensemble », « Je vous ai trouvé sexy à la télé, dînons ensemble », « Je n’ai pas faim… dînons ensemble »

JOHN : Vous… Vous avez flirté… avec Sherlock Holmes ?

IRENE : Pas « avec », il ne répond jamais.

JOHN : Non : Sherlock répond toujours et à tout. Il est « Monsieur Mot-de-la-fin ». En fait, il survivrait à Dieu rien que pour avoir le dernier mot.

IRENE : Alors pour lui, je suis spéciale ?

JOHN : Je ne sais pas, peut-être bien.

IRENE : Vous êtes jaloux ?

JOHN : On… On n’est pas un couple !

IRENE (en tapotant sur son téléphone) : Oh que si !... Et voilà (en montrant son téléphone à John) : « Je ne suis pas morte, dînons ensemble ». (Elle envoie le message)

JOHN : Difficile de savoir ce qu’il en est pour Sherlock Holmes, mais je signale quand même, si ça intéresse qui que ce soit, que je ne suis pas homosexuel.

IRENE : Et bien moi, je le suis… Regardez-nous.

 

« Soupir féminin »

 

[Sherlock était caché non loin de là. Il s’en va et John tente de le suivre. Irene l’arrête.]

IRENE : J’éviterais, non ?

 

 

 

221B BAKER STREET

 

 

[De retour au 221B, Sherlock est très pensif, mais un détail sur la porte d’entrée le tire de ses pensées : de grosses éraflures au niveau de la serrure. Il entre sans faire le moindre bruit et remarque que la porte de Mme Hudson est ouverte, que ses produits d’entretien sont restés sur le sol du hall d’entrée, et surtout il observe des marques sur le mur de l’escalier : il comprend alors que Mme Hudson a été violentée et qu’elle se trouve au premier étage avec ses agresseurs. Il gravit les escaliers, dans une colère noire.

Mme Hudson est effectivement dans le salon du 221B. Elle sanglote, assise sous la surveillance des tueurs de la CIA. Ils sont armés et attendent Sherlock. Ce dernier entre dans la pièce, très calmement.]

Mme HUDSON : Ooooh Sherlock ! Sherlock !

SHERLOCK : Ne geignez pas Mme Hudson. Ce n’est pas ça qui empêchera les balles de voler. Si c’était le cas, (en fixant Nelson) dans quel monde de tendresse vivrait-on ?

Mme HUDSON : Je suis désolée, Sherlock !

NELSON : Il me semble que vous avez un objet que nous voulons, Mr Holmes.

SHERLOCK (en s’approchant de Mme Hudson) Alors pourquoi ne le demandez-vous pas ? (Il relève sa manche et constate des ecchymoses)

NELSON : Je l’ai interrogée mais elle n’a pas l’air de savoir quoi que ce soit. Mais vous, vous savez ce que je réclame, n’est-ce pas Mr Holmes ?

 

[En relevant la tête, Sherlock note la pommette en sang de Mme Hudson ainsi que la bague de Nelson, elle aussi ensanglantée…

Incrustations :         Artère carotide
                                  Crâne
                                  Yeux
                                  Artère
                                 Poumons
                                 Côtes]

 

SHERLOCK : Je pense que oui.

Mme HUDSON : Oh ! Je vous en prie, faites quelque chose !

SHERLOCK (en reculant de quelques pas) : D’abord, je veux que vos hommes partent.

NELSON : Et pourquoi ?

SHERLOCK : Parce que je n’aime pas être surpassé en nombre. Ça fait un trop fort taux de stupidité dans la pièce.

NELSON (à ses hommes) : Vous deux, descendez à la voiture.

SHERLOCK :  Ensuite montez dedans et allez-vous en. Et n’essayez pas de me rouler. Vous me connaissez : ça ne marche pas. (Les deux hommes de main s’exécutent) Vous pourriez peut-être cesser de pointer votre arme sur moi maintenant ?

NELSON : Pour que vous en pointiez une sur moi.

SHERLOCK (en levant les bras) : Je ne suis pas armé.

NELSON : ça vous ennuie que je vérifie ?

SHERLOCK : Ah ! Au contraire !

 

[Nelson s’approche de Sherlock et commence à le fouiller. Il passe derrière lui, Sherlock lève les yeux au ciel et se retourne : il avait glissé dans sa manche l’aérosol dépoussiérant de Mme Hudson et en asperge le visage de Nelson. Ce dernier immobilisé, il lui assène un violent coup de tête.]

SHERLOCK: Imbécile ! (il s’approche de Mme Hudson) ça va mieux ? (il la réconforte en lui caressant affectueusement la joue)

Mme HUDSON : Merci !

SHERLOCK : ça va ?

Mme HUDSON : Oui !

 

[Et Sherlock se retourne vers Nelson qui gît sur la table basse : il n’en a pas fini avec lui…

La grosse berline noire ramène John au 221B. Un petit mot l’attend, coincé sous le heurtoir de la porte : « Crime en cours. Prière de déranger ».
Lorsque John arrive dans le salon, Mme Hudson est assise sur le canapé, toujours sous le choc, Nelson est solidement ligoté et tenu en joue par Sherlock.]

 

JOHN : Qu’est-ce qu'il se passe ? Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

SHERLOCK : Mme Hudson a été attaquée par un américain, alors je rééquilibre un peu l’univers.

JOHN (en se dirigeant vers Mme Hudson) : Oh ! Mme Hudson, c’est pas vrai ! Ça va ? (à Nelson) Mais qu’est-ce que vous lui avez fait ?

Mme HUDSON : Oh c’est vraiment ridicule !

JOHN : Mais non !

SHERLOCK : En bas ! Emmène-la en bas et occupe-toi d’elle.

JOHN (à Mme Hudson) : ça va aller, venez. Ça va aller : on va soigner cette joue.

Mme HUDSON : ça va, ça va.

JOHN (à Sherlock) : Tu vas me dire ce qu'il se passe ou non ?

SHERLOCK (son téléphone à l’oreille): Sûrement. Va-t’en, maintenant… Lestrade ? Un cambrioleur s’est introduit chez nous : envoyez-nous vos agents les moins irritants, ainsi qu’une ambulance. Oh non, non, non, nous ça va. Non, c’est le cambrioleur : il est salement amoché, dirons-nous. Oh quelques côtes cassées, le crâne fracturé et un poumon perforé sans doute. (En se retournant vers Nelson) Il est tombé par la fenêtre…

 

Dans la cuisine de Mme Hudson :

[John applique soigneusement un coton sur sa joue.]

Mme HUDSON : Aïe ! Ça pique ! (par la fenêtre, on voit quelque chose tomber et se fracasser bruyamment)Oh ! (John et Mme Hudson se retournent) En plein sur mes poubelles !

 

Dans Baker Street :

[La nuit est tombée, les ambulances s’éloignent.]

LESTRADE : En fait, il est tombé combien de fois par la fenêtre ?

SHERLOCK : C’est un peu flou dans ma tête, Lieutenant. J’ai perdu le compte.

 

Dans la cuisine de Mme Hudson :

[John et Mme Hudson sont attablés devant un thé. Sherlock entre, ouvre le frigo et y trouve quelque chose à grignoter.]

JOHN : Il vaut mieux qu’elle dorme dans notre appartement cette nuit : elle a besoin qu’on s’occupe d’elle.

Mme HUDSON : Non !

SHERLOCK : Elle va bien.

JOHN : Mais non. Non, regarde-la. Il faut qu’elle s’éloigne quelques temps de Baker Street. Qu’elle aille voir un peu sa sœur : ordre du médecin !

SHERLOCK : Ne sois pas absurde.

JOHN : Elle est en état de choc ! Et tout ça pour un stupide téléphone portable ! Où est-il d’ailleurs ?

SHERLOCK : Dans le plus sûr des endroits.

Mme HUDSON (elle cherche quelque chose dans son corsage, en sort le fameux téléphone et le tend à Sherlock) : Vous l’aviez laissé dans la poche de votre robe de chambre de rechange, idiot ! (en ricanant, pendant que John n’en croit pas ses yeux) J’ai pu leur tirer alors qu’ils croyaient que j’étais en train de pleurer !

SHERLOCK : Merci… Honte à toi, John Watson.

JOHN : Honte à moi ?

SHERLOCK (en passant sa main sur l’épaule de Mme Hudson et en la serrant contre lui) : Si Mme Hudson quittait Baker Street, l’Angleterre tomberait !

[Mme Hudson sourit et pose sa main sur celle de Sherlock. John sourit lui aussi.]

 

Dans le salon :

[John se sert un verre, Sherlock défait son manteau et saisit son violon.]

JOHN : Il est où, maintenant ?

SHERLOCK : Là où nul ne le cherchera.

JOHN : Je ne sais pas ce qu’il y a dedans, mais ce ne sont pas que des photos.

SHERLOCK : Exact. (Il accorde son instrument, face à la fenêtre, en tournant le dos à John)

JOHN : Alors elle est en vie… Et quel effet ça te fait ?

[La cloche de Big Ben retentit.]

SHERLOCK : Bonne année, John.

JOHN : Tu vas la revoir, tu crois ?

[Il prend son archet et, en guise de réponse, entonne « Ce n’est qu’un au revoir ». John s’installe dans son fauteuil et écoute son ami jouer.]

 

 

 


RUES DE LONDRES

 

 

[Irene Adler déambule, emmitouflée dans un épais manteau de fourrure. Elle reçoit un texto.

Incrustation :         Bonne année
                                SH]

 

 

 

BART’S

 


[Sherlock passe le téléphone d’Irene aux rayons X.]

MOLLY : C’est un téléphone ?

SHERLOCK : C’est un smartphone.

MOLLY : Et vous le scannez ?

SHERLOCK : Oui, en effet.

MOLLY : Il appartient à qui ?

SHERLOCK : Une femme.

MOLLY : Votre copine ?

SHERLOCK : Vous croyez que c’est ma copine parce que je scanne un objet à elle ?

MOLLY : Bah, on fait tous des âneries !

SHERLOCK : Oui… elles en font, c’est vrai… et de belles ! (Il se lève et récupère le smartphone dans le scanner)Elle a envoyé ce téléphone à mon adresse.

 

[Incrustation :            JE SUIS
                                      SIM_
                                   LOCKE]

 

SHERLOCK : Et elle adore s’amuser…

 

[Incrustation :           JE SUIS
                                    221B
                                   LOCKE]

 

MOLLY : Ah oui ?

 

[Incrustation :         CODE ERRONNE
                                         JE SUIS
                                          _ _ _ _ 
                                         LOCKE
                                        2 ESSAIS
                                       RESTANTS

 

Sherlock reprend son travail sur ordinateur, visiblement contrarié.]

 

 

 


221B BAKER STREET

 

 

[Sherlock rentre dans l’appartement, mais quelque chose retient son attention. Une odeur, un parfum… Il renifle quelque chose. Dans la cuisine, où il inspecte la fenêtre, puis le couloir qui le mène à sa chambre. John arrive alors.]

JOHN : Eh, Sherlock !

SHERLOCK : Nous avons une cliente.

JOHN : Quoi, dans ta chambre ? Ooooh ! (attendri par la vue d’Irene Adler endormie dans le lit de Sherlock)

 

Dans le salon :

[Irene est assise dans le fauteuil de Sherlock. Elle porte son peignoir et ses cheveux sont défaits.]

SHERLOCK : Qui vous poursuit ?

IRENE : Des gens qui veulent me tuer.

SHERLOCK : C’est-à-dire ?

IRENE : Des tueurs.

JOHN : ça ne serait pas un luxe si vous étiez un peu plus précise.

SHERLOCK : Et vous avez simulé votre mort pour les devancer.

IRENE : Pendant un temps, ça a marché.

SHERLOCK : Sauf que vous avez révélé à John que vous étiez en vie, et donc à moi.

IRENE : Je savais que vous garderiez le secret.

SHERLOCK : Mais vous n’avez pas pu.

IRENE : Mais vous si, n’est-ce pas ?... Dites-moi où est mon smartphone.

JOHN : Pas ici. On n’est pas si bête.

IRENE : Qu’est-ce que vous en avez fait ? S’ils ont deviné que vous l’aviez, ils doivent vous surveiller.

SHERLOCK : Et s’ils m’ont surveillé, ils doivent savoir qu’il y a quelques mois, j’ai ouvert un coffre dans une banque de la City.

IRENE : Il me le faut.

JOHN : On ne peut pas aller le chercher juste comme ça. Molly Hooper pourrait aller le chercher. Le déposer ensuite à l’hôpital, et de là, un de tes réseaux de SDF pourrait le déposer au café d’en bas et un des employés nous le monterait.

SHERLOCK : Bravo John, c’est un excellent plan ! Plein d’intelligentes précautions !

JOHN (en prenant son téléphone) : Merci ! Alors je pourrais peut-être… (Sherlock sort de sa poche le smartphone d’Irene)

SHERLOCK : Alors… Qu’est-ce que vous gardez là-dedans ? Je veux dire « en général ».

IRENE : Des photos, des infos… en fait, tout ce qui pourrait m’être utile.

JOHN : Pour du chantage.

IRENE : Pour ma protection ! Je fais mon chemin dans le monde, je me comporte mal : j’aime savoir que des personnes seront dans mon camp, à la seconde même où j’en aurai besoin.

SHERLOCK : Et vous faites quoi pour avoir ces informations ?

IRENE : Je vous l’ai dit : je me comporte mal.

SHERLOCK : Mais vous détenez une info qui est plus un danger qu’une protection. Vous savez laquelle c’est ?

IRENE : Oui… mais j’en ignore le sens.

SHERLOCK : C’est ce que je pensais. Montrez-moi. (Irene tend sa main pour récupérer son smartphone) Il me faut le code.

Irene tend à nouveau sa main. Tous les deux restent immobiles, puis Sherlock cède et dépose le téléphone dans la main d’Irene. Elle rentre son code, Sherlock est très attentif.

IRENE (son téléphone buzze) : ça ne marche pas.

SHERLOCK (en se relevant et en se dirigeant vers son fauteuil) : Non, parce que c’est une copie que j’ai fait faire, et vous venez d’y entrer les chiffres : 1-0-5-8. (Il prend quelque chose caché entre l’accoudoir et l’assise de son fauteuil) J’étais convaincu que vous choisiriez un code plus particulier mais… merci quand même.

 

[Incrustation :          JE SUIS
                                    SIM_
                                  LOCKE

 

Il tape sur le «vrai » téléphone d’Irene.

 

Incrustation :         JE SUIS
                                  1058
                                LOCKE



                           CODE ERRONNE
                                  JE SUIS
                                   _ _ _ _ 
                                  LOCKE
                                 1 ESSAI
                                RESTANT]

 

IRENE : Je vous l’ai dit : ce smartphone, c’est toute ma vie. Je sais quand je l’ai en main.

SHERLOCK : Vous êtes plutôt douée.

IRENE (en récupérant son téléphone) : Vous n’êtes pas mal non plus.

[Ils se fixent intensément du regard.]

JOHN : Hamish ! John Hamish Watson : si vous cherchez un nom pour un bébé…

IRENE : Il y avait un type, un fonctionnaire du ministère de la Défense dont je connaissais les goûts. Ce qu’il adorait en fait, c’est frimer. (Elle tapote sur son smartphone) Il m’a dit que cet e-mail allait sauver le monde (elle tend son téléphone à Sherlock), j’ai réussi à le photographier sans qu’il me voit : il avait la tête ailleurs. Vous pouvez le lire ? C’est écrit tout petit.

 

Incrustation :         007 Allocation confirmée
                                4C12C45F13E13G60A60B61F34G34J60D12H33K34K

 

SHERLOCK : Mouais.

IRENE : C’est sûrement un code : j’ai demandé à un des meilleurs cryptographes du pays d’y jeter un coup d’œil, mais il avait la tête en bas la plupart du temps, si je me souviens bien. Il n’arrivait pas à le comprendre… Montrez-moi ce que vous savez faire, Mr Holmes. Allez-y, impressionnez-moi.

 

[Elle s’approche très près de lui, pendant qu’il scrute l’écran du smartphone. Les chiffres et les lettres défilent dans son esprit et à l’écran.

Incrustation :        ABC     DEFG     HJK

 Elle dépose un baiser sur sa joue.]

 

SHERLOCK (impassible) : Il y a une marge d’erreur mais je pense qu’un 747 doit quitter Heathrow demain à 18h30, pour Baltimore. Apparemment il va sauver le monde, je ne sais pas comment mais laissez-moi un moment : je ne suis sur l’affaire que depuis huit secondes. (John et Irene n’en reviennent pas) Ce n’est pas du tout un code : ce sont des allocations de sièges à bord d’un avion. Regardez : il n’y a pas de lettre I parce qu’on peut la confondre avec le chiffre 1. Il n’y a pas de lettre après le K : la largeur de l’avion étant la limite. Les numéros apparaissent de façon aléatoires et non selon un ordre, mais les lettres s’éparpillent en petites séquences un peu partout : des familles, des couples assis ensemble. Seuls les gros porteurs sont assez larges pour avoir la lettre K ou plus de 55 rangées, raison pour laquelle il y a toujours un étage. Il y a une rangée 13 : ce qui élimine les plus superstitieuses des compagnies. Ensuite il y a le type de numéro de vol : 007, ce qui en élimine encore plus. Si on suppose un point d’origine britannique, ce qui serait logique étant donné la source de l’info, et si on suppose, d’après le regain de pression que vous avez subi dernièrement, que la crise est imminente, le seul vol qui colle avec tous les critères et qui part dans la semaine, est le 18h30 pour Baltimore qui décolle d’Heathrow demain soir. (Irene le regarde avidement) Surtout ne vous forcez pas à dire que c’est remarquable ou surprenant, John a exprimé cette idée de toutes les manières possibles et imaginables dans notre langue.

IRENE : Je vous prendrais bien sur ce bureau maintenant, jusqu’à ce que vous demandiez grâce deux fois.

SHERLOCK (sans quitter Irene des yeux) : John, veux-tu regarder les horaires de vols, pour voir si j’ai raison ?

JOHN (perturbé) : Oui… euh… je regarde ça.

SHERLOCK (à Irene) : Je n’ai jamais demandé grâce de toute ma vie.

IRENE : Deux fois.

JOHN : Oui… Tu as raison : vol 007.

SHERLOCK : Qu’est-ce que tu as dit ?

JOHN : Que tu as raison.

SHERLOCK : Non, non, non, après ça : qu’est-ce que tu as dit après ça ?

JOHN : 007, vol 007.

SHERLOCK : 007, 007, 007, 007… quelque chose 007… 007… mais quoi ?

 

[Pendant que Sherlock se perd dans ses réflexions, Irene envoie discrètement un texto, sans que personne ne la voie.

Incrustation :      747     DEMAIN    18H30     HEATHROW

Moriarty, à deux pas de Big Ben, est le destinataire du texto.

 Au 221B, Sherlock réfléchit toujours :]

 

SHERLOCK : 007, 007, 007, 007… quelque chose 007… 007… mais quoi ?

Il se retourne vers la porte et se remémore les mots de Mycroft au téléphone :

MYCROFT : Feu vert pour Air Bond… Feu vert pour Air Bond… Feu vert pour Air Bond…

 

[Moriarty écrit un texto :

Incrustation :        Gros porteur. Oh là là M. Holmes, oh là là.

 Il l’envoie et tire la langue à la célèbre horloge londonienne.

 Mycroft est le destinataire de ce texto : cette nouvelle le plonge en plein désarroi.

Au 221B, Sherlock gratte rêveusement les cordes de son violon. Les mots de Mycroft résonnent encore dans sa tête :]

 

MYCROFT : Feu vert pour Air Bond… C’est décidé : voyez avec l’équipe Coventry.

 

SHERLOCK : Coventry.

IRENE (assise en face de lui, dans le fauteuil de John) : Je n’y suis jamais allée… C’est joli ?

SHERLOCK (comme sorti d’un profond sommeil) : Où est John ?

IRENE : Il est sorti, il y a à peu près deux heures.

SHERLOCK : Oh, c’est à lui que je parlais.

IRENE : Il a dit que c’est ce que vous faites… vous parliez de Coventry à propos de quoi ?

SHERLOCK : Une histoire… sûrement inventée. Durant la seconde guerre mondiale, les Alliés savaient que Coventry allait être bombardé, car ils avaient cassé le code des Nazis, mais ils ne voulaient pas que ceux-ci le sachent, alors ils ont laissé la ville être bombardée.

IRENE : Vous vous êtes déjà fait quelqu’un ?

SHERLOCK : Pardon ?

IRENE : Et quand je dis « fait », je me montre indélicate.

SHERLOCK : Je ne comprends pas.

IRENE (en s’approchant de lui) : Je serai délicate alors. (Elle pose sa main sur la sienne) Dînons ensemble.

SHERLOCK : Pourquoi ?

IRENE : Vous avez peut-être faim.

SHERLOCK : Pas du tout.

IRENE : Bien.

SHERLOCK : Pourquoi voudriez-vous (il saisit sa main) que j’ai envie de dîner (il se rapproche d’elle) si je n’ai pas faim ?

IRENE (en se rapprochant encore de lui) : Mr Holmes, si c’était la fin du monde (Sherlock pose ses doigts son poignet) et si cette nuit était la toute dernière nuit, vous dîneriez avec moi ?

Mme HUDSON (au loin) : Sherlock !

IRENE : Trop tard.

SHERLOCK : Ce n’est pas la fin du monde, c’est Mme Hudson.

 

[Irene reprend sa place dans le fauteuil de John et Mme Hudson rentre dans la pièce.]

Mme HUDSON : Sherlock, ce monsieur était à la porte: la sonnette n’est toujours pas réparée ? (à l’homme en costume qui était venu le chercher au tout début de l’épisode) Il a tiré dessus !

SHERLOCK : Vous venez me chercher encore une fois ?

HOMME EN COSTUME : Oui, Mr Holmes.

SHERLOCK : Et bien je refuse.

HOMME EN COSTUME (en prenant quelque chose dans la poche intérieure de son veston) : Non, je ne crois pas. (Il tend une enveloppe à Sherlock)

 

[L’enveloppe contient un billet d’avion, au nom de Sherlock Holmes.

Plan suivant : Sherlock monte dans une grosse berline noire, stationnée devant le 221B, sous les yeux d’Irene, à la fenêtre.]

 

 

 

 

BERLINE

 


SHERLOCK : Il va y avoir une bombe à bord d’un avion de ligne. Les Britanniques, de même que les Américains, le savent, mais plutôt que d’exposer la source de leur information, ils ne vont rien faire : l’avion va exploser en vol. C’est Coventry qui recommence. On remet ça, rien de nouveau sous le soleil…

 

 

 

 

HEATHROW

 

 

[La berline arrive sur le tarmac de l’aéroport et s’arrête aux abords d’un gros porteur. Nelson attend Sherlock au pied des escaliers.]

SHERLOCK : Tiens donc ! Vous avez l’air d’aller mieux, on dirait. Comment va ?

NELSON : Comme quelqu’un qui vous en logerait bien une dans la tronche.

SHERLOCK (en commençant à monter les escaliers) : Mmmh.

NELSON : On me remettrait une médaille si je le faisais. Monsieur.

[Sherlock s’immobilise et se retourne un court instant, interpellé par la réflexion.]

 

A l’intérieur de l’avion :

[Il n’y a aucun éclairage, si ce n’est les lumières extérieures provenant de l’aéroport. Sherlock s’avance dans la travée centrale. Les sièges sont tous occupés par des passagers, silencieux et immobiles. Ils ont les yeux fermés : ils semblent dormir. Sherlock s’approche de l’un deux, leur visage de cire et leur teint gris ne laissent pas de place au doute : ils sont tous morts.]


MYCROFT (caché dans l’ombre) : L’énigme de Coventry. (en apparaissant de derrière un rideau) Qu’est-ce que tu dis de ma solution ?... « Le vol des morts ».

SHERLOCK : L’avion explose en plein vol. Mission accomplie pour les terroristes : des centaines de victimes mais aucun mort.

MYCROFT :  Ingénieux, tu ne trouves pas ? Ça faisait un moment que tu tournicotais autour de ce mystère, mais peut-être que tu t’ennuyais trop pour en voir la trame  (à l’image : les séquences du début de l’épisode :   les petites filles qui n’avaient pu voir leur défunt grand-père,   le neveu qui ne «reconnaissait» pas les cendres de sa tante). Nous avons mené un projet similaire avec les Allemands, il y a un moment. Mais je crois me souvenir qu’un de nos passagers n’est pas arrivé à temps pour prendre l’avion (à l’image : la séquence du corps dans le coffre de la voiture, à Southwark). Pour toi, c’était un mort. Pour nous, un candidat en retard pour sa montée au Ciel.

SHERLOCK : Et comment l’avion va-t-il voler ? Ah ! Bien sûr : un vol sans équipage. Ce n’est pas nouveau.

MYCROFT : Il ne va pas voler, il ne volera jamais : la totalité de ce projet est annulée. Les cellules terroristes ont été informées qu’on était au courant pour la bombe. Plus question de les duper maintenant. Nous avons tout perdu : un fragment d’un seul mail et ce sont des mois et des années d’organisation stratégique qui tombent à l’eau.

SHERLOCK : Le fonctionnaire de la Défense.

MYCROFT : C’est tout ce qu’il a fallu. Un individu naïf qui ne peut pas se retenir de frimer et une femme assez intelligente pour lui faire croire qu’il est unique.

SHERLOCK (avec un léger cynisme): Vous devriez mieux contrôler vos fonctionnaires.

MYCROFT (dévoilant toute sa colère) : Ce n’est pas du gars de la Défense que je te parle, Sherlock, je te parle de toi !!!!... Une vraie demoiselle en détresse : finalement, tu n’es pas si difficile à cerner. Non, parce que franchement c’était un cas d’école. Une promesse d’amour, la souffrance de la perte, la joie de la rédemption. Ensuite on lui donne une devinette et on le regarde danser (en faisant tournoyer son parapluie)

SHERLOCK : Ne sois pas absurde !

MYCROFT : Absurde… Combien de temps tu as mis pour lui déchiffrer cet e-mail, Sherlock ? Une minute entière ? Ou moins, tant tu avais envie de l’impressionner ?

IRENE (en apparaissant derrière Sherlock, élégamment apprêtée) : C’était moins de cinq secondes, je crois.

MYCROFT : Je t’ai placé sur son chemin. Je suis désolé, je ne savais pas.

IRENE : Mr Holmes, je crois qu’il est temps qu’on parle.

SHERLOCK : Moi aussi. Il reste un certain nombre de points que je n’ai pas encore éclaircis.

IRENE (en passant sous son nez, sans même le regarder, les yeux rivés sur Mycroft) : Pas vous, Junior. Vous êtes cuits… Il y a plus, beaucoup plus. (en montrant son téléphone à un Mycroft au plus bas) J’ai dans ce téléphone une réserve de secrets, de photos et de scandales qui pourraient faire basculer complètement votre monde. Vous n’avez aucune idée des dégâts que je pourrais causer et il n’y a qu’un moyen de m’en empêcher. A moins que vous ne préfériez dire à vos maîtres que votre plus grosse faille de sécurité est votre propre petit frère.

 

 

 

 

CHEZ MYCROFT

 

 

[Irene et Mycroft sont assis autour d'une table, et Sherlock dans un fauteuil, un peu plus loin.]

MYCROFT : On a des spécialistes capables de craquer ce téléphone.

IRENE : J’ai testé cette théorie pour vous : j’ai laissé Sherlock Holmes s’y essayer pendant six mois. Sherlock-chéri, dites-lui ce que vous avez trouvé en scannant mon smartphone.

SHERLOCK : A l’intérieur du boîtier, il y a quatre composants additionnels qui doivent contenir de l’acide ou une petite quantité d’explosif : toute tentative pour ouvrir le boîtier détruira la mémoire.

IRENE : L’explosif… C’est moi tout craché.

MYCROFT : On peut toujours récupérer un certain nombre de données.

IRENE : Prenez le risque.

MYCROFT : Vous avez, bien sûr, un code pour l’ouvrir. Je suis toutefois au regret de vous dire que nous avons des gens capables de vous l’extorquer.

IRENE : Sherlock…

SHERLOCK : En fait, il y a deux codes : l’un pour le débloquer, l’autre pour détruire la mémoire. Même si tu lui en extorques un, tu ne pourras pas savoir lequel c’est, il n’y aura pas de deuxième essai possible.

IRENE : Oh il est doué, non ? Je devrais lui mettre une laisse. C’est peut-être ce que je ferai…

MYCROFT : On détruit le téléphone et personne n’a les informations.

IRENE : Bien. Bonne idée. A moins que la vie de certains Britanniques ne dépende des infos que vous allez supprimer.

MYCROFT : C’est le cas ?

IRENE : Je jouerais franc-jeu si je vous le disais, et moi je ne joue plus. (Elle prend une enveloppe dans son sac à main et la tend à Mycroft) La liste de mes exigences, et quelques idées sur ma protection une fois qu’elles seront accordées. Je vous dirais bien que ce n’est pas ce qui va entamer la richesse d’un pays, mais je crois que je mentirais. J’imagine que vous aimeriez me répondre seulement demain.

MYCROFT (abasourdi par sa lecture) : Merci, oui…

IRENE : Dommage (Sherlock ricane). Allez vite parler à vos supérieurs.

MYCROFT : Vous avez vraiment pensé à tout. Si seulement nous avions le quart de votre talent…

IRENE : Je ne peux guère m’attribuer tout le mérite.  J’ai été un peu aidée. Oh Jim Moriarty vous embrasse !

MYCROFT : Oui, on a été en contact. Il semble beaucoup tenir à attirer mon attention. Ce qui, j’en suis sûr, doit pouvoir s’arranger.

IRENE (en se levant) : J’avais cette masse de données et je ne savais pas quoi en faire. Heureusement que le criminel-consultant était là. Grâce à ses conseils, manipuler les frères Holmes fut un jeu d’enfant. Vous savez qu’il vous surnomme « l’homme de glace » (en se retournant vers Sherlock) et le « puceau ». Il ne m’a même pas demandé quelque chose en échange, ce qui l’excite c’est de semer la pagaille : exactement mon type d’homme. (réaction contrariée de Sherlock. Irene l’observe, triomphante)

MYCROFT : Et vous voilà : la dominatrice qui a mis un pays à genoux (Sherlock rouvre les yeux, comme frappé par une révélation). Bien manœuvré.

SHERLOCK : Non.

IRENE : Pardon ?

SHERLOCK : J’ai dit : non. (en se levant de son fauteuil) Vous avez bien failli réussir mais non : vous vous êtes laissée emporter. (en s’approchant d’Irene) Le jeu était bien trop élaboré : vous vous amusiez beaucoup trop.

IRENE : Est-ce qu’on ne s’amuse jamais trop ?

SHERLOCK : Que traquer un gibier puisse vous exciter, d’accord. Que vous ayez un besoin maladif de jouer, je le comprends tout à fait. Mais les sentiments ? Les sentiments sont une anomalie chimique, présente chez les perdants.

IRENE : Les sentiments ? Mais de quoi parlez-vous ?

SHERLOCK : De vous.

IRENE : Oh je rêve. Regardez-le, le pauvre. Vous croyiez réellement que je m’intéressais à vous ? Pourquoi ? Parce que vous êtes le « grand Sherlock Holmes, le détective à la drôle de casquette » ?

SHERLOCK : Non. (Il s’approche encore d’elle, saisit son poignet et lui susurre à l’oreille) Parce que j’ai pris votre pouls (à l’image : la scène devant la cheminée du 221B au cours de laquelle Sherlock semblait caresser le poignet d’Irene) Il était rapide. Et vos pupilles dilatées. (Il en profite alors pour s’emparer du téléphone d’Irene et s’éloigne d’elle) John Watson se figure que l’amour est un mystère pour moi, mais sa chimie est étonnamment simple et destructrice. Quand on s’est rencontrés, vous m’avez dit qu’un déguisement était un autoportrait :  comme c’est vrai chez vous.  L’accès à votre coffre, vos mensurations ; mais ceci, ceci est bien plus intime, ceci est votre cœur…


[Incrustation :        JE SUIS
                                 SIM_
                              LOCKE]

… et vous ne devriez jamais le laisser gouverner votre tête. (Irene se décompose) Vous auriez pu, en choisissant un numéro au hasard, sortir d’ici et jouir du fruit de vos efforts (il tapote sur le smartphone) mais vous n’avez tout bonnement pas pu résister. J’ai toujours pensé que l’amour était un dangereux handicap : merci pour cette ultime preuve.

IRENE : Tout ce que j’ai dit était faux. Je ne faisais que jouer le jeu.

SHERLOCK : Je sais, et là, vous perdez.

 

[A l’image : l’écran du smartphone d’Irene :    JE SUIS
                                                                                S H E R
                                                                                 LOCKE

 

Sherlock tend l’appareil débloqué à Mycroft.]

 

SHERLOCK (sans quitter Irene des yeux): Tiens, cher frère. J’espère que ce qu’il contient compensera les désagréments que j’ai pu te causer, ce soir.

MYCROFT : Je suis sûr que oui.

SHERLOCK (en s’éloignant) : Si tu te sens d’humeur généreuse, enferme-la, sinon laisse-la partir : je doute qu’elle ne survive longtemps sans protection.

IRENE (au bord des larmes) : Vous croyez que je vais vous supplier.

SHERLOCK : Oui.

IRENE : Je vous en prie… C’est vrai… Je ne tiendrai même pas six mois…

SHERLOCK : Désolé pour le dîner. (et il s’en va)

 

 

 

BAKER STREET

 

 

[Devant le Speedy’s Café et sous la pluie, Mycroft fume une cigarette. John arrive.]

JOHN : Vous ne fumez pas.

MYCROFT : Je ne fréquente pas non plus les cafés.

 

[Il éteint sa cigarette, referme son parapluie et entre dans le Speedy’s.

Ils sont attablés.]

 

JOHN (à propos du dossier qui se trouve sur la table et qui contient le smartphone d’Irene) : C’est le dossier sur Irene Adler ?

MYCROFT : Bouclé pour toujours. Je suis sur le point d’aller informer mon frère ou, si vous préférez, faites-le, qu’actuellement elle bénéficie, aux Etats-Unis, du programme de protection des témoins. Autre nom, autre identité… Elle survivra, et même, prospèrera. Mais jamais il ne la reverra.

JOHN : Et alors ? Il la méprisait, à la fin. Il ne dit même plus son nom. C’est « la femme ».

MYCROFT : C’est de la détestation ou un hommage ? Un hommage à l’unique femme qui compte.

JOHN : Ce n’est pas son genre. Il ne ressent pas les choses ainsi. A mon avis.

MYCROFT : En fait, mon frère a le cerveau d’un scientifique ou d’un philosophe, et il choisit néanmoins d’être détective : que peut-on en déduire à propos de son cœur ?

JOHN : Je n’en sais rien.

MYCROFT : Moi non plus. Mais, à l’origine, il voulait être pirate.

JOHN : Je pense qu’il s’accommodera de ce programme de protection et de ne plus la revoir, même très bien.

MYCROFT (pensif) : Je suis d’accord… C’est pourquoi je vais lui donner cette version.

JOHN : Au lieu de quelle version ?

MYCROFT : Elle est morte. Elle a été capturée par une cellule terroriste à Karachi, il y a deux mois, et décapitée.

JOHN (après un silence) : Vous en êtes sûr ? Elle a déjà fait le coup.

MYCROFT : Je n’ai rien laissé de côté. Cette fois. Il faudrait Sherlock Holmes pour me duper. Et je doute qu’il ait été disponible, pas vous ?... Alors : qu’est-ce qu’on dit à Sherlock ?

 

 

 


221B

 

 


[Sherlock travaille au microscope, dans la cuisine. On entend des pas dans l’escalier.]

SHERLOCK : Apparemment tu as du nouveau… (John apparaît alors à la porte) Si c’est sur le triple meurtre de Leeds, c’est le jardinier qui a fait le coup : personne n’a remarqué la boucle d’oreille.

JOHN (il tient le dossier d’Irene) : Salut… Euh… Non… C’est à propos d’Irene Adler.

SHERLOCK (il lève alors les yeux de son microscope) : Oui ? Qu’est-ce qu’il se passe ? Elle est revenue ?

JOHN : Non. Elle… Euh… J’ai rencontré Mycroft en bas. Il est au téléphone.

SHERLOCK (en se levant) : Elle est rentrée à Londres ?

JOHN : Non. Elle euh… (après une grande inspiration) Elle est en Amérique !

SHERLOCK (dubitatif) : En Amérique ?

JOHN : Elle bénéficie du programme de protection. Apparemment. Je sais pas comment elle a goupillé ça, mais… Tu sais bien…

SHERLOCK : Je sais quoi ?

JOHN : Ben en fait, tu pourras plus la revoir.

SHERLOCK : Pourquoi voudrais-je la revoir ? (il retourne à son travail au microscope)

JOHN : J’ai pas dit ça.

SHERLOCK : C’est son dossier ?

JOHN : Oui, je m’apprêtais à le rapporter à Mycroft. Est-ce que tu veux…

SHERLOCK : Non.

JOHN (après un long silence, et visiblement très mal à l’aise) : Ecoute, en fait…

SHERLOCK (les yeux rivés sur son appareil et en tendant la main vers John) : Mais je veux bien le smartphone.

JOHN : Y’a plus rien dedans : il a été entièrement vidé.

SHERLOCK : Je le sais, je le veux quand même.

JOHN : Tu ne peux pas le garder : il faut que je le rende à ton frère. (Sherlock continue de tendre la main)Sherlock, je dois aller lui rendre : il appartient à l’Etat maintenant. Je n’ai pas…

SHERLOCK (la main toujours tendue) : S’il te plaît. (John prend le téléphone dans le dossier et le dépose dans la main de Sherlock) Merci. (Il met le téléphone dans sa poche)

JOHN : Je lui rapporte le dossier.

SHERLOCK : Ouais.

[John commence à s’éloigner, puis revient sur ses pas.]

JOHN : Elle t’a envoyé des textos, après… cette histoire ?

SHERLOCK : Un. Il y a quelques mois de ça.

JOHN : Qu’est-ce qu’elle a dit ?

SHERLOCK : Adieu, Mr Holmes.

 

[John ne sait pas quoi répondre, et finalement quitte la pièce.

Sherlock lève les yeux de son microscope et consulte son portable : les textos qu’Irene lui a envoyés et auxquels il n’a presque jamais répondu.

 

Incrustation :         Je n’ai pas faim. Dînons ensemble.

                                 Je m’ennuie dans un hôtel. Rejoignez-moi. Dînons ensemble.

                                 Le blog de John est HILARANT ! 
                                 Je crois qu’il vous apprécie plus que moi. Dînons ensemble.

                                 Je vois Tower Bridge et la lune de ma chambre.
                                 Devinez où je suis et rejoignez-moi.

                                 Je vous ai vu dans la rue aujourd’hui. Vous ne m’avez pas vue.

                                 Vous le savez que cette casquette vous va bien, non ?

                                 Pour l’amour du ciel, dînons ensemble.

                                 J’adore votre drôle de casquette.

                                 Je suis en Egypte et je parle à un débile. 
                                 Prenez l’avion, dînons ensemble.

                                 Je vous ai trouvé sexy à la télé.

                                 Même vous avez besoin de manger. Dînons ensemble.

                                 Allumez la télé, vous allez rire.

                                 Je pense vous envoyer un cadeau de Noël.

                                 Sur la cheminée.

                                 Je ne suis pas morte. Dînons ensemble.

                                                                                                                       Bonne année.

                                 Adieu Mr Holmes.

 


Sherlock se dirige vers la fenêtre. La pluie ruisselle sur les carreaux.]

 

[Autre plan :

Des images de vidéo amateur. On y voit une jeune femme, à genoux, voilée et tapotant sur un portable. Elle est entourée d’hommes armés, s’exprimant en arabe.

 

Incrustation :           Adieu Mr Holmes

                                   Envoyer

 

Elle tend son téléphone à un de ses ravisseurs, tandis qu’un homme, en tenue de combattant afghan traditionnelle, s’approche d’elle. Il porte un sabre et le tend derrière la tête d’Irene Adler, digne alors que sa fin approche.

 « Soupir féminin »

Irene rouvre les yeux et se retourne vers son bourreau, dont le chech ne laisse apparaître que ses yeux bleus. ]

 

SHERLOCK : Quand je vous dirai « fuyez », fuyez.

[Il fait alors mine de brandir son arme et fait virevolter la lame. Les larmes d’Irene cèdent la place à un large sourire.]

 

 

[Retour au 221B où Sherlock sourit en se remémorant ce souvenir.]

SHERLOCK : La femme. (Il range le smartphone d’Irene dans un tiroir de son bureau) LA femme.

[La pluie continue de tomber. Il jette un coup d’œil au dehors, l’air grave, et s’éloigne.]

 

 

 

-Générique-

[Merci à Ariane DeVere qui a eu la gentillesse de nous laisser utiliser sa transcription pour notre quartier.]

A SCANDAL IN BELGRAVIA

 

SWIMMING POOL

The episode picks up precisely where “The Great Game” left off, with Sherlock aiming the pistol down at the bomb jacket. As he and Moriarty stare at each other, the introduction to The Bee Gees’ song “Stayin’ Alive” begins to play. Sherlock and John look around, confused. Moriarty briefly closes his eyes and sighs in exasperation.

MORIARTY: D’you mind if I get that?

SHERLOCK (nonchalantly): No, no, please. You’ve got the rest of your life.

Moriarty takes his phone from his pocket and answers it.

MORIARTY: Hello? ... Yes, of course it is. What do you want?

He mouths ‘Sorry’ at Sherlock, who sarcastically mouths ‘Oh, it’s fine’ back at him.

Moriarty rolls his eyes as he listens to the phone, turning away from Sherlock for a moment, then he spins back around, his face full of fury.

MORIARTY (into phone): SAY THAT AGAIN!

Sherlock frowns.

MORIARTY (venomously, into phone): Say that again, and know that if you’re lying to me, I will find you and I will skin you.

Sherlock looks round at John.

MORIARTY (into phone): Wait.

Lowering the phone, he begins to walks forward. Sherlock looks at the bomb jacket fretfully and adjusts the grip on his pistol as Moriarty approaches. He stops and gazes down at the ground thoughtfully before lifting his eyes to Sherlock.

MORIARTY: Sorry. Wrong day to die.

SHERLOCK (casually): Oh. Did you get a better offer?

Moriarty looks down at the phone, then turns and slowly starts to walk away.

MORIARTY: You’ll be hearing from me, Sherlock.

He strolls back around the pool towards the door, lifting the phone to his ear again.

MORIARTY (into phone): So if you have what you say you have, I will make you rich. If you don’t, I’ll make you into shoes.

Reaching the door, he raises his free hand and clicks his fingers. Instantly all the lasers focused on Sherlock and John disappear. As he walks through the door and vanishes from sight, Sherlock looks around the pool but can see no sign of the snipers. John sighs out a relieved breath.

JOHN: What happened there?

SHERLOCK: Someone changed his mind. The question is: who?

Elsewhere, a woman’s hand lowers her phone and switches it off. Wearing a pair of black Brazilian knickers under a sheer lace robe, she walks from the landing into a bedroom, lashing a riding crop against the door jamb as she speaks.

IRENE: Well now. Have you been wicked, Your Highness?

Inside the bedroom, a pair of naked legs can be seen lying on a bed.

SULTRY FEMALE VOICE: Yes, Miss Adler.

 

***Opening credits***

 

221B BAKER STREET

John is sitting at the table in the living room typing on his laptop. Sherlock, wearing a red dressing gown, is standing at the other side of the table drinking from a mug while leafing through a newspaper.

SHERLOCK: What are you typing?

JOHN: Blog.

SHERLOCK: About?

JOHN: Us.

SHERLOCK: You mean me.

JOHN: Why?

SHERLOCK: Well, you’re typing a lot.

The doorbell rings.

SHERLOCK: Right then. So, what have we got?

Over a period of many weeks, people are coming to 221B to consult with Sherlock.

MAN: My wife seems to be spending a very long time at the office.

SHERLOCK: Boring.

WOMAN: I think my husband might be having an affair.

SHERLOCK: Yes.

CREEPY GUY (holding a funeral urn): She’s not my real aunt. She’s been replaced – I know she has. I know human ash.

SHERLOCK (pointing to the door): Leave.

BUSINESSMAN: We are prepared to offer any sum of money you care to mention for the recovery of these files.

SHERLOCK: Boring.

GEEKY YOUNG MAN: We have this website. It explains the true meaning of comic books, ’cause people miss a lot of the themes.

Sherlock is already walking away, disinterested.

GEEKY YOUNG MAN: But then all the comic books started coming true.

(Sherlock comes back.)

SHERLOCK: Oh. Interesting.

Later, John is sitting in his chair and updating his blog again. He has entitled the entry “The Geek Interpreter”. Sherlock leans over his shoulder.

SHERLOCK: Geek interpreter. What’s that?

JOHN: It’s the title.

SHERLOCK: What does it need a title for?

John just smiles. Sherlock straightens up and walks away.

 

BART’S MORGUE

Sherlock is using his magnifier to look at a woman’s body lying on the table. John is standing at the other side of the table and Lestrade is nearby.

SHERLOCK: Do people actually read your blog?

JOHN: Where d’you think our clients come from?

SHERLOCK: I have a website.

JOHN: In which you enumerate two hundred and forty different types of tobacco ash. Nobody’s reading your website.

Sherlock straightens up and glares at him, then pouts as John continues to look at the body.

JOHN: Right then: dyed blonde hair; no obvious cause of death except for these speckles, whatever they are.

He points at the tiny red marks on the woman’s body but Sherlock has already turned and flounced out of the room.

 

221B BAKER STREET

John is updating his blog again. Sherlock walks past eating a piece of toast. He stops and looks at the title for the entry.

SHERLOCK (with his mouth full): Oh, for God’s sakes!

JOHN: What?

SHERLOCK: “The Speckled Blonde”?!

John purses his lips as Sherlock walks away again.

Two little girls are sitting together on one of the dining chairs in the flat as Sherlock paces.

LITTLE GIRL: They wouldn’t let us see Granddad when he was dead. Is that ’cause he’d gone to heaven?

SHERLOCK: People don’t really go to heaven when they die. They’re taken to a special room and burned.

The two girls look at each other in distress.

JOHN (reprovingly): Sherlock...

 

ON A WASTELAND

Lestrade is leading Sherlock and John across some open ground.

LESTRADE: There was a plane crash in Düsseldorf yesterday. Everyone dead.

SHERLOCK: Suspected terrorist bomb. We do watch the news.

JOHN: You said, “Boring,” and turned over.

Lestrade leads them to a car which has its boot opened. There’s a body inside. As Lestrade continues to speak, Sherlock looks all around the rear of the car.

LESTRADE (looking at a bag of evidence): Well, according to the flight details, this man was checked in on board. Inside his coat he’s got a stub from his boarding pass, napkins from the flight, even one of those special biscuits. Here’s his passport stamped in Berlin Airport. So this man should have died in a plane crash in Germany yesterday but instead he’s in a car boot in Southwark.

JOHN: Lucky escape (!)

LESTRADE (to Sherlock): Any ideas?

SHERLOCK (examining the man’s hand with his magnifier): Eight, so far.

He straightens up and looks at the body again, then frowns momentarily.

SHERLOCK: Okay, four ideas.

He turns to Lestrade and looks down at the passport and the ticket stub of the passenger, John Coniston, who was meant to be travelling on Flyaway Airways. Standing up, he gazes up into the sky.

SHERLOCK: Maybe two ideas.

The shadow of a passenger jet passes overhead.)

 

221B BAKER STREET

Sherlock – wearing heavy protective gloves and safety glasses and carrying a blowtorch in one hand and a glass container of green liquid in the other – has come to the living room table to look at John’s latest blog entry which is entitled “Sherlock Holmes baffled”.

SHERLOCK (indignantly): No, no, no, don’t mention the unsolved ones.

JOHN: People want to know you’re human.

SHERLOCK: Why?

JOHN: ’Cause they’re interested.

SHERLOCK: No they’re not. Why are they?

John smiles at his laptop.

JOHN: Look at that.

He’s looking at the hit counter on the front page of his blog.

JOHN: One thousand, eight hundred and ninety-five.

SHERLOCK: Sorry, what?

JOHN: I re-set that counter last night. This blog has had nearly two thousand hits in the last eight hours. This is your living, Sherlock – not two hundred and forty different types of tobacco ash.

SHERLOCK (sulkily): Two hundred and forty-three.

Firing up the blowtorch, he puts his safety glasses back on and heads back towards the kitchen.

 

THEATRE

Sherlock and John are walking across the stage of a theatre while police officers mill around nearby.

SHERLOCK: So, what’s this one? “Belly Button Murders”?

JOHN: “The Navel Treatment”?

SHERLOCK: Eurgh!

They walk backstage and meet up with Lestrade as they head for the exit.

LESTRADE: There’s a lot of press outside, guys.

SHERLOCK: Well, they won’t be interested in us.

LESTRADE: Yeah, that was before you were an internet phenomenon. A couple of them specifically wanted photographs of you two.

SHERLOCK (exasperated, glaring round at John): For God’s sake!

John quirks a smile as they walk on, then Sherlock spots some costumes on a rack just inside a nearby dressing room. He walks in and grabs a couple of items off the rack.

SHERLOCK: John.

He tosses a cap at him.

SHERLOCK: Cover your face and walk fast.

LESTRADE: Still, it’s good for the public image, a big case like this.

SHERLOCK: I’m a private detective. The last thing I need is a public image.

He puts on the other hat that he had picked up – a deerstalker – and heads out the exit door pulling the hat as low as possible over his eyes and tugging the collar of his coat up. Outside, photographers start taking pictures of him and John.

Later, some of the pictures have been used in various newspapers, together with headlines such as “Hat-man and Robin: The web detectives”, “Sherlock Net ‘Tec”, “Sherlock & John: Blogger Detectives” and “Sherlock Holmes: net phenomenon”.

The last of these newspaper reports has caught the attention of Irene Adler, who slowly strokes her hand over the photograph of Sherlock, then runs her hand along her riding crop before laying it down on top of the photograph. She picks up her phone and dials.

IRENE: Hello. I think it’s time, don’t you?

 

221B BAKER STREET

Mrs Hudson picks up a mug and an almost empty bottle of milk from the mantelpiece and walks into the kitchen, tutting in exasperation at the mess in there. Putting the mug onto the table she takes the milk across to the fridge door and opens it, recoiling from the smell emanating from inside. Putting the milk into the fridge door she picks up the offending smelly item and drops it into the bin, then pulls open the salad crisper at the bottom and takes out a clear plastic bag from it. Peering at the contents, she cringes as she realises what’s inside.

MRS HUDSON: Ooh dear! Thumbs!

She drops the bag back into the salad crisper, and then turns as an overweight man stumbles into the kitchen through the side door and stares at her wide-eyed and confused.

MAN: The door was ... the door was...

He breathes heavily, and then drops to the floor in a faint. Mrs Hudson stares at him in terror for a moment, and then calls out.

MRS HUDSON: Boys! You’ve got another one!

She bends down to the unconscious man.

MRS HUDSON: Ooh!

Later the man – whose name is Phil – has regained consciousness and is sitting on one of the dining table chairs in the middle of the lounge. He is staring rather blankly in front of him. John is sitting on the sofa behind him and Sherlock is out of sight but presumably pacing.

SHERLOCK (sternly): Tell us from the start. Don’t be boring.

Fourteen hours earlier, somewhere in the country Phil’s car has broken down. He tries to start the engine for what is apparently the umpteenth time but it refuses to start. Phil slams his hands angrily onto the steering wheel and gets out again staring uselessly down under the open bonnet and tweaks a few connections hopefully. He looks around but there is no sign of any other traffic on the country lane. He looks at a field that stretches down to a river some distance away. A man wearing a red jacket is standing on the edge of a stream which leads down to the river. He has his back to the road. Phil peers at him for a moment but he’s too far away to have even noticed what’s happening on the road and eventually Phil gets back into the car again and tries once more to start the engine. It whines ferociously and then loudly backfires. Phil sighs, then looks across towards the river and realises that the man is now lying on the ground. He gets out of the car and stares.

PHIL (calling out): Hey! Are you okay?

(The man doesn’t respond or react.)

PHIL (starting to walk towards him): Excuse me! Are you all right?

As yet unseen by Phil, the man has fallen onto his back. There is a lot of blood underneath the back of his head.

 

RIVERSIDE

Many hours later a crime scene has been set up. A young police officer brings a mobile phone over to Detective Inspector Carter.

POLICE OFFICER: Sir. A phone call for you.

CARTER (into phone): Carter.

Lestrade is at the other end of the line, sitting in his car in Baker Street.

LESTRADE: Have you heard of Sherlock Holmes?

CARTER: Who?

LESTRADE: Well, you’re about to meet him now. This is your case. It’s entirely up to you. These is just friendly advice, but give Sherlock five minutes on your crime scene and listen to everything that he has to say. And as far as possible, try not to punch him.

As Lestrade has been speaking, a car has driven up and stopped near the crime scene. Carter looks down in bewilderment at the phone as Lestrade ends the call. The young police officer has been leaning into the car speaking to the person in the back seat.

POLICE OFFICER: Okay.

He turns to Carter as he approaches.

POLICE OFFICER: Sir, this gentleman says he needs to speak to you.

CARTER: Yes, I know. (He walks closer to the car.) Sherlock Holmes.

JOHN (getting out of the car and shaking Carter’s hand): John Watson. Are you set up for Wi-Fi?

 

221B BAKER STREET

Sherlock wanders out from the hallway and strolls into the kitchen wearing only a sheet wrapped around him.

JOHN (off screen): You realise this is a tiny bit humiliating?

SHERLOCK (still yawning as he picks up a mug of tea from the side table): It’s okay, I’m fine.

He walks over to an open laptop on the work surface, picks it up and looks into the screen as he carries the laptop into the living room.

SHERLOCK: Now, show me to the stream.

JOHN (off screen): I didn’t really mean for you.

SHERLOCK: Look, this is a six.

He sits down at the table in the living room and puts the laptop onto the table. Just then the doorbell rings but he ignores it.

SHERLOCK (adjusting the screen so that his face can be seen by the laptop’s camera): There’s no point in my leaving the flat for anything less than a seven. We agreed. Now, go back. Show me the grass.

John has walked down to the stream and is talking with Sherlock. He points the camera on his laptop towards the grass at the stream’s edge and squats down.

JOHN: When did we agree that?

SHERLOCK: We agreed it yesterday. Stop!

He leans closer to the screen and looks at the mud on the ground.

SHERLOCK: Closer.

Instead of following his instructions, John swings the laptop around so that he can look into the camera.

JOHN: I wasn’t even at home yesterday. I was in Dublin.

SHERLOCK: Well, it’s hardly my fault you weren’t listening.

The doorbell rings more insistently. Sherlock briefly looks round in the direction of the stairs.

SHERLOCK (angrily): SHUT UP!

JOHN: D’you just carry on talking when I’m away?

SHERLOCK (shrugging): I don’t know. How often are you away? Now, show me the car that backfired.

Sighing, John stands up and turns the laptop and its camera towards the road to show Phil’s car.

JOHN: It’s there.

SHERLOCK: That’s the one that made the noise, yes?

JOHN (swinging the camera back around to look into it): Yeah. And if you’re thinking gunshot, there wasn’t one. He wasn’t shot; he was killed by a single blow to the back of the head from a blunt instrument which then magically disappeared along with the killer. That’s gotta be an eight at least.

Sherlock has leaned back in his chair and is running his finger back and forth over his top lip as he thinks. As John walks back towards the road, Carter is following along behind him.

CARTER: You’ve got two more minutes, then I want to know more about the driver.

SHERLOCK (waving his hand dismissively): Oh, forget him. He’s an idiot. Why else would he think himself a suspect?

Carter catches up to John and leans over to look into the camera.

CARTER: I think he’s a suspect!

Sherlock leans forward angrily.

SHERLOCK: Pass me over.

JOHN: All right, but there’s a Mute button and I will use it.

He tilts the laptop at an angle that Sherlock’s not happy with.

SHERLOCK (irritated): Up a bit! I’m not talking from down ’ere!

John has had enough and offers the laptop to Carter.

JOHN: Okay, just take it, take it.

Carter takes the laptop as Sherlock starts talking at double the usual speed.

SHERLOCK: Having driven to an isolated location and successfully committed a crime without a single witness, why would he then call the police and consult a detective? Fair play? (!)

CARTER: He’s trying to be clever. It’s over-confidence.

SHERLOCK (sighing in exasperation): Did you see him? Morbidly obese, the undisguised halitosis of a single man living on his own, the right sleeve of an internet porn addict and the breathing pattern of an untreated heart condition. Low self-esteem, tiny IQ and a limited life expectancy – and you think he’s an audacious criminal mastermind?!

He turns around to John’s chair where – unseen by us until now – Phil has been sitting all the time.

SHERLOCK: Don’t worry – this is just stupid.

PHIL (anxiously): What did you say? Heart what?

Ignoring him, Sherlock turns back to the camera.

SHERLOCK: Go to the stream.

CARTER: What’s in the stream?

SHERLOCK: Go and see.

As Carter hands the laptop back to John, Mrs Hudson comes up the stairs and into the living room followed by two men wearing suits.

MRS HUDSON: Sherlock! You weren’t answering your doorbell!

One of the men, Plummer, looks at his colleague while pointing with his thumb in the direction of the kitchen.

PLUMMER: His room’s through the back. Get him some clothes.

SHERLOCK: Who the hell are you?

PLUMMER: Sorry, Mr Holmes. You’re coming with us.

He reaches forward to close down the lid of the laptop as John calls out in alarm.

JOHN: Sherlock, what’s going on? What’s happening?

As his screen goes black, he pokes at the keyboard frantically.

JOHN: I’ve lost him. I don’t know what...

The young police officer hurries over to him with a phone pressed to his ear.

POLICE OFFICER: Doctor Watson?

JOHN: Yeah.

POLICE OFFICER: It’s for you.

JOHN: Okay, thanks.

Still looking at the screen, he holds out his hand for the phone.

POLICE OFFICER: Uh, no, sir. The helicopter.

They both turn and look at the helicopter which is just coming in to land at the edge of the river.

 

221B BAKER STREET

Plummer’s colleague has collected a pile of clothes and a pair of shoes and puts them down onto the table in front of Sherlock, who raises his eyebrows and shrugs disinterestedly.

PLUMMER: Please, Mr Holmes. Where you’re going, you’ll want to be dressed.

Sherlock turns his head, gazes at the man and begins to deduce the hell out of him.

Looking at his clothes: Suit £700

Glancing at his breast pocket and the area where a pistol would be if Plummer was carrying one: Unarmed

Thumbnail: Manicured

Forehead: Office worker

The way his hands are folded in front of him: Right handed

Looking down to his shoes: Indoor worker

Seeing some wiry hairs on the cuff of his trouser leg: Small dog

Seeing a mark higher up the same trouser leg: Two small dogs

Seeing more hairs on the other trouser leg: Three small dogs

Back at the crime scene, the helicopter takes off.

SHERLOCK: Oh, I know exactly where I’m going.

In the helicopter, sitting beside the pilot, John frowns and looks down as they fly over London. As it approaches Buckingham Palace the pilot begins to speak into his comms.

 

BUCKINGHAM PALACE

John has been shown into an enormous ornate hall with massive crystal chandeliers. He looks around for a moment, then follows his escort who gestures him to a nearby room before walking away. On a small round table is the pile of clothes and shoes which had been put down in front of Sherlock earlier. There is a sofa either side of the table and sitting on the left-hand one is Sherlock, still wrapped in his sheet. He looks across to John calmly. John holds out his hands in a “What the hell?!” gesture. Sherlock shrugs disinterestedly and looks away again. Nodding in a resigned way, John walks slowly into the room, then sits down on the sofa. He gazes in front of himself for a moment, chewing back a giggle, looks around the room again and then looks at Sherlock, peering closely at his sheet and particularly the section wrapped around his backside. He turns his head away again.

JOHN: Are you wearing any pants?

SHERLOCK: No.

JOHN: Okay.

He sighs quietly. A moment later Sherlock turns and looks at him just as John also turns to look. Their eyes meet and they promptly burst out laughing.

JOHN (gesturing around the building): At Buckingham Palace, fine. (He tries to get himself under control.) Oh, I’m seriously fighting an impulse to steal an ashtray.

Sherlock chuckles again.

JOHN: What are we doing here, Sherlock? Seriously, what?

SHERLOCK (still smiling): I don’t know.

JOHN: Here to see the Queen?

At that moment Mycroft walks in from the next room.

SHERLOCK: Oh, apparently yes.

John cracks up again and Sherlock promptly joins in. The two of them continue to giggle as Mycroft looks at them in exasperation.

MYCROFT: Just once, can you two behave like grown-ups?

JOHN: We solve crimes, I blog about it and he forgets his pants, so I wouldn’t hold out too much hope.

Sherlock looks up at his brother as he walks into the room, all humour gone from his face.

SHERLOCK: I was in the middle of a case, Mycroft.

MYCROFT: What, the hiker and the backfire? I glanced at the police report. Bit obvious, surely?

SHERLOCK: Transparent.

John looks startled.

MYCROFT: Time to move on, then.

He bends down and picks up the clothes and shoes from the table, turning to offer them to Sherlock. His brother gazes at them uninterestedly. Mycroft sighs.

MYCROFT: We are in Buckingham Palace, the very heart of the British nation. (Sternly) Sherlock Holmes, put your trousers on.

SHERLOCK (shrugging): What for?

MYCROFT: Your client.

SHERLOCK (standing up): And my client is?

EQUERRY: Illustrious...

Sherlock turns to look at the man who has just walked into the room.

EQUERRY: ... in the extreme.

John stands up respectfully.

EQUERRY: And remaining – I have to inform you – entirely anonymous.

He looks across to Mycroft.

EQUERRY: Mycroft!

MYCROFT: Harry.

Smiling, he walks over and shakes the equerry’s hand.

MYCROFT: May I just apologise for the state of my little brother?

EQUERRY: Full-time occupation, I imagine.

Sherlock scowls)

EQUERRY: And this must be Doctor John Watson, formerly of the Fifth Northumberland Fusiliers.

JOHN: Hello, yes.

They shake hands.

EQUERRY: My employer is a tremendous fan of your blog.

JOHN (looking startled): Your employer?

EQUERRY: Particularly enjoyed the one about the aluminium crutch.

JOHN: Thank you!

He looks round at Sherlock, clearing his throat smugly.

EQUERRY (walking closer to Sherlock): And Mr Holmes the younger. You look taller in your photographs.

SHERLOCK: I take the precaution of a good coat and a short friend.

Looking round momentarily at John, he walks abruptly past him, forcing him to step back, and approaches his brother.

SHERLOCK: Mycroft, I don’t do anonymous clients. I’m used to mystery at one end of my cases. Both ends is too much work.

He looks round to the equerry.

SHERLOCK: Good morning.

He starts to walk out of the room but Mycroft steps onto the trailing edge of the sheet behind him. Sherlock’s impetus carries him forward while pulling the sheet off his body. He stops and grabs at it before he’s completely naked and tries to tug it back around himself, looking furious.

MYCROFT: This is a matter of national importance. Grow up.

With his back still turned to his brother, Sherlock speaks through gritted teeth.

SHERLOCK: Get off my sheet!

MYCROFT: Or what?

SHERLOCK: Or I’ll just walk away.

MYCROFT: I’ll let you.

JOHN: Boys, please. Not here.

SHERLOCK (almost incandescent with rage): Who. Is. My. Client?

MYCROFT: Take a look at where you’re standing and make a deduction. You are to be engaged by the highest in the land. Now for God’s sake...

He breaks off and glances at the equerry briefly, trying to get his anger under control before he turns back to his brother again.

MYCROFT (exasperated): ... put your clothes on!

Sherlock closes his eyes furiously, then pulls in a sharp breath.

Sherlock has finally got dressed and is sitting on the sofa again beside John. Mycroft and the equerry sit on the opposite sofa. Mycroft is pouring tea from a teapot. Following the old-fashioned superstition that only one person in the household should pour the tea, and that person is “being mother”, he looks at the equerry and smiles.

MYCROFT: I’ll be mother.

SHERLOCK (pointedly): And there is a whole childhood in a nutshell.

Mycroft glowers at him, then puts the teapot down. The equerry looks at Sherlock.

EQUERRY: My employer has a problem.

MYCROFT: A matter has come to light of an extremely delicate and potentially criminal nature, and in this hour of need, dear brother, your name has arisen.

SHERLOCK: Why? You have a police force of sorts, even a marginally Secret Service. Why come to me?

EQUERRY: People do come to you for help, don’t they, Mr Holmes?

SHERLOCK: Not, to date, anyone with a Navy.

MYCROFT: This is a matter of the highest security, and therefore of trust.

JOHN: You don’t trust your own Secret Service?

MYCROFT: Naturally not. They all spy on people for money.

John bites back a smile.

EQUERRY: I do think we have a timetable.

MYCROFT: Yes, of course. Um...

He opens his briefcase, takes out a glossy photograph and hands it to Sherlock who looks at the picture of a beautiful woman.

MYCROFT: What do you know about this woman?

SHERLOCK: Nothing whatsoever.

MYCROFT: Then you should be paying more attention.

As he continues to speak, we switch between the palace and footage of the woman as she is being driven through London. Her phone trills a text alert and she looks at the message which reads “I’m sending you a treat”.

MYCROFT: She’s been at the centre of two political scandals in the last year, and recently ended the marriage of a prominent novelist by having an affair with both participants separately.

SHERLOCK: You know I don’t concern myself with trivia. Who is she?

MYCROFT: Irene Adler, professionally known as The Woman.

Arriving at an elegant house in London, Irene’s female chauffeur opens the car door for her and then precedes her into the house. Irene’s phone shows that it is downloading an image as she walks indoors.

JOHN: Professionally?

MYCROFT: There are many names for what she does. She prefers ‘dominatrix’.

SHERLOCK (thoughtfully): Dominatrix.

MYCROFT: Don’t be alarmed. It’s to do with sex.

SHERLOCK: Sex doesn’t alarm me.

MYCROFT (smiling snidely at him): How would you know?

Sherlock raises his head and stares at his brother.

MYCROFT: She provides – shall we say – recreational scolding for those who enjoy that sort of thing and are prepared to pay for it. (He takes more photographs from his briefcase and hands them to Sherlock.) These are all from her website.

Sherlock takes the photographs and leafs through them. They are professional-looking publicity shots for her ‘services’ and show Irene at her glamorous and sexy best. At the same time, walking up the stairs at her house, Irene looks down at her phone and flicks through shots which someone has taken of Sherlock wrapped in his sheet as he left 221B and got into Plummer’s car.

SHERLOCK: And I assume this Adler woman has some compromising photographs.

EQUERRY: You’re very quick, Mr Holmes.

SHERLOCK: Hardly a difficult deduction. Photographs of whom?

EQUERRY: A person of significance to my employer. We’d prefer not to say any more at this time.

Glaring at him angrily, Sherlock puts the photographs down on the table.

JOHN: You can’t tell us anything?

MYCROFT: I can tell you it’s a young person.

John drinks from his teacup.

MYCROFT: A young female person.

John’s eyes widen. Sherlock smirks.

SHERLOCK: How many photographs?

MYCROFT: A considerable number, apparently.

SHERLOCK: Do Miss Adler and this young female person appear in these photographs together?

MYCROFT: Yes, they do.

SHERLOCK: And I assume in a number of compromising scenarios.

MYCROFT: An imaginative range, we are assured.

Without looking round at him, Sherlock realises that John is staring blankly at Mycroft with his teacup still half raised.

SHERLOCK: John, you might want to put that cup back in your saucer now.

John quickly does as advised.

EQUERRY: Can you help us, Mr Holmes?

SHERLOCK: How?

EQUERRY: Will you take the case?

SHERLOCK: What case? Pay her, now and in full. As Miss Adler remarks in her masthead, “Know when you are beaten”.

He turns and reaches for his overcoat which is draped on the back of the sofa.

MYCROFT: She doesn’t want anything.

Sherlock turns back towards him.

MYCROFT: She got in touch, she informed us that the photographs existed, she indicated that she had no intention to use them to extort either money or favour.

SHERLOCK (finally interested for the first time): Oh, a power play. A power play with the most powerful family in Britain. Now that is a dominatrix. Ooh, this is getting rather fun, isn’t it?

JOHN: Sherlock...

SHERLOCK: Hmm.

He turns around and reaches for his coat again.

SHERLOCK: Where is she?

MYCROFT: Uh, in London currently. She’s staying...

Not waiting for him to finish, Sherlock picks up his coat, stands and starts to walk away.

SHERLOCK: Text me the details. I’ll be in touch by the end of the day.

The other three men get to their feet.

EQUERRY: Do you really think you’ll have news by then?

SHERLOCK (turning back to him): No, I think I’ll have the photographs.

EQUERRY: One can only hope you’re as good as you seem to think.

Sherlock looks at him sharply, indignant that he should doubt him. We see a stream of deductions as Sherlock glances down his body)

Dog Lover

Public School

Horse Rider

Early Riser

Left Side Of Bed

Sherlock’s eyes begin to rise up the man’s body again as his deductions continue.

Non-Smoker

Father Half Welsh

Keen Reader

Tea Drinker

Sherlock looks across to Mycroft.

SHERLOCK: I’ll need some equipment, of course.

MYCROFT: Anything you require. I’ll have it sent to...

SHERLOCK (interrupting): Can I have a box of matches?

He’s looking at the equerry as he speaks.

EQUERRY: I’m sorry?

SHERLOCK: Or your cigarette lighter. Either will do.

He holds out his hand expectantly.

EQUERRY: I don’t smoke.

SHERLOCK: No, I know you don’t, but your employer does.

After a pause during which John frowns in puzzlement, the equerry reaches into his pocket and takes out a lighter which he hands to Sherlock.

EQUERRY: We have kept a lot of people successfully in the dark about this little fact, Mr Holmes.

SHERLOCK: I’m not the Commonwealth.

Taking the lighter and putting it into his trouser pocket, he turns away.

JOHN (to the equerry): And that’s as modest as he gets. Pleasure to meet you.

He follows after Sherlock as he strolls out of the room.

SHERLOCK (in an Estuary English accent, not sounding the ‘t’ in the word): Laters!

John throws an apologetic glance over his shoulder as they leave.

 

IN A CAB

JOHN: Okay, the smoking. How did you know?

Sherlock smiles briefly, then shakes his head.

SHERLOCK: The evidence was right under your nose, John. As ever, you see but do not observe.

JOHN: Observe what?

Sherlock reaches into his coat.

SHERLOCK: The ashtray.

He pulls out a glass ashtray. John laughs with delight as Sherlock tosses the ashtray into the air, catches it and tucks it back into his coat, chuckling. They are both unaware that someone – presumably in a car driving alongside theirs – is photographing them.

 

IRENE’S HOUSE

The photos have been sent to Irene’s phone. Sitting on the side of her bed, she looks through them, smiling, then calls out.

IRENE: Kate!

Kate, the woman who drove her earlier, comes into the room.

IRENE: We’re going to have a visitor. I’ll need a bit of time to get ready.

She walks over to her dressing table as Kate bends down to pick up a discarded stocking from the floor.

KATE: A long time?

IRENE: Ages!

Later, wearing a see-through négligé over her knickers and stockings, Irene opens the doors to her enormous walk-in wardrobe and walks inside, running her fingers along her outfits as she decides what to wear.

 

221B BAKER STREET

John sits in the living room as Sherlock hurls clothes around his bedroom. John looks up from what he’s reading.

JOHN: What are you doing?

SHERLOCK: Going into battle, John. I need the right armour.

He walks into view, wearing a large yellow hi-vis jacket.

SHERLOCK: No.

He rips it off again.

 

IRENE’S HOUSE

Irene is looking at herself in a full-length mirror, turning side-on to look at the glittery dark purple cocktail dress she’s wearing.

IRENE: Nah.

KATE (leaning against the door jamb): Works for me.

IRENE: Everything works on you.

 

IN A CAB

Sherlock and John are on the move. Sherlock is wearing his usual coat and scarf.

JOHN: So, what’s the plan?

SHERLOCK: We know her address.

JOHN: What, just ring her doorbell?

SHERLOCK: Exactly.

He calls out to the cab driver.

SHERLOCK: Just here, please.

JOHN: You didn’t even change your clothes.

SHERLOCK: Then it’s time to add a splash of colour.

At her house, Irene is doing the same thing as Kate carefully applies make-up to her eyes.

Nearby, Sherlock and John have got out of the taxi and Sherlock leads John down a narrow street, pulling his scarf off as he goes. Eventually he stops and turns around to face John.

JOHN: Are we here?

SHERLOCK: Two streets away, but this’ll do.

JOHN: For what?

SHERLOCK (gesturing to his own left cheek): Punch me in the face.

Kate runs her thumb over Irene’s mouth, wondering what colour to apply.

KATE: Shade?

IRENE: Blood.

 

IN THE NARROW STREET

JOHN: Punch you?

SHERLOCK: Yes. Punch me, in the face. (He gestures to his left cheek again.) Didn’t you hear me?

JOHN: I always hear ‘punch me in the face’ when you’re speaking, but it’s usually sub-text.

SHERLOCK (exasperated): Oh, for God’s sakes.

He punches John in the face. As John grunts in pain and reels from the blow, Sherlock shakes out his hand and then blows out a breath, bracing himself. John straightens up and immediately punches Sherlock. However, despite his anger – and his left-handedness – he does so right-handed and therefore strikes him on the left cheek just as Sherlock had indicated.

JOHN: Ow!

Turning away as Sherlock picks himself up, he flexes his hand painfully and examines his knuckles. Sherlock finally straightens up, holding his fingers to the cut on his cheek.

SHERLOCK: Thank you. That was – that was...

Still fighting right-handed, John punches him in the stomach, sending him crashing to the ground.

Slowly Kate paints blood-red lipstick onto Irene’s mouth.

In the street, Sherlock is doubled over with John on his back half–strangling him. John’s face is contorted with pent-up anger and frustration, and Sherlock is struggling to pull his hands off him.

SHERLOCK (half-choking): Okay! I think we’re done now, John.

JOHN (savagely): You wanna remember, Sherlock: I was a soldier. I killed people.

SHERLOCK: You were a doctor!

JOHN: I had bad days!

 

IRENE’S HOUSE

Kate finishes painting Irene’s lips.

KATE: What are you gonna wear?

IRENE: My battle dress.

KATE: Ooh! Lucky boy!

Downstairs, the intercom buzzes. Kate goes downstairs and activates it, looking at the camera footage from the front door.

KATE: Hello?

Sherlock stares into the camera wide-eyed and flustered. He talks in an anxious, tearful voice and keeps looking around behind him as he speaks.

SHERLOCK: Ooh! Um, sorry to disturb you. Um, I’ve just been attacked, um, and, um, I think they ... they took my wallet and, um, and my phone. Umm, please could you help me?

Kate has been holding back her laughter as she has been listening to him.

KATE: I can phone the police if you want.

SHERLOCK (tearfully): Thank you, thank you! Could you, please?

He takes a step back and the camera now shows that his shirt is buttoned right up to the top and there is a piece of white plastic under the collar which makes him look like he is wearing the ‘dog collar’ of a vicar.

SHERLOCK: Oh, would you ... would you mind if I just waited here, just until they come? Thank you. Thank you so much.

Holding a handkerchief to his cheek, he starts to grizzle pathetically. Grinning, Kate buzzes him in. Sherlock comes in, followed by John.

SHERLOCK (still in character): Thank you. (He briefly looks around the large entrance hall.) Er, ooh!

JOHN (closing the door): I – I saw it all happen. It’s okay, I’m a doctor.

Kate nods.

JOHN: Now, have you got a first aid kit?

KATE: In the kitchen.

She gestures for Sherlock to go into the front room.

KATE: Please.

SHERLOCK: Oh! Thank you!

JOHN: Thank you. (He follows Kate as she heads for the kitchen.)

Sherlock has taken off his coat and is sitting on a sofa in the elegant sitting room and looking around. As he hears footsteps approaching, he sits up a little and holds the handkerchief to his cheek.

IRENE (off-screen): Hello. Sorry to hear that you’ve been hurt. I don’t think Kate caught your name.

SHERLOCK: I’m so sorry. I’m ...

He turns and looks at Irene as she walks into view and stops at the doorway. His voice fails him as he realises that, with the exception of high-heeled shoes, she is stark naked. His jaw drops a little.

IRENE: Oh, it’s always hard to remember an alias when you’ve had a fright, isn’t it?

She walks into the room and stands directly in front of him, straddling his legs and half-kneeling on the sofa, then reaches forward and pulls the white plastic dog collar from his shirt collar.

IRENE: There now – we’re both defrocked...

She smiles down at him.

IRENE: ... Mr Sherlock Holmes.

SHERLOCK in his normal voice: Miss Adler, I presume.

IRENE (gazing down at his face): Look at those cheekbones. I could cut myself slapping that face. Would you like me to try?

Narrowing her eyes, she lifts the white plastic to her mouth and bites down on it. As Sherlock stares up at her in confusion, John walks into the room carrying a bowl of water and a fabric napkin. His eyes are lowered to the bowl to avoid spilling its contents.

JOHN: Right, this should do it.

He stops dead in the doorway as he lifts his eyes and sees the scene in front of him. Irene looks round to him, the plastic still in her teeth. John looks at her awkwardly, then down at the bowl before looking up again.

JOHN: I’ve missed something, haven’t I?

Irene takes the plastic from her teeth.

IRENE: Please, sit down.

She steps back from Sherlock, who fidgets uncomfortably on the sofa as she walks away.

IRENE: Oh, if you’d like some tea I can call the maid.

SHERLOCK: I had some at the Palace.

IRENE: I know.

She sits down in a nearby armchair and crosses her legs, folding her arms gracefully to obscure the view of her chest.

SHERLOCK: Clearly.

They stare silently at each other for several seconds, weighing each other up. John looks at them awkwardly.

JOHN: I had a tea, too, at the Palace, if anyone’s interested.

Sherlock’s eyes are still fixed on Irene as he attempts to make as many deductions as he can about her. His final analysis is as follows:

???????

Bewildered, he turns and looks at John and starts to analyse him.

Looking at his neckline: Two Day Shirt

Looking at his lower face: Electric not blade

Looking at the bottom of his jeans and his shoes: Date tonight

John frowns as Sherlock continues to gaze at him.

Looking at John’s right eyebrow: Hasn’t phoned sister

Looking at John’s lower lip: New toothbrush

Looking just underneath his eyes: Night out with Stamford

Relieved that he hasn’t had a brain embolism, Sherlock slowly turns his head and looks at Irene again. Narrowing his eyes slightly, he applies all his deductive reasoning as she smiles confidently back at him, and he quickly comes to the following conclusion:

???????

He frowns.

IRENE: D’you know the big problem with a disguise, Mr Holmes?

He quirks an eyebrow at her.

IRENE: However hard you try, it’s always a self-portrait.

SHERLOCK: You think I’m a vicar with a bleeding face?

IRENE: No, I think you’re damaged, delusional and believe in a higher power. In your case, it’s yourself.

Finally fed up with the tightness of his shirt, Sherlock starts unbuttoning the top two buttons. Irene leans forward.

IRENE: Oh, and somebody loves you. Why, if I had to punch that face, I’d avoid your nose and teeth too.

She glances across to John momentarily. John forces a laugh.

JOHN: Could you put something on, please? Er, anything at all. (He looks down at what he’s holding.) A napkin.

IRENE: Why? Are you feeling exposed?

SHERLOCK (standing up): I don’t think John knows where to look.

He picks up his coat, shakes it out and holds it out to Irene. Ignoring him for the moment, she stands up and walks closer to John, who rolls his head on his neck uncomfortably and forces himself to maintain eye contact with her and not to let his eyes wander lower.

IRENE: No, I think he knows exactly where.

She turns to Sherlock who is still holding out the coat while steadfastly keeping his gaze averted.

IRENE (taking the coat from him): I’m not sure about you.

SHERLOCK: If I wanted to look at naked women I’d borrow John’s laptop.

JOHN: You do borrow my laptop.

SHERLOCK: I confiscate it.

He walks over to the fireplace opposite the sofa.

IRENE (putting the coat on and wrapping it around her): Well, never mind. We’ve got better things to talk about. Now tell me – I need to know.

(She walks over to the sofa and sits down.)

IRENE: How was it done?

SHERLOCK: What?

IRENE (taking her shoes off): The hiker with the bashed-in head. How was he killed?

SHERLOCK: That’s not why I’m here.

IRENE: No, no, no, you’re here for the photographs but that’s never gonna happen, and since we’re here just chatting anyway...

JOHN: That story’s not been on the news yet. How do you know about it?

IRENE: I know one of the policemen. Well, I know what he likes.

JOHN: Oh. (He sits down beside her.) And you like policemen?

IRENE: I like detective stories – and detectives. Brainy’s the new sexy.

SHERLOCK (incoherently): Positionofthecar ...

John turns his head and stares at him as he pulls himself together.

SHERLOCK (starting to pace slowly): Er, the position of the car relative to the hiker at the time of the backfire. That and the fact that the death blow was to the back of the head. That’s all you need to know.

IRENE: Okay, tell me: how was he murdered?

SHERLOCK: He wasn’t.

IRENE: You don’t think it was murder?

SHERLOCK: I know it wasn’t.

IRENE: How?

SHERLOCK: The same way that I know the victim was an excellent sportsman recently returned from foreign travel and that the photographs I’m looking for are in this room.

IRENE: Okay, but how?

SHERLOCK: So they are in this room. Thank you. John, man the door. Let no-one in.

The two of them exchange a significant look, then John gets up and puts the bowl and napkin on a table before leaving the room and closing the door behind him. In the hallway he looks around, then picks up a magazine from a nearby table and rolls it up. Back in the sitting room, Irene sits up straighter, looking suspiciously at the closed door.

SHERLOCK (starting to pace again): Two men alone in the countryside several yards apart, and one car.

IRENE: Oh. I – I thought you were looking for the photos now.

SHERLOCK: No, no. Looking takes ages. I’m just going to find them but you’re moderately clever and we’ve got a moment, so let’s pass the time.

He stops and turns to her.

SHERLOCK: Two men, a car, and nobody else.

He squats down and suddenly it’s as if he is at the crime scene, squatting down next to the driver’s door of Phil’s car. Inside, frozen in time, Phil’s face is screwed up with rage as he is about to slam his hands angrily onto the steering wheel.

SHERLOCK: The driver’s trying to fix his engine. Getting nowhere.

Straightening up, he turns and looks into the field.

SHERLOCK: And the hiker’s taking a moment, looking at the sky.

Now he’s down in the field, walking around the hiker.

SHERLOCK: Watching the birds?

He looks doubtful.

SHERLOCK: Any moment now, something’s gonna happen. What?

Irene is sitting on her sofa which has mysteriously appeared in the field near the hiker.

IRENE: The hiker’s going to die.

SHERLOCK: No, that’s the result. What’s going to happen?

IRENE: I don’t understand.

SHERLOCK: Oh, well, try to.

IRENE: Why?

SHERLOCK: Because you cater to the whims of the pathetic and take your clothes off to make an impression. Stop boring me and think. It’s the new sexy.

IRENE: The car’s going to backfire.

SHERLOCK: There’s going to be a loud noise.

IRENE: So, what?

SHERLOCK: Oh, noises are important. Noises can tell you everything. For instance...

Back in the sitting room – which they never left – he pauses dramatically and a moment later a smoke alarm starts to beep insistently from the hall. Out in the hall, John had set light to the end of the rolled-up magazine, blown it mostly out again and allowed the smoke to drift upwards. Now he waves his hand over the magazine and blows on it to try to put it out completely. In the sitting room, Irene turns and looks at the large mirror over the fireplace. Sherlock turns his head and follows her gaze.

SHERLOCK: Thank you. On hearing a smoke alarm, a mother would look towards her child. Amazing how fire exposes our priorities.

He walks over to the fireplace and begins running his fingers underneath the mantelpiece. Finding a switch under there, he presses it and the mirror slides upwards, revealing a small wall safe behind it. Sherlock turns and looks at Irene as she stands up.

SHERLOCK: Really hope you don’t have a baby in here.

He calls out.

SHERLOCK: All right, John, you can turn it off now.

In the hall, John is still trying to put out the smouldering magazine.

SHERLOCK (loudly): I said you can turn it off now.

JOHN: Give me a minute.

He starts thwacking the end of the magazine on the table, but then looks round as three men run down the stairs. The first one raises an enormous pistol and fires it up at the smoke alarm, shattering it. The beeping stops. One of the other men hurries towards John, aiming his pistol at him and John instantly raises his hands, looking at the first man as he walks over and stops in front of him.

JOHN: Thank you.

In the sitting room Sherlock is looking closely at the number pad on the front of the safe.

SHERLOCK: Hmm. Should always use gloves with these things, you know. Heaviest oil deposit’s always on the first key used – that’s quite clearly the three – but after that the sequence is almost impossible to read. I’d say from the make that it’s a six digit code. Can’t be your birthday – no disrespect but clearly you were born in the eighties; the eight’s barely used, so...

IRENE: I’d tell you the code right now but you know what? I already have.

Sherlock frowns at her.

IRENE: Think.

The door bursts open and the leader of the group, Neilson, comes in and aims his pistol at Sherlock.

NEILSON: Hands behind your head. (To Irene) On the floor. Keep it still.

(A second man goes over to Irene and walks her nearer to John who is being bundled in by a third man.)

JOHN: Sorry, Sherlock.

(As Sherlock raises his hands, Neilson looks round at Irene.)

NEILSON: Ms Adler, on the floor.

(His colleague shoves her to her knees beside John who has also been pushed to his knees and is doubled over with his hands behind his head and a pistol pointed to the back of his neck.)

SHERLOCK: Don’t you want me on the floor too?

NEILSON: No, sir, I want you to open the safe.

SHERLOCK (clocking his accent): American. Interesting. Why would you care?

He glances across at Irene as she puts her hands behind her head.

NEILSON: Sir, the safe, now, please.

SHERLOCK: I don’t know the code.

NEILSON: We’ve been listening. She said she told you.

SHERLOCK: Well, if you’d been listening, you’d know she didn’t.

NEILSON: I’m assuming I missed something. From your reputation, I’m assuming you didn’t, Mr Holmes.

JOHN: For God’s sake. She’s the one who knows the code. Ask her.

NEILSON: Yes, sir. She also knows the code that automatically calls the police and sets off the burglar alarm. I’ve learned not to trust this woman.

IRENE: Mr Holmes doesn’t...

NEILSON: Shut up. One more word out of you – just one – and I will decorate that wall with the insides of your head. That, for me, will not be a hardship. Mr Archer. At the count of three, shoot Doctor Watson.

JOHN: What?

SHERLOCK: I don’t have the code.

John cowers down as Archer presses the muzzle of his pistol into the back of his neck and cocks the gun.

NEILSON: One.

SHERLOCK (emphatically): I don’t know the code.

NEILSON: Two.

SHERLOCK: She didn’t tell me. (Raising his voice) I don’t know it!

NEILSON: I’m prepared to believe you any second now.

Sherlock looks across to Irene who lowers her gaze pointedly downwards.

NEILSON: Three.

SHERLOCK: No, stop!

Neilson holds up his free hand to stop Archer. John closes his eyes. Sherlock’s gaze becomes distant as his mind works frantically, then he slowly turns towards the safe and lowers his hands. As Neilson watches him closely, he slowly reaches out a finger towards the keypad and punches the ‘3’ and then the ‘2’. Hesitating for a moment, he then punches ‘2’ and ‘4’. Pausing again, he hits ‘3’ and ‘4’. The safe beeps and noisily unlocks. Irene smiles in satisfaction as Sherlock sighs and closes his eyes briefly. John sags lower on his knees and shuts his own eyes.

NEILSON: Thank you, Mr Holmes. Open it, please.

Twisting the button that will open the door, Sherlock looks across to Irene again who lowers her gaze to the floor and makes a tiny jerk with her head. He turns back to the safe.

SHERLOCK (urgently): Vatican cameos.

Instantly John throws himself to the floor. At the same moment Sherlock pulls open the door of the safe while ducking down below the fireplace. Inside the safe, a tripwire attached to the door tugs on the trigger of a pistol with an equally long and over-compensatory silencer which is aimed straight out of the safe. The gun fires and Archer – who happened to be standing directly in front of it – is shot in the chest. Sherlock grabs for Neilson’s pistol as Irene spins around on her knees and savagely elbows her guard in the groin. Pulling the pistol from Neilson’s grip, Sherlock holds the silencer end and smashes the butt across his face and Neilson drops to the floor unconscious. As Irene’s guard crumples under her blow, she grapples for his pistol and is on her feet and aiming it down at him while he’s still falling. Sherlock turns to her.

SHERLOCK: D’you mind?

IRENE: Not at all.

As her guard tries to get up again, she slams the gun across his face and knocks him unconscious. While she’s distracted, Sherlock reaches into the safe and takes something out of it. Nearby, John has checked Archer over and now stands up.

JOHN: He’s dead.

IRENE (to Sherlock as she continues aiming her pistol down at her guard): Thank you. You were very observant.

JOHN: Observant?

IRENE: I’m flattered.

SHERLOCK: Don’t be.

JOHN: Flattered?

SHERLOCK: There’ll be more of them. They’ll be keeping an eye on the building.

Still holding Neilson’s pistol but having removed the silencer [obviously because he doesn’t need to over-compensate ...], he hurries out of the room as John tucks Archer’s gun into the back of his jeans and follows him. Irene goes over to the safe and stares into it wide-eyed. Sherlock trots out onto the street with John behind him.

JOHN: We should call the police.

SHERLOCK: Yes.

Pointing the pistol into the air, he fires it five times. Nearby, tyres screech.

SHERLOCK: On their way.

He turns and trots back into the house.

JOHN: For God’s sake!

SHERLOCK: Oh shut up. It’s quick.

He goes back into the sitting room as Irene turns around from the safe.

SHERLOCK (to John): Check the rest of the house. See how they got in.

As John heads off, Sherlock takes the item which he just stole from the safe out of his pocket and tosses it nonchalantly into the air.

SHERLOCK: Well, that’s the knighthood in the bag.

IRENE: Ah. And that’s mine.

She holds out her hand. Ignoring her, Sherlock switches on the security lock on the phone he’s holding. It requires four letters or numbers to activate it and it has “I AM” above the four spaces and “LOCKED” below them.

SHERLOCK: All the photographs are on here, I presume.

IRENE: I have copies, of course.

SHERLOCK: No you don’t. You’ll have permanently disabled any kind of uplink or connection. Unless the contents of this phone are provably unique, you wouldn’t be able to sell them.

IRENE (lowering her hand): Who said I’m selling?

SHERLOCK (looking at the dead and unconscious bodies lying on the floor): Well, why would they be interested? Whatever’s on the phone, it’s clearly not just photographs.

IRENE: That camera phone is my life, Mr Holmes. I’d die before I let you take it. (She walks closer and holds her hand out again.) It’s my protection.

JOHN (calling out): Sherlock!

SHERLOCK (pulling the phone back and looking at Irene pointedly): It was.

He turns and leaves the room. She chases after him.

Upstairs in the bedroom, John is kneeling over the silent figure of Kate lying on the floor. Putting his ear to her mouth to check her breathing, he straightens up and takes her pulse. Standing up, he goes into the en suite bathroom and looks at the open window in there. Sherlock comes into the bedroom followed by Irene.

JOHN: Must have come in this way.

SHERLOCK: Clearly.

He goes into the bathroom to look out of the window as Irene walks anxiously towards Kate.

JOHN: It’s all right. She’s just out cold.

IRENE: Well, God knows she’s used to that. There’s a back door. Better check it, Doctor Watson.

Sherlock has come out of the bathroom and nods to him.

JOHN: Sure.

He leaves the room as Irene goes over to the dressing table, opens a drawer and covertly takes a syringe out of it. Sherlock is looking at the camera phone and doesn’t notice.

SHERLOCK: You’re very calm.

She looks round at him blankly.

SHERLOCK: Well, your booby trap did just kill a man.

IRENE: He would have killed me. It was self-defence in advance.

Walking across to Sherlock, she strokes her hand down his left arm. As he looks down at her hand she steps around behind him and stabs the syringe into his right arm. He gasps and spins around, trying to grab at it.

SHERLOCK: What? What is that? What...?

As his face turns towards her again, she slaps him hard. He stumbles and falls to the floor. She holds out her hand to him.

IRENE: Give it to me. Now. Give it to me.

Sherlock’s vision is going fuzzy. Grunting, he tries to get back to his feet.

SHERLOCK: No.

IRENE: Give it to me.

Starting to lose control of his muscles, Sherlock slumps to his hands and knees, still holding onto the phone.

SHERLOCK: No.

IRENE: Oh, for goodness’ sake.

She picks up her riding crop from the dressing table and wields it at him.

IRENE: Drop it.

Sherlock continues trying to struggle to his feet.

IRENE: I ... (she thrashes him) ... said ... (she thrashes him again) ... drop it.

She strikes him a third time and he falls to the floor, unintentionally dropping the phone.

IRENE: Ah. Thank you, dear.

As he lies on his back unable to move, she picks up the phone and types on it, standing over Sherlock and looking down at him smugly.

IRENE: Now tell that sweet little posh thing the pictures are safe with me. They’re not for blackmail, just for insurance.

She puts the phone into the pocket of Sherlock’s coat which she’s still wearing.

IRENE: Besides, I might want to see her again.

Grunting, Sherlock tries to get up. Irene presses him back down to the floor with the end of her crop.

IRENE: Oh, no, no, no, no, no, no, no. It’s been a pleasure. Don’t spoil it.

(She gently strokes the end of the crop against his face.)

IRENE: This is how I want you to remember me. The woman who beat you.

Sherlock’s vision becomes more fuzzy.

IRENE: Goodnight, Mr Sherlock Holmes.

She heads for the bathroom just as John walks back into the bedroom.

JOHN: Jesus. What are you doing?

IRENE: He’ll sleep for a few hours. Make sure he doesn’t choke on his own vomit. It makes for a very unattractive corpse.

She sits on the windowsill in the bathroom, puts her feet up on the edge of the bath and takes hold of a cord hanging from the ledge.

JOHN (picking up the syringe lying on the floor): What’s this? What have you given him? Sherlock!

IRENE: He’ll be fine. I’ve used it on loads of my friends.

JOHN (kneeling and looking down at his flatmate): Sherlock, can you hear me?

IRENE: You know, I was wrong about him. He did know where to look.

JOHN (standing up again and turning to her): For what? What are you talking about?

IRENE: The key code to my safe.

JOHN: What was it?

She looks down to Sherlock who is gazing at her barely conscious but still trying in vain to get up.

IRENE: Shall I tell him?

John looks down at him for a moment then turns back to Irene just as sirens announce the arrival of the police. Irene smiles at him.

IRENE: My measurements.

And with that she pushes her feet against the edge of the bath and topples backwards out of the window, still holding what looked like a cord but was apparently more like a thin rope. John hurries over to the window and looks out while Sherlock still tries vainly to lift himself up but continues to fall back helplessly.

As he lapses into unconsciousness, he finds himself – inside his own mind anyway – back at the crime scene in the country and sitting in the driver’s seat of Phil’s car. Irene is standing outside clinging onto the ledge of the rolled-down window and looking in at him urgently.

IRENE: Got it!

Blinking and trying to clear his head, he turns as if to get out of the car but she holds up a finger.

IRENE: Oh, shush now. Don’t get up. I’ll do the talking.

She goes around to the rear of the car and bends down to look more closely at the exhaust pipe.

IRENE: So the car’s about to backfire ...

She stands up again and suddenly she and Sherlock are standing near the hiker in the field as he stands frozen and staring upwards at a forty-five degree angle.

IRENE: ... and the hiker, he’s staring at the sky. Now, you said he could be watching birds but he wasn’t, was he?

She walks around to the front of the hiker, following his gaze.

IRENE: He was watching another kind of flying thing. The car backfires and the hiker turns to look...

The hiker turns his head to look back towards the car and at the same moment an object flies in so rapidly that we can’t see what it is. It strikes him on the back of the head. The man falls backwards and – for a brief moment – Sherlock is back in Irene’s bedroom and falls backwards to the floor. Then he’s back at the crime scene and he and Irene look down at the ground just in front of the hiker.

IRENE: ... which was his big mistake.

She looks towards the road again.

IRENE: By the time the driver looks up, the hiker’s already dead. What he doesn’t see is what killed him because it’s already being washed downstream.

Nearby in the stream is a boomerang.

IRENE: An accomplished sportsman recently returned from foreign travel with ... a boomerang. You got that from one look? Definitely the new sexy.

She turns and smiles at Sherlock.

SHERLOCK (vaguely): I...

He blinks, looking around in confusion.

SHERLOCK: I...

Behind him, a bed rises up to meet him. The angle changes and he sinks down onto the bed and a sheet rises up to wrap around him. His eyes close.

IRENE: Hush now.

She leans down over him. She’s no longer in the field but inside a room.

IRENE: It’s okay. I’m only returning your coat.

 

221B BAKER STREET

Sherlock jerks back into consciousness and finds himself alone and in bed in his own bedroom, fully clothed and covered with a sheet. He lifts his head.

SHERLOCK: John? … John!

In the living room, John looks round. Sherlock throws the sheet off and kneels up on the bed, then promptly loses his balance, falls forward and rolls over the foot of the bed and onto the floor. John opens the bedroom door and comes in as he sits up.

JOHN: You okay?

SHERLOCK: How did I get here?

JOHN: Well, I don’t suppose you remember much. You weren’t making a lot of sense. Oh, I should warn you: I think Lestrade filmed you on his phone.

SHERLOCK (getting to his feet): Where is she?

JOHN: Where’s who?

SHERLOCK: The woman. That woman.

JOHN: What woman?

SHERLOCK (stumbling around the room aimlessly): The woman. The woman woman!

JOHN: What, Irene Adler? She got away. No-one saw her.

Sherlock stumbles over to the open window and looks through it.

JOHN: She wasn’t here, Sherlock.

Turning around, Sherlock falls down again and starts to drag himself across the floor.

JOHN: What are you...? What...? No, no, no, no.

He hauls Sherlock up and drops him face-down onto the bed.

JOHN: Back to bed. (He covers him over with the sheet again.) You’ll be fine in the morning. Just sleep.

SHERLOCK (blurrily): Of course I’ll be fine. I am fine. I’m absolutely fine.

JOHN: Yes, you’re great. Now I’ll be next door if you need me.

SHERLOCK (fuzzily): Why would I need you?

JOHN: No reason at all.

He walks out of the room shutting the door behind him. Sherlock’s coat is hanging on the back of the door. A few moments later his pocket lights up as his phone activates and an orgasmic female sigh comes from the speaker. Sherlock opens his eyes and sits up, looking blearily across to his coat. He gets out of bed and wobbles across the floor towards it. Finally he gets to the door and takes the phone out of his pocket. A new text message reads: Till the next time, Mr Holmes. Sherlock peers at it for a long moment and then looks around suspiciously, totally oblivious to the fact that the most suspicious thing in the room is the red kiss-shaped lipstick mark just to the left of his mouth.

Sherlock – now fully recovered – and John are sitting at the table in the living room. John is eating breakfast while Sherlock is reading a newspaper. Mycroft stands nearby.

SHERLOCK: The photographs are perfectly safe.

MYCROFT: In the hands of a fugitive sex worker.

SHERLOCK: She’s not interested in blackmail. She wants ... protection for some reason. I take it you’ve stood down the police investigation into the shooting at her house?

MYCROFT: How can we do anything while she has the photographs? Our hands are tied.

SHERLOCK: She’d applaud your choice of words. You see how this works: that camera phone is her “Get out of jail free” card. You have to leave her alone. Treat her like royalty, Mycroft.

JOHN: Though not the way she treats royalty.

He smiles round at Mycroft sarcastically, who returns the smile humourlessly. Just then an orgasmic female sigh fills the room. John and Mycroft frown.

JOHN: What was that?

SHERLOCK (trying to look nonchalant): Text.

JOHN: But what was that noise?

Sherlock gets up and goes over to pick up his phone from nearby. He looks at the message which reads: Good morning, Mr Holme)

SHERLOCK: Did you know there were other people after her too, Mycroft, before you sent John and I in there? CIA-trained killers, at an excellent guess.

He goes back to the table and sits down again as John looks round at Mycroft.

JOHN: Yeah, thanks for that, Mycroft.

Mrs Hudson brings in a plate of breakfast from the kitchen and puts it down in front of Sherlock.

MRS HUDSON (sternly): It’s a disgrace, sending your little brother into danger like that. Family is all we have in the end, Mycroft Holmes.

MYCROFT: Oh, shut up, Mrs Hudson.

SHERLOCK (furiously): MYCROFT!

JOHN (simultaneously and equally furiously): OI!

Mycroft looks at their angry faces glaring at him, then cringes and looks contritely at Mrs Hudson.

MYCROFT: Apologies.

MRS HUDSON: Thank you.

SHERLOCK: Though do, in fact, shut up.

His phone sighs again. Mrs Hudson, who was going back into the kitchen, turns back.

MRS HUDSON: Ooh. It’s a bit rude, that noise, isn’t it?

Sherlock looks at the latest message which reads: Feeling better?

SHERLOCK: There’s nothing you can do and nothing she will do as far as I can see.

MYCROFT: I can put maximum surveillance on her.

SHERLOCK: Why bother? You can follow her on Twitter. I believe her user name is “TheWhipHand”.

MYCROFT: Yes. Most amusing.

His phone rings and he takes it from his pocket.

MYCROFT: ’Scuse me.

He walks out into the hall.

MYCROFT (into phone): Hello.

Sherlock watches him leave, frowning suspiciously. John looks at him.

JOHN: Why does your phone make that noise?

SHERLOCK: What noise?

JOHN: That noise – the one it just made.

SHERLOCK: It’s a text alert. It means I’ve got a text.

JOHN: Hmm. Your texts don’t usually make that noise.

SHERLOCK: Well, somebody got hold of the phone and apparently, as a joke, personalised their text alert noise.

JOHN: Hmm. So every time they text you...

(Right on cue, the phone sighs orgasmically again.)

SHERLOCK: It would seem so.

MRS HUDSON: Could you turn that phone down a bit? At my time of life.

The latest text message reads: I’m fine since you didn’t ask. Sherlock puts down the phone again and goes back to reading the paper which – in what is no doubt a massive piece of foreshadowing – is showing the headline “Refit for Historical Hospital”. Anybody want to take any bets on the name of this hospital being “Reichenbach”?

JOHN: I’m wondering who could have got hold of your phone, because it would have been in your coat, wouldn’t it?

(Sherlock raises his newspaper so that it’s obscuring his face.)

SHERLOCK: I’ll leave you to your deductions.

John smiles.

JOHN: I’m not stupid, you know.

SHERLOCK: Where do you get that idea?

Mycroft comes back into the room, still talking on his phone.

MYCROFT: Bond Air is go, that’s decided. Check with the Coventry lot. Talk later.

He hangs up. Sherlock looks at him.

SHERLOCK: What else does she have?

Mycroft looks at him enquiringly.

SHERLOCK: Irene Adler. The Americans wouldn’t be interested in her for a couple of compromising photographs. There’s more.

He stands up and faces his brother.

SHERLOCK: Much more.

Mycroft looks at him stony-faced. Sherlock walks closer to him.

SHERLOCK: Something big’s coming, isn’t it?

MYCROFT: Irene Adler is no longer any concern of yours. From now on you will stay out of this.

SHERLOCK (locking eyes with him): Oh, will I?

MYCROFT: Yes, Sherlock, you will.

Sherlock shrugs and turns away.

MYCROFT: Now, if you’ll excuse me, I have a long and arduous apology to make to a very old friend.

SHERLOCK (picking up his violin): Do give her my love.

He begins to play “God Save The Queen”. Mycroft rolls his eyes, turns and leaves the room, Sherlock following along behind him as John grins. As Mycroft hurries down the stairs, Sherlock turns back and walks over to the window, still playing.

 

221B BAKER STREET

It’s Christmas. Fairy lights are strung up around the window frame of the flat and it’s snowing outside. Inside, the living room is festooned with Christmas decorations and cards, and Sherlock is walking around playing “We Wish You a Merry Christmas” on his violin. Mrs Hudson is sitting in his chair with a glass in her hand, watching him happily. Lestrade is standing at the entrance to the kitchen holding a wine glass, and John walks across the room with a cup and saucer in one hand and a bottle of beer in the other. As Sherlock finishes the tune with a fancy flourish, Lestrade whistles in appreciation.

MRS HUDSON: Lovely! Sherlock, that was lovely!

JOHN: Marvellous!

Mrs Hudson, apparently a little bit squiffy, giggles up at Sherlock.

MRS HUDSON: I wish you could have worn the antlers!

SHERLOCK: Some things are best left to the imagination, Mrs Hudson.

JOHN (handing her a cup of tea, perhaps an attempt to sober her up): Mrs H.

A woman in her thirties brings over a tray containing mince pies and slices of cake and offers it to Sherlock.

SHERLOCK (politely): No thank you, Sarah.

Her face falls. John hurries over to her and puts his arm around her as she turns away.

JOHN: Uh, no, no, no, no, no. He’s not good with names.

SHERLOCK: No-no-no, I can get this.

The woman puts the tray down and straightens up, folding her arms and looking at Sherlock as he starts.

SHERLOCK: No, Sarah was the doctor; and then there was the one with the spots; and then the one with the nose; and then ... who was after the boring teacher?

JEANETTE: Nobody.

SHERLOCK: Jeanette! (He grins falsely at her.) Ah, process of elimination.

John awkwardly shepherds Jeanette away. Sherlock looks across to the door as a new arrival comes in.

SHERLOCK: Oh, dear Lord.

Molly Hooper walks in, smiling shyly and carrying two bags which appear to be full of presents.

MOLLY: Hello, everyone. Sorry, hello.

John walks over to greet her, smiling.

MOLLY: Err, it said on the door just to come up.

Everyone greets her cheerfully. Sherlock rolls his eyes.

SHERLOCK: Oh, everybody’s saying hullo to each other. How wonderful (!)

Smiling at him nervously, Molly starts to take her coat and scarf off.

JOHN (standing ready to take her coat): Let me, err ... holy Mary!

Lestrade gawps in similar appreciation as Molly reveals that she’s wearing a very attractive black dress.

LESTRADE: Wow!

MOLLY: Having a Christmas drinkies, then?

SHERLOCK (sitting down at the table): No stopping them, apparently.

MRS HUDSON: It’s the one day of the year where the boys have to be nice to me, so it’s almost worth it!

Molly giggles nervously, her eyes fixed on Sherlock as he starts typing on John’s laptop. John brings a chair over for her.

JOHN: Have a seat.

SHERLOCK: John?

JOHN: Mmm?

As he goes over to see what Sherlock is looking at, Lestrade touches Molly’s arm to get her attention.

LESTRADE: Molly? (She turns to him.) Want a drink?

As she accepts his offer, John leans over Sherlock’s shoulder to look at the screen.

SHERLOCK: The counter on your blog: still says one thousand eight hundred and ninety-five.

JOHN (pulling a mock-angry face): Ooh, no! Christmas is cancelled!

Sherlock points to the side bar which has one of the press pictures of him in his deerstalker.

SHERLOCK: And you’ve got a photograph of me wearing that hat!

JOHN: People like the hat.

SHERLOCK: No they don’t. What people?

He continues looking at the laptop as John walks away. Molly turns to Mrs Hudson.

MOLLY: How’s the hip?

MRS HUDSON: Ooh, it’s atrocious, but thanks for asking.

MOLLY: I’ve seen much worse, but then I do post-mortems.

An awkward silence falls. Molly looks embarrassed.

MOLLY: Oh, God. Sorry.

SHERLOCK: Don’t make jokes, Molly.

MOLLY: No. Sorry.

Lestrade hands her a glass of red wine.

MOLLY: Thank you. I wasn’t expecting to see you. I thought you were gonna be in Dorset for Christmas.

LESTRADE: That’s first thing in the morning. Me and the wife – we’re back together. It’s all sorted.

He grins at her.

SHERLOCK (without looking up from the computer): No, she’s sleeping with a P.E. teacher.

Lestrade’s smile becomes rather fixed. Molly turns to John who is sitting on the arm of his armchair. Jeanette is sitting in the chair itself.

MOLLY: And John. I hear you’re off to your sister’s, is that right?

JOHN: Yeah.

MOLLY: Sherlock was complaining.

Sherlock raises his eyebrows indignantly. Molly corrects herself.

MOLLY: ... saying.

JOHN: First time ever, she’s cleaned up her act. She’s off the booze.

SHERLOCK: Nope.

JOHN: Shut up, Sherlock.

SHERLOCK: I see you’ve got a new boyfriend, Molly, and you’re serious about him.

MOLLY: Sorry, what?

SHERLOCK: In fact, you’re seeing him this very night and giving him a gift.

JOHN (quietly, exasperated): Take a day off.

LESTRADE (taking a glass across to the table and putting it down near Sherlock): Shut up and have a drink.

SHERLOCK: Oh, come on. Surely you’ve all seen the present at the top of the bag – perfectly wrapped with a bow. All the others are slapdash at best.

He stands up and walks towards Molly, looking at the other presents which aren’t as carefully wrapped.

SHERLOCK: It’s for someone special, then.

He picks up the well-wrapped present.

SHERLOCK: The shade of red echoes her lipstick – either an unconscious association or one that she’s deliberately trying to encourage. Either way, Miss Hooper has lurrrve on her mind. The fact that she’s serious about him is clear from the fact she’s giving him a gift at all.

John looks at Molly anxiously as she squirms in front of Sherlock.

SHERLOCK: That would suggest long-term hopes, however forlorn; and that she’s seeing him tonight is evident from her make-up and what she’s wearing.

Smiling smugly across to John and Jeanette, he starts to turn over the gift tag attached to the present.

SHERLOCK: Obviously trying to compensate for the size of her mouth and breasts...

He trails off as he looks down at the writing on the tag. Written in red ink, the greeting reads:

Dearest Sherlock

Love Molly xxx

Sherlock gazes at the words in shock as he realises the terrible thing that he has just done. Molly gasps quietly.)

MOLLY: You always say such horrible things. Every time. Always. Always.

As she fights back tears, Sherlock turns to walk away ... but then stops and turns back to her.

SHERLOCK: I am sorry. Forgive me.

John looks up, startled and amazed at such a human reaction from his friend. Sherlock steps closer to Molly.

SHERLOCK (softly): Merry Christmas, Molly Hooper.

He leans forward and gently kisses her on the cheek. It’s a sweet and beautiful moment, which is instantly ruined by the sound of an orgasmic sigh. Molly gasps in shock.

MOLLY: No! That wasn’t ... I – I didn’t...

SHERLOCK: No, it was me.

LESTRADE: My God, really?!

MOLLY: What?!

SHERLOCK: My phone.

He reaches into his jacket pocket to get the phone. John narrows his eyes.

JOHN: Fifty-seven?

SHERLOCK: Sorry, what?

JOHN: Fifty-seven of those texts – the ones I’ve heard.

Sherlock looks at the message which reads simply: Mantelpiece

SHERLOCK (walking to the mantelpiece): Thrilling that you’ve been counting.

He picks up a small box wrapped in blood-red paper and tied with black rope-like string. Instantly he flashes back to the colour of Irene’s lipstick, which was identical to this paper.

SHERLOCK: ’Scuse me.

He walks toward the kitchen.

JOHN: What – what’s up, Sherlock?

SHERLOCK (continuing walking): I said excuse me.

JOHN (calling after him): D’you ever reply?

Ignoring him, Sherlock walks into his bedroom, sits on the bed and opens the box. Inside is Irene’s camera phone. He takes it out of the box and looks at it closely, then gazes off into the distance thoughtfully.

 

MYCROFT’S RESIDENCE

Mycroft is sitting by the fireside. His phone rings and he takes it from his jacket, looks at the Caller I.D. and then, with a look of “Good grief!” on his face, he puts the phone to his ear.

MYCROFT: Oh dear Lord. We’re not going to have Christmas phone calls now, are we? Have they passed a new law?

SHERLOCK: I think you’re going to find Irene Adler tonight.

John has come to the door of the bedroom and stands there listening to the conversation.

MYCROFT: We already know where she is. As you were kind enough to point out, it hardly matters.

SHERLOCK: No, I mean you’re going to find her dead.

Hanging up the phone, he stands up and walks towards the bedroom door.

JOHN: You okay?

SHERLOCK: Yes.

He pushes the door closed, shutting John out. At his place, Mycroft gazes out of the window at the falling snow.

 

ST BART’S

Sherlock and Mycroft walk to the morgue and go inside. Molly is waiting inside, and a body is lying on the table covered with a sheet.

MYCROFT: The only one that fitted the description. Had her brought here – your home from home.

SHERLOCK: You didn’t need to come in, Molly.

MOLLY: That’s okay. Everyone else was busy with ... Christmas.

Looking awkward, she gestures to the body.

MOLLY: The face is a bit, sort of, bashed up, so it might be a bit difficult.

She pulls the sheet down to reveal the face.

MYCROFT: That’s her, isn’t it?

SHERLOCK (to Molly): Show me the rest of her.

Grimacing, Molly walks along the side of the table, pulling the sheet back as she goes. Sherlock looks along the length of the body once, then turns and starts to walk away.

SHERLOCK: That’s her.

MYCROFT: Thank you, Miss Hooper.

MOLLY: Who is she? How did Sherlock recognise her from ... not her face?

Mycroft smiles politely at her, then turns and follows his brother. He finds him standing in the corridor outside, looking out of the window. Walking up behind him, he holds a cigarette over his shoulder.

MYCROFT: Just the one.

SHERLOCK: Why?

MYCROFT: Merry Christmas.

Sherlock takes the cigarette and Mycroft digs into his coat pocket to find a lighter.

SHERLOCK: Smoking indoors – isn’t there one of those ... one of those law things?

Mycroft lights the cigarette for him.

MYCROFT: We’re in a morgue. There’s only so much damage you can do.

Sherlock inhales deeply and then blows the smoke out again.

MYCROFT: How did you know she was dead?

SHERLOCK: She had an item in her possession, one she said her life depended on. She chose to give it up.

He takes another drag on his cigarette.

MYCROFT: Where is this item now?

Sherlock looks round at the sound of sobbing. A family of three people is standing on the other side of the doors at the end of the corridor, cuddled together and clearly grieving the death of someone close to them. Sherlock and his brother turn to look at the family.

SHERLOCK: Look at them. They all care so much. Do you ever wonder if there’s something wrong with us?

MYCROFT: All lives end. All hearts are broken. (He looks round at his brother.) Caring is not an advantage, Sherlock.

Sherlock blows out another lungful of smoke, then looks down at the cigarette in disgust.

SHERLOCK: This is low tar.

MYCROFT: Well, you barely knew her.

SHERLOCK: Huh!

He walks away down the corridor.

SHERLOCK: Merry Christmas, Mycroft.

MYCROFT: And a happy New Year.

As his brother walks through the door at the end of the corridor, Mycroft gets out his phone and hits a speed dial.

MYCROFT: He’s on his way. (He’s talking to John who is still back at the flat.) Have you found anything?

JOHN: No. Did he take the cigarette?

MYCROFT: Yes.

JOHN: Shit. (He looks round to Mrs Hudson.) He’s coming. Ten minutes.

MRS HUDSON: There’s nothing in the bedroom.

JOHN (into phone): Looks like he’s clean. We’ve tried all the usual places. Are you sure tonight’s a danger night?

MYCROFT: No, but then I never am. You have to stay with him, John.

JOHN: I’ve got plans.

MYCROFT: No.

He hangs up.

JOHN: Mycroft. M...

The line goes dead. Chewing the inside of his mouth, he walks across to where Jeanette is sitting on the sofa and sits down beside her.

 

221B BAKER STREET

JOHN: I am really sorry.

JEANETTE: You know, my friends are so wrong about you.

JOHN: Hmm?

JEANETTE: You’re a great boyfriend.

JOHN: Okay, that’s good. I mean, I always thought I was great.

JEANETTE: And Sherlock Holmes is a very lucky man.

JOHN: Jeanette, please.

JEANETTE (bitterly, as she puts her shoes on): No, I mean it. It’s heart-warming. You’ll do anything for him – and he can’t even tell your girlfriends apart.

She gets off the sofa and heads for the door. He jumps up and follows her as she puts her coat on.

JOHN: No, I’ll do anything for you. Just tell me what it is I’m not doing. Tell me!

JEANETTE: Don’t make me compete with Sherlock Holmes.

JOHN: I’ll walk your dog for you. Hey, I’ve said it now. I’ll even walk your dog...

JEANETTE: I don’t have a dog!

JOHN: No, because that was ... the last one. Okay.

JEANETTE: Jesus!

Picking up her bag, she storms out.

JOHN: I’ll call you.

JEANETTE: No!

JOHN: Okay.

Exasperated, he turns back into the room as she runs down the stairs. Mrs Hudson looks at him sympathetically.

MRS HUDSON: That really wasn’t very good, was it?

Shortly afterwards, John is sitting in his chair reading as Sherlock comes up the stairs and stops in the doorway of the living room. John looks round at him.

JOHN: Oh, hi.

Sherlock stands there, his eyes roaming all around the living room.

JOHN: You okay?

Sherlock continues to scan the room for a long moment, then turns and walks back to the kitchen door, heading for his bedroom.

SHERLOCK: Hope you didn’t mess up my sock index this time.

His bedroom door slams shut. John puts his book down and sighs heavily.

Sherlock is standing at the window in the living room and playing is violin. John walks into the room and sighs as he sees him. Mrs Hudson walks across to the table and picks up the plates, looking at John pointedly as they both realise that Sherlock hasn’t touched his breakfast. John hums resignedly as he takes his jacket from the back of the chair and puts it on. Sherlock stops playing and picks up a pencil to make a notation on his music.

MRS HUDSON: Lovely tune, Sherlock. Haven’t heard that one before.

JOHN: You composing?

SHERLOCK: Helps me to think.

He turns back to the window, lifts the violin and begins to play the same tune again.

JOHN: What are you thinking about?

Sherlock suddenly spins around and puts the violin down. He points at John’s laptop.

SHERLOCK (rapidly): The counter on your blog is still stuck at one thousand eight hundred and ninety-five.

JOHN: Yeah, it’s faulty. Can’t seem to fix it.

SHERLOCK (taking out Irene’s camera phone): Faulty – or you’ve been hacked and it’s a message.

(He pulls up the security lock with its “I AM ---- LOCKED” screen.)

JOHN: Hmm?

Sherlock types “1895” into the phone. The phone beeps warningly and a message comes up reading: “WRONG PASSCODE. 3 ATTEMPTS REMAINING”. The enthusiasm in Sherlock’s eyes dies again.

SHERLOCK: Just faulty.

He turns away and picks up his violin again.

JOHN: Right.

Sherlock begins to play the sad tune once more.

JOHN: Right. Well, I’m going out for a bit.

Sherlock doesn’t respond. John turns and walks to the kitchen where Mrs Hudson is tidying up.

JOHN (quietly): Listen: has he ever had any kind of ... (he sighs) ... girlfriend, boyfriend, a relationship, ever?

MRS HUDSON: I don’t know.

JOHN (sighing in frustration): How can we not know?

MRS HUDSON: He’s Sherlock. How will we ever know what goes on in that funny old head?

John smiles sadly.

JOHN: Right. See ya.

He trots off down the stairs. Mrs Hudson looks at Sherlock playing his violin at the window, and then leaves the room.)

Downstairs, John goes out of the front door and pulls it closed. As he turns to go to the left, a woman is standing just to the right of the flat. She calls out to him.

WOMAN: John?

JOHN: Yeah.

He stops and turns around to her as she looks at him flirtatiously.

JOHN: Hello.

It takes him a moment but then he realises that she’s very pretty and her body language appears to be saying, “Take me big boy I’m all yours.”

JOHN: Hello!

WOMAN (walking closer): So, any plans for New Year tonight?

John laughs as his eyes continually roam over her body.

JOHN: Err, nothing fixed. Nothing I couldn’t heartlessly abandon. You have any ideas?

The woman looks over her shoulder towards the road.

WOMAN: One.

John follows her gaze and sighs in exasperation as a black car pulls up and stops beside them.

JOHN: You know, Mycroft could just phone me, if he didn’t have this bloody stupid power complex.

 

BATTERSEA POWER STATION

They get into the car and it pulls away ... and takes them to the empty shell of Battersea Power Station. Pulling up inside the building, John and the woman get out and she leads him through the abandoned structure.

JOHN: Couldn’t we just go to a café? Sherlock doesn’t follow me everywhere.

Still walking, the woman types onto her phone, then stops and gestures ahead of herself.

WOMAN: Through there.

John gives her a dirty look, then walks on. The woman turns and heads back the way she came, lifting her phone to her ear.

WOMAN: He’s on his way. You were right – he thinks it’s Mycroft.

John reaches a large room and starts talking straightaway even though he can’t yet see anybody.

JOHN: He’s writing sad music; doesn’t eat; barely talks – only to correct the television.

He walks further into the room and finally a figure begins to step out of the shadows at the other end.

JOHN: I’d say he was heartbroken but, er, well, he’s Sherlock. He does all that anyw...

He trails off as Irene Adler walks into view.

IRENE: Hello, Doctor Watson.

She stops some distance away from him and he simply stares at her for several seconds before he finally finds some words.

JOHN (quietly, but with a note of pleading in his voice): Tell him you’re alive.

IRENE (shaking her head): He’d come after me.

JOHN: I’ll come after you if you don’t.

IRENE: Mmm, I believe you.

JOHN (louder): You were dead on a slab. It was definitely you.

IRENE: DNA tests are only as good as the records you keep.

JOHN: And I bet you know the record-keeper.

IRENE: I know what he likes, and I needed to disappear.

JOHN: Then how come I can see you, and I don’t even want to?

IRENE: Look, I made a mistake. I sent something to Sherlock for safe-keeping and now I need it back, so I need your help.

JOHN: No.

IRENE: It’s for his own safety.

JOHN: So’s this: tell him you’re alive.

IRENE: I can’t.

JOHN (fighting back his anger): Fine. I’ll tell him, and I still won’t help you.

He turns and starts to walk away.

IRENE: What do I say?

JOHN (furiously as he turns back to her): What do you normally say? You’ve texted him a lot.

Irene has taken her phone out and holds it up as John stops and glares at her.

IRENE: Just the usual stuff.

JOHN: There is no ‘usual’ in this case.

Irene looks down at her phone and starts to read back messages she has sent to Sherlock.

IRENE: “Good morning”; “I like your funny hat”; “I’m sad tonight. Let’s have dinner” ...

John looks round at her, startled.

IRENE: ... “You looked sexy on ‘Crimewatch’. Let’s have dinner”; “I’m not hungry, let’s have dinner”.

John stares at her in disbelief.

JOHN: You ... flirted with Sherlock Holmes?!

IRENE (still looking at her phone): At him. He never replies.

JOHN: No, Sherlock always replies – to everything. He’s Mr. Punchline. He will outlive God trying to have the last word.

IRENE: Does that make me special?

JOHN: ... I don’t know. Maybe.

IRENE: Are you jealous?

JOHN: We’re not a couple.

IRENE: Yes you are. There ...

She holds up her phone to show John the screen, although he’s too far away to read it. She tells him what she has typed anyway.

IRENE: “I’m not dead. Let’s have dinner.”

She presses the Send button. John turns away momentarily and then turns back to her.

JOHN (quietly): Who ... who the hell knows about Sherlock Holmes, but – for the record – if anyone out there still cares, I’m not actually gay.

IRENE: Well, I am. Look at us both.

John laughs ruefully. Just then an orgasmic female sigh can be heard a short distance away. In the corridor outside the room, unseen by either of them, Sherlock switches his phone off and rapidly walks away. John starts to walk in the direction of the sound but Irene holds out her hand to stop him. She looks at him pointedly.

IRENE: I don’t think so, do you?

 

IN BAKER STREET

Sherlock is walking down the street towards his flat. As he arrives at the front door of 221B and turns to put his key in the door, he realises that the door has been jemmied open. He goes inside and carefully puts his hand onto the opaque glass window of the interior door before stepping through into the hall. Immediately he sees that the door is ajar, and partway down the hall is a plastic bucket. He takes a quick glance at the various items inside the bucket. Sherlock steps closer to the stairs and sees a couple of scuff marks on the wall. Slowly he raises his head as he visualises Mrs Hudson struggling as she is half-pulled and half-carried upstairs by a couple of men as a third man precedes them. In his mind, he hears her panic-stricken protests of, “Stop it!” at her assailants before she cries out Sherlock’s name in terror and anguish.)

Sherlock stares intensely up the stairs and slowly his expression changes from deductive to outright murderous. Sherlock stands there for a few seconds as his rage builds, and then he gets moving.

He slowly pushes open the door to the living room of 221B. In front of the fireplace Mrs Hudson is sitting on a dining chair, and behind her stands Neilson, the CIA man. He is holding another pistol with a silencer attached and is aiming the gun at the back of Mrs Hudson’s head. One of his men is standing looking out of the window but turns as the door opens; the other stands near the sliding door into the kitchen. As Sherlock slowly strolls into the room with his hands clasped behind his back, Mrs Hudson – already crying quietly – begins to sob a little louder.

MRS HUDSON: Oh, Sherlock, Sherlock!

SHERLOCK: Don’t snivel, Mrs Hudson. It’ll do nothing to impede the flight of a bullet. What a tender world that would be.

MRS HUDSON (sobbing quietly as she gazes up at him): Oh, please, sorry, Sherlock.

NEILSON: I believe you have something that we want, Mr Holmes.

SHERLOCK: Then why don’t you ask for it?

He walks closer and holds out his right hand towards Mrs Hudson. She flails towards it, whimpering, and he gently turns back the sleeve of her right hand and looks at the bruises on her wrist.

MRS HUDSON (crying): Sher...

NEILSON: I’ve been asking this one. She doesn’t seem to know anything.

Sherlock’s gaze rises a little and he sees that the right shoulder of Mrs H’s cardigan has been ripped at the seam, exposing her skin underneath.

NEILSON: But you know what I’m asking for, don’t you, Mr Holmes?

Sherlock looks a little higher and sees a cut on her right cheek. His eyes flick across to Neilson’s right hand holding the pistol. He has a silver ring on his third finger and there is blood on it. Sherlock raises his head and looks directly at Neilson – but he isn’t deducing him. In very rapid succession he is picking out target points on his body:

Carotid Artery

Skull

Eyes

His eyes drop to Neilson’s arm and chest:

Artery

Lungs

Ribs

He raises his eyes to Neilson’s again.

SHERLOCK: I believe I do.

Mrs Hudson whimpers as he releases her hands and straightens up, putting his hands behind his back again.

MRS HUDSON: Oh, please, Sherlock.

SHERLOCK (to Neilson): First, get rid of your boys.

NEILSON: Why?

SHERLOCK: I dislike being outnumbered. It makes for too much stupid in the room.

Neilson hesitates for a moment, then glances at his colleagues.

NEILSON: You two, go to the car.

SHERLOCK: Then get into the car and drive away. (He looks back to Neilson.) Don’t try to trick me. You know who I am. It doesn’t work.

He clicks the ‘k’ of ‘work’ loudly. Your transcriber faints. The two men leave the room and head down the stairs.

SHERLOCK: Next, you can stop pointing that gun at me.

NEILSON: So you can point a gun at me?

SHERLOCK (stepping back and spreading his arms to either side): I’m unarmed.

NEILSON: Mind if I check?

SHERLOCK: Oh, I insist.

Neilson comes around from behind Mrs Hudson, walks over to Sherlock and pats his breast pocket and flicks the coat open while Sherlock stands meekly with his arms still spread. Walking around behind him, Neilson starts patting for any hidden weapon at his back. Sherlock rolls his eyes dramatically at Mrs Hudson, but he is already covertly starting to bend his right arm towards himself. He whips out the sanitizer spray can, twists around and sprays the contents directly into Neilson’s eyes. As Neilson screams, Sherlock rears back and then savagely head-butts him in the face. Neilson falls back over the coffee table, unconscious, as Sherlock flips the can into the air triumphantly.

SHERLOCK: Moron.

Slamming the can onto the table, he hurries over to Mrs Hudson and drops to his knees in front of her.

MRS HUDSON: Oh, thank you.

SHERLOCK (gently stroking her face): You’re all right now, you’re all right.

MRS HUDSON: Yes.

Sherlock looks over his shoulder towards Neilson’s prone body, his expression still promising murder.

Not long afterwards, the black car pulls up outside 221 and John gets out. The car drives away and he walks to the door, then stops as he sees a handwritten note attached underneath the knocker. He looks around the street for a moment, then pushes the door open and goes inside. Written on the note is:

“CRIME IN PROGRESS

PLEASE DISTURB”

He goes upstairs and hurries into the living room.

JOHN: What’s going on?

He stops at the sight of Neilson, bound and gagged with duct tape and sitting on the chair near the fireplace. His nose is broken and blood has run down his face and is dripping from his chin. Mrs Hudson is sitting on the sofa and Sherlock is in a chair nearby, holding Neilson’s pistol aimed at him with one hand, and his phone to his ear with the other.

JOHN: Jeez. What the hell is happening?

SHERLOCK: Mrs Hudson’s been attacked by an American. I’m restoring balance to the universe.

John immediately hurries over to sit down next to her.

JOHN: Oh, Mrs Hudson, my God. Are you all right? (Glaring at Neilson as he puts his arm around her shoulders) Jesus, what have they done to you?

Mrs Hudson breaks down in tears again.

MRS HUDSON (covering her face with her hands): Oh, I’m just being so silly.

JOHN (pulling her closer): No, no.

Sherlock gets to his feet, still holding the phone to his ear while aiming the gun at Neilson.

SHERLOCK (to John): Downstairs. Take her downstairs and look after her.

John stands up and helps her to her feet.

JOHN (gently): All right, it’s all right. I’ll have a look at that.

MRS HUDSON (tearfully): I’m fine, I’m fine.

As she walks out of the room, John steps over to Sherlock, whose eyes are fixed on Neilson.

JOHN: Are you gonna tell me what’s going on?

SHERLOCK: I expect so. Now go.

They look at each other for a moment, then turn their gazes to Neilson and now he’s got two murderous expressions aimed at him. John turns to leave the room but just before his head is completely turned away, a small smile begins to form on his face as if he wants Neilson to understand that he is about to encounter a whole world of hurt.

SHERLOCK (into phone as John walks away): Lestrade. We’ve had a break-in at Baker Street. Send your least irritating officers and an ambulance. (Finally taking his eyes off Neilson, he walks across to the table and lays the pistol down on it.) Oh, no-no-no-no-no, we’re fine. No, it’s the, uh, it’s the burglar. He’s got himself rather badly injured.

Neilson looks nervous as Sherlock listens to Lestrade’s question.

SHERLOCK: Oh, a few broken ribs, fractured skull ... suspected punctured lung.

He looks over his shoulder at Neilson.

SHERLOCK (into phone): He fell out of a window.

Still looking into Neilson’s eyes, he hangs up.

MRS HUDSON’S KITCHEN

Downstairs in Mrs Hudson’s kitchen, she and John are standing by the sink as he gently applies some antiseptic to the cut on her cheek. She flinches.

MRS HUDSON: Ooh, it stings.

John nods as he continues cleaning the cut. A moment later a shape plummets down past the window and lands with a crash. John and Mrs H look at the window.

MRS HUDSON: Ooh. That was right on my bins.

There’s an agonised groan from outside.

 

IN THE STREET

Later, it’s fully dark outside and an ambulance is only now pulling away from 221. Sherlock is standing outside Speedy’s café with Lestrade.

LESTRADE: And exactly how many times did he fall out the window?

SHERLOCK: It’s all a bit of a blur, Detective Inspector. I lost count.

Not bothering to comment, Lestrade walks away.

 

IN THE FLAT

A little later Sherlock comes in through the kitchen door and wipes his feet carefully on the doormat. Mrs Hudson and John are sitting at her kitchen table. Mrs H still looks very shaken.

JOHN: She’ll have to sleep upstairs in our flat tonight. We need to look after her.

MRS HUDSON: No.

SHERLOCK: Of course, but she’s fine.

JOHN: No, she’s not. Look at her.

Sherlock opens the fridge door and peers inside before picking something up.

JOHN: She’s got to take some time away from Baker Street. She can go and stay with her sister. Doctor’s orders.

Kicking the fridge door shut, Sherlock frowns at John and bites into a mince pie.

SHERLOCK: Don’t be absurd.

JOHN: She’s in shock, for God’s sake, and all over some bloody stupid camera phone. Where is it, anyway?

SHERLOCK: Safest place I know.

Wiping crumbs from his mouth, he looks down at Mrs Hudson who reaches down inside her top and pulls the phone out of her bra before handing it to Sherlock.

MRS HUDSON: You left it in the pocket of your second-best dressing gown, you clot. (She laughs briefly.) I managed to sneak it out when they thought I was having a cry.

SHERLOCK (tossing it into the air before putting it in his coat pocket): Thank you. … Shame on you, John Watson.

JOHN: Shame on me?!

SHERLOCK: Mrs Hudson leave Baker Street? … England would fall.

(She laughs as she strokes his hand. He chuckles gently. John smiles at them both.)

Later, the boys are back upstairs. John fixes himself a drink in the kitchen and then comes into the living room as Sherlock takes his coat off.

JOHN: Where is it now?

SHERLOCK: Where no-one will look.

Walking across to the window, he picks up his violin and turns his back to the room.

JOHN: Whatever’s on that phone is more than just pictures.

SHERLOCK: Yes, it is.

He tinkers with his violin and checks its tuning. John watches him for a moment.

JOHN: So, she’s alive then. How are we feeling about that?

In the distance, Big Ben begins to toll the hour. Sherlock pulls in a sharp breath.

SHERLOCK: Happy New Year, John.

JOHN: Do you think you’ll be seeing her again?

Turning around Sherlock picks up his bow and flips it in the air before starting to play “Auld Lang Syne” and looking at John pointedly. John gets the message and sits down in his chair as Sherlock turns back to the window and continues to play.

Not far away, within sight of St Paul’s Cathedral, Irene is walking along the street when her phone trills a text alert. Taking the phone from her bag and checking the message, she sees that it reads:

Happy New Year

SH

She looks at the message for a long time before continuing onwards.

 

ST BART’S

In a lab, Sherlock is looking at an X-ray on a computer screen which is showing the interior parts of a phone. Molly is nearby. He leans closer to the screen and sees four small round dark areas scattered around the phone. He looks exasperated.

MOLLY: Is that a phone?

SHERLOCK: It’s a camera phone.

MOLLY: And you’re X-raying it?

SHERLOCK: Yes, I am.

MOLLY: Whose phone is it?

SHERLOCK: A woman’s.

MOLLY: Your girlfriend?

SHERLOCK: You think she’s my girlfriend because I’m X-raying her possessions?

MOLLY (laughing nervously): Well, we all do silly things.

SHERLOCK: Yes.

He lifts his head as he is suddenly inspired and he looks round to Molly.

SHERLOCK: They do, don’t they? Very silly.

She looks confused as he gets to his feet and takes the phone out of the X-ray machine and holds it up.

SHERLOCK: She sent this to my address, and she loves to play games.

MOLLY: She does?

Sherlock pulls up the “I AM ---- LOCKED” screen and types “221B” into the phone. The phone beeps warningly and a message comes up reading: “WRONG PASSCODE. 2 ATTEMPTS REMAINING”. He looks exasperated and sits down again.

 

221B BAKER STREET

Sherlock reaches the top of the stairs and then stops abruptly outside the kitchen door. He sniffs deeply. He turns and looks into the kitchen, then walks across to the window and checks it as he realises that it is open. He starts to walk slowly towards his bedroom just as the downstairs door slams and feet start trotting up the stairs. Reaching his room, he pushes the door open as John comes into the kitchen with bags of shopping. Sherlock walks into the bedroom and turns to stand and look down at the bed. John notices him.

JOHN: Sherlock...

SHERLOCK: We have a client.

JOHN: What, in your bedroom?!

He walks along the passage and into the bedroom, then his jaw drops as he sees the bed.)

JOHN: Ohhh.

(Irene – fully clothed – is asleep in Sherlock’s bed.

Irene has apparently showered, as her hair is loose and damp. She is wearing one of Sherlock’s dressing gowns and is sitting in his chair in the living room.

SHERLOCK: So who’s after you?

IRENE: People who want to kill me.

SHERLOCK: Who’s that?

IRENE: Killers.

JOHN: It would help if you were a tiny bit more specific.

SHERLOCK: So you faked your own death in order to get ahead of them.

IRENE: It worked for a while.

SHERLOCK: Except you let John know that you were alive, and therefore me.

IRENE: I knew you’d keep my secret.

SHERLOCK: You couldn’t.

IRENE: But you did, didn’t you? Where’s my camera phone?

JOHN: It’s not here. We’re not stupid.

IRENE: Then what have you done with it? If they’ve guessed you’ve got it, they’ll be watching you.

SHERLOCK: If they’ve been watching me, they’ll know that I took a safety deposit box at a bank on the Strand a few months ago.

IRENE: I need it.

JOHN: Well, we can’t just go and get it, can we?

He looks round to Sherlock, inspired.

JOHN: Molly Hooper. She could collect it, take it to Bart’s; then one of your homeless network could bring it here, leave it in the café, and one of the boys downstairs could bring it up the back.

SHERLOCK (smiling): Very good, John. Excellent plan, with intelligent precautions.

JOHN: Thank you. (He picks up his phone.) So, why don’t ... Oh, for ...

He has just seen Sherlock take the camera phone out of his jacket pocket and hold it up. Sherlock looks at the phone closely as Irene stands up.

SHERLOCK: So what do you keep on here – in general, I mean?

IRENE: Pictures, information, anything I might find useful.

JOHN: What, for blackmail?

IRENE: For protection. I make my way in the world; I misbehave. I like to know people will be on my side exactly when I need them to be.

SHERLOCK: So how do you acquire this information?

IRENE: I told you – I misbehave.

SHERLOCK: But you’ve acquired something that’s more danger than protection. Do you know what it is?

IRENE: Yes, but I don’t understand it.

SHERLOCK: I assumed. Show me.

Irene holds out her hand for the phone. Sherlock holds it up out of her reach.

SHERLOCK: The passcode.

She continues to hold her hand out, and eventually Sherlock sits forward and hands her the phone. Activating it and holding it so he can’t see the screen or the keypad, she types in four characters. The phone beeps warningly.

IRENE: It’s not working.

SHERLOCK (standing up and taking the phone from her): No, because it’s a duplicate that I had made, into which you’ve just entered the numbers one o five eight.

He walks over to his chair in which she was just sitting and retrieves the real camera phone from under the cushion.

SHERLOCK: I assumed you’d choose something more specific than that but, um, thanks anyway.

He pulls up the “I AM ---- LOCKED” screen and types “1058” into the phone. He looks at her smugly but then the phone beeps warningly and a message comes up reading: “WRONG PASSCODE. 1 ATTEMPT REMAINING”. He stares in disbelief.

IRENE: I told you that camera phone was my life. I know when it’s in my hand.

SHERLOCK: Oh, you’re rather good.

IRENE (smiling at him): You’re not so bad.

She holds her hand out again and takes the phone from him. John frowns at the pair of them as they have intense eyesex for the next few seconds.

JOHN (abruptly): Hamish.

(They both turn to look at him.)

JOHN: John Hamish Watson – just if you were looking for baby names.

(Sherlock frowns in confusion.)

IRENE: There was a man – an MOD official. I knew what he liked.

Walking a short distance away from the boys so they can’t see her screen or keypad, she types in her real passcode and calls up a photo.

IRENE: One of the things he liked was showing off. He told me this email was going to save the world. He didn’t know it, but I photographed it. (She hands the phone to Sherlock.) He was a bit tied up at the time. It’s a bit small on that screen – can you read it?

Sherlock sits down on the other side of the table to John and narrows his eyes at the photograph. The top of the email – possibly the subject line – reads: 007 Confirmed allocation

Underneath in smaller print is a string of numbers:

4C12C45F13E13G60A60B61F34G34J60D12H33K34K

SHERLOCK: Yes.

IRENE: A code, obviously. I had one of the best cryptographers in the country take a look at it – though he was mostly upside down, as I recall. Couldn’t figure it out.

Sherlock leans forward, concentrating on the screen.

IRENE: What can you do, Mr Holmes?

She leans over his shoulder.

IRENE: Go on. Impress a girl.

Time slows down as she begins to lean towards him. Oblivious to her approach, the numbers in the code race through Sherlock’s mind and begin to form into shapes for him. Opposite him, John has taken a drink of tea and is lowering his mug in slow motion towards the table. By the time the mug reaches the table and Irene has leaned in and kissed Sherlock’s cheek, he has already solved it. His eyes drift momentarily in her direction as she pulls back smiling, but then he concentrates on the screen again.

SHERLOCK (speaking rapidly): There’s a margin for error but I’m pretty sure there’s a Seven Forty-Seven leaving Heathrow tomorrow at six thirty in the evening for Baltimore. Apparently it’s going to save the world. Not sure how that can be true but give me a moment; I’ve only been on the case for eight seconds.

He looks at John’s blank face in front of him, then glances round at Irene who hasn’t even fully straightened up yet.

SHERLOCK: Oh, come on. It’s not code. These are seat allocations on a passenger jet. Look: there’s no letter ‘I’ because it can be mistaken for a ‘1’; no letters past ‘K’ – the width of the plane is the limit. The numbers always appear randomly and not in sequence but the letters have little runs of sequence all over the place – families and couples sitting together. Only a Jumbo is wide enough to need the letter ‘K’ or rows past fifty-five, which is why there’s always an upstairs. There’s a row thirteen, which eliminates the more superstitious airlines. Then there’s the style of the flight number – zero zero seven – that eliminates a few more; and assuming a British point of origin, which would be logical considering the original source of the information and assuming from the increased pressure on you lately that the crisis is imminent, the only flight that matches all the criteria and departs within the week is the six thirty to Baltimore tomorrow evening from Heathrow Airport.

By now he has stood up, and now he lowers the phone and looks down at Irene, who gazes up at him in admiration.

SHERLOCK (engaging the full force of his cello jaguar voice and sending your transcriber into a complete meltdown): Please don’t feel obliged to tell me that was remarkable or amazing. John’s expressed the same thought in every possible variant available to the English language.

IRENE (intensely): I would have you right here on this desk until you begged for mercy twice.

The two of them stare at each other for a long moment before Sherlock speaks again.

SHERLOCK (with his eyes still locked on Irene’s): John, please can you check those flight schedules; see if I’m right?

JOHN (vaguely, overcome by all the sex in the air): Uh-huh. I’m on it, yeah.

Clearing his throat, he starts to type on his laptop. Sherlock and Irene continue to stare at each other.

SHERLOCK: I’ve never begged for mercy in my life.

IRENE (emphatically): Twice.

JOHN (looking at his screen): Uh, yeah, you’re right. Uh, flight double oh seven.

SHERLOCK (looking round at him): What did you say?

JOHN: You’re right.

SHERLOCK: No, no, no, after that. What did you say after that?

JOHN: Double oh seven. Flight double oh seven.

SHERLOCK (quietly to himself): Double oh seven, double oh seven, double oh seven, double oh seven...

Pushing Irene out of the way, he begins to pace.

SHERLOCK: ... something ... something connected to double oh seven ... What?

As he continues to pace and mutter the numbers to himself, Irene puts her other phone behind her back and begins to type blind on it: 747 TOMORROW 6:30PM HEATHROW

The message is sent to the phone of Moriarty. Standing in Westminster very near the Houses of Parliament, he takes his phone out and reads the message.

 

221B BAKER STREET

Sherlock has walked to the fireplace and is standing in front of the mirror with his eyes closed.

SHERLOCK (quietly): Double oh seven, double oh seven, what, what, something, what?

His eyes snap open as he begins to remember and he turns and looks at the living room door, remembering Mycroft standing on the landing talking into his phone.

MYCROFT: Bond Air is go.

Sherlock walks towards the door.

MYCROFT: Bond Air is go. ... Bond Air is go.

As the words continue to echo in Sherlock’s mind, at Westminster Moriarty is typing a message onto his phone:

Jumbo Jet. Dear me Mr Holmes, dear me.

He presses Send and the message wings its way up into the air. As if watching it go, Moriarty raises his eyes towards Big Ben, the very image of the seat of the British government, and blows a long and loud raspberry at it.)

At Mycroft’s house/residence/fancy office he picks up his phone from the dining table and looks at a newly arrived message. It reads: Jumbo Jet. Dear me Mr Holmes, dear me)

Time passes and Mycroft returns to the chair at the end of the dining table and sinks down into it, running his hand over his face and clearly still shocked by the turn of events.

More time passes and Mycroft has removed his jacket and has a glass of brandy in front of him. His hands are folded in front of his mouth and he is lost in wide-eyed and horrified thought.

Much later, as night begins to fall, Mycroft’s face is furrowed with anguish and his eyes are still wide at the horror which only he knows about. The glass beside him is empty. Slowly he closes his eyes and sinks his head into his hands in despair.

 

SHERLOCK’S FLAT

Sherlock sits in his armchair gently plucking the strings of his violin. In his mind he can still hear Mycroft’s phone call.

MYCROFT: Bond Air is go, that’s decided. Check with the Coventry lot.

Sherlock finally rouses a little and looks up.

SHERLOCK: Coventry.

Irene, still wearing Sherlock’s dressing gown and with her hair still down, is curled up in John’s chair watching him closely.

IRENE: I’ve never been. Is it nice?

SHERLOCK: Where’s John?

IRENE: He went out a couple of hours ago.

SHERLOCK: I was just talking to him.

IRENE (smiling): He said you do that. What’s Coventry got to do with anything?

SHERLOCK: It’s a story, probably not true. In the Second World War, the Allies knew that Coventry was going to get bombed because they’d broken the German code but they didn’t want the Germans to know that they’d broken the code, so they let it happen anyway.

IRENE: Have you ever had anyone?

Sherlock frowns at her blankly.

SHERLOCK: Sorry?

IRENE: And when I say “had”, I’m being indelicate.

SHERLOCK: I don’t understand.

IRENE: Well, I’ll be delicate then.

Getting up from the chair she walks over and kneels in front of Sherlock, putting her left hand on top of his right hand and curling her fingers around it.

IRENE: Let’s have dinner.

SHERLOCK: Why?

IRENE: Might be hungry.

SHERLOCK: I’m not.

IRENE: Good.

Hesitantly, Sherlock sits forward a little and slowly turns his right hand over, curling his own fingers around her wrist.

SHERLOCK: Why would I want to have dinner if I wasn’t hungry?

Slowly Irene begins to lean forward, her gaze fixed on his lips.

IRENE (softly): Oh, Mr Holmes ...

Sherlock’s fingers gently stroke across the underside of her wrist)

IRENE: ... if it was the end of the world, if this was the very last night, would you have dinner with me?

MRS HUDSON (calling up the stairs): Sherlock!

Sherlock’s eyes slide towards the door.

IRENE (ruefully): Too late.

SHERLOCK: That’s not the end of the world; that’s Mrs Hudson.

Irene pulls her hand free and stands up, walking away from him as Mrs Hudson comes in with none other than Plummer from the Palace.

MRS HUDSON: Sherlock, this man was at the door. Is the bell still not working?

She turns around to Plummer and points at Sherlock.

MRS HUDSON: He shot it.

SHERLOCK (tetchily, to Plummer): Have you come to take me away again?

PLUMMER: Yes, Mr Holmes.

SHERLOCK: Well, I decline.

PLUMMER (taking an envelope from his jacket and offering it to him): I don’t think you do.

Sherlock snatches it from him and opens it. Inside is a Business Class boarding pass for Flyaway Airways in the name of Sherlock Holmes for flight number 007 to Baltimore, scheduled to leave at 18.30.

Very shortly afterwards, Sherlock has put his coat on and is getting into the back of a car outside the flat. As Plummer gets into the passenger seat and the car drives away, Irene stands at the window of the flat and watches them go.

In the car, Sherlock gets out the plane ticket again, then tells Plummer what he has deduced.

SHERLOCK: There’s going to be a bomb on a passenger jet. The British and American governments know about it but rather than expose the source of that information they’re going to let it happen. The plane will blow up. Coventry all over again. The wheel turns. Nothing is ever new.

 

AIRPORT

Neither Plummer nor the driver respond to him in any way. Some time later the car arrives at Heathrow Airport and is driven past hangars to a 747 Jumbo Jet parked on the tarmac. The car stops near the plane and Sherlock gets out and walks over to the steps which lead up to the entry door. A familiar figure is standing at the bottom of the steps. It’s Neilson.

SHERLOCK (nonchalantly, in a deliberately fake American accent): Well, you’re lookin’ all better. How ya feelin’?

NEILSON: Like putting a bullet in your brain ... sir.

Sherlock lets out a quiet snigger and starts to walk up the steps.

NEILSON: They’d pin a medal on me if I did...

Sherlock stops.

NEILSON (insincerely): ... sir.

Sherlock half-turns back towards him, then decides he can’t be bothered and continues up the steps. Inside, he pulls back the curtain obscuring the passenger seating and walks into the aisle. The lighting is very low and it’s hard to see. There are people sitting in almost all the seats but none of them is moving or speaking or showing any signs of life at all. Frowning, he walks forward and looks more closely at the nearest passengers. An overhead light shows more clearly the faces of two men sitting beside each other and Sherlock now realises the truth: they are dead. Although they’re not yet showing any signs of decomposition, their skin is very grey and they’ve clearly been dead for some time. He turns and looks to the passengers on the other side of the aisle, turning on another overhead light to get a better view. The man and woman sitting there are also long dead. As he straightens up, realising that everyone on board the plane must be in the same condition, his brother speaks from the other end of the section.

MYCROFT: The Coventry conundrum.

Sherlock turns as Mycroft pushes back the curtain and steps through into the cabin. For the first part of the ensuing conversation he talks softly, almost as if out of respect for the dead bodies in front of him.

MYCROFT: What do you think of my solution?

Sherlock gazes around the cabin, still taking it all in.

MYCROFT: The flight of the dead.

SHERLOCK: The plane blows up mid-air. Mission accomplished for the terrorists. Hundreds of casualties, but nobody dies.

MYCROFT: Neat, don’t you think?

Sherlock smiles humourlessly.

MYCROFT: You’ve been stumbling round the fringes of this one for ages – or were you too bored to notice the pattern?

Sherlock flashes back in his mind to the two little girls sitting in his living room.

LITTLE GIRL: They wouldn’t let us see Granddad when he was dead.

(He lifts his head a little as he remembers the creepy guy sitting in the same chair on a different occasion, holding a funeral urn.)

CREEPY GUY: She’s not my real aunt. I know human ash.

MYCROFT: We ran a similar project with the Germans a while back, though I believe one of our passengers didn’t make the flight.

Sherlock flashes back to the car with the body in the boot and the passport stamped in Berlin airport.

MYCROFT: But that’s the deceased for you – late, in every sense of the word.

SHERLOCK: How’s the plane going to fly? (He answers himself immediately.) Of course: unmanned aircraft. Hardly new.

MYCROFT: It doesn’t fly. It will never fly. This entire project is cancelled. The terrorist cells have been informed that we know about the bomb. We can’t fool them now. We’ve lost everything. One fragment of one email, and months and years of planning finished.

SHERLOCK: Your MOD man.

MYCROFT: That’s all it takes: one lonely naïve man desperate to show off, and a woman clever enough to make him feel special.

SHERLOCK (quirking an eyebrow): Hmm. You should screen your defence people more carefully.

MYCROFT (loudly, furiously): I’m not talking about the MOD man, Sherlock; I’m talking about you.

Sherlock frowns, genuinely confused.

MYCROFT (more softly): The damsel in distress. (He smiles ironically.) In the end, are you really so obvious? Because this was textbook: the promise of love, the pain of loss, the joy of redemption; then give him a puzzle ... (his voice drops to a whisper) ... and watch him dance.

SHERLOCK: Don’t be absurd.

MYCROFT: Absurd? How quickly did you decipher that email for her? Was it the full minute, or were you really eager to impress?

IRENE (from behind Sherlock): I think it was less than five seconds.

Sherlock spins around to see her standing at the end of the cabin, dressed beautifully, fully made up and with her hair perfectly coiffured. This is The Woman at her immaculate best.

MYCROFT (ruefully to Sherlock): I drove you into her path. (He pauses momentarily.) I’m sorry. (He lowers his eyes.) I didn’t know.

Sherlock is still looking at Irene as she walks towards him.

IRENE: Mr Holmes, I think we need to talk.

SHERLOCK: So do I. There are a number of aspects I’m still not quite clear on.

IRENE (walking past him): Not you, Junior. You’re done now.

She continues down the aisle towards Mycroft. Sherlock turns and watches her go as she activates her phone and holds it up to show his brother.

IRENE: There’s more ... loads more. On this phone I’ve got secrets, pictures and scandals that could topple your whole world. You have no idea how much havoc I can cause and exactly one way to stop me – unless you want to tell your masters that your biggest security leak is your own little brother.

(Mycroft can no longer hold her gaze and turns his head away, lowering his eyes.)

 

MYCROFT’S RESIDENCE

Mycroft has brought Irene and Sherlock to his residence/office. The older brother sits at the dining table with Irene seated opposite him. Sherlock is in the armchair near the fireplace a few yards away, half turned away from the pair of them. The fingers on his right hand are repeatedly clenching as he listens to the other two speak. Mycroft points down at the camera phone which is lying on the table in front of him. There is no aggression or threat in his voice as he speaks.

MYCROFT: We have people who can get into this.

IRENE: I tested that theory for you. I let Sherlock Holmes try it for six months.

Sherlock closes his eyes briefly in pain.

IRENE: Sherlock, dear, tell him what you found when you X-rayed my camera phone.

SHERLOCK (flatly): There are four additional units wired inside the casing, I suspect containing acid or a small amount of explosive.

Mycroft lowers his head into his hand in despair.

SHERLOCK: Any attempt to open the casing will burn the hard drive.

IRENE: Explosive. (She looks at Mycroft.) It’s more me.

MYCROFT (lifting his head and looking at her again): Some data is always recoverable.

IRENE: Take that risk?

MYCROFT: You have a passcode to open this. I deeply regret to say we have people who can extract it from you.

IRENE (calmly): Sherlock?

SHERLOCK: There will be two passcodes: one to open the phone, one to burn the drive. Even under duress you can’t know which one she’s given you and there will be no point in a second attempt.

IRENE: He’s good, isn’t he? I should have him on a leash – in fact, I might.

She gazes at Sherlock intensely but he remains turned away from her and can’t see her expression.

MYCROFT: We destroy this, then. No-one has the information.

IRENE: Fine. Good idea ... unless there are lives of British citizens depending on the information you’re about to burn.

MYCROFT: Are there?

IRENE: Telling you would be playing fair. I’m not playing any more.

She reaches into her handbag on the table in front of her and takes out an envelope which she pushes across the table to him.

IRENE: A list of my requests; and some ideas about my protection once they’re granted.

Mycroft takes the sheet of paper from the envelope and starts to unfold it.

IRENE: I’d say it wouldn’t blow much of a hole in the wealth of the nation – but then I’d be lying.

He raises his eyebrows in amazement as he reads through the demands she has listed.

IRENE: I imagine you’d like to sleep on it.

MYCROFT (still reading): Thank you, yes.

IRENE: Too bad.

He looks up at her. In the armchair, Sherlock snorts in almost silent amusement.

IRENE (to Mycroft): Off you pop and talk to people.

Sighing, Mycroft sinks back in his chair.

MYCROFT: You’ve been very ... thorough. I wish our lot were half as good as you.

IRENE: I can’t take all the credit. Had a bit of help.

She looks across to Sherlock.

IRENE: Oh, Moriarty sends his love.

Sherlock raises his head.

MYCROFT: Yes, he’s been in touch. Seems desperate for my attention ... (his voice becomes more ominous) ... which I’m sure can be arranged.

Unseen by the others, Sherlock’s gaze begins to sharpen as Irene stands up and walks round the table to sit on its edge nearer Mycroft.

IRENE: I had all this stuff, never knew what to do with it. Thank God for the consultant criminal. Gave me a lot of advice about how to play the Holmes boys. D’you know what he calls you? (Softly) The Ice Man ... (she looks across to Sherlock) ... and the Virgin.

Sherlock’s eyes are on the move, though it’s not yet clear whether in reaction to what Irene is saying or whether he’s working something out.

IRENE: Didn’t even ask for anything. I think he just likes to cause trouble. Now that’s my kind of man.

Sherlock closes his eyes, sighing softly.

MYCROFT: And here you are, the dominatrix who brought a nation to its knees.

Sherlock’s eyes snap open again. He’s definitely working something out. Mycroft stands and appears to bow slightly to Irene.

MYCROFT: Nicely played.

He turns away, about to go and begin meeting her demands. Smiling in satisfaction, she stands up, confident that she has won.

SHERLOCK: No.

They both turn to him.

IRENE: Sorry?

Sherlock turns his head towards them.

SHERLOCK: I said no. Very very close, but no.

He stands and starts to walk towards her.

SHERLOCK: You got carried away. The game was too elaborate. You were enjoying yourself too much.

IRENE: No such thing as too much.

SHERLOCK (walking closer and looking down at her): Oh, enjoying the thrill of the chase is fine, craving the distraction of the game – I sympathise entirely – but sentiment? Sentiment is a chemical defect found in the losing side.

He bares his teeth slightly as he finishes the sentence)

IRENE: Sentiment? What are you talking about?

SHERLOCK: You.

IRENE (smiling calmly): Oh dear God. Look at the poor man. You don’t actually think I was interested in you? Why? Because you’re the great Sherlock Holmes, the clever detective in the funny hat?

He steps even closer to her, their bodies almost touching.

SHERLOCK (softly): No.

He reaches out and slowly wraps the fingers of his right hand around her left wrist, then leans forward and brings his mouth close to her right ear.

SHERLOCK (in a whisper): Because I took your pulse.

Flashback to Irene kneeling in front of him at the flat and putting her hand on top of his, then him turning his hand over and resting his fingertips on the underside of her wrist. In the present, Irene frowns in confusion as Sherlock tightens his grip a little around her wrist.

SHERLOCK (softly into her ear): Elevated; your pupils dilated.

Flashback to her gazing into his eyes as she knelt in front of him. In the present, he releases her hand and leans past her to pick up the camera phone from the table.

SHERLOCK (in a more normal voice): I imagine John Watson thinks love’s a mystery to me but the chemistry is incredibly simple, and very destructive.

He turns and walks a few paces away from her. She follows behind him until he turns and faces her again.

SHERLOCK: When we first met, you told me that disguise is always a self-portrait. How true of you: the combination to your safe – your measurements; but this ... (he tosses the phone into the air and catches it again) ... this is far more intimate.

He pulls up the security lock with its “I AM ---- LOCKED” screen.

SHERLOCK: This is your heart...

Without breaking his gaze into her eyes, he punches in the first of the four characters with his thumb.

SHERLOCK: ... and you should never let it rule your head.

She stares at him, trying to stay calm but the panic is beginning to show behind her eyes.

SHERLOCK: You could have chosen any random number and walked out of here today with everything you’ve worked for...

He punches in the second character, his eyes still locked on hers.

SHERLOCK: ... but you just couldn’t resist it, could you?

Her breathing becomes heavier. Sherlock smiles briefly and triumphantly.

SHERLOCK: I’ve always assumed that love is a dangerous disadvantage...

He hits the third character, still gazing at her.

SHERLOCK: Thank you for the final proof.

Before he can type in the fourth character, she seizes his hand and gazes up at him intensely.

IRENE (softly): Everything I said: it’s not real. (In a whisper) I was just playing the game.

SHERLOCK (in a whisper): I know.

Gently pulling his hand free, he types in the final character.

SHERLOCK: And this is just losing.

Slowly he turns the phone towards her and shows her the screen. She looks down at it, tears spilling from her eyes as she reads the sequence which says:

I AM

SHER

LOCKED

She gazes down at the screen in despair for a few seconds, then Sherlock lifts the phone away and holds it out towards Mycroft even as the phone unlocks and presents its menu.)

SHERLOCK (his eyes still fixed on Irene’s): There you are, brother. I hope the contents make up for any inconvenience I may have caused you tonight.

MYCROFT: I’m certain they will.

Sherlock turns and begins to walk towards the door.

SHERLOCK: If you’re feeling kind, lock her up; otherwise let her go. I doubt she’ll survive long without her protection.

Irene stares after him, her eyes wide with dread.

IRENE: Are you expecting me to beg?

SHERLOCK (flatly, calmly): Yes.

He stops near the door, his face in profile to her. She stares at him in anguish for several seconds, then realises that she has no choice.

IRENE: Please.

He doesn’t move.

IRENE: You’re right.

Now he turns to look at her.

IRENE (staring at him pleadingly): I won’t even last six months.

SHERLOCK: Sorry about dinner.

He turns and walks to the door, opening it and walking through. She watches him go, her eyes full of horror as the door closes behind him.

 

BAKER STREET

It is pouring with rain. Outside Speedy’s café, Mycroft is standing under the protection of his umbrella, smoking a cigarette. He has a clear plastic wallet tucked under one arm and his briefcase is at his feet. John hurries towards home, hunched over and soaking wet because macho BAMFs like John Watson don’t take umbrellas with them. He sees Mycroft standing there and stops in surprise, then walks over to him.

JOHN: You don’t smoke.

MYCROFT: I also don’t frequent cafés.

Dropping the cigarette on the ground and treading it out, he closes his umbrella, picks up his briefcase and turns and walks into Speedy’s. John follows him. Not long afterwards they are sitting opposite each other at one of the tables. John picks up his mug and looks at the plastic wallet which Mycroft has put on the table in front of himself. There is a sticker on the wallet saying “RESTRICTED ACCESS – CONFIDENTIAL”. The camera phone is inside the wallet on top of various documents.

JOHN: This the file on Irene Adler?

MYCROFT: Closed forever. I am about to go and inform my brother – or, if you prefer, you are – that she somehow got herself into a witness protection scheme in America. New name, new identity. She will survive – and thrive – but he will never see her again.

JOHN: Why would he care? He despised her at the end. Won’t even mention her by name – just “The Woman”.

MYCROFT: Is that loathing, or a salute? One of a kind; the one woman who matters.

JOHN: He’s not like that. He doesn’t feel things that way ... I don’t think.

MYCROFT: My brother has the brain of a scientist or a philosopher, yet he elects to be a detective. What might we deduce about his heart?

JOHN: I don’t know.

MYCROFT: Neither do I ... but initially he wanted to be a pirate.

He smiles briefly at John, then his gaze becomes distant and reflective.

JOHN: He’ll be okay with this witness protection, never seeing her again. He’ll be fine.

MYCROFT: I agree. (He breathes in sharply.) That’s why I decided to tell him that.

JOHN: Instead of what?

MYCROFT: She’s dead. She was captured by a terrorist cell in Karachi two months ago and beheaded.

John looks at him silently for several seconds, then quietly clears his throat.

JOHN: It’s definitely her? She’s done this before.

MYCROFT: I was thorough – this time. It would take Sherlock Holmes to fool me, and I don’t think he was on hand, do you?

They look at each other for a moment.

MYCROFT: So ... (he pushes the wallet across the table towards John, then puts his elbows on the table, clasps his hands in front of him and rests his chin on them) ...what should we tell Sherlock?

SHERLOCK'S FLAT

Sherlock is sitting at the kitchen table looking into his microscope. As footsteps can be heard coming up the stairs, he speaks before John even comes into view.

SHERLOCK: Clearly you’ve got news.

John stops in the doorway with the wallet in his hand. Sherlock doesn’t lift his head.

SHERLOCK: If it’s about the Leeds triple murder, it was the gardener. Nobody noticed the earring.

JOHN: Hi. Er, no, it’s, um ... (he takes a couple of steps into the kitchen) ... it’s about Irene Adler.

Sherlock looks up, his face unreadable.

SHERLOCK: Oh? Something happened? Has she come back?

JOHN: No, she’s, er ... I just bumped into Mycroft downstairs. He had to take a call.

SHERLOCK (standing up and walking around the table towards John): Is she back in London?

JOHN: No. She’s, er ...

He gazes at the table for a long moment, then drags in a sharp breath and raises his eyes to Sherlock’s as his flatmate steps closer, frowning.

JOHN: She’s in America.

SHERLOCK: America?

JOHN: Mmm-hmm. Got herself on a witness protection scheme, apparently. Dunno how she swung it, but, er, well, you know.

SHERLOCK: I know what?

JOHN: Well, you won’t be able to see her again.

SHERLOCK: Why would I want to see her again?

JOHN (smiling ruefully as Sherlock turns away and walks back around the table): Didn’t say you did.

SHERLOCK: Is that her file?

JOHN: Yes. I was just gonna take it back to Mycroft.

He offers the wallet to Sherlock.

JOHN: Do you want to...?

SHERLOCK (sitting down): No.

He looks into his microscope again.

JOHN: Hmm.

He looks at his friend for a long while, considering his options. Eventually he steps forward again.

JOHN: Listen, actually...

SHERLOCK: Oh, but I will have the camera phone, though.

He holds out his hand towards John, not lifting his gaze from his work.

JOHN: There’s nothing on it any more. It’s been stripped.

SHERLOCK: I know, but I...

He pauses for a long moment before continuing.

SHERLOCK: ... I’ll still have it.

JOHN: I’ve gotta give this back to Mycroft. You can’t keep it.

Sherlock keeps his hand extended and his eyes fixed on the microscope.

JOHN: Sherlock, I have to give this to Mycroft. It’s the government’s now. I couldn’t even give...

SHERLOCK: Please.

He extends his hand a little further. John looks at him, wondering what to do, then finally reaches into the wallet, takes out the phone and lays it gently into Sherlock’s hand. Sherlock closes his fingers around it, draws his hand back and puts the phone into his trouser pocket before returning his hand to the microscope.

SHERLOCK: Thank you.

JOHN (raising the wallet): Well, I’d better take this back.

SHERLOCK: Yes.

John turns and walks out onto the landing, then pauses, wondering whether to ask the question that has now come into his mind. After several seconds he turns round and comes back into the kitchen. Sherlock still doesn’t lift his eyes from his microscope.

JOHN: Did she ever text you again, after ... all that?

SHERLOCK: Once, a few months ago.

JOHN: What did she say?

SHERLOCK: “Goodbye, Mr Holmes.”

(John looks at him thoughtfully.)

JOHN (softly): Huh.

He paces around in front of the kitchen door for a few seconds, wondering if there’s anything more he can say, then eventually turns and heads off down the stairs. As soon as he’s out of sight Sherlock raises his head and gazes across the room for a moment, then he reaches down to his own phone which is on the table and picks it up, calling up his saved messages. Walking into the living room, he scrolls through the messages sent by “The Woman”, all of which he has kept. They go on for a long time:

I’m not hungry, let’s have dinner.

Bored in a hotel. Join me. Let’s have dinner.

John’s blog is HILARIOUS. I think he likes you more than I do. Let’s have dinner.

I can see tower bridge and the moon from my room. Work out where I am and join me.

I saw you in the street today. You didn’t see me.

You do know that hat actually suits you, don’t you?

Oh for God’s sake. Let’s have dinner.

I like your funny hat.

I’m in Egypt talking to an idiot. Get on a plane, let’s have dinner.

You looked sexy on Crimewatch.

Even you have got to eat. Let’s have dinner.

BBC1 right now. You’ll laugh.

I’m thinking of sending you a Christmas present.

I’m not dead. Let’s have dinner.

Then comes the one reply he sent to her:

Happy New Year

And at the bottom of the list is her last message to him:

Goodbye Mr Holmes

Reaching the living room window, he looks down at the final message for a long time before lifting his eyes and gazing out at the pouring rain.)

 

SOMEWHERE IN PAKISTAN

Flashback to (presumably) two months earlier. It is night time and there is background noise of male voices shouting in a foreign language. Shaky camera footage eventually resolves into clearer resolution, revealing Irene kneeling on the ground in front of a military vehicle. She is dressed in black robes, her hair covered by a black headscarf, and is typing one-handed onto her phone. Standing to her right is a man holding a rifle with one hand while he repeatedly gestures for her phone with the other. She ignores him, refusing to hand it over until she has finished her message, which reads:

Goodbye Mr Holmes

She presses Send and then gives the phone to the man. To her left, a second man walks over and raises a machete above her head, bringing it slowly down towards the back of her neck as he checks that his aim will be correct. Irene stares ahead of herself, fighting her tears, then the screen fades to black as she slowly closes her eyes.

A couple of seconds later, an orgasmic female sigh fills the air. Irene’s eyes snap open and fill with hope as she turns her head to look at her executioner. His face is completely shrouded apart from his eyes, but a very recognisable blue-grey gaze meets her own.

SHERLOCK (quietly): When I say run, run!

She turns her head to the front again as Sherlock pulls the machete back as if he’s about to strike the death blow, then he spins and begins to strike out at the nearby militia. Irene stares ahead of herself, her eyes wide with disbelief that she is going to live. Slowly she begins to smile.

 

221B BAKER STREET

In London in the present, Sherlock smiles at the memory, then chuckles to himself as he takes Irene’s camera phone from his pocket. Tossing it into the air and catching it again, he looks at it for a couple of seconds.

SHERLOCK: The Woman.

Opening the top drawer of a nearby cabinet, he puts the phone into it and is about to withdraw his hand when he pauses, then puts his fingers onto the phone again and looks at it thoughtfully.

SHERLOCK: The Woman.

He lifts his head and gazes out at the rainy city for a while, then turns and walks away.

 

Adaptation Realbion pour Sherlock_hypnoweb

Kikavu ?

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bloom74 
17.10.2019 vers 09h

stella 
30.09.2019 vers 23h

AliM88 
19.07.2019 vers 17h

lilise38 
16.05.2019 vers 15h

Blair16 
02.05.2019 vers 19h

wolfgirl88 
25.10.2018 vers 09h

Vu sur BetaSeries

Derniers commentaires

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bloom74  (18.10.2019 à 17:12)

Alors pour ma part, j'ai été agréablement surprise car j'avais en tête Rachel McAdam dans le rôle d'Irene Adler (du film), et Lara Pulver amène le côté plus sulfureux du caractère qui était parfait.

Très bon épisode :D

Spyfafa  (24.08.2016 à 21:26)

Cet épisode est certainement mon préféré jusqu'à maintenant, par chance, il m'en reste encore plusieurs à découvrir pour savoir s'il le reste. 

De l'humour (beaucoup au début), une enquête de la plus haute importance, du suspense et une intrigue liée de près à Sherlock. Un sacré mélange réjouissant ! :D

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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