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#202 : Les Chiens de Baskerville

Alors que Sherlock tente de tromper son ennui et son manque de nicotine à Baker Street, un client terrifié vient le voir, car il est persuadé que son père a été tué par une créature monstrueuse qui rôde sur les landes du Dartmoor.

Sherlock et Watson prennent la direction de la campagne pour mener l'enquête. Ce qui ressemblait à de la pure fantaisie à Londres prend soudain un tout autre aspect lorsque le duo de détectives se retrouvent à poursuivre leurs investigations dans une base ultra secrète de l'armée installée sur la lande.

Captures

Popularité


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Titre VO
The Hounds of Baskerville

Titre VF
Les Chiens de Baskerville

Première diffusion en France
28.03.2012

Vidéos

Sherlock épisode 2.02 - Preview (Fletcher, Sherlock and John)

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Sherlock Episode 2.02 - BBC Trailer

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12 Days of Sherlock - Day 7 - Sherlock won't believe his eyes - BBC

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Photos promo

Photo promotionnelle du deuxième épisode de la saison 2 de Sherlock (Sherlock Holmes et john Watson - Dartmoor)

Photo promotionnelle du deuxième épisode de la saison 2 de Sherlock (Sherlock Holmes et john Watson - Dartmoor)

Photo promotionnelle du deuxième épisode de la saison 2 de Sherlock (Henry)

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Photo promotionnelle du deuxièmer épisode de la saison 2 de Sherlock (Sherlock Holmes - extérieur)

Photo promotionnelle du deuxièmer épisode de la saison 2 de Sherlock (Sherlock Holmes - extérieur)

Plus de détails

Réalisateur : Paul McGuigan
Scénariste : Mark Gatiss

Adaptation de : The Hound of the Baskervilles (Le Chien des Baskerville) par Sir Arthur Conan Doyle.

Distribution 

Récapitulatif de l'épisode

Un jeune garçon terrifié court dans les  bois, on entend les cris de son père et des grognements féroces d’animaux qui semblent être en train de l’attaquer. Il continue à courir alors que les grognements continuent et que les bêtes semblent s’acharner de plus en plus sur leur victime. L’enfant effrayé débouche sur la lande, et il finit par rencontrer une femme qui promène son chien et s’inquiète de savoir si tout va bien, le chien de la femme grogne et l’enfant se met à hurler.

Un jeune homme, l’enfant devenu grand, se tient dans une clairière baignée par la brume, de grognements retentissent, effrayé il s’enfuit.

A Baker Street, Watson ébahi, voit Sherlock haletant et couvert de sang faire irruption dans le salon, une sorte de harpon à la main. Sherlock très irrité explique qu’il a dû prendre le métro car aucun taxi ne voulait le transporté dans cet état.

Un Sherlock débarbouillé et vêtu de sa robe de chambre va et vient nerveusement dans la pièce, toujours le harpon à la main. John passe en revue les nouvelles, mais il n’y a rien d’intéressant aux yeux de Sherlock qui s’en agace de plus en plus. Le manque de nicotine devient de plus en plus fort, il supplie et exige tour à tour qu’on lui trouve des cigarettes, il fouille la pièce, se montre particulièrement désagréable avec Madame Hudson au point de lui faire quitter la pièce en larmes. Watson suggère à Sherlock de s’excuser, ce qu’il refuse. Il veut une nouvelle enquête car il s’ennuie et qu’il en a besoin pour se changer les idées. Le seul cas qui lui a été soumis est celui de la disparition d’un lapin phosphorescent qui brille dans le noir. On sonne à la porte, ils réalisent que c’est un client !

Sherlock, Watson et leur client, Henry Knight, regardent l’enregistrement d’un reportage sur le complexe de recherche militaire de Baskerville, situé sur la lande du Dartmoor. La journaliste explique que les rumeurs les plus folles courent sur cet endroit depuis la Deuxième Guerre Mondiale, concernant notamment des manipulations génétiques sur des animaux. Le reportage présente alors le témoignage d’Henry, qui explique que lorsqu’il avait 9 ans, il a vu ce qui a attaqué son père. Sherlock interrompt la diffusion et demande à Henry de poursuivre. Henry tergiverse et après bien des hésitations finit par répondre qu’il y a un endroit qui s’appelle le Ravin de Dewar, un nom local pour le diable et qu’il est persuadé d’y avoir vue le diable le soir de la mort de son père. Il décrit une créature gigantesque, couverte de fourrure noire, avec des yeux rouges. Il se rappelle que la bête a déchiqueté son père. Henry a été retrouvé, errant sur la lande le jour suivant, on n’a jamais retrouvé le corps de son père. Sherlock fait remarquer de façon ironique que l’animal était probablement le résultat d’une manipulation génétique. Henry prend très mal cette remarque, car son père s’inquiétait des activités menées dans la base de l’armée.

John lui s’étonne qu’Henry fasse appel à eux, plus de 20 ans après le déroulement des faits. Sherlock lui répond que c’est sans doute à cause des derniers événements de la nuit passée et il se livre à l’un de ses démonstrations particulièrement brillantes de déduction. Au passage, il demande à Henry d’allumer une cigarette, chose que dans sa précipitation le jeune homme n’a pas encore faite, ce qui permet au détective d’inhaler avec délectation la fumée. Watson émet l’hypothèse que le jeune homme, traumatisé par la disparition précoce de ses parents a peut-être imaginé toute cette histoire. Henry lui répond alors que c’est l’hypothèse avancée par sa psy le Docteur Louise Mortimer, et que c’est elle qui l’avait incité à retourner dans le Dartmoor, pour faire face à ses démons. Il raconte alors que lorsqu’il s’est rendu sur place, il a aperçu des empreintes de pattes à l’endroit où son père a été attaqué. Pour Sherlock, le cas redevient terriblement ennuyeux et il ne veut pas s’en occuper. Henry ajoute alors que les empreintes semblaient appartenir à une sorte de gigantesque molosse ce qui semble faire changer d’avis à Sherlock. Dans un premier temps, Sherlock refuse de se rendre sur place et veut que John s’y rende à sa place. Puis il fait volte-face, il semble soudain très intrigué par cette affaire vieille de 20 ans et ce gigantesque molosse.

Sherlock et Watson roulent sur la lande du Dartmoor avant de s’arrêter pour faire le point la carte à la main. Ils repèrent le village de Grimpen, le Ravin de Dewar et la base militaire de Baskerville qui est entourée d’un champ de mines.

Ils se rendent au village et croisent des randonneurs et leur guide, de toute évidence l’histoire de la bête mystérieuse sert à faire tourner le tourisme local.

Henry a un rendez-vous chez le Docteur Mortimer et il lui raconte ses rêves à propos de la bête. Il parvient aussi à se rappeler des mots « Liberty in » mais le docteur n’a pas la moindre idée de leur signification.

A l’auberge du village, alors que John attend pour récupérer la clé de la chambre, il repère sur le comptoir une facture pour de la viande alors que le pub est supposé servir de la cuisine végétarienne. Il prend discrètement le papier et se renseigne auprès de l’aubergiste sur la signification de symboles en forme de têtes de mort sur la carte. Il s’agit des champs de mines du centre d’expérience de Baskerville. Gary, le propriétaire du pub, avoue également que cette histoire est bonne pour le commerce, même si celle-ci le rend un peu nerveux. Il désigne, Fletcher, le guide touristique comme étant l’une des personnes qui ont aperçu le monstre.

Dehors, Sherlock demande au guide s’il a déjà vu la bête, dans un premier temps il tente de s’esquiver sans répondre. Sherlock prétend alors avoir parié avec Watson que le guide ne pourrait pas prouver qu’il avait vu la bête, ce qui rend ce dernier immédiatement bien plus loquace. Pour prouver ses dires, il commence par leur montrer une photo prise avec son téléphone. Ceci ne suffit pas à convaincre les détectives, il ajoute alors qu’il a un ami qui travaillait pour le Ministère de la Défense, qui prétend avoir vu quelque chose et qu’après cela il a été muté dans une base secrète du gouvernement, peut-être Baskerville et qu’il y aurait vu des animaux géants, résultats de manipulations génétiques. Il achève son récit en leur montrant le moulage d’une empreinte géante.

Sherlock et Watson se rendent à la base militaire de Baskerville. Ils parviennent à entrer dans les lieux grâce à un badge appartenant à Mycroft Holmes, que Sherlock a « emprunté » il y a déjà un certain temps. Sherlock estime que ce badge leur garantit environ 20 minutes de tranquillité avant que l’alerte ne soit donnée. Au caporal qui vient les accueillir, ils prétendent qu’ils sont là pour une inspection surprise de la sécurité de la base et ils lui ordonnent de leur faire faire le tour des installations.

Dans les profondeurs de la base, ils visitent un laboratoire dans lequel se trouvent des animaux en cage. Ils y font la connaissance du Docteur Frankland avec qui ils parlent brièvement avant de poursuivre leur visite. Sherlock tente d’en savoir un peu plus sur les activités de ces laboratoires mais il n’obtient que des réponses assez vagues.

Dans un autre laboratoire, ils rencontrent le Docteur Stapleton. Malgré des réticences évidentes et devant leur insistance, elle finit par leur dire qu’elle fait de la recherche génétique. C’est alors que Sherlock semble se rappeler de son nom et lui parle de Bluebell, le lapin qui a mystérieusement disparu. Mais le temps passe, et le délai de grâce dont ils disposent est en train de s’épuiser, forçant Sherlock et Watson à quitter précipitamment les lieux. En parallèle, les systèmes d’avertissement sont entrés en alerte et l’information remonte jusqu’à Mycroft Holmes qui envoie un SMS à Sherlock, lui demandant ce qu’il est en train de faire.

Sherlock et John sont interceptés à la sortie d’un ascenseur par le major de la base, qui est furieux car il les prend pour des bureaucrates en inspection. C’est alors que l’intrusion est identifiée par les systèmes de surveillance, les détectives sont sur le point d’être démaqués lorsque survient le Dr Frankland, qui prétend reconnaître Mycroft Holmes et qui prend sur lui de les raccompagner vers la sortie.

Une fois dehors, il leur demande s’ils sont là à cause d’Henry Knight car il connaissait son père. Il peut difficilement leur parler dans la base, avant de les quitter, il leur donne sa carte avec son numéro de téléphone cellulaire. Avant de partir, Sherlock tente d’en savoir plus sur les activités du Dr Frankland et celles du Dr Stapleton, mais sans résultat.

Dans la voiture, Sherlock explique à Watson que ce sont probablement les manipulations génétiques qui ont rendu le lapin de la fille du Dr Stapleton phosphorescent. Toute la question est de savoir si ces expérimentations ont été pratiquées sur d’autres animaux qu’un lapin.

Les deux détectives se rendent dans la superbe demeure d’Henry Knight qui leur offre du thé. Henry leur fait part des 2 nouveaux mots dont il se souvient maintenant. Selon Sherlock, ces 2 mots pourraient venir de « La liberté dans la mort ». Il expose ensuite son plan qui consiste à retourner sur la lande en pleine avec Henry et voir si quelque chose l’attaque.

On retrouve le trio de nuit sur la lande, près du Ravin de Dewar. John entend quelque chose bouger derrière lui, il va voir ce que ça pourrait être, il aperçoit alors une lumière qui clignote au sommet de la colline. Il appelle Sherlock, mais ses compagnons ont continué sans l’attendre, il est seul dans les bois. Il réalise que la lumière qui clignote correspond à du morse, il reconnait les lettres UMQRA. La lumière disparait et Watson repart à la recherche de Sherlock et Henry.

Alors qu’ils arrivent à la clairière, Sherlock dit à Henry qu’ils ont fait la connaissance de son ami le Dr Frankland. Henry explique ce celui-ci s’est montré sympathique avec lui depuis son retour. Henry explique que son père et le Dr Frankland avaient décidé de ne jamais parler de travail en raison de leurs opinions divergentes sur Baskerville.

Dans les bois, John découvre un tuyau métallique, des gouttes d’eau en tombent. Quelque chose bouge derrière lui.

Sherlock et Henry descendent dans la clairière et ils entendent quelque chose au-dessus. Sherlock aperçoit très brièvement une sorte d’animal. John les rejoint, il n’a rien strictement rien vu.

De retour chez Henry, ce dernier insiste sur le fait que Sherlock doit avoir vu quelque chose. John s’apprête à lui administrer un sédatif, Henry est malgré tout rassuré, il n’est pas fou, Sherlock aussi a vu quelque chose.

Watson retrouve Sherlock, installé au coin du feu dans le pub. Il lui demande ce que peuvent bien signifier les lettres UMQRA mais Sherlock semble perturbé. Il finit par avouer à John que lui aussi il a vu le chien. Il avoue qu’il a eu peur, il semble perdre son self-control, il ajoute qu’il n’est pas fou. Il se livre à une démonstration de déduction pour le prouver, avant de se montrer désagréable envers Watson et de lui dire qu’il n’a pas d’amis. John le laisse, il sort et il repère encore la même lumière clignotante sur la lande. Il se lance alors à sa recherche.

Henry se réveille, 2 nouveaux mots lui reviennent en mémoire.

John se rapproche de la source de lumière et il découvre qu’il s’agit en fait du coin local des amoureux et que la lumière provient des phares d’une voiture. Il revient sur ses pas et Sherlock lui envoie un SMS lui annonçant que le Dr Templeton se trouve au pub et il lui demande de lui poser quelques questions. Alors que Watson demande pourquoi il devrait le faire, Sherlock lui expédié la photo d’une jeune femme très séduisante.

Incapable de trouver le sommeil, Henry regarde la télévision. A l’extérieur de la maison, les éclairages automatiques ne cessent de se déclencher puis de s’éteindre, un animal se déplace dans l’ombre. Quelque chose finit par heurter les vitres de la véranda, Henry est de plus en plus effrayé, il finit par perdre connaissance.

Au pub, John a engagé la conversation avec le Dr Templeton. Il lui dit qu’il connait Henry, mais le Dr Templeton refuse de parler de son patient. John insiste, il tente d’en savoir plus sur le père d’Henry, sur la théorie du complot qu’il associait à Baskerville. Le Dr Templeton ne veut toujours pas en parler, Watson prétend alors qu’il a ami qui souffre du même problème. A ce moment-là, le Dr Frankland vient les voir, demande à Watson comme se passe l’enquête et explique au Dr Templeton que John travaille avec Sherlock Holmes, le détective privé. Écœurée, le Dr Templeton quitte les lieux.

Le lendemain matin, Sherlock rend visite à Henry et propose de lui préparer un café. Henry lui demande pourquoi il a menti en prétendant ne pas avoir vu le Molosse Sherlock lui répond qu’il avait accepté l’affaire parce qu’Henry utilise un terme désuet pour désigner l’animal, "molosse" au lieu de "chien".

Sherlock s’en va et aperçoit John qui se trouve dans le cimetière. Il tente de lui parler de l’enquête, il tente de s’excuser pour son comportement de la veille, expliquant que pour la 1ère fois il s’était mis à douter. John ne semble pas prêt à lui pardonner son comportement et il s’en va. Sherlock essaye de le rattraper, de le convaincre de la sincérité de ses excuses et qu’il est son seul ami. John poursuit son chemin. Soudain, Sherlock le félicite, il lui a donné une idée. Il suggère que le mot MOLOSSE est un acronyme et il rappelle le fait qu’Henry l’utilise.

De retour au pub, Sherlock et Watson ont la surprise d’y découvrir Lestrade. Il prétend avoir pris quelques jours de vacances mais Sherlock n’est pas dupe et il y voit l’empreinte de Mycroft. Lestrade s’en défend. John l’interrompt et lui demande de vérifier la facture de l’aubergiste concernant des achats de viande. Lestrade accepte de le faire. Pendant ce temps, Sherlock prépare un café avec du sucre pour John et tente encore de s’excuser.

L’aubergiste finit par avouer que lui et son ami avaient trouvé un chien sauvage, qu’ils l’avaient recueilli et qu’ils l'utilisaient pour entretenir la légende et attirer les touristes. Ils le gardaient dans une mine abandonnée. Mais l’animal devenait incontrôlable et ils ont fini par le faire euthanasier par le vétérinaire. Lestrade s’éloigne suivi de John et de Sherlock. Lestrade finit par leur dire qu’il ne peut retenir aucune charge contre l’aubergiste, il est malgré tout satisfait d’avoir résolu le mystère. Sherlock n’est pas d’accord, la bête qu’il a vue était une sorte de chien géant avec une peau qui brillait et des yeux rouges. Il a une théorie, mais il doit retourner à Baskerville pour la vérifier et il appelle Mycroft pour lui demander son aide.

Un peu plus tard, Sherlock et John retournent à la base de Baskerville. Sherlock demande à John de fouiller les laboratoires en commençant par celui du Dr Stapleton, pendant qu’il parle avec le major, qui n’est pas vraiment ravi de les revoir avec une autorisation d’accès illimitée aux installations.

A son domicile, Henry est prostré, il a dans les mains une photo de sa famille. Soudain, il a encore un autre flash et il se met à hurler.

John commence à visiter les laboratoires alors qu'ils sont en train de se vider de leur personnel. Dans le laboratoire du Dr Stapleton, il remarque quelques tuyaux qui fuient. Lorsqu’il en sort les lumières deviennent éblouissantes et une sirène se met à hurler. A moitié aveuglé, John tente de sortir mais son badge ne fonctionne plus. Les lumières et la sirène s’éteignent et John entend quelque chose bouger. Il inspecte les cages et il remarque que quelque chose a dû s’échapper de l’une d’entre elles. On entend un grognement dans l’obscurité. John ne parvient toujours pas à sortir de la pièce et il n’arrive pas à joindre Sherlock au téléphone. Il finit par trouver refuge dans l’une des cages vides. Sherlock l’appelle au téléphone et Watson le supplie de venir le sortir de là. A la demande de Sherlock, il décrit ce qui se passe dans le laboratoire et il finit par dire qu’il a vu Le Chien.

Quelques instants plus tard, Sherlock arrive, il allume les lumières et sort John de la cage où il s’était enfermé et le fait encore décrire ce qu’il a vu. Watson répète la description de ce que Sherlock a vu la nuit précédente et ce dernier lui explique que c’est le résultat d’une drogue.

Ils retournent voir le Dr Stapleton qui pratique des expériences sur un lapin. Elle s’étonne de leur présence, Sherlock lui explique que c’est une affaire de meurtre. Il éteint la lumière, le lapin brille dans l’obscurité, c’est le lapin de sa fille. Sherlock utilise le microscope du laboratoire pour examiner des échantillons de sucre. Pendant ce temps, la scientifique explique qu’il y a eu une confusion et que c’est par erreur que sa fille a reçu l’un des lapins phosphorescents, résultats de  manipulations génétiques pratiquées sur des animaux de toutes tailles.

Sherlock est dépité par le résultat de ses observations, il ne trouve pas trace de drogue dans le sucre alors qu’il pensait que c’était ce produit qui était responsable de leurs hallucinations. Il demande à Watson et au Dr Stapleton de le laisser afin qu’il puisse réfléchir. Il passe en revue tout ce qu’il a vu et entendu, il finit par découvrir le sens de Liberty, Indiana et M.O.L.O.S.

Cette nuit-là, Henry court sur la lande, il est poursuivi par le Molosse. Il tente de tirer pour se défendre… et se réveille dans sa maison, une arme à la main, il vient de tirer et de rater de justesse le Dr Templeton. Effrayé par son geste, il prend la fuite.

Sherlock demande au Dr Stapleton de les conduire dans le centre informatique. Il accède aux fichiers du projet M.O.L.OS., qui s’est déroulé dans les installations de la CIA situées à Liberty dans l’Indiana. L’accès aux données est protégé mais Sherlock parvient à découvrir le mot de passe et accède aux informations. Celles-ci concernent une drogue qui modifie la réceptivité des personnes à la suggestion. Les initiales des noms des 5 scientifiques qui ont travaillé sur le projet forment le mot M.O.L.O.S. Une photo les montrent tous les 5, vêtus d’un T-shirt sur lequel est imprimé le mot M.O.L.O.S. et Liberty, In. La CIA voulait utiliser cette drogue pour perturber l’ennemi mais les recherches ont été abandonnées en 1986, car les tests ont montré que la drogue rendait fou et agressif. Toutefois, quelqu’un a continué les recherches, il s’agit du Dr Frankland, que Sherlock reconnait sur la photo et qui a utilisé l'expression américaine "téléphone cellulaire".

Sherlock appelle Frankland pour lui proposer de se rencontrer. John reçoit un appel du Dr Templeton qui lui explique qu’Henry s’est enfui sur la lande, qu’il souffre d’une crise de démence et qu’il est armé. Sherlock pense qu’Henry va sans doute aller vers le Ravin de Dewar et il demande à Lestrade de les rejoindre à cet endroit.

Henry s’y trouve effectivement, il s’excuse auprès de son père et il s’apprête à se suicider. Sherlock et Watson arrivent juste à temps pour essayer de l’en empêcher. Sherlock se doute que quelqu’un ne cesse d’influencer les souvenirs d’Henry, il lui dit alors de se rappeler de ce qui s’est passé lorsqu’il avait 9 ans. Henry se concentre et une image d’homme portant un masque à gaz en train d’attaquer son père lui revient. Cet homme porte un T-shirt MOLOS. Sherlock explique à Henry que comme il était enfant, il n’a pas pu supporter cette image et qu’il l’a donc gérée de façon différente. Henry commence à se rappeler de ce qui s’est vraiment passé, de la vérité qu’il s’est appliqué à occulter pendant des années.

Lestrade arrive et récupère l’arme. Il fait remarquer que Sherlock a vu la bête mais celui-ci lui explique qu’il s’agissait d’un chien ordinaire mais que sous l’influence de la drogue, le cerveau le voyait comme un monstre. Un chien se déplace au bord du ravin et John fait remarquer que Lestrade n’a pas été drogué. Alors que le chien s’approche, Sherlock voit un homme qui porte un masque à gaz. Il l’attrape, arrache le masque et découvre le visage de Moriarty. Sherlock réalise qu’il est sous l’emprise de la drogue. Il en déduit que le gaz se trouve dans la brume qui baigne l’endroit. Il tente de se reprendre et finit par reconnaitre le Dr Frankland. Le Chien monstrueux revient, Frankland leur crie de tirer dessus.

Lestrade et Watson tirent et abattent l’animal. Sherlock conduit Henry vers le cadavre et il réalise qu’il ne s’agissait que d’un chien ordinaire. Henry se jette sur Frankland et lui demande pourquoi il ne l’a pas tué. Sherlock lui révèle que Frankland voulait avant tout lui faire perdre toute crédibilité et qu’il avait dissimulé des mines dans la clairière, qui diffusaient de la drogue à chaque fois qu’Henry s’y rendait. Le père d’Henry avait donc raison d’avoir des soupçons et c’est Frankland qui l’a assassiné.

Alors que l’attention est détournée par l’agonie du chien, Frankland prend la fuite et se réfugie dans le champ de mine où il se fait sauter.

Le lendemain, Sherlock retrouve Watson au pub alors qu’il est en train de prendre son petit déjeuner. Le détective explique que l’aubergiste n’a pas eu le courage se faire tuer son chien et il se demande bien pourquoi. John explique qu’il s’agit d’une histoire de sentiments, il se demande ensuite comment il a été exposé au gaz drogué. Sherlock lui explique que le gaz s’échappait des tuyaux dans le laboratoire. John réalise alors que Sherlock a ajouté du sucre dans son café de façon délibérée et qu’il l’a enfermé dans le labo, en lui faisant entendre des cris d’animaux enregistrés pour confirmer son hypothèse. Après avoir rassuré Watson sur l’absence d’effet à long terme de la drogue, Sherlock le laisse pour aller parler de chien avec l’aubergiste.

Dans un endroit secret, Mycroft demande qu'on relâche Moriarty. La cellule est recouverte de « Sherlock » gravés dans les murs.

-LES CHIENS DE BASKERVILLE-

 

 LANDE DU DARTMOOR


Un enfant court. Il semble fuir quelque chose. On entend des cris et des grognements.
Sur la lande, il rencontre une vieille dame qui promène son épagneul :
VIEILLE DAME : Oh ! Bonjour ! (l’enfant, haletant, s’immobilise) Tout va bien ? Qu’y-a-t’il, trésor ? Tu es perdu ?
L’épagneul s’approche de l’enfant, qui se met à hurler.

Plan suivant : Henry Knight adulte se tient seul dans un ravin lugubre, dans une sorte de brouillard.

 

 -Générique-

 


221B BAKER STREET

 

Des chiens en peluche remuent la tête dans la vitrine du Speedy’s Café.

Sherlock fait irruption au 221B, haletant, couvert de sang et tenant un harpon. John est assis dans son fauteuil et travaille sur son ordinateur portable.
SHERLOCK : ça a été d’un fastidieux !
JOHN : Tu as pris le métro dans cette tenue ?
SHERLOCK : Aucun taxi ne m’a accepté !

Plus tard, le sang a disparu, mais pas le harpon : Sherlock fait les cent pas, vêtu de son peignoir, et semble un « lion en cage ». John, toujours dans son fauteuil, lit le journal.
SHERLOCK : Rien ?
JOHN : Un coup d’état en Ouganda…
SHERLOCK : Mmmmh…
JOHN : (il pouffe de rire) Une autre photo de toi avec le… (à l’image : un article de presse titre « … net phenomenon » et présente la photo de Sherlock coiffé d’un deerstalker)
SHERLOCK : (agacé) Aaaah…
JOHN : Sinon… (il consulte un autre journal) Remaniement ministériel.
SHERLOCK : (excédé) Rien qui ait de l’importance ! Quelque chose d’autre !!!! John : je suis en manque ! Il faut absolument que tu m’aides !
JOHN : Non.
SHERLOCK : S’il te plaît ! Trouve-m’en !
JOHN : Non : sevrage radical. On était d’accord ! De toute façon, tu les as tous payés : tu te rappelles ? Personne ne te vendra rien à trois kilomètres à la ronde.
SHERLOCK : Non mais quelle idée stupide ? Qui l’a eue ? 
JOHN : Hum, hum…
SHERLOCK : Mme Hudson !!!! (Il ravage alors son bureau, fait voler tous les papiers qui s’y trouvent, en quête de quelque chose)
JOHN : Ecoute, Sherlock : je trouve que tu t’en sors très bien. (Sherlock fait à présent voler tous les papiers qui s’amoncellent un peu partout dans la pièce, ouvre toutes les boîtes qu’il trouve… répand le chaos au milieu du bazar environnant) N’abandonne pas maintenant.
SHERLOCK : Dis-moi où elles sont ?! S’il te plaît ! Dis-moi ! (en essayant de retrouver un semblant de calme et de contenance) Pitié…
JOHN : Non, pas question.
SHERLOCK : Je te donnerai les numéros gagnants de la semaine prochaine… (John, incrédule, se met à rire) ça ne coûtait rien d’essayer…

La tornade Sherlock repart de plus belle et dévaste le désordre près de la cheminée.
Mme Hudson arrive alors :
Mme HUDSON : Coucou !
SHERLOCK : (plongé dans ses « fouilles ») Ma réserve secrète ! Vous avez touché à ma réserve secrète !
Mme HUDSON : Hein ?
SHERLOCK : Mes cigarettes ! Où sont-elles ? Qu’en avez-vous fait ?
Mme HUDSON : Vous m’interdisez de toucher à vos affaires, alors… Oh ! Quand je vois ça, j’en arrive à le regretter !
SHERLOCK : (en se relevant) Vous n’êtes pas ma femme de ménage !
Mme HUDSON : Heureusement que non. (Sherlock grogne et John fait discrètement signe à Mme Hudson de lui proposer une tasse de thé) Que penseriez-vous d’une tasse de thé (Sherlock saisit à nouveau son harpon)et de laisser tomber votre harpon ?
SHERLOCK : Il me faut beaucoup plus fort que du thé ! 7% plus fort… (Il pointe alors son harpon sur Mme Hudson)
Mme HUDSON : Ooooh !
SHERLOCK : Vous êtes encore allée chez Mr Chatterjee ?
Mme HUDSON : Pardon ?
SHERLOCK : La sandwicherie. Vous avez une nouvelle robe, mais vous avez de la farine sur la manche, et vous ne vous habilleriez pas comme ça pour cuisiner…
JOHN : Sherlock…
SHERLOCK : Vous avez de l’aluminium derrière l’ongle du pouce : encore vos jeux à gratter. On sait tous où ça mène… (humant ostensiblement l’air) Mmmh ! « Nuit de kasbah » ! Plutôt capiteux pour un lundi matin, vous n’êtes pas d’accord ? J’ai fait tout un blog sur l’identification des parfums : c’est sur le site, jetez-y un coup d’œil !
Mme HUDSON : Je vous en prie !
SHERLOCK : Oubliez cette croisière avec Mr Chatterjee : il a une épouse à Doncaster et personne n’est au courant…
JOHN : Sherlock !!!!!
SHERLOCK : Personne, sauf moi !
Mme HUDSON : Je ne vois vraiment pas de quoi vous voulez parler ! Pas du tout ! (et elle s’en va, offusquée)

Sherlock saute dans son fauteuil et s’y tient accroupi, tentant de contrôler sa nervosité.
JOHN : Tu veux bien me dire quelle mouche te pique tout d’un coup !
SHERLOCK : Tu ne comprends pas…
JOHN : Va la trouver et présente lui tes excuses.
SHERLOCK : Que je lui présente des excuses ?
JOHN : Mmh,mmh.
SHERLOCK : Oh John, si tu savais à quel point je t’envie !
JOHN : Ah bon, tu m’envies ?
SHERLOCK : Ton esprit : si placide, si étroit, si peu utilisé…Le mien est un moteur que plus rien ne contrôle. Une fusée qui implose et se désintègre sur son pas de tire… Je veux une enquête !!!!
JOHN : Tu viens d’en résoudre une d’enquête !! En… en harponnant un cochon mort… apparemment !
SHERLOCK : Grrrr ! Ça c’était ce matin ! (en gesticulant nerveusement) Quand va arriver la prochaine ?
JOHN : Tu as regardé sur le site ?
SHERLOCK : (il se lève, saisit et tend son ordinateur portable à John) « Cher Mr Sherlock Holmes, mon petit Bluebell est introuvable. S’il vous plaît, s’il vous plaît, pouvez-vous m’aider ? »
JOHN : Qui est Bluebell ?
SHERLOCK : Un lapin, John !!!
JOHN : Oh !
SHERLOCK : Oh ce n’est pas tout : peu avant de disparaître, Bluebell est devenu lumineux. « Comme la fée Clochette » ! Selon la petite Kirstie… Le lendemain, Bluebell s’était envolé ! Clapier fermé à double-tour, aucune trace d’effraction… Ooooh ! Mais qu’est-ce que je dis, moi : c’est parfait ! Appelle Lestrade : dis-lui que je suis sur une évasion de lapin…
JOHN : T’es pas sérieux ?
SHERLOCK : Ce sera ça ou un Cluedo.
JOHN : Oh ! Non ! Pas question qu’on joue encore à ça ! (il referme l’ordinateur et le dépose sur le bureau)
SHERLOCK : Pourquoi ?
JOHN : Parce qu’il est impossible que l’assassin soit la victime, Sherlock, voilà pourquoi !
SHERLOCK : C’est la seule solution possible !
JOHN : C’est pas dans les règles !
SHERLOCK : Ce sont les règles qui ont tort, John !!!

La sonnerie retentit.

JOHN : Une seule sonnerie…
SHERLOCK : Pression maximale sur une demi-seconde…
JOHN & SHERLOCK : Un client !

 

Quelques instant plus tard, Sherlock, John et leur client regarde l’extrait d’un reportage à la télévision :
JOURNALISTE : Le Dartmoor… Un endroit regorgeant de mythes et de légendes. (Sherlock semble peu attentif aux propos de la journaliste) Mais autre chose qu’un mythe rôderait-il dans les parages ? Une chose plus concrète. Le Dartmoor abrite également des opérations qui comptent parmi les plus secrètes du gouvernement. Un centre de recherche en armes chimiques et bactériologiques, réputé plus sensible encore que celui de Porton Down. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, de nombreuses rumeurs courent au sujet des expériences de Baskerville : mutations génétiques, animaux conçus pour des opérations militaires… Ici, beaucoup continuent à croire qu’à l’intérieur de ce complexe, niché au cœur de cette contrée jadis sauvage, se déroulent des atrocités inimaginables. Mais la vraie question est la suivante : n’ont-elles vraiment lieu qu’à l’intérieur ?
HENRY KNIGHT (dans le reportage) : J’étais… tout gosse… et je me promenais sur la lande. Il faisait sombre mais je sais ce que j’ai vu (à l’écran : un dessin d’enfant, représentant un chien féroce aux yeux rouges)… Je sais ce qui a tué mon père…

Sherlock éteint alors la télévision.
SHERLOCK : (soupir d’exaspération) Qu’avez-vous vu ?
HENRY : Oh… euh… J’étais sur le point de le dire…
SHERLOCK : Oui, lors d’une interview télé. Je préfère vous entendre en direct. 
HENRY : D’accord… Désolé, bien sûr. (Il sort une serviette en papier toute froissée de sa poche et s’essuie le nez) Excusez-moi.
JOHN : Prenez votre temps.
SHERLOCK : Mais faites vite.
HENRY : Est-ce que vous connaissez le Dartmoor ?
SHERLOCK : Non.
HENRY : C’est un endroit magnifique qui ne ressemble à aucun autre. C’est assez… morne, mais c’est un bel endroit.
SHERLOCK : Mmm, sans intérêt : poursuivons.
HENRY : Euh… et bien, après la mort de ma mère, on allait souvent se promener, mon père et moi. On sortait le soir sur la lande du Dartmoor…
SHERLOCK : Très bien. Pouvons-nous en venir à la nuit où votre père a été tué ? Où est-ce que ça s’est passé ?
HENRY : Quelque part il y a une sorte de clairière qui porte le nom de ravin de Dewer… C’est un nom ancien pour désigner le diable.
SHERLOCK (absolument pas impressionné) : Et alors ?
JOHN : Avez-vous vu le diable cette nuit-là ?
HENRY : ça oui (à l’image : un homme au coude-à-coude avec une bête impossible à identifier : seuls ses grognements sont audibles). Un pelage noir comme le charbon, et des yeux… rouges… Il a foncé directement sur lui, et puis il l’a déchiqueté. Je ne me souviens de rien d’autre : ils m’ont trouvé le lendemain errant sur la lande du Dartmoor. Mais le corps de mon père n’a jamais été retrouvé.
JOHN : Mmm… Des yeux rouges, un pelage noir de charbon… C’était un énorme quoi ? Chien ? Loup ?
SHERLOCK : Ou le résultat d’une expérience génétique.
HENRY : Est-ce que vous vous moquez de moi, Mr Holmes ?
SHERLOCK : Pourquoi ? Vous c’est le cas ?
HENRY : Mon père s’est toujours élevé contre les expériences menées à Baskerville. Protestant contre les types de monstres qu’on y fabriquait. Bien des gens le regardaient en se moquant. Au moins l’équipe de télévision m’a pris au sérieux…
SHERLOCK : Pour le plus grand plaisir de l’office du tourisme.
JOHN : Oui… euh… Henry, ce qui est arrivé à votre père s’est déroulé il y a une vingtaine d’années, alors pourquoi venir aujourd’hui ?
HENRY : Finalement je doute que vous puissiez m’aider, Mr Holmes, puisque vous me trouvez aussi fêlé !
SHERLOCK : A cause de ce qu’il s’est passé hier soir.
JOHN : Quoi ? Qu’est-ce qu’il s’est passé hier soir ? 
Henry qui s’était levé et se dirigeait vers la sortie, se retourne :
HENRY : Comment… comment vous le savez ?
SHERLOCK : Je ne sais rien, j’ai remarqué. Vous êtes venu du Devon ce matin, par le premier train, vous avez pris un petit déjeuner décevant, avec un café noir, vous plaisiez bien à la fille assise en face de vous, elle vous plaisait au début mais vous avez changé d’avis, vous êtes en tous cas très pressé de fumer votre première cigarette de la journée. Assis, Mr Knight, et fumez cette cigarette : vous me ferez très plaisir.
HENRY (en se rasseyant et en sortant son tabac à rouler de sa poche) : Comment avez-vous fait pour remarquer tout ça ?
JOHN : ça n’a aucune importance…
SHERLOCK : Les confettis provenant de votre ticket poinçonné…
JOHN : ça va, Sherlock…
SHERLOCK : Oh ! Pitié ça fait une éternité que je suis enfermé ici…
JOHN : Là c’est de la pure frime…
SHERLOCK : Bien sûr que c’est de la frime : ça fait partie du boulot ! La serviette en papier vous a permis d’éponger le café renversé, la netteté de la trace indique que vous n’avez pas pris de lait, elle porte des traces de ketchup, ainsi que vos lèvres et vos manches : un petit déjeuner. Enfin, dans un train, façon de parler, peut-être un sandwich…
HENRY : Et comment vous savez qu’il était décevant ce petit déj’ ?
SHERLOCK : Tous les petits déjeuners pris dans un train le sont. La fille -l’écriture est caractéristique d’une fille- a écrit son numéro sur la serviette et d’après son angle d’écriture, elle était assise en face de vous mais de l’autre côté de la travée, ensuite, après son départ j’imagine, vous avez pris la serviette pour essuyer le café renversé effaçant du même coup son numéro, vous êtes repassé sur les 4 derniers chiffres avec un autre stylo, donc vous teniez à ce numéro, mais à l’instant vous venez de vous moucher avec : vous n’y teniez pas tant que ça au fond, il y a des traces de nicotine sur vos doigts, vos doigts tremblent -je connais les signes- hors de question de fumer dans le train et pas le temps de vous en rouler une avant de prendre le taxi, il est 9h15 passées, vous êtes désespéré, le premier train Exeter-Londres part à 5h46 : vous teniez absolument à prendre le premier, donc il s’est passé quelque chose d’important hier soir. Dites-moi si je me trompe.
HENRY (après avoir repris sa respiration) : Non. C’est juste, c’est exactement ça. Tout est juste. On m’avait dit que vous étiez rapide, mais là…
SHERLOCK : Je ne fais que mon travail. Maintenant taisez-vous et fumez !
Henry s’exécute.
JOHN : Henry, vos parents sont morts tous les 2. Et vous, vous euh… vous deviez avoir quoi ? 7 ans (Sherlock se redresse, s’approche près d’Henry et inhale intensément la fumée de sa cigarette) ça a dû représenter un véritable traumatisme. Vous ne vous êtes jamais dit que vous avez peut-être inventé cette étonnante histoire, pour… (2ème inhalation de fumée de cigarette) vous aider à supporter ?

HENRY : C’est ce que le Dr Mortimer dit.
JOHN : Qui ?
SHERLOCK : Sa thérapeute.
HENRY : Ma thérapeute.
SHERLOCK : Elémentaire.
HENRY : Louise Mortimer. C’est à cause d’elle que je suis revenue dans le Dartmoor. Elle pense que je dois affronter mes démons.
SHERLOCK : Que s’est-il passé quand vous êtes allés au ravin de Dewer, hier soir ?... Vous êtes venu sur le conseil de votre thérapeute, et aujourd’hui, vous êtes face à un détective : qu’est-ce qui a changé entre temps ?
HENRY : C’est un endroit très bizarre, ce ravin. (à l’image : Henry au milieu d’un ravin embrumé) Quand on est dedans, on a froid, on a peur.
SHERLOCK : (soupir) Si je voulais de la poésie, je lirais les e-mails de John à ses conquêtes : c’est infiniment plus drôle. (soupir d’agacement de John) Qu’avez-vous vu ?!
HENRY : Des empreintes… C’était à l’endroit exact où j’ai vu mon père se faire déchiqueter.
Sherlock soupire et s’enfonce dans son fauteuil.
JOHN : De femme ou d’homme ?
HENRY : Ni l’un, ni l’autre. Elles étaient…
SHERLOCK : Et c’est tout ? Il n’y a rien d’autre ? Des empreintes, c’est tout ?
HENRY : Oui, mais elles étaient…
SHERLOCK : Le Dr Mortimer a raison : traumatisme d’enfance, souvenir inventé. Ennuyeux, Mr Knight ! Et merci d’avoir fumé.
HENRY : Qu’est-ce que vous faites des empreintes ?
SHERLOCK : Oh très probablement des empreintes de pattes. Ça peut être n’importe quoi. Bien le bonjour au Devon ! Buvez un thé à ma santé ! (Il se lève et s’éloigne dans la cuisine)
HENRY : Mr Holmes, les empreintes de pas que j’ai vues à cet endroit étaient celles d’un gigantesque molosse.
A ces mots, Sherlock s’immobilise et se retourne :
SHERLOCK : Redites ce que vous venez de dire.
HENRY : J’ai trouvé des empreintes qui avaient vraiment…
SHERLOCK : Non, non, non : vos paroles exactes. Je vous demande de répéter mot pour mot la phrase que vous avez prononcée.

HENRY : Mr Holmes… les empreintes de pas que j’ai vues à cet endroit étaient celles d’un gigantesque… molosse.
SHERLOCK : (pensif) Je prends l’enquête.
JOHN : Pardon ? Quoi ?
SHERLOCK : Merci de vous être présenté ici, Mr Knight. C’est très prometteur.
JOHN : Non, non, non, attends : tu viens de dire, il y a une minute, que ces empreintes ne valaient rien, et maintenant elles sont prometteuses ?
SHERLOCK : ça n’a rien à voir avec les empreintes. Tu n’écoutais pas. As-tu entendu parler de Baskerville ?
JOHN : Vaguement… C’est une sorte de base secrète.
SHERLOCK : Excellent point de départ pour une enquête.
HENRY : Ah ! Alors vous allez venir ?
SHERLOCK : Non, je ne peux pas quitter Londres : bien trop occupé. (En s’approchant de John) Mais soyez tranquille : je mets mon meilleur homme sur le coup (en lui donnant un petit coup sur l’épaule). On peut toujours compter sur John pour m’envoyer les données nécessaires, il ne les comprend pas lui-même.
JOHN : Comment ça : « tu es occupé » ? Tu n’as aucune enquête en cours. Il y a une minute encore tu te plaignais…
SHERLOCK : Bluebell ! John, j’ai Bluebell ! Le lapin phosphorescent qui a disparu ! (En se tournant vers Henry)L’OTAN est prévenu.
HENRY : Oh, ça veut dire que… vous n’allez pas venir ?
Sherlock acquiesce avec une mine faussement déconfite.
JOHN : (en se levant) D’accord… D’accord.
Il se dirige vers la cheminée, prend un paquet de cigarette caché sous le crâne, et le lance à Sherlock. Celui-ci le rattrape et le jette en l’air.
SHERLOCK : Je n’en ai plus besoin, John : je vais dans le Dartmoor. Allez-y Henry ! Nous vous rejoindrons plus tard.
HENRY : Pardon : alors ça veut dire que vous venez ?
SHERLOCK :  Une disparition il y a 20 ans, un molosse gigantesque : je ne raterais pas ça pour un empire !!!

John, sacs de voyage à la main, ferme la porte du 221B. Sherlock l’attend devant le taxi et Mme Hudson règle ses comptes avec le gérant du Speedy’s Café.
JOHN : Oh ! Mme Hudson a finalement abordé le sujet de l’épouse de Doncaster.
SHERLOCK : Mmmm, attends un peu qu’elle découvre celle d’Islamabad. (Ils montent dans le taxi) A la gare de Paddington.

 

 

DARTMOOR

 

Sherlock et John circulent sur une route du Dartmoor. Sherlock est au volant.
Quelques instants plus tard, au milieu de la lande, John déploie une carte et Sherlock a « pris de la hauteur » : perché sur un amas de rochers, il observe le paysage environnant.
JOHN : Là (en pointant son doigt face à lui) c’est Baskerville. Ça (en se retournant) c’est le village de Grimpen… Donc, là, ça doit être (un coup d’œil sur la carte)… oui, c’est le ravin de Dewer.
SHERLOCK : Et là (en pointant lui aussi son doigt face à lui) c’est quoi ?
JOHN : Hum… (il utilise des jumelles) un champ de mines. Euh, techniquement Baskerville est une base militaire : ils doivent tout faire pour éloigner les curieux.
SHERLOCK : C’est évident.


Ils arrivent au village de Grimpen et font halte à l’auberge Cross Keys. Ils croisent un attroupement de touristes :
FLETCHER, le guide : Et n’hésitez pas à revenir… (sa pancarte montre un chien terrifiant en ombre chinoise, avec l’inscription « Attention à la bête !! ») Et rappelez-vous : n’allez pas sur la lande la nuit, si vous tenez à la vie !

Sherlock et John dépassent le petit groupe et Sherlock relève le col de son manteau. John le remarque.
SHERLOCK : Il fait pas chaud.

Fletcher enfile un masque de bête sauvage et se jette sur deux touristes, en grognant. Au même moment, Henry se remémore son traumatisme d’enfance, allongé dans son canapé, lors d’une séance avec sa psy.
HENRY : Pour cette partie, rien n’a changé.
Dr MORTIMER : Et le reste ?
HENRY : Il y a quelque chose d’autre… C’est… c’est un mot… Liberty.
Dr MORTIMER : Liberty ?
HENRY : Il y en a un autre… Attendez… In… I – N… Liberty in ! Mais qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ?
Le Dr Mortimer secoue la tête : elle ne sait pas.

 

Retour à l’auberge Cross Keys :
Sherlock inspecte les lieux et John est accoudé au bar.
GERANT : (en lui tendant des clefs) Désolé de ne pas avoir de chambre double pour vous, les garçons.
JOHN : Aucune importance… Nous ne sommes pas… (en lui donnant de l’argent) Tenez.
GERANT (petit sourire entendu) : Merci. Je vous rends votre monnaie.
JOHN : Merci. 
Sur le comptoir,  son attention est attirée par des papiers et notamment l’un d’eux provenant de la        « Boucherie Undershaw ». Profitant de l’inattention du gérant, occupé à compter la monnaie, il le subtilise.
GERANT : Et voilà ! Tenez.
Pendant ce temps, Sherlock poursuit son « inspection ».
JOHN : J’ai vu plusieurs têtes de mort sur la lande.
GERANT : Oh ! Ça… 
JOHN : Des pirates ?
GERANT : Non, c’est le grand champ de mines de Grimpen, comme on l’appelle.
JOHN : Oh, je vois…
GERANT : Non, je ne crois pas : Baskerville possède un centre d’essai. Ça fait 80 ans que ça dure et personne sait vraiment ce qu’il y a là-bas.
JOHN : Mmm… Des explosifs ?
GERANT : Oh non ! Y’a pas que ça… Si vous vous y introduisez, estimez-vous heureux si vous ne faites qu’exploser. Je dis ça au cas où vous auriez envie d’y faire un tour.
JOHN : Merci, je m’en souviendrai.
GERANT : ça fout un peu en l’air le tourisme, quand même. Alors, heureusement que la bête est là. Vous avez vu le reportage, le documentaire ?
JOHN : Oui, y’a pas longtemps.
GERANT : Ah ! Dieu bénisse Henry Knight et sa créature de l’enfer !
JOHN : Et vous l’avez vue, la bête ?
GERANT : Moi ? Non, non. Fletcher l’a vu (en montrant le guide touristique, au téléphone, à l’extérieur de l’auberge. Sherlock, non loin de là, ne perd pas une miette de la conversation) C’est lui qui anime les excursions, vous savez, pour les touristes. Lui, il l’a vue.
JOHN : ça aide, pour les affaires ?
GERANT : Ce qui est sûr c’est qu’on n’a plus le temps de souffler, hein Billy ? (au cuisinier, qui vient de faire son apparition derrière le comptoir)
Sherlock sort de l’auberge et se dirige vers Fletcher.
BILLY : Ouais, y’a plein de chasseurs de monstres ! Faut pas grand-chose aujourd’hui : un buzz sur les réseaux sociaux et wouf ! (au gérant) J’crois qu’on n’a plus de vodka.
GERANT : Oh ! J’y vais !
BILLY : Entre le monstre et la prison d’à côté : j’sais pas comment on fait pour dormir, hein Gary ?
GERANT (la main posée sur son épaule) : Je dors comme un bébé.
BILLY : C’est pas vrai. (à John) C’est un ronfleur.
GERANT : Eh ! Chut !
BILLY : Le vôtre aussi c’est un ronfleur ?
JOHN : Vous auriez des chips ?

A la terrasse de l’auberge :
Sherlock prend un verre qui traînait sur une des tables et se dirige vers Fletcher, toujours au téléphone.
FLETCHER : Ouais… non… d’accord… OK, à plus tard.
Sherlock remarque dans la poche arrière de son pantalon, un journal sur les courses hippiques.
SHERLOCK : Est-ce que je peux m’asseoir ? (Fletcher acquiesce et Sherlock s’assoit à sa table) Avouez que ça n’est pas vrai : vous n’avez jamais vu cette créature, ce molosse.
FLETCHER : Vous êtes journaliste ?
SHERLOCK : Non, pas du tout. Je suis juste curieux. Vous l’avez vraiment vu ?
FLETCHER : Peut-être bien.
SHERLOCK : Vous avez une preuve ?
FLETCHER : Vous diriez quoi si je vous disais que j’en ai une. Excusez-moi.
Il se lève, et John arrive alors.
JOHN : J’ai appelé Henry…
SHERLOCK : J’ai gagné mon pari, John, désolé.
JOHN : Quoi ?
FLETCHER : Un pari ?
SHERLOCK : (en regardant sa montre) Mon plan a besoin d’obscurité, la lumière va baisser dans environ…
FLETCHER : Eh, eh, eh, attendez ! Quel pari ?
SHERLOCK : Oh j’ai parié 50 £ à John que vous ne pourriez pas prouver que vous avez vu la bête.
JOHN (qui commence à comprendre la ruse de Sherlock) : Oui, les gars du pub ont dit que vous l’aviez vue.
FLETCHER (à Sherlock) : Je crois que vous allez perdre votre pari !
SHERLOCK : Ah oui ?
FLETCHER : Oui. Je l’ai vue. Il y a à peu près un mois. Au ravin de Dewer. (en consultant son smartphone) Il faisait brumeux, on distinguait pas grand-chose.
SHERLOCK : Je vois. Et aucun témoin non plus, je suppose.
FLETCHER : Non.
SHERLOCK (blasé) : Non, bien sûr.
FLETCHER : Non, attendez. (il lui tend son téléphone, sur lequel apparaît une photo) Et ça alors ?
SHERLOCK (en pouffant de rire) : Quoi ? C’est tout ? Ce n’est pas ce que j’appelle une preuve, ça. Désolé John : j’ai gagné !
FLETCHER : Attendez, attendez : il y a autre chose. Il y a pas beaucoup de gens qui aiment se perdre de ce côté-là. Du côté du ravin. Ils y éprouvent un sentiment étrange.
SHERLOCK (faussement impressionné) : Oh ! C’est hanté ? C’est avec ça que vous comptez me convaincre.
FLETCHER (vexé) : Oh soyez pas stupide ! Bien sûr que non ! Mais je suis certain que là-bas il y a quelque chose. Qui vient de Baskerville, qui s’est échappé.
SHERLOCK (moqueur): Quoi ? Un clone ? Un super chien géant ?
FLETCHER : Possible. Qui sait ce qu’ils nous déversent dessus, depuis des années, ou ce qu’ils nous mettent dans l’eau ? J’ai aucune confiance en ces gens-là, de toute manière.
SHERLOCK : C’est donc tout ce que vous avez ?
FLETCHER : J’avais un ami qui bossait au ministère de la Défense. Un week-end, on devait pêcher, sauf qu’il s’est pas pointé. Enfin si, mais très tard. Et là, quand je l’ai vu, il était blanc comme un linge. Je le revoie encore. « J’ai vu quelque chose aujourd’hui, Fletcher », il a dit, « un truc que j’ai pas envie de revoir, quelque chose d’effrayant ». Il avait été affecté à une base militaire secrète, peut-être à Porton Down, peut-être à Baskerville, ou n’importe où ailleurs. Et dans leurs labos, des labos ultra-secrets, il a dit qu’il avait vu des choses effrayantes. (Sherlock et John sont graves et silencieux, pendus aux lèvres de Fletcher) Des rats gros comme des chiens, qu’il disait… Des chiens aussi, d’ailleurs. (Il sort alors de son sac le moulage d’une empreinte énorme) Des chiens de la taille d’un cheval…
JOHN : Euh… On avait dit 50, c’est ça ?
Fletcher ne cache pas alors sa satisfaction d’avoir fait taire Sherlock. Ce dernier honore son pari et quitte la table.

 

 

BASKERVILLE


La voiture de Sherlock et John s’immobilise devant la grille d’entrée du centre. Des militaires armés et leurs chiens montent la garde.
MILITAIRE 1 (à Sherlock) : Votre pass, s’il vous plaît. (Sherlock le lui tend) Merci. Allez-y.
JOHN : Tu as des entrées à Baskerville ? Tu tiens ça d’où ?
SHERLOCK : ça n’est pas que pour Baskerville. C’est à mon frère : un laisser-passer illimité. Je l’ai… emprunté il y a des années. Juste au cas où…
Le militaire passe la piste magnétique de la carte dans son lecteur, et le visage de Mycroft apparaît sur son écran.
JOHN : Magnifique…
SHERLOCK : Quoi ?
JOHN : On va se faire coincer.
SHERLOCK : Meuh non… Enfin pas tout de suite.
JOHN : On va se faire coincer dans 5 minutes. « Ah ! Bonjour ! On s’est dit qu’on pourrait faire un petit tour dans votre base militaire secrète. – Vraiment ? C’est très gentil ! Entrez, l’eau vient juste de bouillir ». Ça c’est si on se fait pas descendre.
Le portail s’ouvre, pendant que la voiture est minutieusement inspectée.
MILITAIRE 1 : Merci, messieurs (en rendant le pass à Sherlock)
SHERLOCK : Merci.
MILITAIRE 1 : Tout droit, monsieur (Sherlock démarre)
JOHN (alors qu’ils pénètrent dans la base) : Le nom de Mycroft ouvre littéralement toutes les portes.
SHERLOCK : Je te l’ai déjà dit : il est le gouvernement britannique à lui tout seul. J’estime à 20 minutes le temps qu’ils mettront à s’apercevoir que quelque chose cloche.

Ils se garent et descendent de la voiture.
MILITAIRE 2 : Suivez-moi.
La base ressemble à une usine pétro-chimique avec ses tuyaux fumant partout, sillonnée par de nombreux militaire lourdement armés.
Une jeep leur barre alors la route, un jeune militaire en descend précipitamment.
LYONS : Qu’est-ce qu’il se passe ? Y a un problème ?
SHERLOCK (autoritaire) : Il y a un problème, MONSIEUR.
LYONS : Oui, monsieur. Pardon, monsieur.
SHERLOCK : Vous nous attendiez ?
LYONS : J’ai eu votre fiche au PC, Mr Holmes. Caporal Lyons, sécurité. Y a un problème, monsieur ?
SHERLOCK : J’espère que non, caporal, j’espère que non.
LYONS : On se fait jamais inspecter, monsieur, c’est pour ça. Ça n’arrive jamais.
JOHN : Et les inspections-surprise ? (en prenant sa carte dans sa poche) Capitaine John Watson, 5ème fusiliers du Northumberland.
A l’énoncé de son titre, le caporal le salut au garde-à-vous, et John le salut également.
LYONS : A vos ordres ! Le commandant Barrymore ne sera pas content, il voudra certainement vous voir.
JOHN : Je crains que nous n’en ayons pas le temps. On doit faire un tour complet. On vous suit : allez-y. (Lyons se décompose) C’est un ordre, caporal.
LYONS : Oui, monsieur, à vos ordres.
Il se dirige vers l’entrée, les 2 compères lui emboîtent le pas et Sherlock esquisse un petit sourire de satisfaction, face à « l’efficacité militaire » de son ami.

Face à la porte, Lyons glisse son pass : « Access granted » (accès autorisé). Sherlock fait de même et le même message s'affiche. La porte s’ouvre, il jette un coup d’œil à sa montre.
Le passage du pass de Mycroft dans le lecteur de Baskerville entraîne toute une chaîne d’informations informatiques.
Dans les couloirs de la base :
SHERLOCK : Quelle autorité !
JOHN : Y’avait longtemps que j’avais pas joué du galon.
SHERLOCK : Et ça t’a plu ?
JOHN : Oh oui.
Devant l’ascenseur, à nouveau, le rituel des pass, l’autorisation accordée et l’authentification du pass de Mycroft en cours.
Ils descendent au niveau -1. Sherlock observe l’existence d’un niveau -4.

 

 

 

LABORATOIRE

 

Il s’agit d’une immense pièce blanche, sur-éclairée, dans laquelle des scientifiques s’affairent et de très grandes cages contiennent des animaux. Un des singes capucins se jette sur ses barreaux au passage de Sherlock, en poussant un cri perçant.
SHERLOCK : Combien d’animaux gardez-vous ici ?
LYONS : Beaucoup, monsieur.
SHERLOCK : Jamais d’évasion ?
LYONS : Il faudrait qu’ils se servent de l’ascenseur, monsieur. On les rend pas aussi intelligents que ça.
SHERLOCK : A moins qu’on les aide.
Un scientifique fait alors irruption :
FRANKLAND : Ah ! Et vous êtes ?
LYONS : Ces messieurs nous rendent visite, professeur Frankland.
FRANKLAND : Ah ! Des nouveaux visages, c’est agréable ! Tâchez de ne pas rester coincés ici : moi j’étais juste venu réparer un robinet. (et il s’en va)
JOHN : Jusqu’où descend cet ascenseur ?
LYONS : Assez bas, monsieur.
JOHN : Mmm. Et en bas qu’il y’a-t-il ?
LYONS : C’est là qu’on entrepose les poubelles. Par ici, messieurs.
Au loin, Frankland observe les « nouveaux venus ».
JOHN : Que faites-vous ici exactement ?
LYONS : Je pensais que vous le sauriez, monsieur. Puisque c’est une inspection. (et en effet, Sherlock inspecte et observe tout ce qui se trouve dans le laboratoire)
JOHN : Mais je ne suis pas un expert pour autant.
LYONS : ça va de la recherche sur les cellules-souches au traitement anti-rhume, monsieur.
JOHN : Et surtout de l’armement, non ?
LYONS : D’une certaine façon, oui, monsieur.
JOHN : Biologique ? Chimique ?
LYONS : La fin d’une guerre marque les débuts d’une autre (passage de pass, devant une nouvelle porte et Sherlock contrôle sa montre). De nouveaux ennemis à affronter : nous devons nous tenir prêts.

Ils arrivent dans un autre laboratoire. Un singe capucin y est examiné par deux scientifiques.
Pr STAPLETON : OK Michael. La prochaine fois, on essaiera le Harlow 3.
LYONS : Professeur Stapleton ?
SHERLOCK : Stapleton ?
Pr STAPLETON : Oui ? Qui est-ce ?
LYONS : C’est une priorité A, madame. Les ordres viennent d’en haut. C’est une inspection.
Pr STAPLETON : Vraiment ?
SHERLOCK : Votre plein concours est requis, Pr Stapleton. Quel est votre rôle à Baskerville ?

Le professeur Stapleton se met à rire.
JOHN : Votre plein concours est requis, professeur.
Pr STAPLETON : Je ne suis pas autorisée à divulguer des secrets d’Etat.
SHERLOCK : Oh mais si, vous l’êtes, j’en suis sûr… Et plus que vous ne le croyez.
Pr STAPLETON : Je cours souvent deux lièvres à la fois, si on peut dire. J’aime bien faire des mélanges… de gènes surtout, et de temps en temps, de vrais lièvres.
SHERLOCK (en écrivant quelque chose sur son carnet) : Stapleton : j’étais sûr que je connaissais votre nom.
Pr STAPLETON : J’en doute.
SHERLOCK : Et dire que certains ne croient pas aux coïncidences : quelle terne existence doit être la leur.
Il brandit son carnet aux yeux du professeur, il a écrit dessus : Bluebell.
Pr STAPLETON : Quoi ? Vous avez parlé à ma fille ?!
SHERLOCK : Bluebell : pourquoi l’avez-vous fait disparaître ?
JOHN : Le lapin ?
SHERLOCK : Disparu de son clapier, pourtant fermé à clef. Plutôt instructif.
JOHN : Le lapin !
SHERLOCK : A l’évidence, l’œuvre d’une taupe.
Pr STAPLETON : Vous croyez ?
SHERLOCK : Pourquoi ? Parce qu’il luisait dans le noir !
Pr STAPLETON : Je n’ai absolument aucune idée de ce dont vous parlez. Alors qui êtes-vous ?

Pendant ce temps, les informations transmises par le pass de Mycroft cheminent sur des écrans d’ordinateur où des signaux d’alerte apparaissent.

SHERLOCK (après avoir contrôlé sa montre) : Nous en avons assez vu pour l’instant, caporal, merci beaucoup.
LYONS : C’est tout ?
SHERLOCK (en s’éloignant) : Ce sera tout, oui. C’est par là, je crois.
Pr STAPLETON : Attendez une minute !
JOHN (au bord de la crise de nerf) : On vient de pénétrer sur une base militaire secrète pour enquêter sur un lapin ?!!!
Sherlock s’approche de la porte du laboratoire et passe son badge.

Les communications téléphoniques s’activent en haut lieu :

Incrustation :             CCV1 – autorisation en cours
                                    faille de sécurité potentielle de niveau 5
                                    URGENT – URGENT – URGENT
                                    contacter mycroft holmes

Mycroft, tranquillement installé dans un fauteuil du Diogenes Club, consulte de mauvaise grâce son téléphone. Il pousse un soupir d’exaspération à la vue du message qu’il vient de recevoir, et aussitôt rédige un texto.

A Baskerville, Sherlock se hâte et traverse les différents laboratoires. John et Lyons tentent de suivre son rythme. Il reçoit un texto.


Incrustation  :          Qu’est-ce que tu fabriques ?
                                  M

SHERLOCK (en ricanant): 23 minutes : Mycroft faiblit.
Ils se retrouvent face à l’ascenseur et, après avoir à nouveau passé leurs badges, les portes de ce dernier s’ouvrent : Frankland est à l’intérieur.
FRANKLAND : Bonjour ! Enfin : re.
Sherlock le regarde d’un air suspicieux, alors qu’ils pénètrent tous les 3 dans l’ascenseur.

Les portes s’ouvrent : un militaire les attend.
LYONS : Commandant.
BARRYMORE (furieux) : C’est absolument scandaleux ! Pourquoi ne m’a-t’on pas averti ?
JOHN : Commandant Barrymore, c’est ça ? Bien… Bien, très bien ! (il lui tend une main que le militaire ne saisit pas) Nous sommes très impressionnés, n’est-ce pas Mr Holmes ?
SHERLOCK (se dirigeant vers la sortie et consultant son téléphone) : Oui, vraiment impressionnant.

Incrustation :           Qu’est-ce qui se passe, Sherlock ?
                                  M

 

BARRYMORE : Tout l’intérêt de Baskerville était justement d’éliminer ces absurdes…
SHERLOCK (continuant de se diriger vers la sortie, John et Barrymore à ses trousses) : Je suis vraiment désolé, commandant : nouvelles consignes. On ne peut pas vous laisser indéfiniment sans surveillance. (à John, tout bas) Continue d’avancer.
LYONS : Monsieur ! (Il active le verrouillage de la porte de sortie et se précipite vers Barrymore) « Accès non autorisé », Monsieur.
BARRYMORE : Quoi ?! 
LYONS : ça vient de tomber.
BARRYMORE (se retournant vers Sherlock et John) : Vous m’en direz tant ! Qui êtes-vous ?
JOHN : Ecoutez, il y a manifestement un malentendu.
Sherlock remet son pass à Barrymore.
BARRYMORE : Non, aucun ! Mycroft Holmes !
JOHN : Une erreur informatique, commandant : il va falloir le signaler dans le rapport.
BARRYMORE : Mais enfin, qu’est-ce qu’il se passe !!!
FRANKLAND : Ne vous inquiétez pas, commandant, je sais parfaitement qui sont ces messieurs.
BARRYMORE : Ah oui ?
FRANKLAND : Oui, je suis un peu lent à reconnaître les visages, mais Mr Holmes, ici présent, est bien la dernière personne que je m’attendais à voir ici.
SHERLOCK : Oh et bien figurez-vous…
FRANKLAND : Content de vous voir, Mycroft ! (John parvient à peine à dissimuler sa surprise, alors que « Mycroft » et le scientifique se serrent la main) J’ai eu le privilège de rencontrer Mr Holmes à la conférence de l’OMS qui se tenait… Où ça ?... A… Bruxelles ! C’est ça ?
SHERLOCK : A Vienne.
FRANKLAND : A Vienne, c’est ça oui ! C’est Mr Mycroft Holmes, commandant : il est évident qu’il y a bien un malentendu.
Barrymore se retourne et fait un signe d’acquiescement vers Lyons, qui, à ce signal, s’éloigne et va stopper l’alarme.
BARRYMORE : Vous en répondrez, professeur Frankland.
FRANKLAND (à Lyons, après un petit rire en réponse à la menace de Barrymore) : Je vais m’occuper d’eux, caporal.
La porte s’ouvre, Sherlock et John sortent immédiatement.
LYONS : Bien, monsieur.

A l’extérieur :
Sherlock, suivi de John et Frankland, pousse un soupir de soulagement.
SHERLOCK : Merci.
FRANKLAND : C’est au sujet de Henry Knight, c’est ça ?... Oui, c’est ça. J’en étais sûr ! Je savais qu’il avait besoin d’aide mais j’ignorais que c’était au point de contacter Sherlock Holmes ! (sourire forcé de Sherlock) Vous en faites pas ! Je sais qui vous êtes ! Je consulte souvent votre site. Je m’attendais à la casquette, d’ailleurs…
SHERLOCK : Ce n’est pas ma casquette.
FRANKLAND (à John) : Je l’ai à peine reconnu sans sa casquette.
SHERLOCK : Ce n’est pas ma casquette !
FRANKLAND : J’aime bien votre blog aussi, Dr Watson.
JOHN : Oh ! C’est gentil !
FRANKLAND : Oui, le « machin en rose »… Et celle de la « béquille en aluminium » !
JOHN : Ah oui !
SHERLOCK : Vous connaissez Henry Knight ?
FRANKLAND : Je connaissais surtout son père. Il émettait des hypothèses délirantes au sujet de cet endroit, mais c’était un bon ami. (il se retourne et voit Barrymore qui les observe, au loin) Ecoutez, je ne peux pas vous parler ici (il tend sa carte à Sherlock), je vous donne mon numéro de cellulaire : si je peux faire quoi que ce soit pour Henry, passez-moi un coup de fil.
SHERLOCK : Au fait, professeur Frankland, quel est votre rôle ici ?
FRANKLAND : Mr Holmes, c’est avec plaisir que je vous le dirais, seulement je devrais vous tuer ensuite ! (il rigole)
SHERLOCK (très sérieux) : C’est une idée extrêmement présomptueuse. (Frankland, glacé, s’arrête immédiatement de rigoler) Parlez-moi du professeur Stapleton.
FRANKLAND : Je ne dis jamais de mal de mes confrères.
SHERLOCK : Mais vous pourriez en dire du bien, or vous ne semblez pas vouloir le faire.
FRANKLAND : Si c’est l’impression que je vous donne…
SHERLOCK : Je vous recontacte.
FRANKLAND : Quand vous voulez !

John et Sherlock s’éloignent et se dirigent vers leur voiture.
JOHN : Alors ?
SHERLOCK : Alors ?
JOHN : C’est quoi tout ce cirque autour du lapin ? (Sherlock relève le col de son manteau avec un petit sourire) Je t’en prie ! Tu peux éviter de faire ça, s’il te plaît ?
SHERLOCK : De faire quoi ?
JOHN : De prendre ton grand air mystérieux, en faisant saillir tes pommettes et en relevant le col de ton manteau pour avoir l’air cool.
SHERLOCK : Qu’est-ce que… je ne fais jamais ça !
JOHN : Si, tout le temps.
Et ils montent dans la voiture.

 

 

ROUTES DU DARTMOOR

 

Sherlock est au volant. Au bout d’un moment et quelques regards en coin, John brise le silence :
JOHN : Donc, tout ça est en rapport avec l’e-mail de cette Kirstie, qui parle d’un lapin luminescent ?
SHERLOCK : Kirstie Stapleton, dont la mère est spécialiste en manipulation génétique.
JOHN : Si le lapin de sa fille brillait dans le noir, tu crois que c’est à cause d’elle ?
SHERLOCK : Probablement un gène fluorescent. Provenant d’une protéine extraite puis ré-implantée dans le spécimen : c’est assez courant.
JOHN : Et donc ?
SHERLOCK : Donc nous savons que le professeur Stapleton pratique des expériences génétiques secrètes sur les animaux. La question est : aurait-elle travaillé sur plus dangereux qu’un lapin ?
JOHN : ça laisse tout de même un champ de recherche assez vaste…

 

 

 

CHEZ HENRY KNIGHT

 


Il s’agit d’une grande demeure dont l’architecture et la décoration mêlent modernité et « vieilles pierres ». Sherlock sonne à la porte, Henry les accueille :
HENRY : Bonjour.
JOHN : Bonjour.
HENRY : Je vous en prie, entrez.
Sitôt le pas de la porte franchi, Sherlock observe les moindres détails, tandis que John, lui, visite.
JOHN : C’est très… euh… Vous… Vous êtes riche ?
HENRY : Oui.
JOHN : Ah d’accord.
Regard réprobateur de Sherlock.

Dans la cuisine :
Ils sont attablés et Sherlock et John boivent un café.
HENRY : Il y a deux mots qui me reviennent sans cesse… Liberty.
JOHN : Liberty ? (il sort son carnet, sur lequel il commence à prendre des notes)
HENRY : Liberty… Et : In. Voilà c’est tout… (en leur montrant la boîte à sucre) Vous avez terminé ?
John lui fait signe que oui.
JOHN (à Sherlock, pendant qu’Henry range la boîte à sucre) : ça t’évoque quelque chose ?
SHERLOCK : « Liberté dans la mort », ça n’est pas ça l’expression ? La liberté ultime.
HENRY (pas très à l’aise) : Bon, et maintenant ?
JOHN : Sherlock a un plan.
SHERLOCK : Exact !
HENRY : Très bien.
SHERLOCK : On va vous ramener sur la lande…
HENRY : Ah d’accord…
SHERLOCK : Et voir si vous êtes attaqué.
JOHN : Quoi ?!
SHERLOCK : ça devrait déclencher quelque chose.
HENRY (qui se décompose petit à petit) : En pleine nuit ? Vous voulez que j’aille au ravin la nuit ?
SHERLOCK : Mmmm
JOHN : C’est ça ton plan ?! (il éclate de rire) Magnifique…
SHERLOCK : Tu as une meilleure idée ?
JOHN : Ce n’est pas un plan.
SHERLOCK : S’il y a un monstre dans ce ravin, John, la seule solution est de découvrir l’endroit où il vit.

La séquence s’achève sur un plan du visage d’Henry, visiblement angoissé.

 

 

LANDE DU DARTMOOR

 

Au crépuscule, Sherlock, John et Henry traversent la lande, munis de lampes-torche. L’attention de John est attirée par un bruit : le groupe se scinde alors, John se séparant de Sherlock et Henry pour tenter de savoir d’où vient ce bruit. La nuit est tombée et il repère au loin une lumière qui clignote.
JOHN : Sh…
Mais Sherlock n’est pas là. John dirige sa lampe-torche pour tenter de l’apercevoir. En vain.
La lumière clignote toujours. John saisit son carnet et déchiffre le langage morse :

Incrustation :          U              M             Q              R            A
                                 .._             _ _           _ _ . _        . _ .         . _

JOHN : UMQRA… umqra ??? (puis les clignotements cessent) Sherlock…

Sherlock et Henry continuent de progresser vers le ravin de Dewer.

JOHN : Sherlock ?!... Sherlock ?!

SHERLOCK : C’est un de vos amis ?
HENRY : Qui ça ?
SHERLOCK : Le professeur Frankland.
HENRY : Oh ! Hum… Bob ? Oui.
SHERLOCK : Il a l’air de se faire beaucoup de souci pour vous.
HENRY : C’est un grand inquiet de nature. Il a été très gentil avec moi, depuis mon retour.
SHERLOCK : Il connaissait votre père.
HENRY : Oui.
SHERLOCK : Et le fait qu’il travaille à Baskerville ne lui posait pas de problème ?
HENRY : Les amis sont les amis, pas vrai ? Regardez : vous et John…
SHERLOCK : Quoi « moi et John » ?
HENRY : Et bien c’est quelqu’un de… c’est quelqu’un de très simple… alors que vous… Ils s’étaient mis d’accord pour ne jamais parler de boulot, oncle Bob et mon père… Le ravin de Dewer.
A leur gauche, s’étend un fossé très sombre et embrumé.

JOHN (toujours à la recherche de son ami) : Sherlock !
Il marche et finit par entendre un bruit étrange. Il découvre qu’il s’agit de gouttes d’eau tombant des branches d’un arbre sur un vieux bidon métallique. Il sourit à cette découverte, mais son amusement est de courte durée : le hurlement lugubre d’un chien féroce se fait entendre sur la lande…

Sherlock et Henry descendent dans le ravin, sur le sol duquel Sherlock découvre les empreintes d’une bête. Le hurlement s’intensifie, Sherlock pointe sa lampe-torche sur les hauteurs du ravin d’où le « monstre » les observe, et finit par s’enfuir. Le visage de Sherlock est figé par l’effroi.
HENRY (surexcité) : Mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Mon Dieu ! Oh Mon Dieu !... Vous l’avez vu ?!
Sherlock se mure dans le silence et une intense réflexion. Il se reprend, écarte Henry de son passage et s’éloigne.

John les rejoint en courant.
JOHN : Vous avez entendu ?
HENRY : On l’a vu ! On l’a vu !
SHERLOCK (en continuant de s’éloigner) : Non… Non, je n’ai rien vu du tout.
HENRY (à ses trousses) : Quoi ? Mais enfin, comment pouvez-vous dire ça ?!
SHERLOCK : JE N’AI – RIEN VU – DU TOUT !!!

 

 

 

CHEZ HENRY KNIGHT

 

John a raccompagné Henry chez lui. Ce dernier est très énervé.
HENRY : Il l’a forcément vu !... Je l’ai vu moi : il a dû le voir aussi !... C’est obligé ! Pourquoi ? Hein ? Pourquoi… pourquoi est-ce qu’il a dit ça ?... Il…Il était là, je vous dis ! Je vous jure qu’il était là !
JOHN : Oui, oui, venez, venez vous asseoir. Et essayez de vous détendre.
HENRY (en s‘asseyant sur le canapé) : Je vais bien, je vous assure que je vais bien.
JOHN : Je vais vous donner quelque chose qui va vous aider à dormir, d’accord ?
HENRY (un peu plus calme) : C’est une bonne nouvelle. C’est vrai, c’est… une excellente nouvelle ! Ça prouve que je suis pas dingue. Il y a une créature, elle est là. C’est sûr. Et Sherlock l’a vu aussi. (Le visage de Sherlock, tendu, apparaît sur la gauche de l’écran) Il a beau dire que non : je sais qu’il l’a vu.

 

 

 


AUBERGE CROSS KEYS

 


Sherlock est assis dans un fauteuil, face à une grande cheminée. Dans la pièce, des gens sont attablés et dînent.
JOHN (en arrivant et s’asseyant face à Sherlock) : On peut pas dire qu’il soit en très grande forme : il est en pleine crise. Tout à fait persuadé qu’une espèce de super chien mutant parcourt la lande. (Sherlock, les pointes de doigts jointes, ne lui répond pas et semble toujours aussi soucieux) Alors qu’il n’y a rien : on est d’accord ? Parce que si on savait créer des super chiens mutants, on le saurait. Ce serait forcément très vite en circulation…   (Sherlock commence à montrer des signes de « nervosité contenue ») Ah ! Au fait, sur la lande, j’ai vu quelqu’un qui faisait des signaux (il sort son carnet de sa poche)… euh, en morse, enfin je crois que c’en était… Seulement ça n’a pas beaucoup de sens… Euh… U-M-Q-R-A : est-ce que ça t’évoque quelque chose ? (Sherlock éprouve de plus en plus de mal à maîtriser ses nerfs…) OK, d’accord… Qu’est-ce qu’on a d’autre ? On sait qu’on a des empreintes, parce qu’Henry en a trouvées, tout comme le type de l’excursion, on a tous entendu quelque chose… Pffff… (et là, il s’aperçoit que quelque chose ne tourne pas très rond avec Sherlock) On devrait regarder du côté des propriétaires de gros chiens.
SHERLOCK : Henry avait raison.
JOHN : Quoi ?
SHERLOCK : Je l’ai vu, aussi… Je l’ai…
JOHN : Quoi ?
SHERLOCK : Je l’ai vu, John, je l’ai vu moi aussi.
JOHN : Attends, euh, attends une seconde : tu as vu quoi ?
SHERLOCK : Un animal. Là-bas dans le ravin. Un gigantesque molosse !
JOHN (incrédule et presque amusé) : Ecoute, Sherlock : il faut qu’on reste rationnels, dans cette histoire, d’accord ? Et toi, encore plus que quiconque. Tu ne peux pas… Si… si on s’en tenait à ce qu’on sait, d’accord ? (Sherlock est de plus en plus agité) Aux faits.
SHERLOCK (plus calme): Une fois l’impossible écarté, ce qu’il reste, aussi improbable que ce soit, est forcément la vérité.
JOHN : ça veut dire quoi ?
SHERLOCK (en saisissant son verre de whisky) : Regarde-moi : j’ai peur, John. (et effectivement ses mains tremblent) J’ai peur. (Il avale une gorgée)
JOHN : Sherlock…
SHERLOCK : J’ai toujours été capable de conserver mes distances (une autre gorgée), de faire abstraction de mes sentiments… mais là, tu vois (montrant à John son verre agité par les tremblements de sa main) : mon corps me trahit. Intéressant, hein : les émotions ! La mouche dans la soupe, la faille au cœur de la machine…
JOHN : D’accord, écoute, je comprends… Essaye de rester tranquille. Tu es un peu à cran, ces derniers temps. Je suis sûr que t’en as conscience. Je crois que tu es allé là-bas et que tu as peut-être paniqué, un peu.
SHERLOCK : Paniqué un peu ?!
JOHN : Il faisait noir et lugubre.
SHERLOCK : Moi ? Mais je vais parfaitement bien ! (il se met alors à respirer avec difficultés, comme en proie à une crise de panique)
JOHN : Sherlock… Sherlock…
SHERLOCK : Je te répète que je vais parfaitement bien, John !!!! Est-ce que c’est clair ?!!! (Tout le monde dans la salle s’est interrompu et regarde en direction des deux amis) Tu veux que je te le prouve, c’est ça ?... On cherche un chien, une sorte de molosse, brillante théorie : cherchez le chien ! Bien, excellent ! Par quoi on commence ? (il se retourne vers les convives, qui ont repris le cours de leurs repas) Et pourquoi pas par ces deux-là ? (il montre du doigt un homme et une femme attablés, à quelques mètres) La veuve sentimentale et son fils, le pêcheur au chômage. La réponse est : oui.
JOHN : Oui ?
SHERLOCK : Elle possède un terrier du nom de Whisky : pas exactement ce qu’on cherche !
JOHN : Sherlock, c’est ridicule…
SHERLOCK (« le pied à fond sur l’accélérateur »): Regarde le pull qu’il porte : il le met rarement. Il ne sent pas à l’aise dedans. Peut-être à cause de la matière ? Ou plutôt à cause des motifs hideux : il se l’est fait offrir probablement à Noël. Il veut rester dans les petits papiers de sa mère. Pourquoi ? Sans doute pour l’argent. Il l’invite à dîner mais il n’a pris qu’une petite assiette : il veut donc l’impressionner tout en économisant sur sa propre nourriture.
JOHN : Il a peut-être pas faim, tout simplement.
SHERLOCK (agacé) : Non : petite assiette, c’est une entrée ! (de nouveau, à pleine vitesse) Il l’a pratiquement léchée, alors qu’elle a à peine fini sa pavlova. Si elle l’avait invité, il aurait mangé tout ce qu’il voulait. Il a faim, et il n’est pas riche à en juger par ses manchettes et ses chaussures. (Caricaturant la voix de John) Mais comment tu sais que c’est sa mère ? (retrouvant sa voix) Qui d’autre oserait offrir un cadeau pareil à Noël ?(Imitant à nouveau John) Mais c’est peut-être sa tante ou sa sœur ? (à nouveau sa voix) Mais non c’est sa mère. Il exerçait le métier de pêcheur : sur les mains, il a des cicatrices d’hameçons. Elles sont anciennes : signes patents qu’il est depuis longtemps sans emploi. Il y a assez peu d’activités dans la région, alors il se tourne vers sa veuve de maman. (voix de John) Elle est veuve ? (sa voix) Oui ! Ça saute aux yeux : elle porte l’alliance de son défunt mari à son cou, parce qu’elle est trop large pour son propre doigt. Elle est bien habillée mais ses bijoux ne valent pas cher. Elle pourrait s’offrir mieux mais elle les a gardés : sentimentale. Concernant son chien : poils courts sur une cheville un peu trop affectueusement sollicitée, mais pas de poils au-dessus du genou. Donc c’est un petit chien, probablement un terrier. En fait c’est un westie qui s’appelle Whisky. (voix de John) Comment tu sais tout ça, Sherlock ? (sa voix) Elle était dans le même train que nous et je l’ai entendue l’appeler ainsi : il n’y a aucune triche ! Rien que de l’écoute ! Je me sers de mes sens, John, contrairement à certains. Donc je me sens bien. Parfaitement bien. Alors tout ce je te demande c’est de me laisser tranquille !!!!!
JOHN (figé et presque sans voix) : Oui… OK… OK… Après tout, pourquoi tu m’écouterais ? Je ne suis que ton ami.
SHERLOCK (très méprisant) : Je n’ai pas d’ami, John.
JOHN : Non. On se demande pourquoi.
Il se lève et quitte la pièce.

A l’extérieur de l’auberge :
Il soupire et tente de se calmer. Regardant au loin, il aperçoit, venant de la lande, les mêmes signaux lumineux qu’il avait observés quelques heures auparavant.

 

 

 

 

CHEZ HENRY KNIGHT

 


Henry s’est endormi sur son canapé. Il se réveille au milieu de la nuit. Il s’approche, chancelant, de sa baie vitrée. Tout à coup, les mots « Liberty » et « In » lui reviennent violemment à la tête.


Sur la lande :
Pendant ce temps, John, muni d’une lampe de poche, se dirige vers les signaux lumineux. Il s’en approche de plus en plus et finit par se retrouver face à une réunion de voitures.
De l’intérieur de l’une d’entre elles, on entend :
VOIX DE FEMME GEMISSANTE : Oh ! Mr Selden ! Vous venez de le refaire !
VOIX D’HOMME : J’arrête pas de m’accrocher ave la ceinture !

La voiture du couple tangue et John comprend qu’il est sur une fausse piste :
JOHN : Oh non ! Oh ! Oh non, c’est pas vrai !
Il s’éloigne et reçoit alors un texto.

Incrustation :         Psy d’Henry au pub Cross Keys.
                                 S

JOHN : Et alors ?

Incrustation :         ET ALORS ?

                                 Tu l’interroges ?

                                 POURQUOI ?

                                 Téléchargement image…

La photo d’une belle jeune femme brune apparaît sur l’écran du téléphone de John.
JOHN : Oh, petit coquin…


Retour chez Henry Knight :
Il est assis sur son canapé. Quelque chose dans le jardin capte furtivement son attention.
A la télé : des images d’une meute de loups. Henry zappe. Les spots éclairant le jardin s’allument alors. Puis la lumière faiblit. Quelque chose se déplace rapidement à l’extérieur, pendant qu’Henry continue de zapper et retombe sur une image de loup, cette fois-ci en gros plan. Il éteint nerveusement le téléviseur, le visage déformé par la colère et la douleur. Les spots se rallument à nouveau. La bête court dans l’autre sens, mais cette fois-ci, Henry l’a vu et a un mouvement de recul, alors qu’il s’approchait de la baie vitrée. Les spots se sont éteints. Henry se précipitent sur un meuble à côté du téléviseur, ouvre un tiroir et en sort un revolver. Il est très près de la vitre quand quelque chose vient la percuter au niveau de son visage et que les spots s’éclairent encore. Ils s’éloignent en criant et pointe son arme. Les spots s’éteignent. Pendant quelques secondes, Henry s’apaise un peu. Les spots se rallument. Et lorsqu’ils s’éteignent à nouveau, on observe Henry du jardin : il est au milieu de sa cuisine, par terre, la tête dans ses mains et se lamente.

 

 

 


AUBERGE CROSS KEYS

 

 

John boit un verre en compagnie de la « jeune femme du téléphone ».
Dr MORTIMER (en riant) : Franchement…
JOHN : Qu’est-ce qui vous fait rire ? (en lui montrant une bouteille de vin) Encore une goutte, docteur ?
Dr MORTIMER (faussement suspicieuse) : Vous essayez de me soûler, docteur ?
JOHN (en la servant) : En voilà une drôle d’idée !
Dr MORTIMER : Non, parce qu’au tout début, j’ai vraiment pensé que vous me draguiez.
JOHN : Ah bon ?! Où est-ce que j’ai gaffé ?
Dr MORTIMER : Quand vous vous êtes mis à m’interroger sur mes patients.
JOHN : En fait, je suis un des plus vieux amis d’Henry.
Dr MORTIMER : Oui et c’est l’un de mes patients, alors pas question que j’en parle… Même si lui, naturellement, m’a parlé de tous ses plus vieux amis : vous êtes lequel ?
JOHN : Un nouveau. (Ricanements) Bon d’accord, et son père alors : lui ce n’était pas un de vos patients. Ce n’était pas une espèce de… de cinglé… de la théorie du complot ?
Dr MORTIMER : On est cinglé que quand on se trompe.
JOHN : Et il se trompait ?
Dr MORTIMER : Je pense bien.
JOHN : Mais il était obsédé par Baskerville, non ? Par ce qu’ils font là-bas. Est-ce qu’Henry n’a pas pu prendre le même chemin et de là, imaginer un molosse ?
Dr MORTIMER (en minaudant) : Et pourquoi je répondrais à toutes vos questions ?
JOHN : Parce que je crois que vous vous inquiétez pour lui et parce que je suis médecin aussi, et parce que j’ai en fait… un autre ami qui… (le ton devient plus grave, les visages se ferment) qui pourrait avoir le même problème.
Le Dr Mortimer est sur le point de se laisser amadouer et faire des confidences, lorsque Frankland apparaît en tapant sur l’épaule de John. Un verre à la main, il est très jovial.
FRANKLAND : Ah, ah, ah ! Dr Watson ! (au Dr Mortimer) Enchanté ! Comment se passe votre enquête, John ?
JOHN : Euh… Salut.
Dr MORTIMER : Mais… quelle enquête ?
FRANKLAND : Vous n’êtes pas au courant ? Vous ne lisez pas le blog ?! Sherlock Holmes !
Dr MORTIMER : Sherlock qui ?
JOHN : C’est juste…
FRANKLAND : Le fameux détective ! Voici son bras droit !
JOHN : Bras droit ?
FRANKLAND : Enfin je veux dire : son assistant à demeure.
JOHN : Magnifique…
Dr MORTIMER : A demeure…
JOHN (à Frankland) : Je vous présente le Dr Mortimer, la thérapeute d’Henry.
FRANKLAND : Ah ! Enchanté : Bob Frankland (ils se serrent la main). Euh écoutez (à John) : dites à Sherlock qu’il peut compter sur moi pour surveiller Stapleton (le Dr Mortimer se retourne et réunit ses affaires) et qu’il peut me parler quand il veut, d’accord ?
John fait un signe d’acquiescement. Après lui avoir de nouveau tapé sur l’épaule, Frankland s’éloigne, hilare. John remarque alors que le Dr Mortimer est, elle aussi, sur le départ.
JOHN : Oh…
Dr MORTIMER : Vous devriez lui offrir un verre. (en se levant) Je crois qu’il vous apprécie.

 

 

 

SUR LA LANDE

 


Au petit matin, Sherlock est posté sur un énorme rocher. De son promontoire, il observe toute la lande environnante.

 

 


CHEZ HENRY KNIGHT

 


On frappe à la porte. Henry ouvre et Sherlock fait irruption à l’intérieur.
SHERLOCK (surexcité): Bonjour ! (il se retourne et saisit Henry par les épaules) Oh ! Comment ça va ?
HENRY (la mine blafarde) : Euh… à vrai dire, je n’ai pas très bien dormi.
SHERLOCK : Ah ! Quel dommage ! Je peux nous faire un petit café ? (en lui montrant le plafond) Oh ! Une tâche d’humidité !
Il se dirige vers la cuisine, en hâtant le pas. Une fois sur place, il ouvre tous les placards les uns après les autres, visiblement à la recherche de quelque chose. Il finit par trouver, saisit une boîte, en prélève une partie du contenu et le glisse dans la poche intérieure de son manteau. Un peu plus loin, il prend deux tasses et s’installe sur le comptoir pour préparer le « petit café ». Henry arrive alors.
HENRY : Hier… hier soir… Pourquoi vous avez dit que vous n’aviez rien vu ? Je n’ai pas vu le molosse plus d’une minute, c’est vrai, mais…
Sherlock, qui remplit prestement les tasses de café soluble, s’interrompt et s’approche d’Henry :
SHERLOCK : Le molosse.
HENRY : Quoi ?
SHERLOCK : Pourquoi l’appeler le molosse plutôt que le chien ?
HENRY : Pourquoi ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?
SHERLOCK : C’est curieux, non ? de choisir ce mot désuet… J’ai pris l’affaire pour ça : « Mr Holmes, les empreintes que j’ai vu étaient celles d’un gigantesque molosse ». Pourquoi "molosse" ?
HENRY : J’en sais rien ! Je sais pas…
SHERLOCK : Tout compte fait, je vais me passer de café.
Et il s’en va.

 

 

 

VILLAGE DE GRIMPEN

 

 

Sherlock s’approche du cimetière où il aperçoit John, en train de prendre des notes face à une tombe. Il le rejoint.
SHERLOCK (plutôt mal à l’aise) : Pour… pour le code en morse, tu as trouvé quelque chose ?
JOHN (en s’éloignant) : Non.
SHERLOCK (en le suivant): U.M.Q.R.A c’est ça ?... UMQRA… UMQRA…
JOHN : Rien. N’y pense plus, d’accord ? En fait, je croyais être sur une piste, ce n’est pas le cas.
SHERLOCK : Tu es sûr ?
JOHN : Oui.
SHERLOCK : Et Louise Mortimer : ça a donné quelque chose avec elle ?
JOHN : Non.
SHERLOCK : Dommage. Et tu n’as eu aucune information ?
JOHN (sourire forcé car il a capté l’allusion) : Tu fais de l’humour, là ?
SHERLOCK : Je me suis dit que ça briserait un peu la glace.
JOHN : L’humour te va mal, cantonne-toi à la glace.
SHERLOCK : John…
JOHN : ça va.
SHERLOCK (qui suit toujours John, ce dernier lui tournant obstinément le dos) : Non, attends, ce qui s’est passé hier soir, ce qui m’est arrivé, c’est quelque chose que je n’avais jamais expérimenté.
JOHN : Tu l’as dit : la peur. Sherlock Holmes a eu une frayeur.
SHERLOCK (il le rejoint et lui saisit le bras : ils se font à présent face) : Non, non, non ! C’était plus que ça, John ! C’était du doute : je me suis mis à douter. J’ai toujours pu me fier à mes sens, à ce que je voyais avec mes yeux, jusqu’à hier soir.
JOHN : Tu ne crois tout de même pas que tu as réellement vu un monstre ?
SHERLOCK : Non je n’y crois pas, en effet. Mais je l’ai vu, alors la question c’est : comment ? Comment ?!
JOHN : Oui… C’est vrai, oui… Alors tu as quelque chose à creuser… Bonne chance. (Il s’en va)
Sherlock reste pensif, pendant que son ami s’éloigne. Puis lui lance :
SHERLOCK : Tu sais, ce que je t’ai dit un peu plus tôt : ce n’était pas tout à fait vrai. John : je n’ai pas des amis... je n’en ai qu’un.
JOHN (qui s’est arrêté et s’efforce de ne pas montrer qu’il est touché par cet aveu) : Bien. (Il se retourne et reprend son chemin)
SHERLOCK (qui vient de réaliser quelque chose soudainement) : John ?! John ?!! (ce dernier fait la sourde oreille et continue sa route) Tu es incroyable ! Tu es extraordinaire !
JOHN : Oui, d’accord… Inutile d’en faire trop.
SHERLOCK (qui l’a rejoint): Tu n’es peut-être pas ce qu’on appelle une lumière, mais pour ce qui est de la transmettre, tu es imbattable !
JOHN : Merci. Quoi ?
SHERLOCK : Certains, bien que démunis de génie propre, ont vraiment le don de le stimuler chez les autres (il écrit quelque chose sur son carnet).
JOHN : Attends : tu allais t’excuser il y a une minute. Ne gâche pas tout ! Et bien qu’est-ce que j’ai fait de tellement stimulant ?
Sherlock lui montre ce qu’il a écrit sur son carnet.

Incrustation :        MOLOSSE

JOHN : Oui ?...
SHERLOCK (en ajoutant quelque chose sur la page qu’il vient de montrer) Et si ce n’était pas un mot, mais des lettres individuelles ?

Incrustation :       M.O.L.O.S.S.E

JOHN : Tu crois que c’est un acronyme ?
SHERLOCK : Je n’en ai pas la moindre idée, mais… (il se retourne et aperçoit Lestrade au comptoir de l’auberge) Mais qu’est-ce que vous fichez ici, vous ?!!!

 

 

 

AUBERGE CROSS KEYS

 

 

LESTRADE (lunettes de soleil et teint très hâlé) : Ravi de vous voir aussi. Vous n’allez pas me croire : je suis en vacances.
SHERLOCK : Non, c’est faux !
LESTRADE (en ôtant ses lunettes) : Hello John !
JOHN : Greg.
Regard très interrogateur de Sherlock.
LESTRADE : J’ai su que vous étiez dans le coin. Qu’est-ce que vous fabriquez ? Vous pourchassez le chien de l’Enfer ? Celui de la télé.
SHERLOCK : J’attends que vous vous expliquiez, lieutenant. Je veux savoir ce que vous faites là.
LESTRADE : Je vous l’ai dit : je suis en vacances.
SHERLOCK : Vous êtes presque noir ! Il est clair que vous revenez de vacances !
LESTRADE : Et bien j’ai décidé d’en reprendre.
SHERLOCK : Oh ça c’est un coup de Mycroft ! C’est évident !
LESTRADE : Ecoutez, Sherlock…
SHERLOCK : C’est lui ! Il entend parler de Baskerville et il envoie mon… mon gardien… m’espionner incognito ! Est-ce que c’est pour ça que vous vous faites appeler « Greg » ?!
JOHN : C’est son vrai prénom.
SHERLOCK : Ah oui ?
LESTRADE : Oui. Vous devriez le savoir depuis le temps. Et je ne suis pas votre gardien. Et je ne fais pas tout ce que votre frère me dit de faire.
JOHN : Vous pourriez être l’homme qu’il nous faut, en fait.
SHERLOCK : Pourquoi ?
JOHN : J’ai un peu fouiné et je crois que j’ai trouvé quelque chose. (en prenant un papier de sa poche et en le montrant à Sherlock) Regarde. Je n’étais pas sûr que ce soit d’un grand intérêt mais finalement… ça fait beaucoup de viande pour un restaurant végétarien.
SHERLOCK : Excellent.
JOHN : Et un lieutenant de police de Scotland Yard, qui peut passer quelques coups de fil, pourrait nous être très utile… (Il tape sur la sonnette du comptoir) S’il vous plaît !

Dans la salle à manger du restaurant :
Lestrade feuillette ce qui semble être un livre de comptes. Attablés devant lui, les 2 responsables de l’auberge. John observe en retrait, pendant que Sherlock remue une tasse de café.
JOHN (alors que Sherlock lui tend la tasse) : C’est quoi ?
SHERLOCK : Du café. J’ai fait du café.
JOHN : Tu ne fais jamais de café.
SHERLOCK : Je viens d’en faire, tu n’en veux pas ?
JOHN : Tu n’es pas forcé de continuer à t’excuser. (Regard triste de Sherlock : John s’empresse de prendre la tasse) Merci. (Il boit et tente de réprimer son dégoût : le café est sucré) Mmm, je ne prends jamais de sucre. (Sherlock reprend son regard triste et affligé : John finit sa tasse)
LESTRADE (aux 2 gérants) : Ces carnets de commande remontent à il y a 2 mois.
JOHN (à Sherlock) : Excellent. Très bon.
Sherlock a complètement perdu son regard triste et, d’un coup d’œil, vérifie que John a bien fini sa tasse.
LESTRADE : C’est quand l’émission de télé a été diffusée que l’idée vous est venue ?
BILLY : C’est moi. C’est à cause de moi. Pardon Gary, j’ai pas résisté : j’ai pris un sandwich au bacon, au mariage de Cal, et j’y ai pris goût. (Cette tentative désespérée fait sourire Sherlock)
LESTRADE : C’était bien tenté.
GARY : Ecoutez, on essayait juste de booster un peu les affaires, c’est tout. Un chien énorme lâché dans la lande, c’était comme une bénédiction ! C’était comme d’avoir son monstre du Loch Ness !
LESTRADE : Où le gardiez-vous ?
GARY : Dans un ancien puits de mine qui n’est pas trop loin. Il y était bien.
SHERLOCK : « Etait » ?
GARY : On n’arrivait pas à la contrôler, cette putain de bête ! Elle était vicieuse… Et puis, il y a un mois, Billy l’a emmené chez le véto et… il l’a…
JOHN : Le chien est mort ?
GARY : Piqué.
BILLY : Ouais, il le fallait. Donc c’est fini.
GARY : En fait c’était qu’une blague.
LESTRADE : Qu’est-ce qu’elle est drôle… (Il se lève) Un type a failli perdre la tête par votre faute !
Il quitte la pièce, suivi de John. Sherlock leur emboîte le pas, après avoir encore vérifié au passage que John a bien consommé l’intégralité du breuvage.

JOHN (à Lestrade) : En fait, il est ravi que vous soyez là. Secrètement ravi. (Ils se dirigent vers la sortie de l’auberge)
LESTRADE : Ah oui ? (à l’extérieur) Génial… Je suppose que ce qu’il aime c’est réunir les mêmes personnes : cela satisfait son… son…
JOHN : Son autisme. (Sherlock les rejoint)
LESTRADE (à Sherlock) : Vous y croyez à leur histoire du chien piqué ?
SHERLOCK : Pourquoi ne pas y croire ?
LESTRADE : Il a fait plus de peur que de mal. Je ne vois pas de quoi je les accuserais de toute manière. J’en parlerai à la police du coin. Bon, c’est réglé alors : à plus tard ! Je m’amuse beaucoup, vous savez ! Et puis ça fait du bien de changer d’air, non ? (Il s’éloigne)
JOHN : Conclusion : c’était bien leur chien que les gens ont vu.
SHERLOCK : Apparemment.
JOHN : Mais toi, ce que tu as vu, c’était pas un chien ordinaire.
SHERLOCK : Non. Il était immense. Il avait des yeux rouges, incandescents, et son corps tout entier était luminescent, brillant. (Frissons) J’ai bien une théorie, mais il faut que je retourne à Baskerville pour en tester le bien-fondé (ils se dirigent vers leur véhicule, et Sherlock saisit son téléphone).
JOHN : Comment ? Tu vas pas leur refaire le coup du pass, quand même ?
SHERLOCK : ça ne sera peut-être pas nécessaire. (au téléphone) Salut frère chéri ! Comment vas-tu ?

 

 

 

 

BASKERVILLE

 

 

Après un flot d’images accélérées d’animaux de laboratoire et de manipulations scientifiques, un plan déjà observé : celui de la voiture de Sherlock et John, qui s’approche du site militaire de Baskerville.

MILITAIRE : Bonjour Monsieur, veuillez couper le moteur. (Sherlock lui tend quelque chose) Merci. (Il s’éloigne)
SHERLOCK (à John) : J’aurai besoin de voir Barrymore dès qu’on sera à l’intérieur.
JOHN : Bien.
SHERLOCK : Il faut que tu commences à chercher le molosse, pendant ce temps.
JOHN : D’accord.
SHERLOCK : Dans les labos. En commençant par celui de Stapleton. Ça peut être dangereux.
Le portail s’ouvre et la voiture pénètre à l’intérieur de la base militaire.

Dans le bureau de Barrymore :
BARRYMORE : Oh mais vous savez bien que j’en serais ravi. Je serais ravi de vous accorder un accès illimité à cet endroit. Pourquoi pas ?
SHERLOCK : Ce que je vous demande est simple, commandant.
BARRYMORE : Je n’ai jamais rien entendu d’aussi grotesque !
SHERLOCK : J’ai droit à 24h : c’est ce que j’ai négocié.
BARRYMORE : Et pas une seconde de plus ! Je suis peut-être forcé de me plier à cet ordre, mais pas de l’apprécier. D’ailleurs je me demande bien ce que vous espérez trouver ici.
SHERLOCK : Peut-être la vérité.
BARRYMORE : Sur quoi ? (en observant Sherlock) Ah oui ! J’y suis : le manteau aurait dû me mettre sur la voie. Vous êtes un adepte de la théorie du complot, hein ? (Cette « découverte » le rend plus souriant, et agace Sherlock) Et bien, allez-y : dénichez-les ! Les monstres, les rayons de la mort, les aliens…
SHERLOCK : Vous en avez ici ? (Barrymore lève les yeux au ciel) Je me posais juste la question.
BARRYMORE : On a une couple qui s’est écrasé ici dans les années 60. On les appelle Abbott et Costello. Bonne chance, Mr Holmes.

Sherlock s’en va.

 

 

 

 

CHEZ HENRY KNIGHT

 

 


Ce dernier est assis dans son salon, dans un état de profonde tristesse, une photo de sa famille à la main.
Il ferme les yeux et un flash de son traumatisme passé lui revient violemment à la tête.
HENRY (en pleurs) : Non ! Non !!

 

 

 

 

BASKERVILLE

 

 

 

John se rend dans un des laboratoires. Les scientifiques présents quittent la pièce par une porte latérale, et éteignent les lumières. John poursuit sa « visite ». Il a en main un pass, qui lui permet l’accès à un autre laboratoire, sur la porte duquel est inscrit : « Défense d’entrer : rhume garanti ! ». Il passe de pièces en pièces : elles sont désertes. Aucun scientifique ne travaille, aucun animal ni éprouvette ne sont manipulés. Il observe différentes sortes de matériels et un grand nombre de tuyaux qui fuient… Il retourne dans le grand laboratoire, et au moment où il y entre, un énorme projecteur s’éclaire et l’éblouit. A cet éblouissement très important, qui fait perdre à John tous ces repères, vient s’ajouter une alarme assourdissante. Au supplice, il s’approche d’une porte de sortie et passe son badge.

Accès refusé

Il passe et re-passe son badge : toujours la même réponse.
JOHN : Allez ! (Puis tout s’arrête : son et lumière cessent d’un coup) Génial…(Il sort une lampe de sa poche: sa vision est altérée par l’éblouissement qu’il a subi)  Y’a quelqu’un ?
Il se frotte les yeux et tente de s’habituer à l’obscurité. Un bruit furtif se fait entendre au fond du laboratoire, plongé dans la pénombre.
Il s’approche des cages qui contiennent les animaux destinés aux expériences. Elles sont couvertes de draps. John en soulève un premier : la cage est vide. Un deuxième : la cage est encore vide et la porte ouverte. Un troisième : un singe capucin se précipite sur les barreaux en hurlant. John, surpris, fait un mouvement de recul et laisse tomber le drap. Dernière cage : elle est vide et la porte, tordue, a été forcée par la bête qu’elle contenait.

C’est alors qu’un grognement sournois retentit derrière John. D’un pas rapide, il se dirige vers la porte la plus proche.

Accès refusé

JOHN : Non, non, non, allez ! (Il prend son téléphone et compose un numéro tout en restant à l’affût)  J’te connais… Sois pas ridicule : décroche. (Pas de réponse) Et merde ! (Il raccroche)
Il tente de re-traverser le laboratoire : bruits de pas très près de lui.
Haletant, il s’approche d’une autre porte. Il se munit de son pass : la bête grogne à quelques mètres de lui. Tétanisé, il porte sa main droite à sa bouche afin de réprimer un cri de panique. Il entend très clairement le molosse se rapprocher de lui, mais ne parvient à le voir. Il se met à courir, la bête à ses trousses, et atteint une des cages. Il verrouille la porte derrière lui et fait retomber le drap qui la couvre. Il s’accroupit au fond de la cage, toujours une main sur la bouche. A l’extérieur, la bête est là. Son téléphone sonne.
JOHN (en chuchotant): Il est là… Il est là, avec moi…
SHERLOCK (à l’autre bout du téléphone) : Où es-tu ?
JOHN (implorant): Sors-moi de là, Sherlock… Il faut que tu me sortes de là… Dans le labo qu’on a vu en tout premier, le grand… (Grognement : John réprime un cri en posant sa main sur sa bouche)
SHERLOCK (toujours à l’autre bout du téléphone) : John ? John ?
JOHN : Vite, Sherlock ! Vite !
SHERLOCK : D’accord. Je vais te trouver. Continue à parler !
JOHN : Non : il risque de m’entendre.
SHERLOCK : Continue à parler ! Qu’est-ce que tu vois ?... John ?
JOHN (qui tente d’observer quelque chose à travers les plis du drap) : Oui, j’suis là !
SHERLOCK : Qu’est-ce que tu vois ? 
JOHN (qui s’est approché des barreaux de la cage) : Je sais pas… Je sais pas, mais je l’entends… (Grognements)Est-ce que t’as entendu ça ?
SHERLOCK : Garde ton calme ! Garde ton calme ! Tu le vois là ? (alors que les grognements s’intensifient) Est-ce que tu le vois ?
JOHN : Je vois rien. (Les pas de la bête raisonnent, John se recule au fond de la cage) Là, je le vois. (La bête se déchaîne) Oui, je le vois… Je le vois… (La porte de la cage bouge)

La lumière se rallume, Sherlock surgit dans la cage, auprès de son ami, tapi au fond et blanc comme un linge.
SHERLOCK : ça va, John ?
JOHN (il se relève) : Nom de dieu ! C’était le molosse ! (Ils sortent de la cage) Sherlock ! Il était là ! J’te le jure, Sherlock ! Il a probablement… ! Probablement… Est-ce que tu l’as vu ?! Tu l’as sûrement vu !
SHERLOCK (tentant de calmer son ami) : Tout va bien. John, c’est fini maintenant.
JOHN : Non, ce n’est pas fini !!!!! Et tout ne va pas bien !!! Je l’ai vu : en fait, j’avais tort, Sherlock !!!
SHERLOCK : Ne tire pas de conclusion trop vite.
JOHN : Quoi ?
SHERLOCK : Qu’est-ce que tu as vu ?
JOHN : Je te l’ai dit : le molosse.
SHERLOCK : Enorme, avec des yeux rouges ?
JOHN : Oui.
SHERLOCK : Le corps luminescent ?
JOHN : Oui.
SHERLOCK : Non !
JOHN : Quoi ?
SHERLOCK : J’ai inventé le côté luminescent. (John parvient difficilement à se calmer, et continue à jeter furtivement des coups d’œil derrière lui) Tu as vu ce que tu t’attendais à voir parce que je t’en ai parlé. On t’a drogué ! On a tous été drogués !
JOHN : Drogué ?
SHERLOCK : Tu peux marcher ?
JOHN : Bien sûr que je peux marcher !
SHERLOCK : Alors allons-y : il est temps de lui faire un sort à ce fantôme !

Dans le laboratoire de Stapleton :
La scientifique est en train d’ « ausculter » un lapin blanc, quand Sherlock et John font irruption dans son laboratoire.
STAPLETON : Ah ! Vous êtes revenus… Qu’est-ce qui vous tourmente cette fois ?
SHERLOCK : Un meurtre, professeur Stapleton. Un meurtre commis de sang-froid. (John est aussi blanc que les murs du labo), et plein de raffinement. (Il éteint la lumière et le lapin de Stapleton luit dans l’obscurité. Il rallume ensuite la lumière) Allez-vous à dire à Kirstie ce qui est arrivé à Bluebell, ou dois-je le faire ?
STAPLETON : Très bien… Vous voulez quoi ?
SHERLOCK : Que vous me prêtiez un microscope.

Quelques instants plus tard, et dans un autre laboratoire, Sherlock effectue des analyses de ce qui semble être du sucre. Ses observations au microscope ne semblent pas le satisfaire…
STAPLETON (à John, perdu dans ses pensées) : Vous êtes sûr que ça va ? Vous n’avez pas bonne mine.
JOHN : Non, ça va…
STAPLETON : C’était le gène GFP d’une méduse, au cas où ça vous intéresserait.
JOHN : Pardon ?
STAPLETON : Dans les lapins !
JOHN : Mmm, d’accord.
STAPLETON (fièrement): Aequoria Victoria, si vous voulez le savoir.
JOHN : Pourquoi ?
STAPLETON : Pourquoi pas ? On ne se pose pas ce genre de question ici. Ça ne se fait pas. De toute façon, il y a eu méprise : ma fille s’est retrouvée avec un spécimen du labo. Alors il fallait que Bluebell disparaisse…
JOHN : Votre compassion force vraiment le respect…
STAPLETON : Je sais. J’en arrive quelques fois à me détester.
JOHN : Continuez : vous pouvez me faire confiance, je suis médecin. Que cachez-vous d’autre que cela ?
STAPLETON : Si vous imaginez les expériences les plus folles, vous pouvez être certain que quelqu’un est en train de les mener. (John ricane) C’est évident.
JOHN : Y compris le clonage ?
STAPLETON : Oui, bien sûr. Vous vous rappelez la brebis Dolly ?
JOHN : Le clonage humain ?
STAPLETON : Pourquoi pas ?
JOHN : Et qu’en est-il des animaux ? Autres que les brebis… Les gros animaux ?
STAPLETON : La taille n’est pas un problème. Pas du tout. La seule limite est déontologique. Et la déontologie, comme la loi, peut être très flexible. Mais pas ici, pas à Baskerville.

Sherlock s’exaspère de ses recherches infructueuses et, dans un accès de colère, jette une lame de surface avec laquelle il était en train de travailler.
SHERLOCK : Il n’y a rien !... Rien !!!!
JOHN : Seigneur !
SHERLOCK : Il n’y a rien du tout ! C’est incompréhensible !
STAPLETON : Vous pensiez trouver quoi ?!
SHERLOCK : Une drogue, bien sûr ! C’est forcément une drogue ! Une substance hallucinogène, par exemple. (Il fait nerveusement les 100 pas) Je n’en trouve aucune trace dans le sucre.
JOHN : Le sucre ?
SHERLOCK : Le sucre, oui. Je n’ai fait que procéder par élimination. J’ai vu le molosse exactement comme mon imagination s’attendait à ce que je le vois. J’ai vu une créature génétiquement manipulée ! Mais je savais que je ne pouvais pas me fier à ce que je voyais et qu’il y avait à cela 7 raisons possibles. La plus plausible étant des narcotiques. Henry Knight, il l’a vu lui aussi, mais pas toi John : toi tu n’as rien vu ! Or nous avons mangé et bu la même chose depuis notre arrivée à Grimpen. A un petit détail près ! Toi tu ne prends pas de sucre dans ton café.
JOHN : Je vois. Et alors ?
SHERLOCK : Je l’ai pris dans la cuisine d’Henry. J’ai pris son sucre. Et il est parfaitement normal.
JOHN : Mais peut-être que c’est pas une drogue…
SHERLOCK : Non ! C’est forcément une drogue ! Mais comment est-elle rentrée dans notre organisme ? Comment ?! Il y a forcément quelque chose… (Les yeux fermés, les idées commencent à affluer dans son esprit)

Incrustation :         MOLOSSE

SHERLOCK : Quelque chose… quelque chose… de profondément enfoui. (Il se retourne vers John et Stapleton. Et d’un ton péremptoire) Sortez !
STAPLETON : Pardon ?
SHERLOCK : Sortez, que je me retire dans mon palais mental. (John semble comprendre l’allusion)
STAPLETON : Votre quoi ?
JOHN (en se levant et en prenant sa veste) : Il va être plutôt silencieux pendant un moment, alors on ferait aussi bien de s’en aller. (Sherlock respire profondément et, très concentré, il semble ne plus être mentalement dans la pièce)
STAPLETON : Son quoi ?
JOHN : Euh… Son « palais mental »… C’est un… C’est un moyen mnémotechnique… Une espèce de carte mentale : on détermine un lieu, qui n’a pas besoin d’exister réellement, et dans lequel on dépose des souvenirs. En théorie, on n’oublie rien : le tout c’est de retrouver la route qui ramène à ce lieu.
Ils s’éloignent vers la porte de sortie.
STAPLETON : Ce lieu imaginaire peut donc être n’importe quoi : une maison, une rue ?
JOHN : Ouais.
STAPLETON : Mais il a dit « palais », que c’était un palais !
JOHN : Ouais, il est comme ça.
Ils sortent du labo, et laisse Sherlock seul.

 

 

 

 

PALAIS MENTAL

Incrustations :         Molosse
                                  Liberty Bell
                                  Fraternité
                                  Motif Liberty


Au fur et à mesure que les pensées affluent, Sherlock semble les « classer » : d’un mouvement de la main, il les balaie, les met de côté, en rassemble d’autres…

Incrustations :         LIBERTY – Londres
                                  Liberté – Egalité – Fraternité
                                  La cloche de la liberté
                                  John Philip Sousa
                                 Marche de la Liberty Bell
                                 In
                                 Inn
                                Inde
                                Ingolstadt
                                Indium   numéro atomique : 49
                                Ridgeback
                                Wolfhound
                                Hound Dog
                                Liberty
                                In
                                Molosse

Et finalement, comme « percuté par l’évidence » :

Incrustations :         Liberty,
                                  Indiana
                                  M.O.L.O.S.

Il se lève et quitte le labo.







                                                                      LANDE DU DARTMOOR





La bête hurle au crépuscule. Henry court à perdre haleine, une arme à la main : il semble poursuivi. Des yeux rouges et des grognements « sont à ses trousses ». Il tire… et brise une vitre de son salon. Louise Mortimer se jette au sol, paniquée. Henri réalise alors qu’il a une arme à la main, en plein milieu de son salon et qu’il vient de tirer, manquant de peu sa psy.
HENRY : Oh mon Dieu… Oh mon Dieu… Je suis vraiment… vraiment désolé… vraiment désolé…
Il quitte la pièce. Louise Mortimer est toujours au sol, et sanglote nerveusement.








                                                                           BASKERVILLE





Sherlock, John et le professeur Stapleton pénètrent dans un laboratoire.
SHERLOCK : John…
JOHN : Je m’en occupe (et il se poste à l’entrée du labo)
SHERLOCK : Le projet M.O.L.O.S ! J’ai probablement lu quelque chose et je l’ai engrangé. Une expérience dans les locaux de la C.I.A, à Liberty, dans l’Indiana. 
Stapleton s’est installé sur un poste informatique du labo.

Incrustation :          Identifiant utilisateur
                                 Stapleton_5655//125

                                 Mot de passe
                                **************

                                 Entrer chaîne de recherche :

Elle se retourne vers Sherlock:
SHERLOCK : M-O-L-O-S

Incrustation :          Entrer chaîne de recherche :
                                 M O L O S

                                 Recherche en cours

                                 ACCES REFUSE     Classifié CIA

                                Code autorisation :

STAPLETON : Je ne peux, hélas, pas aller plus loin.
JOHN : Il doit y avoir un accès prioritaire, un mot de passe.
STAPLETON : C’est probable. Mais ça doit être celui du commandant Barrymore.

A ces mots, Sherlock se dirige dans le bureau du commandant.
SHERLOCK : Son mot de passe… mot de passe… (Il allume la lumière et s’installe dans son fauteuil) Il était assis là quand il l’imaginé. (à Stapleton) Décrivez-le-moi.
STAPLETON : Vous l’avez vu !
SHERLOCK : Décrivez-le-moi quand même !
STAPLETON : Euh, c’est un véritable tyran… Un vestige du passé : le genre qu’on envoyait faire la guerre de Suez…
SHERLOCK : Parfait. Excellent. Un soldat de la vieille école. Un traditionnaliste qui ne choisirait pas le nom de ses enfants comme mot de passe (gros plan sur les dessins d’enfants siglé « for daddy » qui ornent « discrètement » le bureau). Il adore son métier, donc c’est en rapport avec son travail. Or que voit-il assis à son bureau ? Des livres, une revue militaire, des numéros en édition reliée, Hannibal, Wellington, Rommel, L’Histoire des Peuples de Langue Anglaise de Churchill, les 4 volumes (il se lève), Churchill, il apprécie Churchill, un exemplaire des années de Thatcher à Downing Street, et une, deux, trois, quatre, cinq biographies d’elle. (Il tourne la tête, son regard est attiré par une photo : un militaire et ce qui semble être son fils) Milieu des années 80, sans doute, père et fils, Barrymore père, quelques médailles, dont l’Ordre du Service Distingué…
JOHN : A cette date, je dirais : vétéran des Malouines.
SHERLOCK : Oui et à ce stade « Thatcher » me paraît plus plausible que « Churchill ».
Il sort du bureau de Barrymore et se dirige vers l’ordinateur « récalcitrant »…
STAPLETON : Alors c’est le mot de passe ?
SHERLOCK : Non. Avec un homme comme Barrymore, seul un prénom peut faire l’affaire.

Incrustation :          ACCES REFUSE     Classifié CIA
                               
                                Code autorisation :
                                Margare

Il se reprend et tape :

Incrustation :          ACCES REFUSE     Classifié CIA

                                 Code autorisation :
                                Maggie


                                ACCES PRIORITAIRE
                                300/421
                                ACCEPTE

                                Chargement

 

A l’écran apparaissent les rapports scientifiques du projet MOLOS.

Incrustations :         extrême suggestibilité
                                  peur et stimuli
                                  terreur conditionnée
                                  dispersion par aérosol


Zoom sur une photo de groupe :

Incrustations :         Mary Lansky
                                  Elaine Stewart
                                  Rick Oster
                                  Jack O’Mara
                                  Léonard Mann


Les noms des scientifiques se re-positionnent à l’écran :

Léonard          ann
Jack                 ’Mara
Mary               ansky
Rick                ster
Elaine             tewart


STAPLETON : Molos…
John, Sherlock et le professeur Stapleton, les yeux rivés à l’écran de l’ordinateur, découvrent alors les effroyables secrets du projet MOLOS.

Incrustations :         Paranoïa
                                  Graves lésions du lobe frontal
                                  Hémato encéphalique
                                  Dangereuse accélération
                                  Traumatisme crânien prononcé
                                  Nombreux homicides


JOHN : C’est pas vrai…
SHERLOCK : Le projet MOLOS : une toute nouvelle drogue qui rend ceux qui la consomment incroyablement suggestibles. Ils voulaient l’utiliser comme arme anti-personnel. Totalement désorienter l’ennemi par la peur et divers stimuli, mais ils ont arrêté et enterré le projet en 86. 
STAPLETON : A cause de son effet sur les sujets de l’expérience, sans doute.
SHERLOCK : Et de ce qu’ils ont fait à d’autres. Une exposition prolongée les a rendus fous et d’une agressivité quasi-incontrôlable.
JOHN : Alors quelqu’un a remis ça… a poursuivi les expériences.
SHERLOCK : En tentant de les peaufiner peut-être. Au cours des vingt dernières années…
STAPLETON : Mais qui ?
JOHN : Ces noms vous évoquent-ils quelque chose ?
STAPLETON : Non, rien du tout.
SHERLOCK : Cinq grands scientifiques… Il y a une vingtaine d’années… Notre ami est peut-être quelque part sur la photo (il scrute chaque visage sur ladite photo). Il doit être assez vieux pour avoir conduit ces expériences en 86 (son regard se fixe sur un des visages) et il emploie peut-être le mot « cellulaire » parce qu’il a longtemps vécu en Amérique : tu te rappelles, John ?
John acquiesce et à l’image apparaît le flash-back au cours duquel Frankland dit : « Je vous donne mon numéro de cellulaire ».
SHERLOCK : Il nous a donné son numéro au cas où on aurait besoin de lui.
STAPLETON : C’est pas vrai : Bob Frankland ! Il ne travaille même pas dans ce domaine, c’est un virologue et ça c’est une arme chimique.
SHERLOCK : Mais il a débuté là-dedans… Et il n ‘a jamais cessé de croire, d’être obsédé par l’idée que cette drogue pouvait réellement marcher… Sympa de nous filer son numéro ! (en tapotant sur son téléphone) Fixons-lui un rendez-vous !

Gros plan sur le tee-shirt que porte Frankland sur la photo de groupe : une bête effrayante, aux crocs acérés, et l’inscription :       M.O.L.O.S.
                                               Liberty, In

Le téléphone de John sonne.
JOHN : Allo ? (à l’autre bout du fil, une femme sanglote) Qui est-ce ?
LOUISE MORTIMER: Il faut que vous trouviez Henry !
John se retourne vers Sherlock :
JOHN : C’est Louise Mortimer. (à Louise) Louise, qu’est-ce qu’il y a ?
LOUISE : Henry… évoquait… des souvenirs… quand tout d’un coup… il a… il a tenté… il a une arme, il est allé chercher une arme…
JOHN : Quoi ?!
LOUISE : Il est parti ! Vous devez le retrouver ! Dieu sait ce qu’il est capable de faire.
JOHN : Où… où êtes-vous ?
LOUISE : Chez lui, je vais bien. Ça va.
JOHN : Bon, ne bougez pas : on va vous envoyer quelqu’un, d’accord ? (il raccroche)
SHERLOCK : Henry ?
JOHN : Il l’a attaquée.
SHERLOCK : Parti ? (John acquiesce) Il ne peut aller que là où tout a commencé. (au téléphone) Lestrade, allez au ravin ! Au ravin de Dewer ! Avec une arme !









                                                      LANDE DU DARTMOOR & RAVIN DE DEWER






La silhouette d’Henry apparaît, suivie par les phares du véhicule de Sherlock et John. Une fois sur place, ils se lancent à sa poursuite. Henry atteint le ravin de Dewer, une arme à la main.
HENRY (seul au milieu du ravin) : Pardon. Excuse-moi, papa.
Il s’agenouille et place le canon de son pistolet dans sa bouche.
SHERLOCK : Non ! Henry, non ! Non !
HENRY (qui s’est relevé et pointe son arme sur Sherlock) : Reculez, ne m’approchez pas !
JOHN : Doucement, Henry ! Doucement ! Calmez-vous !
HENRY : Je sais ce que je suis et je sais ce que j’ai essayé de faire !
JOHN : Jetez votre arme ! Voilà.
HENRY (qui pointe toujours son arme) : Non, je sais ce que je suis ! Je le sais très bien !
SHERLOCK : Je suis sûr que vous le savez ! On vous l’a tellement bien expliqué, pas vrai ? Et avec tellement de soin.
HENRY : Quoi ?
SHERLOCK : Quelqu’un voulait vous faire taire, voulait vous maintenir dans l’enfance pour renforcer l’illusion à laquelle vous vous raccrochiez : parce que vous aviez commencé à vous souvenir. Souvenez-vous, Henry ! Souvenez-vous maintenant de ce qu’il s’est passé ici ! Quand vous n’étiez qu’un gamin…
HENRY : Je pensais… qu’il avait eu mon père. Le molosse… je pensais… Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu ! Je sais rien !!! Je sais plus rien !!!! (il hurle, pleure, et replace le canon de son arme dans sa bouche)
JOHN : Non ! Henry ! Henry ! Ne faites pas ça !
SHERLOCK : Henry ! Rappelez-vous ! Liberty, In ! Deux mots ! Les deux mots qu’un garçon apeuré a vus ici il y a vingt ans ! Vous aviez commencé à reconstituer ce qu’il s’est réellement passé cette nuit-là. Vous en souvenir. En fait ce n’était pas un animal, ce n’était pas un monstre (Henry s’apaise, renonce et, à la lueur des lampes de poche, écoute attentivement Sherlock), c’était un homme.

Les images, vingt ans plus tôt, reviennent à l’esprit d’Henry : un homme, portant un masque à gaz, se bat avec son père et prend le dessus. Henry-enfant observe, effrayé, la scène. Dans la lutte, la tête du père d’Henry heurte un rocher. Son assaillant constate alors la mort de sa victime. Il se relève : les verres du masque sont d’un rouge très vif et il porte un tee-shirt à l’effigie d’une bête effrayante, aux crocs acérés, avec une inscription : H.O.U.N.D (molosse), Liberty, In.

SHERLOCK : C’était trop pour vous. Vous n’étiez qu’un enfant. Alors vous avez transformé cette scène en quelque chose de très différent. Quand vous avez commencé à vous en souvenir, il fallait vous en empêcher. Vous rendre fou pour que personne ne croie un mot de ce que vous disiez. 
John s’approche d’Henry et le désarme tout en douceur.
LESTRADE : Sherlock !
JOHN (à Henry) : ça va aller, ça va aller, Henry.
HENRY : Mais on l’a vu… le molosse… hier soir ! On l’a… on l’a bien vu !...
SHERLOCK : Non. Il y avait bien un chien, Henry. Qui laissait des empreintes et faisait peur aux gens : mais ce n’était rien de plus qu’un chien ordinaire. On l’a tous les deux vu comme notre esprit drogué nous le dictait. La peur et les stimuli ont fait le reste… Mais il n’y a jamais eu de monstre.

A cet instant précis, un cri effrayant déchire la lande.
JOHN : Sherlock ?
La bête est juste au-dessus du ravin et grogne.
SHERLOCK : C’est pas vrai !
HENRY : Non ! Non ! Non ! Non !
SHERLOCK : Henry ! Henry !
JOHN : Sherlock !
HENRY : Non ! Non ! Non ! Non !!!!!!
SHERLOCK : Henry !
La bête se rapproche et grogne de plus en plus.
JOHN : Vous voyez ce que je vois ?! On n’est pas drogués, Sherlock, alors qu’est-ce que c’est que ça ?! (A quelques mètres d’eux, éclairés par les lampes de poche, deux yeux luisants, prêts à bondir) Qu’est-ce que c’est ?!!!!
SHERLOCK : ça va ! Il est toujours là ! Mais ce n’est qu’un chien, Henry ! Ce n’est rien de plus qu’un chien ordinaire !
LESTRADE : Bon sang !
JOHN : Oh ! Seigneur ! (La bête est à présent à portée de vue, comme sortie des pires cauchemars de l’enfance. Ses yeux sont rouges et cruels, son pelage noir recouvre un corps aux muscles puissants. Sa gueule béante laisse apparaître une mâchoire effrayante. Le mélange d’une bête et d’une machine infernale)Sherlock…
Ce dernier se retourne et observe un homme qui arrive au milieu du brouillard, portant un masque à gaz. Moriarty. Sherlock se précipite sur lui et empoigne son col. Moriarty retire son masque et le regarde avec un large sourire.
SHERLOCK : Non ! (Puis Moriarty se met à grogner, telle une bête sauvage) Ce n’est pas vous ! Pas vous ! (Dans l’empoignade, il fait quelque pas de côté et blesse… Frankland ! Il est surpris mais comprend rapidement, lorsqu’il s’aperçoit qu’ils sont tous deux hors du brouillard) Oh ! Le brouillard !
JOHN : Quoi ?
SHERLOCK : C’est le brouillard ! La drogue : elle est dans le brouillard ! « Dispersion par aérosol », c’est ce que disent les dossiers ! Le projet M.O.L.O.S. ! C’est le brouillard !!! Un champ de mines chimiques !
La bête s’approche encore.
FRANKLAND : Mais nom de Dieu, tuez-le !
Lestrade tire, manque la bête qui fait encore un bond vers ses proies. John tire et l’abat.
SHERLOCK (après un court instant au cours duquel tout le monde reprend son souffle, en prenant Henry par l’épaule et le poussant vers la bête) : Regardez-le, Henry ! Approchez !
HENRY : Non, non, non !
SHERLOCK : Allez-y ! Regardez-le !
Un chien noir, ordinaire, est étendu sur le flanc, sans vie.
HENRY (se retournant vers Frankland) : Espèce de… espèce de… (il se jette sur lui) fumier !!!! 
Ils tentent tous, alors, de les séparer.
LESTRADE : Henry, c’est bon, c’est fini, c’est fini.
HENRY : Vingt ans de ma vie foutus en l’air !
JOHN : On se calme, on se calme.
HENRY : Pourquoi tu ne m’as pas tué, fumier ?!!!!
SHERLOCK : Parce que les morts sont pris au sérieux. Il avait besoin de faire plus que de vous tuer : il lui fallait discréditer tout ce que vous pouviez dire sur votre père. Et il en avait les moyens ! Là, à ses pieds ! Un champ de mines chimiques, avec des pistons dans le sol, vous délivrant une dose de drogue à chaque fois que vous reveniez ici ! (Henry, désespéré, est relevé et soutenu par John et Lestrade) Arme du crime et scène du crime réunies : ah ! ah !ah ! Quelle affaire, Henry ! (il affiche un sourire de satisfaction) Merci ! Une pure merveille…
JOHN : Sherlock…
SHERLOCK : Quoi ?
JOHN : C’est vraiment pas le moment !
SHERLOCK : Ah bon ?!
HENRY : Non… Non, ça va… C’est parfait… parce que cela veut dire que… cela veut dire que mon père avait raison ! (à Frankland) Il avait découvert quelque chose, pas vrai ? Et c’est pour ça que tu l’as tué ! Parce qu’il avait raison et qu’il t’avait démasqué ! Alors que t’étais en pleine expérience !
A cet instant, le chien, que tout le monde croyait mort, grogne et gémit. John dégaine son arme et l’achève. Frankland, profitant de cette diversion, s’enfuit.
SHERLOCK (s’élançant à sa poursuite) : Frankland ! Frankland !
JOHN : Arrêtez-vous !
HENRY : Allez ! Plus vite !
SHERLOCK : C’est inutile, Frankland !
Frankland traverse les barbelés d’un champ de mines. Sherlock, John, Lestrade et Henry sont à quelques mètres de lui, il se précipite et pose le pied sur un engin explosif. Il soupire et lève son pied. Une immense explosion emporte le scientifique. Sherlock, John, Lestrade et Henry sont stoppés nets dans leur course et voient impuissants le lourd panache de fumée s’élever dans le ciel du Dartmoor.

 

 

 

 

 

 

                                                                        AUBERGE CROSS KEYS




John est attablé en terrasse. Billy lui sert une assiette et Sherlock apporte leurs cafés.
JOHN : Merci Billy.
SHERLOCK : Donc ils n’ont pas fait piquer le chien, finalement.
JOHN : Il faut croire. Je suppose qu’ils n’ont pas pu s’y résoudre.
SHERLOCK : Je vois.
JOHN : Non, tu ne vois pas.
SHERLOCK : Non… Question de « sentiments » ?
JOHN : De sentiments.
SHERLOCK : Ah ! (il s’assoit à côté de John)
JOHN : Qu’est-ce qu’il m’est arrivé dans le labo, au fait ?
SHERLOCK (visiblement mal à l’aise, il se retourne et saisit une corbeille de dosettes de sauces) : Tu veux de la sauce avec ton plat ?
JOHN : Je n’étais pas allé dans le ravin : alors comment j’ai pu entendre ce que j’ai entendu ? « Peur et stimuli », tu as dit ?
SHERLOCK (en fouillant dans la corbeille): Tu as probablement reçu une dose ailleurs. A l’intérieur du labo, peut-être. Tu as vu leurs tuyaux : plutôt vieux, je suis sûr qu’ils fuient. Et comme ils transportaient le gaz… Ketchup ou moutarde ?
JOHN : Attends… Tu croyais que c’était dans le sucre. T’en étais même persuadé.
SHERLOCK : Il faudrait qu’on y aille : il y a un train qui part dans une demi-heure. Alors si tu veux…
JOHN : Oh non ! C’était toi. Tu m’as enfermé dans ce putain de labo.
SHERLOCK : Je le devais : c’était une expérience.
JOHN : Une expérience ?!!!
SHERLOCK : CChhh…
JOHN : J’étais terrorisé, Sherlock ! Je crevais de peur !
SHERLOCK : J’ai cru que la drogue était dans le sucre, alors j’en ai mis dans ton café. Ensuite j’ai tout mis au point avec le commandant Barrymore. Ça s’est fait dans des conditions de laboratoire certifiées : c’est le cas de le dire.

A l’image : Sherlock, à Baskerville, nonchalamment installé devant des écrans de contrôle, les pieds sur le bureau. Il tient son téléphone d’une main et de l’autre un MP3 qu’il positionne face à un micro. Sur l’écran, il observe John qui court dans le laboratoire, où « grogne la bête ».
JOHN : Il est là, avec moi.
SHERLOCK : D’accord, continue à parler, je vais te trouver. Continue à parler. (John bafouille au téléphone)Dis-moi ce que tu vois. (Il remet en marche le micro, et à l’aide du MP3, fait « gronder le molosse »…)
JOHN : Je sais pas mais je l’entends.

Retour au Cross Keys :
SHERLOCK : Je savais quel effet ça avait sur un esprit supérieur, alors il fallait que je le teste sur un esprit ordinaire. (John se fige) Tu sais bien ce que je veux dire.
JOHN : Mais c’était pas dans le sucre.
SHERLOCK : Ecoute… je n’étais pas… censé savoir que tu avais déjà été exposé au gaz.
JOHN : Tu t’es trompé.
SHERLOCK : Non.
JOHN : Mmmm, t’avais tort. Ça n’était pas dans le sucre : TU – T’ES – TROMPE.
SHERLOCK : Un peu… ça ne se reproduira plus.
JOHN : Pas d’effet à long terme ?
SHERLOCK : Aucun… Tu iras mieux quand tu l’auras excrété, comme nous tous.
JOHN : Je crois que c’est peut-être déjà fait, à l’heure qu’il est.
Sherlock sourit, le gérant de l’auberge le salue de loin en servant des clients.
JOHN (alors que Sherlock se lève) : Où est-ce que tu vas ?
SHERLOCK : Je reviens tout de suite : je vais voir s’ils vendent des hot-dogs. (il s’éloigne)








A l’intérieur d’une cellule :
Jim Moriarty, le visage défait, est observé à travers un miroir sans tain par Mycroft Holmes. La porte de la cellule s’ouvre.
MYCROFT : C’est bon, relâchez-le.
Moriarty quitte la cellule. L’homme en costume qui lui a ouvert la porte, se retourne vers le miroir. Un mot y a été gravé, à l’envers : afin d’être lu par les personnes placées de l’autre côté. Le mot « Sherlock » envahit alors tout l’écran : c’est ce que Moriarty a gravé sur le miroir. L’homme quitte la cellule et referme la porte.









                                                                                    -Générique-

[Tout le crédit de ce script revient à Ariane DeVere qui a eu la gentillesse de nous laisser exploiter son travail pour notre quartier.]

 

THE HOUNDS OF BASKERVILLE

 

 

In woodland just before sunrise, seven year old Henry Knight is running through the trees panting heavily. He is repeatedly looking behind him and having flashbacks to the terrible scene he has recently witnessed where a man was being attacked by someone – or something. The man was screaming and crying out in terror, scrabbling at the ground as he tried to get away from his attacker, which was growling and snarling ferociously. Henry runs on, trying to get away from the horror. After some time, he has cleared the trees and is out on moorland. He runs up an incline just as an old woman comes over the top of the rise. She is walking her dog.
GRACE: Oh, hello.
(Henry stops and looks at her, but his attention is mostly focused on her dog – some kind of spaniel which just stands there pretty much ignoring him.)
GRACE: Are you all right?
(Still Henry stares at the dog, whose features are mostly obscured in shadow due to the sun rising behind it.)
GRACE: What is it, dear? Are you lost?
(The dog pokes its nose towards him in a friendly way. Henry screams in utter terror.)

Twenty years later, the young boy’s screams are echoing in adult Henry’s ears. He looks around blankly as if he doesn’t know where he is or how he got there, then his face fills with horror as he realises that he is standing in the middle of a deep hollow in the woods. He starts to stumble away.

OPENING CREDITS.

BAKER STREET. As the door to 221B slams closed on someone who has just gone inside, the camera pans across to show two nodding dogs in the window of Speedy’s café. Upstairs in the flat, the living room door bursts open and Sherlock charges in, stopping just inside the room and slamming the end of a long pole down onto the ground. Sitting in his chair, John looks round and his eyes widen at the sight of his flatmate, who is wearing black trousers and a white shirt and whose arms, chest and face are covered with blood – far too much blood for it to be his own – and who is holding a harpoon. He looks round to John, breathing heavily.

SHERLOCK: Well, that was tedious.
JOHN: You went on the Tube like that?!
SHERLOCK (irritated): None of the cabs would take me.
(He walks out of the room.)

Later he is back in the room having cleaned himself up and changed into a clean shirt and trousers with one of his blue dressing gowns over the top. He is still carrying the harpoon and is pacing rapidly between the door and the window, looking round repeatedly at John as he sits in his chair flicking through the newspapers.

SHERLOCK (impatiently): Nothing?
JOHN: Military coup in Uganda.
SHERLOCK: Hmm.
(John chuckles in amusement as he sees something in one of the papers.)
JOHN: Another photo of you with the, er ...
(He points to a photograph of Sherlock wearing the deerstalker hat. Sherlock makes a disgusted noise. John moves on to another newspaper.)
JOHN: Oh, um, Cabinet reshuffle.
SHERLOCK (furious): Nothing of importance?
(He slams the end of the harpoon onto the ground and roars with rage.)
SHERLOCK: Oh, God!
(He looks round at John intensely.)

SHERLOCK: John, I need some. Get me some.
JOHN (calmly): No.
SHERLOCK (intensely): Get me some.
JOHN (more loudly): No. (He points sternly at him.) Cold turkey, we agreed, no matter what.
(Irritated, Sherlock leans the harpoon against the table.)
JOHN: Anyway, you’ve paid everyone off, remember? No-one within a two mile radius’ll sell you any.
SHERLOCK: Stupid idea. Whose idea was that?
(John looks round at him and clears his throat pointedly. Sherlock looks towards the door.)
SHERLOCK (shouting): Mrs Hudson!
(He starts hurling paperwork off the table as he searches desperately for what he needs.)

JOHN: Look, Sherlock, you’re doing really well. Don’t give up now.
SHERLOCK (frantically as he continues his search): Tell me where they are. Please. Tell me.
(As John remains silent, Sherlock straightens up and then turns his most appealing puppy-dog eyes on him, hesitating before he speaks and almost forming the word a couple of times before actually speaking it.)
SHERLOCK: Please.
JOHN: Can’t help, sorry.
SHERLOCK: I’ll let you know next week’s lottery numbers.
(John chuckles.)
SHERLOCK (exasperated): Oh, it was worth a try.
(He looks around the room, then gets inspired and hurls himself to the floor in front of the fireplace. Unearthing a slipper from the pile of papers in front of the unlit fire, he holds it up and scrabbles about inside as Mrs Hudson arrives at the door and comes in.)
MRS HUDSON: Ooh-ooh!
SHERLOCK (rummaging about in the fireplace as he speaks almost sing-song): My secret supply: what have you done with my secret supply?
MRS HUDSON: Eh?
SHERLOCK: Cigarettes! What have you done with them? Where are they?
MRS HUDSON: You know you never let me touch your things!
(She looks around at the mess.)
MRS HUDSON: Ooh, chance would be a fine thing.
SHERLOCK (standing up and facing her): I thought you weren’t my housekeeper.
MRS HUDSON: I’m not.
(Making a frustrated noise, Sherlock stomps back over to the harpoon and picks it up again. Behind him, Mrs Hudson looks down at John who does the universal mime for offering someone a drink. She looks at Sherlock again.)
MRS HUDSON: How about a nice cuppa, and perhaps you could put away your harpoon.
SHERLOCK: I need something stronger than tea. Seven per cent stronger.
(He glares out of the window, then turns back towards Mrs Hudson and aims the harpoon at her. She flinches.)
SHERLOCK: You’ve been to see Mr. Chatterjee again.
MRS HUDSON: Pardon?
SHERLOCK (pointing with the harpoon’s tip): Sandwich shop. That’s a new dress, but there’s flour on the sleeve. You wouldn’t dress like that for baking.
JOHN: Sherlock ...
SHERLOCK: Thumbnail: tiny traces of foil. Been at the scratch cards again. We all know where that leads, don’t we?
(He sniffs deeply as he finally stops aiming the harpoon at her.)
SHERLOCK: Mmm: Kasbah Nights. Pretty racy for first thing on a Monday morning, wouldn’t you agree? I’ve written a little blog on the identification of perfumes. It’s on the website – you should look it up.
MRS HUDSON (exasperated): Please.
SHERLOCK: I wouldn’t pin your hopes on that cruise with Mr. Chatterjee. He’s got a wife in Doncaster (he adopts a south Yorkshire accent to say the town’s name) that nobody knows about.
JOHN (angrily): Sherlock!
SHERLOCK: Well, nobody except me.
MRS HUDSON (upset): I don’t know what you’re talking about, I really don’t.
(She storms out of the flat, slamming the living room door closed as she goes. Sherlock leaps over the back of his chair from behind it, then perches on the seat, wrapping his arms around his knees like a petulant child. John slams his newspaper down.)
JOHN: What the bloody hell was all that about?
SHERLOCK (rocking back and forth): You don’t understand.
JOHN (sternly): Go after her and apologise.
SHERLOCK (staring at him): Apologise?
JOHN: Mmm-hmm.
SHERLOCK (sighing): Oh, John, I envy you so much.
(John hesitates, wondering whether to rise to the bait, but eventually asks.)
JOHN: You envy me?
SHERLOCK: Your mind: it’s so placid, straightforward, barely used. Mine’s like an engine, racing out of control; a rocket tearing itself to pieces trapped on the launch pad. (Loudly, frantically) I need a case!
JOHN (equally loudly): You’ve just solved one! By harpooning a dead pig, apparently!
(With an exasperated noise, Sherlock jumps up in the air and then lands in the seated position on the chair.)
SHERLOCK: That was this morning!
(He starts drumming the fingers of both hands on the arms of the chair while stomping his feet on the floor.)
SHERLOCK: When’s the next one?
JOHN: Nothing on the website?
(Sherlock gets up and walks over to the table, collects his laptop and hands it to John, who looks at the message on there while Sherlock stomps over the window and narrates part of it.)
SHERLOCK: “Dear Mr. Sherlock Holmes. I can’t find Bluebell anywhere. Please please please can you help?”
JOHN: Bluebell?
SHERLOCK (irritated): A rabbit, John!
JOHN: Oh.
SHERLOCK (sarcastically): Ah, but there’s more! Before Bluebell disappeared, it turned luminous ...
(He adopts a little girl’s voice for the next three words.)
SHERLOCK: ... “like a fairy” according to little Kirsty; then the next morning, Bluebell was gone! Hutch still locked, no sign of a forced entry ...
(He stops and his expression becomes more intense.)
SHERLOCK: Ah! What am I saying? This is brilliant! Phone Lestrade. Tell him there’s an escaped rabbit.
JOHN: Are you serious?
SHERLOCK: It’s this, or Cluedo.
JOHN: Ah, no!
(He closes the laptop and gets up to put it back on the table.)
JOHN: We are never playing that again!
SHERLOCK: Why not?
JOHN: Because it’s not actually possible for the victim to have done it, Sherlock, that’s why.
SHERLOCK: Well, it was the only possible solution.
JOHN (sitting down again): It’s not in the rules.
SHERLOCK (furiously): Then the rules are wrong!
(The doorbell rings. John holds up a finger thoughtfully as Sherlock looks towards the living room door.)
JOHN: Single ring.
SHERLOCK: Maximum pressure just under the half second.
JOHN and SHERLOCK (simultaneously): Client.

Not long afterwards, a recording of a documentary is playing on the TV. Sherlock has taken off the dressing gown and exchanged it for a jacket and is sitting in his chair. John has relocated to the dining table chair near Sherlock’s, and a man is sitting in John’s chair. The documentary footage shows scenes of Dartmoor. Sherlock instantly looks bored.
PRESENTER (voiceover): Dartmoor. It’s always been a place of myth and legend, but is there something else lurking out here – something very real?
(Footage of “Keep Out” signs.)
PRESENTER (walking along a narrow road): Because Dartmoor’s also home to one of the government’s most secret of operations ...
(Sherlock’s eyes flick repeatedly between the screen and the man in John’s chair as the footage shows a large sign saying:
AUTHORISED PERSONNEL ONLY
YOU ARE NOW ENTERING A RESTRICTED AREA
BASKERVILLE
By this time Sherlock’s eyes are permanently fixed on the newcomer – who we now see is Henry Knight – as he watches the documentary anxiously.)
PRESENTER (voiceover): ... the chemical and biological weapons research centre which is said to be even more sensitive than Porton Down. Since the end of the Second World War, there’ve been persistent stories about the Baskerville experiments: genetic mutations, animals grown for the battlefield. There are many who believe that within this compound, in the heart of this ancient wilderness, there are horrors beyond imagining. But the real question is: are all of them still inside?
(The footage switches to an indoor scene where Henry is sitting in front of the camera talking to someone offscreen. A caption at the bottom of the screen shows him as “Henry Knight, Grimpen resident”.)
HENRY: I was just a kid. It-it was on the moor.
(There’s a cutaway to a child’s drawing of a huge snarling dog with red eyes. The caption says, “Henry’s drawing (aged 9)”.)
HENRY: It was dark, but I know what I saw. I know what killed my father.
(Sighing, Sherlock picks up the remote control and switches off the footage.)
SHERLOCK (to Henry): What did you see?
HENRY: Oh. (He points to the television.) I ... I was just about to say.
SHERLOCK: Yes, in a TV interview. I prefer to do my own editing.
HENRY: Yes. Sorry, yes, of course. ’Scuse me.
(He reaches into his jacket pocket, pulls out a paper napkin and wipes his nose on it.)
JOHN: In your own time.
SHERLOCK: But quite quickly.
(Henry lowers the napkin.)
HENRY: Do you know Dartmoor, Mr. Holmes?
SHERLOCK: No.
HENRY: It’s an amazing place. It’s like nowhere else. It’s sort of ... bleak but beautiful.
SHERLOCK: Mmm, not interested. Moving on.
HENRY: We used to go for walks, after my mum died, my dad and me. Every evening we’d go out onto the moor.
SHERLOCK: Yes, good. Skipping to the night that your dad was violently killed. Where did that happen?
(John’s eyes raise skywards at Sherlock’s insensitive question.)
HENRY: There’s a place – it’s... it’s a sort of local landmark called Dewer’s Hollow.
(He gazes at Sherlock who tilts his head at him as if to say, “And...?”)
HENRY: That’s an ancient name for the Devil.
SHERLOCK (quirking an eyebrow): So?
JOHN: Did you see the Devil that night?
(His face haunted with memories, Henry looks across to him and nods.)
HENRY (in a whisper): Yes.
(Flashback to Henry’s father screaming as he is pulled off his feet by something while young Henry watches in horror nearby.)
HENRY (voiceover): It was huge. Coal-black fur, with red eyes.
(Henry’s father finally falls silent. The creature growls savagely and young Henry turns and begins to scramble away.)
HENRY (tearfully): It got him, tore at him, tore him apart.
(Sherlock watches him intensely.)
HENRY: I can’t remember anything else. They found me the next morning, just wandering on the moor. My dad’s body was never found.
JOHN: Hmm. (He looks across to Sherlock.) Red eyes, coal-black fur, enormous: dog? Wolf?
SHERLOCK: Or a genetic experiment.
(He looks away, biting back a smile.)
HENRY: Are you laughing at me, Mr. Holmes?
SHERLOCK: Why, are you joking?
HENRY: My dad was always going on about the things they were doing at Baskerville; about the type of monsters they were breeding there. People used to laugh at him. At least the TV people took me seriously.
SHERLOCK: And, I assume, did wonders for Devon tourism.
JOHN (uncomfortably): Yeah ...
(In an attempt to stop Sherlock’s continuing sarcasm, he leans forward to Henry. Sherlock rolls his eyes as he realises what John is doing.)
JOHN: Henry, whatever did happen to your father, it was twenty years ago. Why come to us now?
(Henry sits forward, staring at Sherlock.)
HENRY: I’m not sure you can help me, Mr. Holmes, since you find it all so funny.
(He stands up and walks around the chair, heading towards the door.)
SHERLOCK: Because of what happened last night.
JOHN: Why, what happened last night?
(Henry turns back towards them.)
HENRY: How ... how do you know?
SHERLOCK: I didn’t know; I noticed.
(John shuffles on his chair with an “Oh dear lord, here we go” expression on his face.)
SHERLOCK (quick-fire): You came up from Devon on the first available train this morning. You had a disappointing breakfast and a cup of black coffee. The girl in the seat across the aisle fancied you. Although you were initially keen, you’ve now changed your mind. You are, however, extremely anxious to have your first cigarette of the day. Sit down, Mr. Knight, and do please smoke. I’d be delighted.
(Henry stares at him, then glances across to John who averts his gaze and sighs. Hesitantly, Henry walks back to the chair and sits down, fishing in his jacket pocket.)
HENRY: How on earth did you notice all that?!
JOHN: It’s not important ...
(But Sherlock’s already off.)
SHERLOCK (looking at two small round white pieces of paper stuck to Henry’s coat): Punched-out holes where your ticket’s been checked ...
JOHN: Not now, Sherlock.
SHERLOCK: Oh please. I’ve been cooped up in here for ages.
JOHN: You’re just showing off.
SHERLOCK: Of course. I am a show-off. That’s what we do.
(He turns his attention back to Henry and the napkin that he’s still holding.)

SHERLOCK: The train napkin that you used to mop up the spilled coffee: the strength of the stain shows that you didn’t take milk. There are traces of ketchup on it and round your lips and on your sleeve. Cooked breakfast – or the nearest thing those trains can manage. Probably a sandwich.
(Henry half-sobs, over-awed.)
HENRY: How did you know it was disappointing?
SHERLOCK: Is there any other type of breakfast on a train? The girl – female handwriting’s quite distinctive. Wrote her phone number down on the napkin. I can tell from the angle she wrote at that she was sat across from you on the other side of the aisle. Later – after she got off, I imagine – you used the napkin to mop up your spilled coffee, accidentally smudging the numbers. You’ve been over the last four digits yourself with another pen, so you wanted to keep the number. Just now, though, you used the napkin to blow your nose. Maybe you’re not that into her after all. Then there’s the nicotine stains on your fingers ... your shaking fingers. I know the signs.
(His gaze becomes intense.)
SHERLOCK: No chance to smoke one on the train; no time to roll one before you got a cab here.
(He glances at his watch.)
SHERLOCK: It’s just after nine fifteen. You’re desperate. The first train from Exeter to London leaves at five forty-six a.m. You got the first one possible, so something important must have happened last night. Am I wrong?
(Henry stares at him in amazement, then draws in a shaky breath.)
HENRY: No.
(Sherlock smiles smugly. John takes a drink from his mug to hide his “oh bugger it” look.)
HENRY (awestruck): You’re right. You’re completely, exactly right. Bloody hell, I heard you were quick.
SHERLOCK: It’s my job.
(He leans forward in his seat and glares at Henry intensely.)
SHERLOCK: Now shut up and smoke.
(John frowns towards him. As Henry takes out a roll-up and lights it, John consults the notes he’s taken so far.)
JOHN: Um, Henry, your parents both died and you were, what, seven years old?
(Henry is concentrating on taking his first drag on his cigarette. As he exhales his first lungful, Sherlock stands up and steps closer to him.)
HENRY: I know. That ... my ...
(He stops as Sherlock leans into the smoke drifting up from the cigarette and from Henry’s mouth and breathes in deeply. Having sucked up most of the smoke, he sits down again and breathes out, whining quietly in pleasure.)
JOHN (trying hard to ignore him): That must be a ... quite a trauma. Have you ever thought that maybe you invented this story, this ...
(Henry has exhaled another lungful of smoke and Sherlock dives in to noisily hoover up the smoke again. John pauses patiently until he sits down again.)
JOHN: ... to account for it?
(Henry drags his eyes away from Sherlock.)
HENRY: That’s what Doctor Mortimer says.
JOHN: Who?
SHERLOCK: His therapist.
HENRY (almost simultaneously): My therapist.
SHERLOCK: Obviously.
HENRY: Louise Mortimer. She’s the reason I came back to Dartmoor. She thinks I have to face my demons.
SHERLOCK: And what happened when you went back to Dewer’s Hollow last night, Henry? You went there on the advice of your therapist and now you’re consulting a detective. What did you see that changed everything?
HENRY: It’s a strange place, the Hollow.
(He flashes back in his mind to when he was standing in the Hollow the previous night.)
HENRY: Makes you feel so cold inside, so afraid.
SHERLOCK (rolling his eyes): Yes, if I wanted poetry, I’d read John’s emails to his girlfriends. Much funnier.
(John sighs hard in an attempt to release the tension that might make him kill his flatmate.)
SHERLOCK (to Henry): What did you see?
HENRY: Footprints – on the exact spot where I saw my father torn apart.
(Looking exasperated, Sherlock leans back in his seat.)
JOHN: Man’s or a woman’s?
HENRY: Neither. They were ...
SHERLOCK (interrupting): Is that it? Nothing else. Footprints. Is that all?
HENRY: Yes, but they were ...
SHERLOCK (interrupting): No, sorry, Doctor Mortimer wins. Childhood trauma masked by an invented memory. Boring! Goodbye, Mr. Knight. Thank you for smoking.
HENRY: No, but what about the footprints?
SHERLOCK: Oh, they’re probably paw prints; could be anything, therefore nothing.
(He leans forward in his seat and flicks his fingers at Henry, gesturing him towards the door.)
SHERLOCK: Off to Devon with you; have a cream tea on me.
(Standing up and buttoning his jacket, he heads into the kitchen. Henry turns in his seat to look at him.)
HENRY: Mr. Holmes, they were the footprints of a gigantic hound!
(Sherlock stops dead in his tracks, then slowly turns and comes back to the kitchen doorway and stares down at Henry.)
SHERLOCK: Say that again.
HENRY: I found the footprints; they were ...
SHERLOCK: No, no, no, your exact words. Repeat your exact words from a moment ago, exactly as you said them.
(Henry thinks for a second, then slowly recites his words back to him.)
HENRY: Mr. Holmes, they were the footprints of a gigantic ... hound.
(Sherlock raises his head.)
SHERLOCK: I’ll take the case.
JOHN (startled): Sorry, what?
(Sherlock adopts the prayer position in front of his mouth and begins to pace slowly across the living room.)
SHERLOCK: Thank you for bringing this to my attention. It’s very promising.
JOHN: No-no-no, sorry, what? A minute ago, footprints were boring; now they’re very promising?
SHERLOCK (stopping): It’s nothing to do with footprints. As ever, John, you weren’t listening. Baskerville: ever heard of it?
JOHN: Vaguely. It’s very hush-hush.
SHERLOCK: Sounds like a good place to start.
HENRY: Ah! You’ll come down, then?
SHERLOCK: No, I can’t leave London at the moment. Far too busy. Don’t worry – putting my best man onto it.
(He walks over to John and pats his shoulder.)
SHERLOCK: Always rely on John to send me the relevant data, as he never understands a word of it himself.
JOHN: What are you talking about, you’re busy? You don’t have a case! A minute ago you were complaining ...
SHERLOCK (interrupting): Bluebell, John! I’ve got Bluebell! The case of the vanishing, glow-in-the-dark rabbit! (He looks at Henry.) NATO’s in uproar.
HENRY: Oh, sorry, no, you’re not coming, then?
(Putting on a regretful expression, Sherlock shakes his head sadly. John groans.)
JOHN: Okay. (He stands up as Sherlock smiles smugly.) Okay.
(He walks over to the mantelpiece and picks up the skull, taking a packet of cigarettes from underneath it. Putting the skull down again, he turns and tosses the packet across to Sherlock, who catches it and instantly tosses it over his shoulder.)
SHERLOCK: I don’t need those any more. I’m going to Dartmoor.
(He walks out of the living room.)
SHERLOCK: You go on ahead, Henry. We’ll follow later.
HENRY (scrambling to his feet): Er, sorry, so you are coming?
(Sherlock turns and walks back into the room.)
SHERLOCK: Twenty year old disappearance; a monstrous hound? I wouldn’t miss this for the world!

Later, John carries two large bags out onto the street, shuts the front door and walks over to Sherlock who is holding a taxi door open. Next door in Speedy’s, Mrs Hudson is shouting angrily at an unseen Mr. Chatterjee.
MRS HUDSON: ... cruise together. You had no intention of taking me on it ...
(She throws something at the closed door. As it bounces heavily off the glass, John recoils.)
JOHN: Oh! Looks like Mrs Hudson finally got to the wife in Doncaster.
SHERLOCK: Mmm. Wait ’til she finds out about the one in Islamabad.
(John sniggers and gets into the taxi. Sherlock follows him in.)
SHERLOCK (to the driver): Paddington Station, please.

DARTMOOR. After many shots of the beautiful scenery which your transcriber is delighted to sit back and watch while resting her aching fingers, we find our boys driving across the moors in a large black Land Rover jeep. Sherlock is driving ... and if they’re not playing “Yellow Car” I shall be most disappointed. Some time later, away from the road, Sherlock is standing dramatically skylined on a large stone outcrop while John stands at the foot of it consulting a map. He points ahead of himself at a large array of buildings in the distance.
JOHN: There’s Baskerville.
(He turns and points behind them. Sherlock turns to look.)
JOHN: That’s Grimpen Village.
(He turns and looks ahead of them again, checking the map for the name of the heavily wooded area to the left of the Baskerville complex.)
JOHN: So that must be ... yeah, it’s Dewer’s Hollow.
(Sherlock points to an area in between the complex and the Hollow.)
SHERLOCK: What’s that?
JOHN: Hmm?
(He has binoculars round his neck and now he lifts them and looks more closely at the fencing and the warning signs.)
JOHN: Minefield? Technically Baskerville’s an army base, so I guess they’ve always been keen to keep people out.
SHERLOCK: Clearly.

Later, they drive into Grimpen Village and pull into the car park of the Cross Keys inn. They get out and walk towards the entrance of the pub, where a young man who is apparently a tour guide is talking to a group of tourists.
FLETCHER: ... three times a day, tell your friends. Tell anyone!
(The boys walk past the group and see that Fletcher is standing next to a large sign on which is painted a black image of a wolf-like creature with the words “BEWARE THE HOUND!!” above it.)
FLETCHER (to the tourists): Don’t be strangers, and remember ... stay away from the moor at night if you value your lives!
(Sherlock has been pulling his overcoat around him as he walks towards the pub, and now he pops the collar. John looks round at him pointedly.)
SHERLOCK (trying and failing to look nonchalant): I’m cold.
(The tourist group walks away from Fletcher. Once their backs are turned he puts on a large shaggy wolf’s-head mask. Sherlock and John walk into the pub, which has a blackboard outside advertising “Boutique Rooms & Vegetarian Cuisine”. Fletcher runs over to a couple of the nearby tourists and roars. They flinch and the woman shrieks in surprise.)

Flashback to Henry Knight’s father being grabbed by something in Dewer’s Hollow, and young Henry’s horrified face. In the present, adult Henry flinches, his eyes closed as he sits half reclined on a comfortable armchair. The flashbacks continue to haunt him until he opens his eyes and sighs. A woman is sitting a short distance away with a notebook and pen on her lap.

HENRY: That part doesn’t change.
MORTIMER: What does?
(Henry runs his hands over his face.)
HENRY: Oh, there’s something else. It-it’s a word.
(Sighing heavily in concentration, he closes his eyes again and sees the word as if it is stitched or knitted into some fabric.)
HENRY: “Liberty.”
(He opens his eyes again.)
MORTIMER: Liberty?
HENRY (closing his eyes again): There’s another word. (He concentrates and sees the next word in the stitching.) “In.” I-N. “Liberty In.” (He looks at his therapist.) What do you think it means?
(She shakes her head. He sighs in frustration.)

CROSS KEYS INN. As Sherlock prowls around the pub, John is at the bar checking in. The manager and barman, Gary, hands him some keys.

GARY: Eh, sorry we couldn’t do a double room for you boys.
JOHN: That’s fine. We-we’re not ...
(He looks at the smug knowing smile on Gary’s face and gives up.)
JOHN (giving him some money for the drink he has just bought): There you go.
GARY: Oh, ta. I’ll just get your change.
JOHN: Ta.
(As Gary goes to the till, John’s glance falls on a pile of receipts and invoices which have been punched onto a spike on the bar. He frowns as he sees that one is labelled “Undershaw Meat Supplies”. Quickly he reaches out and rips it from the spike, putting it into his pocket as Gary comes back with his change.)
GARY: There you go.
JOHN: I couldn’t help noticing on the map of the moor: a skull and crossbones.
GARY: Oh that, aye.
JOHN: Pirates?!
GARY: Eh, no, no. The Great Grimpen Minefield, they call it.
JOHN: Oh, right.
GARY: It’s not what you think. It’s the Baskerville testing site. It’s been going for eighty-odd years. I’m not sure anyone really knows what’s there any more.
(Nearby, Sherlock is still prowling around and now seems to find something of interest at one of the tables.)
JOHN (to Gary): Explosives?
GARY: Oh, not just explosives. Break into that place and – if you’re lucky – you just get blown up, so they say ... in case you’re planning on a nice wee stroll.
(Sherlock loses interest in the table and wanders off again.)
JOHN: Ta. I’ll remember.
GARY: Aye. No, it buggers up tourism a bit, so thank God for the demon hound! (He chuckles.) Did you see that show, that documentary?
JOHN: Quite recently, yeah.
GARY: Aye. God bless Henry Knight and his monster from hell.
JOHN: Ever seen it – the hound?
GARY: Me? No.
(He points out the door past Sherlock, where Fletcher is just outside the pub and talking on his phone to someone.)
GARY: Fletcher has. He runs the walks – the Monster Walks for the tourists, you know? He’s seen it.
JOHN: That’s handy for trade.
(Gary turns to a man who is clearly the inn’s cook who has just arrived behind the bar. Meanwhile Sherlock turns and follows Fletcher as he walks away from the doorway.)
GARY: I’m just saying we’ve been rushed off our feet, Billy.
BILLY: Yeah. Lots of monster-hunters. Doesn’t take much these days. One mention on Twitter and oomph.
(He looks at Gary.)
BILLY: We’re out of WKD.
[Transcriber’s note: WKD is a brand of alcopop aimed at the trendy young – and mostly male – drinkers’ market.]
GARY: All right.
(He walks behind the bar again. Billy turns to John.)
BILLY: What with the monster and that ruddy prison, I don’t know how we sleep nights. Do you, Gary?
(Gary stops and puts a hand on his shoulder and looks at him affectionately.)
GARY: Like a baby.
BILLY: That’s not true. (He looks at John.) He’s a snorer.
GARY (embarrassed, trying to shut him up): Hey, wheesht!
BILLY (to John): Is yours a snorer?
JOHN: ... Got any crisps?

Outside, Sherlock swipes a half-drunk pint of beer from a nearby empty table and walks over towards Fletcher, noticing as he does so that he has a copy of the Racing Post in his trouser pocket. Fletcher has gone over to another of the tables and is just finishing his phone call.
FLETCHER: Yeah ... No. All right? Right. Take care. Bye.
SHERLOCK: Mind if I join you?
(Fletcher shrugs and gestures to the table. Sherlock puts his pint down and sits on the bench on the other side of the table.)
SHERLOCK: It’s not true, is it? You haven’t actually seen this ... hound thing. (He grins in a friendly way.)
FLETCHER (looking at him suspiciously): You from the papers?
SHERLOCK: No, nothing like that. Just curious. Have you seen it?
FLETCHER: Maybe.
SHERLOCK: Got any proof?
FLETCHER: Why would I tell you if I did? ’Scuse me.
(He stands up to leave just as John comes over with his own drink.)
JOHN: I called Henry ...
SHERLOCK (talking over him): Bet’s off, John, sorry.
JOHN (sitting down): What?
FLETCHER: Bet?
SHERLOCK (looking at his watch): My plan needs darkness. (He looks up at the sky.) Reckon we’ve got another half an hour of light ...
FLETCHER: Wait, wait. What bet?
SHERLOCK: Oh, I bet John here fifty quid that you couldn’t prove you’d seen the hound.
JOHN (catching on immediately and looking at Fletcher): Yeah, the guys in the pub said you could.
(Fletcher smiles and points to Sherlock.)
FLETCHER: Well, you’re gonna lose your money, mate.
SHERLOCK: Yeah?
FLETCHER: Yeah. I’ve seen it. Only about a month ago, up at the Hollow. It was foggy, mind – couldn’t make much out.
SHERLOCK: I see. No witnesses, I suppose.
FLETCHER: No, but ...
SHERLOCK: Never are.
FLETCHER: Wait ...
(He shows Sherlock a photograph on his smart phone.)
FLETCHER: There.
(Sherlock looks at the photograph which shows a dark-furred four-legged something in the distance but, with no scale amongst the surrounding vegetation, it’s impossible to tell the size – or even the species – of the animal. He snorts.)
SHERLOCK: Is that it? It’s not exactly proof, is it?
(Fletcher shows the photo to John.)
SHERLOCK: Sorry, John. I win.
(He picks up the stolen drink and makes as if to drink from it, although he never does.)
FLETCHER: Wait, wait. That’s not all. People don’t like going up there, you know – to the Hollow. Gives them a ... bad sort of feeling.
SHERLOCK: Ooh! Is it haunted?(!) Is that supposed to convince me?
(He puts the pint glass down again.)
FLETCHER: Nah, don’t be stupid, nothing like that, but I reckon there is something out there – something from Baskerville, escaped.
SHERLOCK (not really trying to hold back his sceptical snigger): A clone, a super-dog?(!)
FLETCHER: Maybe. God knows what they’ve been spraying on us all these years, or putting in the water. I wouldn’t trust ’em as far as I could spit.
SHERLOCK (nodding to the phone photograph): Is that the best you’ve got?
(Fletcher hesitates for a long moment, uncertain whether to continue, but eventually he speaks reluctantly, lowering his voice.)
FLETCHER: I had a mate once who worked for the MOD. One weekend we were meant to go fishin’ but he never showed up – well, not ’til late. When he did, he was white as a sheet. I can see him now. “I’ve seen things today, Fletch,” he said, “that I never wanna see again. Terrible things.” He’d been sent to some secret Army place – Porton Down, maybe, maybe Baskerville, or somewhere else.
(He leans closer.)
FLETCHER: In the labs there – the really secret labs, he said he’d seen ... terrible things. Rats as big as dogs, he said, and dogs ...
(He reaches into his bag and pulls something out, showing it to the boys.)
FLETCHER: ... dogs the size of horses.
(He is holding a concrete cast of a dog’s paw print – but the print is at least six inches long from the tip of the claws to the back of the pad. Sherlock stares at it in surprise. John immediately pounces.)
JOHN: Er, we did say fifty?
(As Fletcher smiles triumphantly, Sherlock gets out his wallet and hands John a fifty pound note.)
JOHN: Ta.
(Sulkily, Sherlock gets up and walks away. John finishes his drink and follows him.)

Later, Sherlock and John take the car to Baskerville, Sherlock still driving. As they approach the complex, he observes that there are very many military personnel guarding the place, walking the perimeter etc. He drives up to the gates and a military security guard holding a rifle raises a hand. As Sherlock stops the jeep, the man walks around to the driver’s window.

SECURITY GUARD: Pass, please.
(Sherlock reaches into his coat pocket and hands him a pass.)
SECURITY GUARD: Thank you.
(He walks away with the pass. At the front of the vehicle, another security man encourages a sniffer dog to check the jeep, presumably for explosives.)
JOHN (quietly): You’ve got ID for Baskerville. How?
SHERLOCK (quietly): It’s not specific to this place. It’s my brother’s. Access all areas. I, um ... (he clears his throat) ... acquired it ages ago, just in case.
(The security guard swipes Sherlock’s pass through a reader at the gate room. The screen shows a fairly small photograph of Mycroft and names the card holder as Mycroft Holmes, giving him Unlimited Access and showing his security status as ‘Secure (No Threat)’.)
JOHN: Brilliant(!)
SHERLOCK: What’s the matter?
JOHN: We’ll get caught.
SHERLOCK: No we won’t – well, not just yet.
JOHN: Caught in five minutes. “Oh, hi, we just thought we’d come and have a wander round your top secret weapons base.” “Really? Great! Come in – kettle’s just boiled.” That’s if we don’t get shot.
(The gates begin to slide open as the security guard comes back over to the car.)
SECURITY DOG HANDLER: Clear.
SECURITY GUARD (handing Sherlock his pass): Thank you very much, sir.
SHERLOCK: Thank you.
(He puts the car in gear and eases the vehicle forward.)
SECURITY GUARD: Straight through, sir.
JOHN: Mycroft’s name literally opens doors!
SHERLOCK: I’ve told you – he practically is the British government. I reckon we’ve got about twenty minutes before they realise something’s wrong.
Sherlock drives up to the main complex at Baskerville, parks the car and he and John get out. Another soldier leads them through barriers and towards an entrance to the main building. As they walk, Sherlock looks around at all the military men patrolling the area, many of them armed. Even the scientists in lab coats are being escorted. As they approach the entrance, a military jeep pulls up and a young corporal gets out.
LYONS: What is it? Are we in trouble?
SHERLOCK (sternly): “Are we in trouble, sir.”
LYONS: Yes, sir, sorry, sir.
(Nevertheless, he steps in front of them and holds out his hands to prevent them getting nearer to the entrance.)
SHERLOCK: You were expecting us?
LYONS: Your ID showed up straight away, Mr. Holmes. Corporal Lyons, security. Is there something wrong, sir?
SHERLOCK: Well, I hope not, Corporal, I hope not.
LYONS: It’s just we don’t get inspected here, you see, sir. It just doesn’t happen.
JOHN: Ever heard of a spot check?
(He takes a small wallet from his pocket and shows the ID inside to the corporal.)
JOHN: Captain John Watson, Fifth Northumberland Fusiliers.
(Even before he finishes speaking, the corporal comes to attention and salutes. John crisply returns the salute.)
LYONS: Sir. Major Barrymore won’t be pleased, sir. He’ll want to see you both.
JOHN: I’m afraid we won’t have time for that. We’ll need the full tour right away. Carry on.
(The corporal hesitates.)
JOHN (instantly): That’s an order, Corporal.
LYONS: Yes, sir.
(He spins around and walks towards the entrance. Sherlock glances across to John with a proud smile on his face as they follow. At the entrance, which is marked “AUTOMATIC SECURITY DOOR”, Lyons swipes his pass through a reader, then waits for Sherlock to walk over and do the same with his own pass. The message “ACCESS GRANTED” appears on the reader. Lyons then presses a button and the locks on the door disengage. Sherlock checks his watch.)
(Elsewhere, probably a long way from Baskerville, a message flashes up on a screen:

CCV1 • security authorization requested •
holmes, mycroft • priority ultra
processing CCV1 •
5555*0000*x1 //5894

The security request begins to process. At Baskerville, the door swings open and Lyons leads the other two inside, taking off his beret as he goes. As he leads them towards the next security door, the boys talk quietly.)
SHERLOCK: Nice touch.
JOHN: Haven’t pulled rank in ages.
SHERLOCK: Enjoy it?
JOHN: Oh yeah.
(Reaching the door, Lyons swipes his pass and then steps aside for Sherlock to do likewise. As he does so and another “ACCESS GRANTED” message appears, the authorisation request is sent out again. The doors slide opens and reveal an elevator on the other side. Lyons leads them inside and Sherlock looks at the wall panel. The lift, now on the ground floor, only goes downwards to five floors marked -1, -2, -3, -4 and B. Lyons presses the -1 button and the doors close, opening shortly afterwards on the next floor down. Lyons leads them out into a brightly lit and white tiled laboratory. As they walk forward, various scientific staff dressed either in white coveralls including full breathing masks, or lab coats and face masks walk around the lab. There are large cages to the right of the elevator and as Lyons leads the way past them, a monkey screams and hurls itself at the bars towards them. Sherlock spins on his heel as he passes the cage, looking at the monkey and the chain around its neck.)
SHERLOCK: How many animals do you keep down here?
LYONS: Lots, sir.
(At the far end of the lab, a scientist wearing coveralls and a breathing mask comes out of another room and takes his mask off. Another scientist walks across the lab with a beagle on a lead.)
SHERLOCK: Any ever escape?
LYONS: They’d have to know how to use that lift, sir. We’re not breeding them that clever.
SHERLOCK: Unless they have help.
(The man who just took his mask off comes over to the group.)
FRANKLAND: Ah, and you are?
LYONS: Sorry, Doctor Frankland. I’m just showing these gentlemen around.
FRANKLAND (smiling at them): Ah, new faces, huh? Nice. Careful you don’t get stuck here, though. I only came to fix a tap!
(John chuckles politely as Frankland walks towards the lift. John turns to Lyons.)
JOHN: How far down does that lift go?
LYONS: Quite a way, sir.
JOHN: Mmm-hmm. And what’s down there?
LYONS: Well, we have to keep the bins somewhere, sir. This way please, gentlemen.
(Sherlock is watching Frankland as he reaches the elevator. Frankland in turn looks around to gaze with interest at the new arrivals. As Lyons leads John away, Sherlock walks backwards for a couple of paces before turning to follow.)
JOHN: So what exactly is it that you do here?
LYONS: I thought you’d know, sir, this being an inspection.
(Sherlock is looking at the various scientists around the room, a couple looking at a rat in a glass cage, another one doing something to the leg of a monkey on a leash which is sitting on a metal table. Nearby, another scientist picks up what looks ominously like a glass container of serum.)
JOHN: Well, I’m not an expert, am I?
LYONS: Everything from stem cell research to trying to cure the common cold, sir.
JOHN: But mostly weaponry?
LYONS: Of one sort or another, yes.
(He swipes his card through the reader of the door at the end of the lab, then steps aside for Sherlock to do likewise.)
JOHN: Biological, chemical ...?
LYONS: One war ends, another begins, sir. New enemies to fight. We have to be prepared.
(As the door releases, Sherlock checks his watch as the security authorisation message goes out again, the message changing slightly:

CCV1 • security authorization //5894
• query • query • query
CCV1 • 5555*0000*x1

Lyons leads them through the doors and into another lab where a monkey stands up on its back legs with one hand high in the air and shrieks before sitting down again on a high metal table. A female scientist looks at it and then turns to her colleague.)
STAPLETON: Okay, Michael, let’s try Harlow Three next time.
(As she walks away from the table, Lyons approaches her.)
LYONS: Doctor Stapleton.
SHERLOCK (thoughtfully): Stapleton.
STAPLETON: Yes? (She looks at Sherlock and John.) Who’s this?
LYONS: Priority Ultra, ma’am. Orders from on high. An inspection.
STAPLETON: Really?
SHERLOCK: We’re to be accorded every courtesy, Doctor Stapleton. What’s your role at Baskerville?
(Stapleton looks at him and snorts with disbelieving laughter.)
JOHN: Er, accorded every courtesy, isn’t that the idea?
STAPLETON: I’m not free to say. Official secrets.
SHERLOCK (smiling at her): Oh, you most certainly are free ... (his smile fades and his voice becomes ominous) ... and I suggest you remain that way.
(She looks at him for a moment.)
STAPLETON: I have a lot of fingers in a lot of pies. I like to mix things up – genes, mostly; now and again actual fingers.
(Sherlock has had a lightbulb moment when she said the words ‘genes’ and is reaching into his pocket before she finishes the sentence.)
SHERLOCK: Stapleton. I knew I knew your name.
STAPLETON: I doubt it.
SHERLOCK: People say there’s no such thing as coincidence. What dull lives they must lead.
(He holds up his notebook to her on which he has written a single large word: “BLUEBELL”. She stares at it in amazement as Sherlock watches her face closely.)
STAPLETON: Have you been talking to my daughter?
SHERLOCK (putting his notebook away): Why did Bluebell have to die, Doctor Stapleton?
JOHN (bewildered): The rabbit?
SHERLOCK (to Stapleton, as she stares at him blankly): Disappeared from inside a locked hutch, which was always suggestive.
JOHN: The rabbit?
SHERLOCK: Clearly an inside job.
STAPLETON: Oh, you reckon?
SHERLOCK: Why? Because it glowed in the dark.
STAPLETON: I have absolutely no idea what you’re talking about. Who are you?
(Even as she speaks Sherlock has been keeping a mental note of the time and now checks his watch again. Out in the security system somewhere, the authorisation request changes:

CCV1 • security authorization
•• alert •• alert ••
potential level 5 security breach
5555*0000*x1 //5894

Someone looking at the screen picks up the phone and lifts the handset to their ear. At Baskerville, Sherlock lowers his hand and turns to Lyons.)
SHERLOCK: Well, I think we’ve seen enough for now, Corporal. Thank you so much.
LYONS (surprised): That’s it?
SHERLOCK: That’s it. (He turns and heads briskly back towards the door, John following behind and Lyons trailing after them.) It’s this way, isn’t it?
STAPLETON (calling after them): Just a minute!
(John catches up to his friend and speaks quietly so that Lyons can’t overhear him. His tone suggests that he is not best pleased.)
JOHN: Did we just break into a military base to investigate a rabbit?
(Sherlock reaches the door and swipes his card, then waits for Lyons to catch up to them and do the same with his own card. In Whitehall or somewhere similar, telephones begin to ring as a chain of calls relays the potential security breach and the message goes out:

• URGENT • URGENT • URGENT •
refer holmes, mycroft

Sitting in what can surely only be the Diogenes Club with a cup of coffee on the table beside him, Mycroft takes out his phone as it trills quietly. Looking at the message, he rolls his eyes in exasperation, gazes off into space with a “Good God – what now?!” look on his face for a moment and then begins to text.)
(At Baskerville, Sherlock walks swiftly through the security doors and heads for the lift as his phone trills a text alert. He takes out his phone without stopping and reads the message:

What are you
doing?
M

He laughs sarcastically.)
SHERLOCK: Twenty-three minutes. Mycroft’s getting slow.
(Reaching the lift doors, he swipes his card and Lyons does likewise. The doors open revealing Doctor Frankland standing inside as if he has been waiting there for them ever since they met. He smiles at them.)
FRANKLAND: Hello ... again.
(Narrowing his eyes suspiciously, Sherlock walks into the lift with the others. Very shortly afterwards, one floor up, the doors open again and reveal a bearded man in military uniform waiting for them. He does not look happy.)
LYONS: Er, um, Major ...
BARRYMORE: This is bloody outrageous. Why wasn’t I told?
JOHN: Major Barrymore, is it? (He steps out of the lift towards him.) Yes, well, good. Very good. (He offers him his hand to shake.) We’re very impressed, aren’t we, Mr. Holmes?
(Barrymore refuses to take John’s hand. Sherlock’s phone sounds another text alert and he reaches into his pocket for it again.)
SHERLOCK: Deeply; hugely.
(He walks past Barrymore as he looks at his text message which reads:

What’s going on
Sherlock?
M

The major follows along behind the boys as Sherlock hurries towards the exit door.)
BARRYMORE: The whole point of Baskerville was to eliminate this kind of bureaucratic nonsense ...
SHERLOCK: I’m so sorry, Major.
BARRYMORE: Inspections?!
SHERLOCK: New policy. Can’t remain unmonitored forever. Goodness knows what you’d get up to. (Urgently and quietly to John) Keep walking.
(Lyons has briefly ducked into a side room but now hurries out again.)
LYONS: Sir!
(He slaps an alarm button on the wall. Alarms start to blare, red lights flash and the automated security door locks itself. The others turn back to him.)
LYONS: ID unauthorised, sir.
BARRYMORE: What?
LYONS: I’ve just had the call.
BARRYMORE: Is that right?
(He turns to Sherlock and John.)
BARRYMORE: Who are you?
JOHN: Look, there’s obviously been some kind of mistake.
(A little further back, Frankland is slowly walking towards the group, looking thoughtful. Barrymore holds out his hand for Sherlock’s ID card, which he gives to him. He looks at the card and then up at Sherlock.)
BARRYMORE: Clearly not Mycroft Holmes.
JOHN (getting out a notebook and starting to write): Computer error, Major. It’ll all have to go in the report.
BARRYMORE: What the hell’s going on?!
FRANKLAND: It’s all right, Major. I know exactly who these gentlemen are.
BARRYMORE: You do?
FRANKLAND: Yeah. I’m getting a little slow on faces but Mr. Holmes here isn’t someone I expected to show up in this place.
SHERLOCK: Ah, well ...
FRANKLAND (offering him his hand to shake): Good to see you again, Mycroft.
(John tries to mask his surprise. Smiling falsely, Sherlock shakes Frankland’s hand.)
FRANKLAND: I had the honour of meeting Mr. Holmes at the W.H.O. conference in ... (he pretends to think) ... Brussels, was it?
SHERLOCK: Vienna.
FRANKLAND: Vienna, that’s it.
(He looks at Barrymore.)
FRANKLAND: This is Mr. Mycroft Holmes, Major. There’s obviously been a mistake.
(Barrymore turns and nods to Lyons, who goes back to the alarm switch and turns it off. The lights stop flashing and the alarm falls silent. A moment later the entrance door’s lock disengages noisily.)
BARRYMORE (turning back to Frankland): On your head be it, Doctor Frankland.
FRANKLAND (laughing as he looks at the approaching Corporal Lyons): I’ll show them out, Corporal.
LYONS: Very well, sir.
(Sherlock spins on his heel and walks towards the now open entrance door. John and Frankland follow him while Barrymore glares after them unhappily. The boys go outside, John grimacing anxiously with an “Oh gods, I really hope we’re going to get away with this!” expression on his face. Frankland trots after them.)
SHERLOCK: Thank you.
FRANKLAND: This is about Henry Knight, isn’t it?
(They don’t answer him but he takes their silence as agreement.)
FRANKLAND: I thought so. I knew he wanted help but I didn’t realise he was going to contact Sherlock Holmes!
(Sherlock grimaces.)
FRANKLAND: Oh, don’t worry. I know who you really are. I’m never off your website. Thought you’d be wearing the hat, though.
SHERLOCK: That wasn’t my hat.
FRANKLAND (to John): I hardly recognise him without the hat!
(John tries unsuccessfully to bite back a smile.)
SHERLOCK (tetchily, sounding the ‘t’s loudly): It wasn’t my hat.
FRANKLAND: I love the blog too, Doctor Watson.
JOHN: Oh, cheers!
FRANKLAND: The, er, the Pink thing ...
JOHN: Mmm-hmm.
FRANKLAND: ... and that one about the aluminium crutch!
JOHN: Yes.
SHERLOCK (stopping and turning back to Frankland): You know Henry Knight?
FRANKLAND: Well, I knew his dad better. He had all sorts of mad theories about this place. Still, he was a good friend.
(He looks back the way they came and sees that Major Barrymore is standing some distance away and watching them. He turns back to Sherlock.)
FRANKLAND: Listen, I can’t really talk now.
(He takes a card from his coat pocket and hands it over.)
FRANKLAND: Here’s my, er, cell number. If I could help with Henry, give me a call.
SHERLOCK: I never did ask, Doctor Frankland. What exactly is it that you do here?
FRANKLAND: Oh, Mr. Holmes, I would love to tell you – but then, of course, I’d have to kill you!
(He laughs cheerfully.)
SHERLOCK (straight faced): That would be tremendously ambitious of you.
(Frankland’s smile fades and he shrugs in embarrassment.)
SHERLOCK: Tell me about Doctor Stapleton.
FRANKLAND: Never speak ill of a colleague.
SHERLOCK: Yet you’d speak well of one, which you’re clearly omitting to do.
FRANKLAND: I do seem to be, don’t I? (He shrugs.)
SHERLOCK (raising the card that Frankland just gave him): I’ll be in touch.
FRANKLAND: Any time.
(The boys walk away from him and head towards their Land Rover.)
JOHN: So?
SHERLOCK: So?
JOHN: What was all that about the rabbit?
(Smiling briefly, Sherlock pulls his coat tighter around him, flipping the collar up just as they reach the car. John rolls his eyes and turns to him.)
JOHN: Oh, please, can we not do this, this time?
SHERLOCK: Do what?
JOHN: You being all mysterious with your cheekbones and turning your coat collar up so you look cool.
(As he turns to go to the car door, Sherlock opens his mouth to speak but is apparently so disconcerted that for a moment he can’t find the words.)
SHERLOCK: ... I don’t do that.
JOHN: Yeah you do.
(They get into the car.)

Later, Sherlock is driving them across the moors.

JOHN: So, the email from Kirsty – the, er, missing luminous rabbit.
SHERLOCK: Kirsty Stapleton, whose mother specialises in genetic manipulation.
JOHN: She made her daughter’s rabbit glow in the dark.
SHERLOCK: Probably a fluorescent gene removed and spliced into the specimen. Simple enough these days.
JOHN: So ...
(He looks across to Sherlock and waits for him to continue the sentence.)
SHERLOCK: So we know that Doctor Stapleton performs secret genetic experiments on animals. The question is: has she been working on something deadlier than a rabbit?
JOHN: To be fair, that is quite a wide field.
(Sherlock looks round at John in startled surprise as he realises that that’s true.)

HENRY KNIGHT’S HOUSE. His home is enormous – a four-storey stone building that was probably a very important property in the area in the past. A large old-fashioned glass conservatory is attached to the rear of the building on the ground floor (and your transcriber looks round to her LJ friends who read her fic and whispers softly, “world’s smallest jungle ...” knowingly) and a modern two-storey glass extension has been built onto the side of the house to join it to another two-storey stone building nearby. Sherlock and John go into the conservatory, which looks very run-down and clearly hasn’t had a paint job in years, and walk across to the door on the opposite side. Sherlock rings the doorbell and Henry opens the door.

HENRY: Hi.
JOHN: Hi.
HENRY: Come in, come in.
(Wiping his feet on the doormat, Sherlock walks in and heads down the hallway. John follows more slowly, stopping to look into a large high-ceilinged sitting room before following Henry again.)
JOHN: This is, uh ... are you, um ...
(He searches for the right word for a moment before finding it.)
JOHN: ... rich?
HENRY: Yeah.
JOHN: Right.
(Henry leads off again. Sherlock throws a dark look at John before following him.)

Not long afterwards, in the kitchen in the glass extension, Sherlock puts two sugar lumps into his mug and stirs them in. He is sitting on a stool at the central island and John is sitting next to him. Henry is standing on the other side of the island gazing down at the work surface.

HENRY: It’s-it’s a couple of words. It’s what I keep seeing. “Liberty” ...
JOHN (reaching into his pocket for his notebook): Liberty.
HENRY (looking up to him): “Liberty” and ... “in”. It’s just that.
(He picks up the bottle of milk that’s on the island.)
HENRY: Are you finished?
JOHN: Mmm.
(Henry turns around to put the milk into the fridge. John looks at Sherlock.)
JOHN: Mean anything to you?
SHERLOCK (softly): “Liberty in death” – isn’t that the expression? The only true freedom.
(John nods in agreement as Henry turns back around, sighing. Sherlock takes a drink from his mug.)
HENRY: What now, then?
JOHN: Sherlock’s got a plan.
SHERLOCK: Yes.
HENRY: Right.
SHERLOCK: We take you back out onto the moor ...
HENRY (nervously): Okay ...
SHERLOCK: ... and see if anything attacks you.
JOHN: What?!
SHERLOCK: That should bring things to a head.
HENRY: At night? You want me to go out there at night?
SHERLOCK: Mmm.
JOHN: That’s your plan? (He snorts laughter.) Brilliant(!)
SHERLOCK: Got any better ideas?
JOHN: That’s not a plan.
SHERLOCK: Listen, if there is a monster out there, John, there’s only one thing to do: find out where it lives.
(He looks round to Henry and smiles widely at him before taking another drink from his mug. Henry does not look encouraged by this.)

DUSK. THE MOORS. As night begins to fall, Henry leads Sherlock and John across the rocks towards Dewer’s Hollow. All three of them have flashlights to light the uneven ground below their feet. Foxes scream repeatedly in the distance. By the time they reach the woods it is almost full dark and it becomes even darker as they head into the trees. John, bringing up the rear, hears rustling to his right and turns around to look. The other two don’t notice and continue onwards as John walks cautiously towards the sound he heard. He shines his torch into the bushes as an owl shrieks overhead, but he can see nothing. Raising his head he sees a light repeatedly winking on and off at the top of a hillside a fair distance away. He looks around to alert his friend.

JOHN: Sher...
(It’s only then that he realises that the other two have disappeared out of sight. He shines his flashlight in the direction they went but there’s no sign of them. He looks back to the light on the hillside, which is still intermittently flashing, and gets his notebook out of his pocket because he has instantly recognised that the flashes are Morse code. He starts to write down the letters while speaking them aloud.)
JOHN (softly): U ... M ... Q ... R ... A.
(The light stops flashing. John looks down at his notebook.)
JOHN (in a whisper): U, M, Q, R, A. (He tries it as a word.) Umqra?
(Shaking his head, he looks up to the hillside again but no more light comes from it. Shutting the notebook, he heads off in the direction of the other two.)
JOHN (whispering): Sherlock ...
(Henry and Sherlock are a long way ahead and Henry’s torch shows that they’re at the edge of the minefield with its fencing and warning signs. They make their way along the edge of the fencing as John trails a long way behind them, still whispering his friend’s name repeatedly.)
JOHN: Sherlock ... Sherlock ...
(Up ahead, Sherlock breaks the silence.)
SHERLOCK: Met a friend of yours.
HENRY: What?
SHERLOCK: Doctor Frankland.
HENRY: Oh, right. Bob, yeah.
SHERLOCK: Seems pretty concerned about you.
HENRY: He’s a worrier, bless him. He’s been very kind to me since I came back.
SHERLOCK: He knew your father.
HENRY: Yeah.
SHERLOCK: But he works at Baskerville. Didn’t your dad have a problem with that?
HENRY: Well, mates are mates, aren’t they? I mean, look at you and John.
SHERLOCK: What about us?
HENRY: Well, I mean, he’s a pretty straightforward bloke, and you ...
(Glancing back at Sherlock, he decides not to follow that line.)
HENRY: They agreed never to talk about work, Uncle Bob and my dad.
(He stops and turns to his left. As Sherlock stops and looks at him, Henry nods in the direction he’s looking.)
HENRY (unhappily): Dewer’s Hollow.
(Sherlock turns and looks at the steep drop in the land that leads down into a misty dark valley.)
(Some distance behind them, John is still following their trail.)
JOHN (whispering): Sherlock ...
(As he progresses onwards, he hears an eerie metallic thrumming sound. He stops and aims his flashlight in the direction of the sound, then goes to move onwards just as the thrum sounds again. The sound continues to repeat, now interspersed with a short metallic ping. John walks slowly towards the sound, then quietly chuckles as he sees a rusty metal container, possibly an oil drum, which is lying in the undergrowth. Water is dripping from the tree above it and causing the thrums and pings as it strikes the drum. As John looks at it and sighs with relief, something massive flashes past behind him. John spins and looks but it’s already gone, but a couple of seconds later an anguished howl sounds in the distance. John turns and begins to hurry to find the others.)
(Sherlock is heading down into the Hollow, being careful to keep his balance on the steep slippery ground. Henry follows him down more slowly. Sherlock reaches the bottom and shines his torch around, finding giant paw prints all around the ground. Some distance away, John is now running to get to the others. Another long anguished howl rings out. Still halfway down the slope, Henry pauses. Sherlock shines his torch up in the direction of the sound ... and his face begins to fill with horror at the sight that greets him. Unfortunately for the viewers, we can’t see what he is looking at, but whatever it is growls savagely from the top of the Hollow. As the beam from Sherlock’s flashlight flails along the Hollow’s rim, the whatever-it-is has already retreated. Sherlock recoils, his face confused and bewildered as he tries to take in what he just saw. From his position some distance away, Henry hurries down to join him.)
HENRY: Oh my God. Oh my God. Oh my God. Oh my God. Oh my God. Oh my God. Did you see it?
(Sherlock lowers his head, still unable to get his mind to accept the evidence of his eyes. He stares around, shaking his head, then shoves Henry out of his way and hurries back up the hillside. Henry follows him.)
(Very shortly afterwards, John finally meets up with the other two making their way back.)
JOHN (referring to the howling): Did you hear that?
(Sherlock storms straight past him. John turns and follows.)
HENRY: We saw it. We saw it.
SHERLOCK: No. I didn’t see anything.
HENRY (chasing after him): What? What are you talking about?
SHERLOCK: I didn’t. See. Anything.
(He hurries onwards with Henry and John trailing along behind him.)

Some time later at Henry’s house, Henry and John hurry indoors. Sherlock has disappeared off elsewhere.

HENRY: Look, he must have seen it. I saw it – he must have. He must have. I can’t ... Why? Why?
(He stops in the doorway of the sitting room, turning back to John in anguish.)
HENRY: Why would he say that? It-it-it-it it was there. It was.
(Taking his gloves off, John ushers him across to the sofa.)
JOHN: Henry, Henry, I need you to sit down, try and relax, please.
HENRY (sitting on the sofa): I’m okay, I’m okay.
JOHN: Listen, I’m gonna give you something to help you sleep, all right?
(He looks around the room and sees a bottle of water on a bureau nearby. As he goes over to get it, Henry unwraps his scarf from his neck, smiling.)
HENRY: This is good news, John. It’s-it’s-it’s good. I’m not crazy. There is a hound, there ... there is. And Sherlock – he saw it too. No matter what he said, he saw it.

Sherlock is back at the inn. Sitting in an armchair by a roaring open fire, his face is still full of shock and disbelief. Unaware of his distress, other patrons sit at tables nearby having their evening meal. John comes in and sits down in the armchair on the other side of the fire.
JOHN: Well, he is in a pretty bad way. He’s manic, totally convinced there’s some mutant super-dog roaming the moors.
(With his hands in the prayer position in front of his mouth, Sherlock glances nervously at John for a moment, then continues to gaze in the direction of the fire, lost in thought.)
JOHN: And there isn’t, though, is there? ’Cause if people knew how to make a mutant super-dog, we’d know.
(Sherlock clasps his fingers together, closing his eyes and breathing heavily as if trying to fend off a panic attack.)
JOHN: They’d be for sale. I mean, that’s how it works.
(He remembers something and reaches for his notebook.)
JOHN: Er, listen: er, on the moor I saw someone signalling. Er, Morse – I guess it’s Morse.
(Sherlock blinks rapidly and repeatedly.)
JOHN (looking at his notes): Doesn’t seem to make much sense.
(Sherlock pulls in a sharp breath through his nose and then blows the breath out again through his mouth.)
JOHN: Er, U, M, Q, R, A. Does that mean ... anything ...
(He finally realises how distressed his colleague is looking and pauses for a moment, then decides that he can’t be right. He puts his notebook away again and sits back in his chair.)
JOHN: So, okay, what have we got? We know there’s footprints, ’cause Henry found them; so did the tour guide bloke. We all heard something.
(Sherlock blows out another shaky breath. John looks across to him and frowns momentarily.)
JOHN: Maybe we should just look for whoever’s got a big dog.
SHERLOCK: Henry’s right.
JOHN: What?
SHERLOCK (his voice shaking): I saw it too.
JOHN (shocked): What?
SHERLOCK: I saw it too, John.
JOHN: Just ... just a minute. (He sits forward.) You saw what?
(Sherlock finally meets his gaze but his face is twisted with self-loathing as he forces himself to admit the truth.)
SHERLOCK: A hound, out there in the Hollow. (He talks through gritted teeth.) A gigantic hound.
(John almost laughs as Sherlock looks away, trying unsuccessfully to blink back tears. John sits back in his chair again, not quite able to cope with this strange reaction from his colleague.)
JOHN: Um, look, Sherlock, we have to be rational about this, okay? Now you, of all people, can’t just ...
(Sherlock blows out another breath.)
JOHN: Let’s just stick to what we know, yes? Stick to the facts.
(Sherlock looks round at him.)
SHERLOCK (softly): Once you’ve ruled out the impossible, whatever remains – however improbable – must be true.
JOHN: What does that mean?
(Looking away again, Sherlock reaches down and picks up a drink from a nearby table. Looking down at his trembling hand, he sniggers.)
SHERLOCK: Look at me. I’m afraid, John. Afraid.
(He takes a drink and then holds the glass up again, his hand still shaking.)
JOHN: Sherlock?
SHERLOCK: Always been able to keep myself distant ... (he takes another drink from the glass) ... divorce myself from ... feelings. But look, you see ...
(He holds up the glass and glares at his shaking hand.)
SHERLOCK: ... body’s betraying me. Interesting, yes? Emotions. (He slams the glass down onto the table.) The grit on the lens, the fly in the ointment.
JOHN: Yeah, all right, Spock, just ...
(Realising that he is starting to raise his voice, he looks around at the other people in the restaurant behind him and then looks back to Sherlock.)
JOHN (more softly): ... take it easy.
(Sherlock is blowing out a few more breaths and still failing to bring himself under control. He glances panic-stricken at John.)
JOHN: You’ve been pretty wired lately, you know you have. I think you’ve just gone out there and got yourself a bit worked up.
SHERLOCK: Worked ... up?
JOHN: It was dark and scary ...
SHERLOCK (laughing sarcastically): Me?! There’s nothing wrong with me.
(He looks away, almost beginning to hyperventilate, then puts his fingertips to his temples, groaning in anguish. John looks at him in concern.)
JOHN: Sherlock ...
(Sherlock begins blowing out breaths again, his fingers trembling against his skin.)
JOHN: Sher...
SHERLOCK (loudly, furiously): THERE IS NOTHING WRONG WITH ME!
(He glares round at John.)
SHERLOCK: DO YOU UNDERSTAND?
(He looks round at the other patrons, all of whom are now staring at him. He looks away again, then looks at John.)
SHERLOCK: You want me to prove it, yes?
(He pulls in a deep breath, trying to get himself under control.)
SHERLOCK: We’re looking for a dog, yes, a great big dog, that’s your brilliant theory. Cherchez le chien. Good, excellent, yes, where shall we start?
(He looks over his shoulder and points at a man and woman sitting opposite each other at a table in the corner of the restaurant. His voice becomes savage and relentless as he goes into deduction mode.)
SHERLOCK: How about them? The sentimental widow and her son, the unemployed fisherman. The answer’s yes.
JOHN: Yes?
SHERLOCK: She’s got a West Highland terrier called Whisky. Not exactly what we’re looking for.
JOHN (quietly): Oh, Sherlock, for God’s sake ...
(Sherlock looks briefly across at the man and his knitted jumper with reindeer and holly leaves on it before turning away again.)
SHERLOCK (quick fire): Look at the jumper he’s wearing. Hardly worn. Clearly he’s uncomfortable in it. Maybe it’s because of the material; more likely the hideous pattern, suggesting it’s a present, probably Christmas. So he wants into his mother’s good books. Why? Almost certainly money.
(He takes another quick glance at the man.)
SHERLOCK (quick fire): He’s treating her to a meal but his own portion is small. That means he wants to impress her, but he’s trying to economise on his own food.
JOHN: Well, maybe he’s just not hungry.
SHERLOCK (quick fire, becoming almost frenetic): No, small plate. Starter. He’s practically licked it clean. She’s nearly finished her pavlova. If she’d treated him, he’d have had as much as he wanted. He’s hungry all right, and not well off – you can tell that by the state of his cuffs and shoes.
(He asks the question he’s expecting to come from John at any moment.)
SHERLOCK: “How d’you know she’s his mother?”
(John, who until now has been looking at his colleague with concern as Sherlock’s voice – while lowered – has become increasingly intense, smiles briefly.)
SHERLOCK (quick fire): Who else would give him a Christmas present like that? Well, it could be an aunt or an elder sister, but mother’s more likely. Now, he was a fisherman. Scarring pattern on his hands, very distinctive – fish hooks. They’re all quite old now, which suggests he’s been unemployed for some time. Not much industry in this part of the world, so he’s turned to his widowed mother for help. “Widowed?” Yes, obviously. She’s got a man’s wedding ring on a chain round her neck – clearly her late husband’s and too big for her finger. She’s well-dressed but her jewellery’s cheap. She could afford better, but she’s kept it – it’s sentimental. Now, the dog ... (he looks at the thick wiry hairs on the lower part of the woman’s black trousers) ... tiny little hairs all over the leg from where it gets a little bit too friendly, but no hairs above the knees, suggesting it’s a small dog, probably a terrier. In fact it is – a West Highland terrier called Whisky. “How the hell do you know that, Sherlock?” ’Cause she was on the same train as us and I heard her calling its name and that’s not cheating, that’s listening, I use my senses, John, unlike some people, so you see, I am fine, in fact I’ve never been better, so just Leave. Me. Alone.
(He glares at John, who stares back at him in shock.)

JOHN: Yeah.
(He clears his throat.)
JOHN: Okay. Okay.
(Distressed by his colleague’s venom, he tries to settle back in his chair as Sherlock stares towards the fire, breathing heavily.)
JOHN: And why would you listen to me? I’m just your friend.
SHERLOCK (savagely): I don’t have friends.
JOHN (softly): Naah. Wonder why?
(He gets up and walks away.)

Shortly afterwards, John storms out of the pub and stops just outside, breathing heavily. He gazes up into the sky and blows out a breath, pulling himself together, then looks into the distance and his eyes narrow. The flashing light is back on the hillside. As it continues to flash, he starts to walk in its direction.

HENRY’S HOUSE. Henry is asleep on the sofa at the edge of the kitchen. He has a duvet over him and a pillow under his head, presumably brought in by John after giving him a sleeping pill. Now he wakes, sits up and rubs his hands over his face, sighing. He stands up and walks over to the floor-to-ceiling glass doors and looks out into the dark garden. Still half asleep, he has a sudden mental flash of the word “Liberty” stitched into material, and then the following “In” word. Recoiling from the memory, he buries his face in his hands and sighs in anguish.

MOORS. Using his torch to illuminate the way, John is walking towards the flashing light on the hillside. As he reaches the top of the hill he can hear a rhythmic squeaking noise, and then as he shines his light around he realises that there are several cars parked up there. The drivers sitting in each car flinch and hold their hands up to shield their faces from the beam from John’s torch, but they are also trying to avoid being identified and John now realises why as he turns his beam onto a car which has slightly steamed-up windows and which is rocking from side to side. Its headlights are intermittently flashing on and off. A woman’s voice comes from inside the car.

WOMAN’s VOICE: Oh! Mr. Selden! You’ve done it again!
MAN’s VOICE: Oh, I keep catching it with my belt.
(As the inhabitants of the car groan and continue about their ... ahem, business, John lowers his torch.)
JOHN: Oh, God.
(He hesitates and squints at the car, almost tempted to take another look and half-raising his torch again, but then it fully hits him that the Morse messages he wrote down yesterday were nothing more than the random flashings of a car’s headlights during the sexual goings-on of a dogging site. He turns and heads back towards the pub.)
JOHN: Sh...
(As he walks away from the hillside his phone trills a text alert. He gets the phone out and looks at the message:

Henry’s therapist currently in Cross Keys Pub
S

John writes a brief reply, speaking it aloud as he types.)
JOHN: So?
(The reply comes almost instantly:

Interview her?

John answers:

WHY SHOULD I?

After a moment he gets another alert:

Downloading image ...

Shortly afterwards the image arrives and he opens it. It’s a covertly-taken photograph of Louise Mortimer standing at the bar. She’s pretty, and around John’s age. He looks at the photo for a moment and then walks on.

HENRY’S HOUSE. Henry has sat back down on the sofa and has wrapped the duvet around him. The television is on nearby but he is dozing and not paying attention to it. He wakes a little and looks out in the dark garden again, his eyes tired and heavy, then he turns to look at the TV. An old black and white film is showing several dogs running around somewhere dark and spooky-looking. Henry quickly changes the channel to a less threatening film that looks as if it’s set in a rural village during the 1940s.
Suddenly the security lights outside the house come on. Henry looks anxiously into the garden but can see nothing moving in the bright lights. A few seconds later the lights fade out again. Henry turns his head away and instantly – unseen by him – something moves quickly across the garden by the back fence. Henry changes the TV channel again and picks the worst possible choice as a wolf snarls straight into the camera while a woman screams in terror offscreen. Recoiling in annoyed frustration, Henry turns the TV off. Instantly the security lights come on again. There still appears to be nothing out there but Henry gets up and walks closer to the glass doors. Just as the lights begin to fade again, a huge shape flicks across the garden at the far end. It moves so fast that it’s impossible to see what it is, except that it appears to be fairly low to the ground. Henry recoils in horror and looks across to a small cabinet on the other side of the room. He hesitates, almost afraid to move, but then runs across and scrabbles in the cabinet before pulling out a pistol. Panting in terror, he turns and looks out into the dark garden again and then, in a move that has every viewer yelling at the screen, “Never go nearer to the danger, you idiot!” he walks slowly towards the glass doors. Just as he almost has his nose against the glass the lights blaze again and a massive shape, most definitely looking like the head of a huge dog, slams against the glass on the other side and then immediately vanishes again. Screaming and wailing in panic, Henry stumbles back and aims his pistol at the glass. The lights fade out again. Henry sobs and a couple of seconds later the lights flash on yet again. His eyes rake over the garden but there’s nothing to be seen. The lights fade one more time and by now Henry has sunk to the floor, his hands over his face as he sobs in absolute terror.

CROSS KEYS INN. John is sitting with Louise Mortimer in the pub. They are chatting and laughing.
MORTIMER (giggling): That’s so mean!
(John picks up a half-empty wine bottle from the table.)
JOHN: Um, more wine, Doctor?
MORTIMER: Are you trying to get me drunk, Doctor?
JOHN: The thought never occurred! (He refills her glass.)
MORTIMER: Because a while ago I thought you were chatting me up.
JOHN (refilling his own glass): Ooh! Where did I go wrong?
MORTIMER: When you started asking me about my patients.
JOHN: Well, you see, I am one of Henry’s oldest friends.
MORTIMER: Yeah, and he’s one of my patients, so I can’t talk about him.
JOHN: Mmm.
MORTIMER: Although he has told me about all his oldest friends. (She looks at him thoughtfully.) Which one are you?
JOHN (hopefully): A new one?
(She scoffs.)
JOHN: Okay, what about his father? He wasn’t one of your patients. Wasn’t he some sort of conspiracy nutter ... (he quickly corrects himself) ... theorist?
MORTIMER: You’re only a nutter if you’re wrong.
JOHN: Mmm. And was he wrong?
MORTIMER: I should think so!
JOHN: But he got fixated on Baskerville, didn’t he? With what they were doing in there ... Couldn’t Henry have gone the same way, started imagining a hound?
(Louise looks at him pointedly.)
MORTIMER: Why d’you think I’m going to talk about this?!
JOHN (laughing in acknowledgement of her seeing through him): Because I think you’re worried about him, and because I’m a doctor too ...
(His face becomes more serious.)
JOHN: ... and because I have another friend who might be having the same problem.
(They lock eyes for a long moment and finally Louise sighs. She has apparently decided to tell him more than she really ought to ... but before she can even begin a hand claps down onto John’s shoulder from behind him. John looks round and sees Bob Frankland grinning at him.)
FRANKLAND: Doctor Watson!
JOHN (unhappily): Hi.
FRANKLAND (to Louise): Hello. (To John) How’s the investigation going?
JOHN (doing everything but roll his eyes in dismay): Hello.
MORTIMER: What? Investigation?
FRANKLAND: Didn’t you know? Don’t you read the blog? Sherlock Holmes!
JOHN: It’s ...
MORTIMER: Sherlock who?
JOHN: No, it’s ...
FRANKLAND: Private detective! (He claps John on the shoulder again.) This is his P.A!
JOHN: P.A?
FRANKLAND: Well, live-in P.A.
JOHN: Perfect(!)
MORTIMER: Live-in.
JOHN: This is Doctor Mortimer, Henry’s therapist.
FRANKLAND: Oh, hello. (He shakes hands with her.) Bob Frankland.
(He turns back to John. As he speaks, Louise is already twisting on her chair to take her coat off the back.)
FRANKLAND: Listen, tell Sherlock I’ve been keeping an eye on Stapleton. Any time he wants a little chat ... right?
JOHN: Mmm.
(Frankland laughs heartily, claps John on the shoulder yet again and then walks away. John looks at Louise and realises that she has got her coat in her hands.)
JOHN: Oh.
MORTIMER: Why don’t you buy him a drink? I think he likes you.
(She stands up and leaves. John sighs.)

DAY TIME. THE MOORS. Sherlock is back on the stony outcrop again, staring towards Baskerville. His eyes flick between the complex and Dewer’s Hollow as he tries to make sense of what happened the previous night, then he turns and looks back towards Grimpen Village.

HENRY’S HOUSE. Henry goes to the door at the sound of a knock. As soon as he opens it Sherlock surges though, being loudly cheerful.

SHERLOCK: Morning!
(He’s about to head straight for the kitchen but suddenly turns around and clasps Henry by the shoulders.)
SHERLOCK: Oh, how are you feeling?
(Henry looks terrible. Sherlock ducks his head down to get a better look into his face.)
HENRY (exhaustedly): I’m ... I didn’t sleep very well.
SHERLOCK: That’s a shame. Shall I make you some coffee? (He looks up at the ceiling above the door and points.) Oh look, you’ve got damp!
(He grins falsely at him until Henry turns his head to look, then drops the smile and turns and walks away towards the kitchen. Hurrying over to the cupboards, he starts opening and closing each one rapidly. Finally he finds the metal jar that he’s looking for and takes it out, rummaging inside it as he elbows the cupboard door closed. Tucking something inside his coat, he goes over to the sink and picks up a couple of mugs, taking them over to the central island just as Henry tiredly wanders in.)
HENRY: Listen ... last night.
(Sherlock gives him that horrifying attempt at a friendly smile as he takes the top off the coffee tin.)
HENRY: Why did you say you hadn’t seen anything? I mean, I only saw the hound for a minute, but...
(Sherlock has been dumping spoonfuls of coffee into the mugs without even looking, his eyes locked on Henry’s, and now he slams the coffee tin down onto the surface and steps closer to him, his eyes back to their normal intensity.)
SHERLOCK: Hound.
HENRY: What?
SHERLOCK: Why do you call it a hound? Why a hound?
HENRY: Why – what do you mean?
SHERLOCK: It’s odd, isn’t it? Strange choice of words – archaic. It’s why I took the case. “Mr. Holmes, they were the footprints of a gigantic hound.” Why say “hound”?
HENRY: I don’t know! I ...
SHERLOCK: Actually, I’d better skip the coffee.
(He flares out of the kitchen. Henry sighs wearily.)

Later, Sherlock is walking back through the village but stops as he sees John in the church graveyard, sitting on the steps of a war memorial and looking through the notes in his notebook. Sherlock goes through the kissing gate [shut up, my imagination ...] and walks along the path towards John, who looks up as he hears him approach. His expression becomes uncomfortable as he tucks his notebook into his pocket. Sherlock stops in front of him, also looking awkward.

SHERLOCK: Did you, er, get anywhere with that Morse code?
JOHN (stepping down): No.
(He starts to walk away.)
SHERLOCK: U, M, Q, R, A, wasn’t it?
(John keeps walking and Sherlock follows along behind him. He voices the initials as a word.)
SHERLOCK: UMQRA.
JOHN: Nothing.
(In Sherlock’s mind, he puts full stops in between the letters but still voices it as a word.)
SHERLOCK: U.M.Q...
JOHN: Look, forget it. It’s ... I thought I was on to something. I wasn’t.
SHERLOCK: Sure?
JOHN: Yeah.
SHERLOCK: How about Louise Mortimer? Did you get anywhere with her?
JOHN: No.
SHERLOCK: Too bad. Did you get any information?
(John smiles briefly and glances over his shoulder but still keeps walking.)
JOHN: You being funny now?
SHERLOCK: Thought it might break the ice a bit.
JOHN: Funny doesn’t suit you. I’d stick to ice.
(Sherlock looks at John’s retreating back, his face full of pain.)
SHERLOCK: John ...
JOHN: It’s fine.
SHERLOCK: No, wait. What happened last night ... Something happened to me; something I’ve not really experienced before ...
JOHN: Yes, you said: fear. Sherlock Holmes got scared. You said.
(Sherlock catches him up, takes hold of his arm and pulls him round to face him.)
SHERLOCK: No-no-no, it was more than that, John. It was doubt. I felt doubt. I’ve always been able to trust my senses, the evidence of my own eyes, until last night.
JOHN: You can’t actually believe that you saw some kind of monster.
SHERLOCK: No, I can’t believe that. (He grins bitterly for a moment.) But I did see it, so the question is: how? How?
JOHN: Yes. Yeah, right, good. So you’ve got something to go on, then? Good luck with that.
(He turns and starts to walk away again. Sherlock turns and calls after him.)
SHERLOCK: Listen, what I said before, John. I meant it.
(John stops and turns back to face him.)
SHERLOCK: I don’t have friends.
(He bites his lip briefly.)
SHERLOCK: I’ve just got one.
(John looks away as he takes that statement in for a moment, then he nods briefly and glances back at Sherlock.)
JOHN: Right.
(He turns and walks away again. Sherlock looks down, then instantly raises his head again as his eyes begin to flicker in realisation of something.)
SHERLOCK: John? John!
(He starts to chase after him.)
SHERLOCK: You are amazing! You are fantastic!
JOHN (not stopping): Yes, all right! You don’t have to overdo it.
SHERLOCK (catching up and overtaking him, then walking backwards in front of him): You’ve never been the most luminous of people, but as a conductor of light you are unbeatable.
JOHN: Cheers. ... What?
(Sherlock turns round and walks beside him, taking out his own notebook and starting to write in it.)
SHERLOCK: Some people who aren’t geniuses have an amazing ability to stimulate it in others.
JOHN: Hang on – you were saying “Sorry” a minute ago. Don’t spoil it. Go on: what have I done that’s so bloody stimulating?
(Sherlock stops just outside the pub door and turns back to John, showing what he has just written in his notebook:
HOUND
JOHN: Yeah?
SHERLOCK (pulling the notebook back and writing in it again): But what if it’s not a word? What if it is individual letters?
(He shows him the page of the notebook again, which now reads:
H.O.U.N.D.
JOHN: You think it’s an acronym?
SHERLOCK (putting his notebook away): Absolutely no idea but ...
(He turns towards the pub door and trails off as he sees a familiar figure standing inside at the bar. Wearing grey trousers and a grey shirt with a light jacket over the top, heavily suntanned and with sunglasses on, Detective Inspector Lestrade has his hands in his trouser pockets and is looking the absolute epitome of casual drop-dead gorgeousness. Fandom’s underwear simultaneously explodes worldwide and hello, Inspector, have you come to take down my particulars? Your transcriber sticks her head into a bucket of cold water for a minute and then continues as Sherlock storms into the pub.)
SHERLOCK: What the hell are you doing here?
LESTRADE: Well, nice to see you too(!) I’m on holiday, would you believe?
SHERLOCK: No, I wouldn’t.
LESTRADE (taking his sunglasses off as John walks over to the bar): Hullo, John.
JOHN: Greg!
LESTRADE: I heard you were in the area. What are you up to? You after this Hound of Hell like on the telly?
SHERLOCK: I’m waiting for an explanation, Inspector. Why are you here?
LESTRADE: I’ve told you: I’m on holiday.
SHERLOCK: You’re brown as a nut. You’re clearly just back from your ‘holidays’.
LESTRADE (trying to look nonchalant): Yeah, well I fancied another one.
SHERLOCK: Oh, this is Mycroft, isn’t it?
LESTRADE: No, look ...
SHERLOCK: Of course it is! One mention of Baskerville and he sends down my handler to ... to spy on me incognito. Is that why you’re calling yourself Greg?
JOHN: That’s his name.
SHERLOCK (frowning): Is it?
LESTRADE: Yes – if you’d ever bothered to find out. Look, I’m not your handler ... (he turns away to pick up his pint from the bar) ... and I don’t just do what your brother tells me.
JOHN: Actually, you could be just the man we want.
SHERLOCK: Why?
JOHN: Well, I’ve not been idle, Sherlock. (He rummages in his trouser pocket.) I think I might have found something.
(He shows Sherlock the sales invoice from Undershaw Meat Supplies which he stole off the bar while he was checking in.)
JOHN: Here. Didn’t know if it was relevant; starting to look like it might be. That is an awful lot of meat for a vegetarian restaurant.
SHERLOCK: Excellent.
JOHN (looking at Greg): Nice scary inspector from Scotland Yard who can put in a few calls might come in very handy.
(As Sherlock and Greg exchange a look, John slaps his hand down on the bell on top of the bar.)
JOHN: Shop!

Later, in the small Snug next to the bar, Greg is sitting at a table looking through paperwork – presumably previous invoices from Undershaw – while Gary the manager and Billy the chef sit at the other side of the table looking at him anxiously. Nearby, Sherlock has poured a cup of coffee from a filter machine and is stirring it. He ostentatiously taps the drips off the spoon into the cup and then picks it up and carries it over to John, offering it to him.
JOHN: What’s this?
SHERLOCK: Coffee. I made coffee.
JOHN: You never make coffee.
SHERLOCK: I just did. Don’t you want it?
JOHN: You don’t have to keep apologising.
(Sherlock looks away with a hurt expression on his face. John relents and takes the cup and saucer.)
JOHN: Thanks.
(Sherlock smiles happily. John takes a mouthful and grimaces.)
JOHN: Mm. I don’t take sugar ...
(The hurt expression comes back onto Sherlock’s face as he looks away again. He’s like a puppy whose owner has just told him off for chewing his slippers. John looks at his face and feels that he has no choice but to take another drink.)
LESTRADE: These records go back nearly two months.
(Grimacing at the taste, John puts the cup back into the saucer and looks at Sherlock.)
JOHN: That’s nice. That’s good.
(He turns away to put the drink down as Greg continues interrogating Gary and Billy.)
LESTRADE: Is that when you had the idea, after the TV show went out?
BILLY: It’s me. It was me. (He turns to his partner.) I’m sorry, Gary – I couldn’t help it. I had a bacon sandwich at Cal’s wedding and one thing just led to another ...
(Sherlock grins behind him. Greg is equally disbelieving.)
LESTRADE: Nice try.
GARY: Look, we were just trying to give things a bit of a boost, you know? A great big dog run wild up on the moor – it was heaven-sent. It was like us having our own Loch Ness Monster.
LESTRADE: Where do you keep it?
GARY: There’s an old mineshaft. It’s not too far. It was all right there.
SHERLOCK: “Was”?
GARY (sighing): We couldn’t control the bloody thing. It was vicious. (He sighs again.) And then, a month ago, Billy took him to the vet and, er ... you know.
JOHN: It’s dead?
GARY: Put down.
BILLY: Yeah. No choice. So it’s over.
GARY: It was just a joke, you know?
LESTRADE: Yeah, hilarious(!)
(He stands up and looks down at them angrily.)
LESTRADE: You’ve nearly driven a man out of his mind.
(He walks out of the room. John follows him. Sherlock watches him go, then peers into John’s coffee cup before following. John follows Greg across the bar and out of the pub.)
JOHN: You know he’s actually pleased you’re here?
(Greg throws him a disbelieving look.)
JOHN: Secretly pleased.
LESTRADE: Is he? That’s nice(!) I suppose he likes having all the same faces back together. Appeals to his ... his ...
(He stops and searches for the right word. John provides an appropriate suggestion.)
JOHN: ... Asperger’s?
(Sherlock comes out of the pub and glowers at John, having heard the last word.)
LESTRADE: So, you believe him about having the dog destroyed?
SHERLOCK: No reason not to.
LESTRADE: Well, hopefully there’s no harm done. Not quite sure what I’d charge him with anyway. I’ll have a word with the local Force.
(He nods to the boys.)
LESTRADE: Right, that’s that, then. Catch you later. (He smiles.) I’m enjoying this! It’s nice to get London out of your lungs!
(John watches him walk away, then turns to Sherlock.)
JOHN: So that was their dog that people saw out on the moor?
SHERLOCK: Looks like it.
JOHN: But that wasn’t what you saw. That wasn’t just an ordinary dog.
SHERLOCK: No. (His gaze become distant.) It was immense, had burning red eyes and it was glowing, John. Its whole body was glowing.
(He shudders, shaking off the memory, then turns and walks towards the car park.)
SHERLOCK: I’ve got a theory but I need to get back into Baskerville to test it.
JOHN: How? Can’t pull off the ID trick again.
SHERLOCK: Might not have to.
(He has just got his phone out and hit a speed dial and now he lifts the phone to his ear.)
SHERLOCK (insincerely into phone): Hello, brother dear. How are you?

BASKERVILLE. After many generic scenes of some of the scientific experiments being conducted at the facility, none of which your humble transcriber can be bothered to type out [buy the DVD and support your favourite production team!], Doctor Stapleton can be seen handling a fluffy white bunny inside a large clear plastic dome. At the entrance gates, the Land Rover approaches and stops. An armed security man goes over to Sherlock’s side as the dog handler and sniffer dog also approach.
SECURITY GUARD: Afternoon, sir. If you could turn the engine off.
(Sherlock hands over his ID pass and switches the car off.)
SECURITY GUARD: Thank you.
(As he goes over the gate room to swipe the card and other soldiers check the vehicle over from the outside, Sherlock speaks quietly to John.)
SHERLOCK: I need to see Major Barrymore as soon as we get inside.
JOHN: Right.
SHERLOCK: Which means you’ll have to start the search for the hound.
JOHN: Okay.
SHERLOCK: In the labs; Stapleton’s first.
(The guard brings the ID card back and hands it over.)
SHERLOCK (quietly to John): Could be dangerous.
(John smiles momentarily. The gate slides open and Sherlock starts the car and drives onto the base.)

LATER. MAJOR BARRYMORE’S OFFICE. The major is talking snarkily to Sherlock.

BARRYMORE: Oh, you know I’d love to. I’d love to give you unlimited access to this place. Why not?(!)
SHERLOCK: It’s a simple enough request, Major.
BARRYMORE: I’ve never heard of anything so bizarre.
SHERLOCK: You’re to give me twenty-four hours. It’s what I’ve ... (he pauses momentarily) ... negotiated.
BARRYMORE (sternly): Not a second more. I may have to comply with this order but I don’t have to like it.
(He swings around to his computer on the desk behind him as Sherlock starts to leave the office.)
BARRYMORE: I don’t know what you expect to find here anyway.
SHERLOCK (turning back): Perhaps the truth.
BARRYMORE (looking round again): About what? Oh, I see. The big coat should have told me.
(Sherlock frowns.)
BARRYMORE: You’re one of the conspiracy lot, aren’t you?
(He grins as Sherlock rolls his eyes.)
BARRYMORE: Well, then, go ahead, seek them out: the monsters, the death rays, the aliens.
SHERLOCK (nonchalantly): Have you got any of those?
(Now it’s Barrymore’s turn to roll his eyes.)
SHERLOCK: Oh, just wondering.
BARRYMORE (leaning forward secretively): A couple. Crash landed here in the sixties. We call them Abbott and Costello.
(He straightens up and turns back to his computer.)
BARRYMORE: Good luck, Mr. Holmes.

HENRY’S HOUSE. Henry is in the sitting room holding a framed photograph of himself when he was about five years old standing in between his parents. As he clutches the photograph he gazes into the distance with a lost expression on his face but gradually exhaustion begins to claim him and his eyelids begin to droop. Eventually his eyes close completely – and immediately the red glowing eyes of the hound flash in his mind. Gasping in horror, Henry opens his eyes again, and then wails in anguish.
HENRY: Oh, God!
(Sobbing, he clutches at his head and then buries his face in his hands and weeps in despair.)

BASKERVILLE. The lift doors open into the first lab that the boys visited but this time only John comes out of the elevator. As he walks forward he sees that there are only two scientists in the room and even they are leaving through a side door. The second one turns off the main overhead lights as he goes, which leaves the room lit far more dimly by a few arc lights on stands which are dotted around and the screens of some computers. John looks around a little anxiously as he realises how spooky and quiet it is, then walks towards doors at the far end of the lab, the doors which Doctor Frankland came out of on the first occasion that they met him. He has a security pass in his pocket and he takes it out and swipes it through the reader. This must be an even more powerful card than the one which Sherlock used last time because it doesn’t require a second card to unlock the doors. John pulls the door open and goes inside, having apparently ignored – or been too BAMF to care about – the handwritten notice on the outside which reads:

KEEP OUT
UNLESS YOU WANT
A COLD!
He walks through the decontamination zone to the door at the far end and taps a finger on the glass window in the door. When nobody replies he pushes the door open and goes into a room which has a glass-walled section on the left hand side. There’s a glass cage inside the sealed section but there doesn’t appear to be anything inside. In front of him is a desk with equipment, folders, a phone and various other things on it, and above the desk are small plastic tubes coming out of the wall and dials that indicate that these tubes dispense various gases. John opens the door of a small cupboard set into the desk but finds nothing of interest and so continues looking around. On the right hand side of the room are large metal pipes which presumably also carry gases. One of them is leaking slightly.
John peers around a little longer and then comes out of the room and goes back through the decontamination zone and into the lab. Just to his right is a large arc light on a stand. As John turns to his right to close the door behind him, the thing lights up and nine bright bulbs shine straight into his eyes. He squinches his eyes shut and turns his head away, grimacing at the pain.

JOHN: Oh, no! Jesus! Ow!
(Opening his eyes a little, he squints and tries to see into the room. All the other lights in the room appear to have come on as well and – with his own vision blanked out by the arc lights – there’s a wall of whiteness all around him. Just then a loud insistent alarm begins to blare into the room. John groans and covers his ears, completely overwhelmed by the bright light, lack of vision and the noise. Grimacing, he tries to make his way across the lab to the lift, holding his hand up in front of his eyes as the after-image of the arc lights keeps blanking out his vision. Finally reaching the other end of the lab, he pulls out the ID card and swipes it through the reader. It whines and tells him “ACCESS DENIED”. He stares in disbelief and swipes the card again but it whines and gives him the same message. Holding one hand to an ear as the alarm continues to blare, he tries once more.)
JOHN: Come on.
(The same whine and message is repeated. John glares at it in exasperation – and at that moment all the lights go out and the alarm drones into silence. The room is now under emergency lighting only, which is dark red and barely illuminates the area.)
JOHN (under his breath): What the f...?
(He scrabbles in his pocket for his flashlight and switches it on, although its beam isn’t very helpful against the continued after-image of the arc lights which is still affecting his retinas. He calls out.)
JOHN: Hello?
(He screws his eyes shut for a moment in a failed attempt to clear the after-images. As he opens his eyes again and peers through the bright dots, a shadow seems to flicker across the room some distance away. John blinks and looks around the room, the after-images still frustrating his ability to see anything clearly. He lowers his head into his hand and rubs his eyes for a few seconds, then raises his head again, realising how ominously quiet it now is in the lab. But that doesn’t last long as something rattles to his right. He walks forward cautiously, looking a little anxiously at the row of large cages which he now realises are all covered with sheeting that obscures their contents. The rattle sounds again. John walks slowly to the first of the cages, turning once to check behind him, then grabs hold of the sheeting and pulls it back to show that the first cage is empty. Pulling the sheet back down again, he walks to the next cage as something clinks near the lift doors. He swings around to look and shines his torch in that direction but can see nothing. He turns again and grabs the sheet over the second cage, tossing that back. Again the cage is empty, and the door is open. He moves on to the third cage and throws back the sheet. The monkey inside hurls itself at him, screaming as it grabs at the bars. John drops the sheet and stumbles back several paces, breathing heavily. He walks to the final cage and looks at it, then slowly his gaze is pulled down to the bottom of the bars where the sheeting has been pushed back a little. The door of the cage is slightly ajar and the bottom of it has been bent back by something that must be incredibly strong. As John stares at the bent bars in disbelief, a low savage growl sounds behind him. John spins around, his eyes going wide as he shines his flashlight around but he can see nothing. He sees the nearby door to the Cold Lab and walks briskly over to it, taking out his ID card and swiping it. The reader whines its ACCESS DENIED alert.)
JOHN: No, come on, come on.
(He swipes the card again. Again it refuses to open the door. He stares in anguish, then pulls his mobile out of his pocket while shining his light around the room. He hits the speed dial and holds the phone to his ear as it begins to ring out and continues to ring.)
JOHN (under his breath): No, you ... Don’t be ridiculous, pick up.
(Eventually he gives up and switches the phone off again.)
JOHN (in a whisper): Oh, dammit!
(Putting the phone back in his pocket he looks across the room determinedly.)
JOHN (softly): Right.
(Trying to shine his torch in all directions at once and making his way cautiously around all the workstations and islands, he hurries as quickly as he can towards the side door through which the scientists left earlier. As he goes, the distinctive sound of claws on floor tiles skitters across the room.)
JOHN (under his breath): Oh sh...
(Ducking low, he hurries to the door and takes out his card again.)
JOHN (in a whisper): Okay ...
(As he reaches towards the card reader, the claws trot across the floor to his right, and then something snarls. John turns and stares, breathing heavily, as there are more sounds nearby – claws on the floor tiles, equipment being pushed aside, and then a low ominous growl. John shoves the card back into his pocket and then claps his hand over his mouth to dampen his own panicked breathing as the growl rumbles on. As the growl finally falls silent, John makes a break for it and races across the room, running towards the cages and pulling open the door of one of the empty ones before scrambling inside, slamming the door shut and bolting it and then reaching through the bars and pulling the sheet down over the cage. Elsewhere in the lab, the whatever-it-is snarls as John retreats from the door and squats down against the side bars, wrapping his hand around his mouth again and trying not to sob as the creature growls again.)
(Suddenly John’s phone starts to ring. Gasping, he scrambles in his pocket to retrieve it. He answers it on the second ring and holds it up towards his mouth. He keeps his voice as soft as he possibly can but even at such a low volume his terror is evident.)
JOHN (softly): It’s here. It’s in here with me.
SHERLOCK (over phone): Where are you?
JOHN (softly): Get me out, Sherlock. You have got to get me out. The big lab: the first lab that we saw.
(He breathes heavily. Outside, the creature growls. John whines loudly in terror and claps his hand over his mouth again.)
SHERLOCK (over phone): John? John?
JOHN (lowering his hand and keeping his voice no more than a whisper): Now, Sherlock. Please.
SHERLOCK (over phone): All right, I’ll find you. Keep talking.
JOHN (softly): I can’t. It’ll hear me.
SHERLOCK (over phone): Keep talking. What are you seeing?
(Throughout the conversation John has been peering through the small gap in the sheeting but the room is so dimly lit that he hasn’t been able to see anything.)
SHERLOCK (over phone): John?
(The creature snarls again.)
JOHN (softly): Yes, I’m here.
SHERLOCK (insistently, over phone): What can you see?
(Getting onto his knees, John crawls closer to the gap in the sheeting, trying to keep his terrified breathing under control.)
JOHN (softly): I don’t know. I don’t know, but I can hear it.
(The creature growls loudly.)
JOHN (softly, terrified): Did you hear that?
SHERLOCK (over phone): Stay calm, stay calm. Can you see it?
(John peers into the gloom.)
SHERLOCK (over phone): Can you see it?
JOHN (quietly): No. I can ...
(He trails off, then slowly straightens up, retreats backwards and sits back against the side bars as his face fills with absolute horror.)
JOHN (in a whisper): I can see it.
(He stares ahead of himself, his eyes full of dread as a shadow begins to move on the other side of the sheeting.)
JOHN (flatly): It’s here.
(The shadow moves closer as the creature growls once more.)
JOHN (flatly): It’s here.
(The shadow moves closer ... and then the sheeting is tugged upwards as the lights come on in the lab and Sherlock’s face appears on the other side of the cage, looking anxiously down at him as he pulls the door open and goes inside.)
SHERLOCK (worriedly): Are you all right?
(John’s eyes widen in utter bewilderment as Sherlock bends down to him and puts a hand onto his shoulder.)
SHERLOCK: John ...
JOHN: Jesus Christ ...
(He grabs the bars and pulls himself to his feet, hurrying out of the cage and stuffing his phone away as he turns back to his friend.)
JOHN (still breathless and panic-stricken): It was the hound, Sherlock. It was here. I swear it, Sherlock. It must ...
(He looks around the lab which – now fully illuminated – shows that there’s nowhere that a large monster can be hiding.)
JOHN: It must ...
(His voice becomes high-pitched.)
JOHN: Did ... did ... did you see it? You must have!
(Sherlock holds out a placatory hand towards him.)
SHERLOCK: It’s all right. It’s okay now.
JOHN (high-pitched, frantic and hysterical): NO IT’S NOT! IT’S NOT OKAY! I saw it. I was wrong!
(Sherlock shrugs as John breathes heavily.)
SHERLOCK: Well, let’s not jump to conclusions.
JOHN: What?
SHERLOCK: What did you see?
JOHN: I told you: I saw the hound.
SHERLOCK: Huge; red eyes?
JOHN: Yes.
SHERLOCK: Glowing?
JOHN: Yeah.
SHERLOCK: No.
JOHN: What?
SHERLOCK: I made up the bit about glowing. You saw what you expected to see because I told you. You have been drugged. We have all been drugged.
JOHN: Drugged?
SHERLOCK: Can you walk?
JOHN (his voice shaky): ’Course I can walk.
SHERLOCK: Come on, then. It’s time to lay this ghost.
(He turns and heads for the door. Still trying to catch his breath, John looks around the lab again, then stumbles after Sherlock.)

In a small room full of cages, Doctor Stapleton is examing a fluffy white rabbit on a metal table. She looks up as Sherlock comes through the door, followed by John.

STAPLETON: Oh. Back again? What’s on your mind this time?
SHERLOCK: Murder, Doctor Stapleton. Refined, cold-blooded murder.
(He reaches back and turns off the light switch by the door. The limited lighting coming from the window at the end of the room is just enough to show that the rabbit is brightly glowing green. Sherlock turns the lights back on again.)
SHERLOCK: Will you tell little Kirsty what happened to Bluebell or shall I?
(He smiles unpleasantly at her. She sighs.)
STAPLETON: Okay. What do you want?
SHERLOCK: Can I borrow your microscope?

LATER. In a larger lab, Sherlock is gazing into a microscope. Unhappy with what he’s seeing, he turns away from the ’scope and crushes something which looks crystalline into smaller pieces with a little hammer. Time passes and he varies between sitting with his back to the microscope, his hands folded in the prayer position in front of him as he thinks, or gazing into the ’scope, or scribbling chemical formulae onto the desk with different coloured marker pens. Nearby, John sits on a stool with his head propped on his hand, gazing blankly into space. Doctor Stapleton is standing near him.
STAPLETON: Are you sure you’re okay?
(John looks up at her, blinking.)
STAPLETON: You look very peaky.
JOHN: No, I’m all right.
STAPLETON: It was the GFP gene from a jellyfish, in case you’re interested.
JOHN: What?
STAPLETON: In the rabbits.
JOHN: Mmm, right, yes.
STAPLETON (proudly): Aequoria Victoria, if you really want to know.
(John looks up at her.)
JOHN: Why?
STAPLETON: Why not? We don’t ask questions like that here. It isn’t done.
(A short distance from them, Sherlock looks increasingly irritated as he picks up another slide and puts it under the microscope.)
STAPLETON: There was a mix-up, anyway. My daughter ended up with one of the lab specimens, so poor Bluebell had to go.
JOHN (cynically): Your compassion’s overwhelming.
STAPLETON (mockingly): I know. I hate myself sometimes.
JOHN: So, come on then. You can trust me – I’m a doctor. What else have you got hidden away up here?
(Exasperated, Sherlock takes the slide out again. Stapleton sighs.)
STAPLETON: Listen: if you can imagine it, someone is probably doing it somewhere. Of course they are.
(Sherlock is staring intently at his latest slide but his eyes drift across towards John and Stapleton briefly.)
JOHN: And cloning?
STAPLETON: Yes, of course. Dolly the Sheep, remember?
JOHN: Human cloning?
STAPLETON: Why not?
JOHN: What about animals? Not sheep ... big animals.
STAPLETON: Size isn’t a problem, not at all. The only limits are ethics and the law, and both those things can be ... very flexible. But not here – not at Baskerville.
(Furious, Sherlock snatches the latest slide out from under the ’scope and hurls it against the nearest wall.)
SHERLOCK (livid): It’s not there!
JOHN: Jesus!
SHERLOCK: Nothing there! Doesn’t make any sense.
STAPLETON: What were you expecting to find?
SHERLOCK (pacing): A drug, of course. There has to be a drug – a hallucinogenic or a deliriant of some kind. There’s no trace of anything in the sugar.
JOHN: Sugar?
SHERLOCK: The sugar, yes. It’s a simple process of elimination. I saw the hound – saw it as my imagination expected me to see it: a genetically engineered monster. But I knew I couldn’t believe the evidence of my own eyes, so there were seven possible reasons for it, the most possible being narcotics. Henry Knight – he saw it too but you didn’t, John. You didn’t see it. Now, we have eaten and drunk exactly the same things since we got to Grimpen apart from one thing: you don’t take sugar in your coffee.
JOHN: I see. So ...
SHERLOCK: I took it from Henry’s kitchen – his sugar. (He glares down at the microscope.) It’s perfectly all right.
JOHN: But maybe it’s not a drug.
SHERLOCK: No, it has to be a drug.
(He has sat on the stool with his head buried in his hands. Now he lowers his hands a little but keeps his head bowed and his eyes closed.)
SHERLOCK: But how did it get into our systems. How?
(Slowly he begins to raise his head, still keeping his eyes closed.)

SHERLOCK: There has to be something ...
(The word ‘hound’ keeps drifting across his mind’s eye. He turns his head repeatedly as he tries to follow the words inside his head.)
SHERLOCK: ... something ... ah, something ...
(His eyes open.)
SHERLOCK: ... something buried deep.
(Taking a sharp breath through his nose, he turns and points imperiously at John and Stapleton.)
SHERLOCK: Get out.
STAPLETON: What?
SHERLOCK: Get out. I need to go to my mind palace.
(John sags on his seat with an “Oh, not again” look.)
STAPLETON: Your what?
(Sherlock has already turned his head away again and is staring ahead of himself. John gets off his stool.)
JOHN: He’s not gonna be doing much talking for a while. We may as well go.
(Sherlock is breathing deeply, focusing his thoughts. Stapleton follows John as he heads for the door.)
STAPLETON: His what?
JOHN: Oh, his mind palace. It’s a memory technique – a sort of mental map. You plot a map with a location – it doesn’t have to be a real place – and then you deposit memories there that ... Theoretically, you can never forget anything; all you have to do is find your way back to it.
STAPLETON: So this imaginary location can be anything – a house or a street.
JOHN: Yeah.
STAPLETON: But he said “palace”. He said it was a palace.
JOHN (looking back towards Sherlock for a moment): Yeah, well, he would, wouldn’t he?
(He leads her out of the room.)
(Sherlock gazes ahead of himself, his mind turned inwards as he walks through his memories unearthing everything he can recall in connection with the word “Liberty”. I could do much better justice to describing the visual process that we watch, but if you want this transcript printed this side of the London Olympics, I need to get it finished and I may try to come back and improve this section in the future. As Sherlock accesses different examples of the word and finds them unsuitable, he physically flicks them away with his hands and pulls in new variations before brushing those aside. The word “hound” creeps into his mind and drifts across it as he temporarily gives up on “Liberty” and shifts to “In”, adding various letters onto the word to form new ones like “Inn”, “India”, “Ingolstadt” [and ‘Frankenstein’ fans sob] and “Indium atomic number = 49”.)
(Flicking that line of thought away, he starts calling up images of large dogs, running through various breeds and temporarily being distracted by the image of Elvis Presley starting to sing “Hound Dog”. Irritated, he brushes that aside and tries to pull in all three words – Liberty, In, Hound – simultaneously and suddenly his eyes snap open and he jolts three times as if he’s being repeatedly struck by lightning as the words finally crash into place:

Liberty,
Indiana
H.O.U.N.D.
He sinks back on his seat for a moment, then stands up and heads out of the lab.)

NIGHT TIME. THE MOORS. The hound howls and Henry races across the grass, his pistol in one hand, terrified as the hound snarls behind him. Henry runs on, glancing back repeatedly as he hears his pursuer gaining on him. Two red glowing eyes loom out of the darkness each time he looks around, but now he suddenly seems to realise that he has a gun in his hand and he turns and fires towards the eyes.
Glass shatters and Louise Mortimer screams as she throws herself out of her chair in the sitting room of Henry’s house and cowers on the floor. Just beside her chair, the mirror on the wall has shattered under the impact of the bullet which Henry just fired into it. Sobbing and cowering, she looks up at Henry as he continues to aim at the mirror, his face blank, but now he comes back to himself and looks at the pistol in horror.

HENRY: Oh my God.
(Louise continues to sob.)
HENRY: Oh my God. Oh my God. I am so ... I am so sorry. I am so sorry.
(He turns and runs from the room.)

BASKERVILLE. Stapleton leads Sherlock and John along a corridor and uses her card to swipe them into the area leading to Major Barrymore’s office. As they go into the room, Sherlock points back to the door they just came through.
SHERLOCK: John.
JOHN: Yeah, I’m on it.
(He turns back to keep an eye on the door as Stapleton goes over to sit down at a computer.)
SHERLOCK: Project HOUND. Must have read about it and stored it away. An experiment in a CIA facility in Liberty, Indiana.
(He stands behind Stapleton as she types her User ID onto the computer, then adds her password. A request to “Enter Search String” comes up and she looks up at Sherlock who dictates the letters.)
SHERLOCK: H, O, U, N, D.
(She types in the letters and hits Enter. A message comes up saying ”NO ACCESS. CIA Classified” and requesting an authorisation code.)
STAPLETON: That’s as far as my access goes, I’m afraid.
JOHN: Well, there must be an override and password.
STAPLETON: I imagine so, but that’d be Major Barrymore’s.
(Sherlock spins around and walks into Barrymore’s office.)
SHERLOCK: Password, password, password.
(Switching on the lights in the room he sits down at the desk.)
SHERLOCK: He sat here when he thought it up.
(Folding his hands in front of his mouth, he slowly spins a full circle on the chair, looking around the office as he goes. Stapleton comes to the doorway.)
SHERLOCK: Describe him to me.
STAPLETON: You’ve seen him.
SHERLOCK: But describe him.
STAPLETON: Er, he’s a bloody martinet, a throw-back, the sort of man they’d have sent into Suez.
SHERLOCK: Good, excellent. Old-fashioned, traditionalist; not the sort that would use his children’s names as a password. (He gestures towards the drawings that Barrymore’s children have done for him and which he has pinned on the board above his desk.) He loves his job; proud of it and this is work-related, so what’s at eye level?
(He rapidly scans around everything in the room without altering the angle of his eyes.)
SHERLOCK (gesturing to the right): Books. (Pointing to the left) Jane’s Defence Weekly – bound copies. (He looks to the right again and at the subject matter of some of the books on the bookshelf.) Hannibal; Wellington; Rommel; Churchill’s “History of the English-Speaking Peoples” – all four volumes.
(He stands up and looks at a bronze bust on a shelf.)
SHERLOCK: Churchill – well, he’s fond of Churchill. (He looks back to the bookcases again.) Copy of “The Downing Street Years”; one, two, three, four, five separate biographies of Thatcher.
(He looks down to a framed photograph on the desk of a man in uniform standing with his teenage son.)
SHERLOCK: Mid nineteen eighties at a guess. Father and son: Barrymore senior. (Looking at the uniform of the older man) Medals: Distinguished Service Order.
(He looks around to John.)
JOHN: That date? I’d say Falklands veteran.
SHERLOCK: Right. So Thatcher’s looking a more likely bet than Churchill.
(He walks out of the office and heads back towards the computer.)
STAPLETON (following him): So that’s the password?
SHERLOCK: No. With a man like Major Barrymore, only first name terms would do.
(Leaning down to the keyboard, he starts to type Margaret Thatcher’s first name into the “Auth code” box but stops as he reaches the penultimate letter, narrows his eyes and deletes everything back to the first letter, then retypes it as “Maggie”. Looking into the screen and gritting his teeth ever so slightly, he hits Enter. The computer beeps happily and announces “OVERRIDE 300/421 ACCEPTED. Loading ...”)
(John comes over from the door to look at the screen. After a slight pause information begins to stream across the screen as everything related to Project H.O.U.N.D. becomes available. Sherlock’s concentration becomes intense as he takes it all in and focuses on certain phrases like “extreme suggestibility”, “fear and stimulus”, “conditioned terror”, “aerosol dispersal”. A photograph comes up of the project team posing happily together and he identifies the five project leaders amongst the larger group: Elaine Dyson, Mary Uslowski, Rick Nader, Jack O’Mara and Leonard Hansen. Clearing the photo from the screen he rearranges the names into another order:

Leonard Hansen
    Jack O’Mara
      Mary Uslowski
   Rick Nader
Elaine Dyson

Standing beside him, Doctor Stapleton finally begins to understand.)
STAPLETON: HOUND.
(She stares in growing horror at the screen as more information from the project appears and words and phrases are highlighted such as “Paranoia”, “Severe frontal lobe damage”, “Blood-brain” “Gross cranial trauma”, “Dangerous acceleration”, “Multiple homicide”, accompanied by photographs of some of the subjects of the project screaming insanely.)
JOHN (softly): Jesus.
SHERLOCK (still scanning the information as it flows across the screen): Project HOUND: a new deliriant drug which rendered its users incredibly suggestible. They wanted to use it as an anti-personnel weapon to totally disorientate the enemy using fear and stimulus; but they shut it down and hid it away in nineteen eighty-six.
STAPLETON: Because of what it did to the subjects they tested it on.
SHERLOCK: And what they did to others. Prolonged exposure drove them insane – made them almost uncontrollably aggressive.
JOHN: So someone’s been doing it again – carrying on the experiments?
SHERLOCK: Attempting to refine it, perhaps, for the last twenty years.
STAPLETON: Who?
(John nods at the screen, indicating the names of the project leaders.)
JOHN: Those names mean anything to you?
STAPLETON: No, not a thing.
SHERLOCK (sighing): Five principal scientists, twenty years ago.
(He pulls up the photograph of the team and begins zooming in on individuals within it. The closer footage shows that they are all wearing identical sweatshirts. Looming out of a diamond pattern in the centre of the sweatshirts is a large snarling wolf’s head and the legend “H.O.U.N.D.” is printed underneath. There is some smaller text underneath but it’s not yet clear what it says. Sherlock continues to zoom in and out of the photo to look more closely at the faces.)
SHERLOCK: Maybe our friend’s somewhere in the back of the picture – someone who was old enough to be there at the time of the experiments in 1986 ...
(He stops as he sees a face he recognises, and rolls his eyes a little as he realises the truth.)
SHERLOCK: Maybe somebody who says “cell phone” because of time spent in America. You remember, John?
JOHN: Mmm-hmm.
(Brief flashback to Doctor Frankland giving a card to Sherlock and saying, “Here’s my, er, cell number.”)
SHERLOCK: He gave us his number in case we needed him.
STAPLETON (staring at the photo on the screen): Oh my God. Bob Frankland. But Bob doesn’t even work on ... I mean, he’s a virologist. This was chemical warfare.
SHERLOCK: It’s where he started, though ... and he’s never lost the certainty, the obsession that that drug really could work. Nice of him to give us his number. (He reaches into his pocket and takes out Bob’s card.) Let’s arrange a little meeting.
(He walks away from the computer. John walks closer to it and looks at the last image – a very tight close-up of one of the sweatshirts. Stitched below the “H.O.U.N.D.” legend is the name of the American town and state where the project was based: “Liberty, In”.)
(Just then John’s phone begins to ring. He digs it out of his pocket and frowns at the number on the screen, apparently not recognising it. He answers.)

JOHN: Hello?
(Initially the only sound he can hear is a woman crying.)
JOHN: Who’s this?
MORTIMER (over the phone): You’ve got to find Henry.
(John looks round to Sherlock.)
JOHN: It’s Louise Mortimer. (Into phone) Louise, what’s wrong?
MORTIMER (tearfully): Henry was ... was remembering; then ... he tried ...
(She gasps.)
MORTIMER: He’s got a gun. He went for the gun and tried to ...
JOHN: What?
(She breaks down in tears again.)
MORTIMER: He’s gone. You’ve got to stop him. I don’t know what he might do.
JOHN: Where-where are you?
MORTIMER: His house. I’m okay, I’m okay.
JOHN: Right: stay there. We’ll get someone to you, okay?
(Lowering his phone, he begins to text.)
SHERLOCK: Henry?
JOHN: He’s attacked her.
SHERLOCK: Gone?
JOHN: Mmm.
SHERLOCK (hitting a speed dial on his own phone): There’s only one place he’ll go to: back to where it all started. (Into phone) Lestrade. Get to the Hollow. ... Dewer’s Hollow, now. And bring a gun.

With the pistol still in his hand, Henry is walking briskly across the moors towards the woods surrounding Dewer’s Hollow. Some distance behind him, Sherlock and John race across the terrain in the Land Rover. Unaware of this, Henry continues onwards, stopping momentarily to stare tearfully at the woods ahead of him, but then he continues onwards. Not long afterwards Sherlock pulls up presumably where the woods begin and he and John get out and continue on foot. Henry reaches the lip of the Hollow and begins to make his way down into the misty valley. Reaching the bottom he slows down and stumbles slowly forward, wandering around vaguely for a moment before coming to a halt.
HENRY (softly): I’m sorry. I’m so sorry, Dad.
(Squatting down, he brings the pistol up and opens his mouth as he aims the muzzle towards it.)
SHERLOCK: No, Henry, no! No!
(He and John scramble down the slope, shining their torches at him. Henry stands up and stumbles backwards, waving the pistol vaguely in their direction. His voice is high-pitched and hysterical.)
HENRY: Get back. Get – get away from me!
JOHN: Easy, Henry. Easy. Just relax.
HENRY: I know what I am. I know what I tried to do!
JOHN: Just put the gun down. It’s okay.
HENRY (his voice hoarse with anguish): No, no, I know what I am!
SHERLOCK (as reassuring as he’ll ever sound): Yes, I’m sure you do, Henry. It’s all been explained to you, hasn’t it – explained very carefully.
HENRY: What?
SHERLOCK: Someone needed to keep you quiet; needed to keep you as a child to reassert the dream that you’d both clung on to, because you had started to remember.
(He begins to step closer to the young man.)
SHERLOCK: Remember now, Henry. You’ve got to remember what happened here when you were a little boy.
(Henry’s gun hand begins to droop momentarily but then he raises it again, his face full of his struggle to understand.)
HENRY: I thought it had got my dad – the hound. I thought ...
(He loses control and begins to scream in anguish.)
HENRY: Oh Je... oh Jesus, I don’t – I don’t know any more!
(Sobbing, he bends forward and aims the muzzle into his mouth again.)

JOHN (lurching forward towards him): No, Henry! Henry, for God’s sake!
SHERLOCK (urgently): Henry, remember. “Liberty In.” Two words; two words a frightened little boy saw here twenty years ago.
(Henry begins to calm a little but still remains hunched over with the gun’s muzzle against his mouth.)
SHERLOCK: You’d started to piece things together, remember what really happened here that night. It wasn’t an animal, was it, Henry?
(Henry starts to straighten up, blinking.)
SHERLOCK: Not a monster.
(Henry turns to look at him.)
SHERLOCK: A man.
(Henry’s eyes widen as the memories begin to come. In brief flashes he starts to relive the truth. As he has always remembered, his father is scrabbling at the ground as he tries to get away from his attacker, but now for the first time Henry can see that what is pulling him backwards across the earth is not a creature but a man wearing a dark leather old-fashioned gas mask. The glass of the two large eye pieces is tinted a dark red and in the limited light available the eye pieces seem to be glowing. Young Henry watches from partway up the slope, cringing and terrified as the attacker pummels at his father, half strangling him and then punching wildly at his face. Mr. Knight manages to pull himself from under his assailant and starts to crawl away but the other man, growling fiercely, tugs him backwards and Henry’s father loses his balance and falls forward. His head strikes a rock and he collapses to the ground unmoving. Breathing heavily through the gas mask, the other man pokes at him, realises that he isn’t going to move again and gets to his feet. He looks down at the man he has just killed and young Henry sees the sweatshirt he is wearing, with its picture of a snarling wolf-like creature, the letters H.O.U.N.D. underneath and “Liberty, In” below them. Young Henry’s mind begins to mix everything up and, some hours later as he meets the old lady walking her dog, his new horror is complete as he screams in utter terror.)
(In the present he gapes at Sherlock as the truth reasserts itself in his mind.)

SHERLOCK: You couldn’t cope. You were just a child, so you rationalised it into something very different. But then you started to remember, so you had to be stopped; driven out of your mind so that no-one would believe a word that you said.
(Quietly John steps forward, holding out his hand encouragingly towards Henry as Greg Lestrade arrives and calls out as he trots down the slope towards them.)
LESTRADE: Sherlock!
JOHN (gently to Henry): Okay, it’s okay, mate.
(He carefully takes the pistol from Henry’s fingers. Henry speaks tearfully to Sherlock.)
HENRY: But we saw it: the hound, last night. We s... we, we, we did, we saw ...
SHERLOCK: Yeah, but there was a dog, Henry, leaving footprints, scaring witnesses, but it was nothing more than an ordinary dog. We both saw it – saw it as our drugged minds wanted us to see it. Fear and stimulus; that’s how it works.
(Henry stares at him in confusion. Sherlock returns his look sympathetically.)
SHERLOCK: But there never was any monster.
(The hound has different ideas, however, and now its anguished howl rings out in the woods above them. Everyone’s head snaps up and John and Greg aim their flashlights upwards to the top of the Hollow where a low shape can be seen slowly stalking along the rim and snarling.)
JOHN: Sherlock ...
(Sherlock stares up in disbelief as Henry turns to him, horrified.)
HENRY: No. (He begins to wail in panic.) No, no, no, no!
(He backs away as Sherlock tries simultaneously to hold out a calming hand towards him while keeping his own torch shining up towards the creature above them.)
SHERLOCK: Henry, Henry ...
JOHN: Sherlock ...
(The creature continues to slink along the rim of the Hollow as Henry begins to scream in abject terror. He crumples to his knees, continually screaming, “No!”)
JOHN: Henry!
(The hound turns towards the Hollow and looks down at everyone, snarling viciously. Its eyes glow in the torchlight as Henry continues to wail.)
LESTRADE (staring up at the rim): Shit!
(John turns and shines his torch into his face.)
JOHN: Greg, are you seeing this?
(Greg glances at him momentarily and his expression answers the question. Sherlock takes a quick look around to the inspector to see his face before turning back to stare up at the hound.)
JOHN: Right: he is not drugged, Sherlock, so what’s that? What is it?!
(As Henry continues to wail behind them, Sherlock screws his eyes shut for a brief moment, trying to handle the overload in his mind. He stares upwards again.)

SHERLOCK: All right! It’s still here ... (he pants heavily for a moment before pulling himself together) ... but it’s just a dog. Henry! It’s nothing more than an ordinary dog!
(The hound doesn’t think so as it raises its head and let out a long terrifying howl.)
LESTRADE (stumbling backwards): Oh my God.
(And now the hound turns and leaps a short way down the slope, its eyes flashing red in the torchlight.)
LESTRADE: Oh, Christ!
(John stares at it as it stops again, its red glowing eyes now clearly visible as it opens its mouth and reveals a mouthful of long pointed teeth that you would never see on any dog. Its snarl is completely terrifying. Henry has fallen silent, gazing up at it as if he knows that it is going to kill him shortly. Sherlock is still trying to believe what his own eyes are telling him ... and now there’s movement behind them. Sherlock looks over his shoulder and sees a tall human figure through the mist. The new arrival is wearing a breathing mask with a clear visor over his face. Sherlock turns and rushes towards him, grabbing at the mask and ripping it upwards to fully reveal the man’s face ... and Jim Moriarty grins manically back at him.)
SHERLOCK (staring at him in appalled horror): No!
(Behind him the hound growls ominously again. Jim’s expression becomes intense and murderous but then his head begins to distort and flail about, morphing between Jim’s face and someone else’s so quickly that it’s impossible to keep up with the changes. Sherlock grimaces, groaning at the insanity going on in front of him as Jim’s face keeps reasserting itself.)
SHERLOCK (frantically): It’s not you! You’re not here!
(Grabbing at the figure, he spins him around and then headbutts him in the face. The figure crumples slightly and raises his hand to his face as he straightens up ... and now the man in front of Sherlock is Bob Frankland. Sherlock clings onto his jacket, his breathing panicked and frantic ... but then he turns his head to one side and looks at the mist surrounding them as suddenly it all begins to make sense to him.)

SHERLOCK: The fog.
JOHN (still aiming his torch up at the hound): What?
SHERLOCK: It’s the fog! The drug: it’s in the fog! Aerosol dispersal – that’s what it said in those records. Project HOUND – it’s the fog! A chemical minefield!
(Greg instantly throws his arm across his face, trying to stop himself from breathing too much of the mist. The hound stalks closer to the group, snarling.)
FRANKLAND: For God’s sake, kill it! Kill it!
(The hound’s movements become more jittery as if it’s winding itself up to attack. Greg aims his pistol and fires three times at it. His bullets fly past it and it flinches momentarily but then rises up and leaps towards them. John’s aim is truer and his bullets strike the hound accurately and throw it backwards as it squeals in pain and crashes to the ground, unmoving.)
(As John and Greg watch it anxiously for any signs of movement, Sherlock runs over to Henry and pushes him towards the hound.)

SHERLOCK: Look at it, Henry.
HENRY (digging his heels in): No, no, no!
SHERLOCK (shoving him forward determinedly): Come on, look at it!
(He bullies the young man forward until they can both clearly see it lying on the ground. In Sherlock’s torchlight it is clearly nothing more than a huge dog. Henry stares at it for a moment and then turns back to where Frankland is still holding his injured face while Greg has his hands over his mouth as he tries to draw breath and come to terms with what he just experienced. Henry looks at Frankland.)
HENRY: It’s just ... you bastard.
(Hurling himself at the older man, he screams with rage.)
HENRY: You bastard!
(Bundling him to the ground, he screams into his face as John and Greg run over and try to pull him off.)

HENRY: Twenty years! Twenty years of my life making no sense! Why didn’t you just kill me?!
(Finally the others manage to pull him up off.)
SHERLOCK: Because dead men get listened to. He needed to do more than kill you. He had to discredit every word you ever said about your father, and he had the means right at his feet – a chemical minefield, pressure pads in the ground dosing you up every time that you came back here.
(He holds his arms out wide and spins slowly in a circle as he gestures around the Hollow.)
SHERLOCK: Murder weapon and scene of the crime all at once.
(He laughs with delight.)
SHERLOCK: Oh, this case, Henry! Thank you. It’s been brilliant.
JOHN: Sherlock ...
SHERLOCK (turning to him): What?
(John glares at him pointedly.)
JOHN: Timing.
SHERLOCK: Not good?
HENRY: No, no, it’s – it’s okay. It’s fine, because this means ...
(He starts to step towards Frankland. John moves with him, ready to intervene if he should try to attack him again.)
HENRY: ... this means that my dad was right.
(Frankland gets up onto his knees as Henry still tries to move towards him. John and Greg both put a gentle hand onto his shoulders to keep him back.)

HENRY (tearfully): He found something out, didn’t he, and that’s why you’d killed him – because he was right, and he’d found you right in the middle of an experiment.
(Frankland gets to his feet but before he can say anything there’s a savage snarl from behind the group. Everybody spins towards the dog as it whines in pain but gets up off the ground. John aims and fires towards it twice and it goes down again. Frankland takes the opportunity of the distraction to turn and run off in the opposite direction. Like the single-minded idiot that he is, Sherlock runs right across John’s line of fire, forcing him to lower his pistol, and chases off after the scientist. John turns and follows him up the slope.)
SHERLOCK: Frankland!
(Frankland runs through the woods with Sherlock and John in hot pursuit, Greg and Henry a little behind the other two.)
SHERLOCK: Frankland!
LESTRADE (to Henry): Come on, keep up!
(They run on.)
SHERLOCK: It’s no use, Frankland!
(Reaching the barbed wire fence surrounding the minefield, Frankland doesn’t hesitate and jumps over. His feet tangle in the wire and he falls to the ground on the other side. He jumps up and runs on a few yards but then stops abruptly as his foot thumps down onto a mine, which makes a distinctive clink indicating that he has activated its pressure pad. He stares down at his foot, shining his torch onto the mine underneath and realising that unless he remains completely still and doesn’t lift any pressure off it, the mine will blow. As the others hurry towards the barbed wire, he raises his head, sighs in resignation and deliberately lifts his foot. The others skid to a halt and duck down as a massive explosion rips into the air. As the blast dies down, Henry sinks back against a nearby tree while Sherlock gazes reflectively across the minefield.)

DAY TIME. CROSS KEYS INN. John is sitting at one of the outdoor tables and, for reasons that I’m sure we’d all like an explanation for, appears to be wearing Sherlock’s Purple Shirt of Sex ™. Billy brings out a plate containing whatever is the vegetarian equivalent of a full English breakfast and puts it on the table in front of him.

JOHN: Mmm. Thanks, Billy.
(As Billy walks away, Sherlock brings over two mugs and puts one down on the table.)
SHERLOCK: So they didn’t have it put down, then – the dog.
JOHN (tucking into his breakfast as Sherlock stands next to him and drinks his coffee): Obviously. Suppose they just couldn’t bring themselves to do it.
SHERLOCK: I see.
JOHN (smiling): No you don’t.
SHERLOCK: No, I don’t. Sentiment?
JOHN: Sentiment!
SHERLOCK (rolling his eyes): Oh.
(He sits down on the bench next to John.)
JOHN: Listen: what happened to me in the lab?
(Sherlock looks at him for a moment, then turns around and reaches for a box of sauce sachets, looking worried about how he’s ever going to explain all this.)
SHERLOCK: D’you want some sauce with that?
JOHN: I mean, I hadn’t been to the Hollow, so how come I heard those things in there? Fear and stimulus, you said.
SHERLOCK (rummaging through the box of sachets): You must have been dosed with it elsewhere, when you went to the lab, maybe. You saw those pipes – pretty ancient, leaky as a sieve; and they were carrying the gas, so ... Um, ketchup, was it, or brown ...?
JOHN: Hang on: you thought it was in the sugar.
(Sherlock stares at him while trying to maintain a neutral expression.)
JOHN: You were convinced it was in the sugar.
(Sherlock looks away again.)
SHERLOCK: Better get going, actually. (He looks at his watch.) There’s a train that leaves in half an hour, so if you want ...
(John turns his head away as he begins to realise the horrible truth.)
JOHN: Oh God. It was you. You locked me in that bloody lab.
SHERLOCK: I had to. It was an experiment.
JOHN (furiously): An experiment?!
SHERLOCK (looking at people sitting nearby): Shhh.
JOHN (quieter, but still furious): I was terrified, Sherlock. I was scared to death.
SHERLOCK: I thought that the drug was in the sugar, so I put the sugar in your coffee, then I arranged everything with Major Barrymore.
(John sighs in exasperation.)
SHERLOCK: It was all totally scientific, laboratory conditions – well, literally.
(Flashback to Sherlock alone in a room from where he can monitor the lab. Lazily sitting in a chair with his feet up on the table, he watches the screen in front of him which shows John racing across the darkened lab towards the cages as the ‘hound’ growls. A little later Sherlock wiggles his feet comfortably on the desk as John breathes panic-stricken into his phone. The footage isn’t showing John because he’s hidden inside the cage.)

JOHN: It’s in here with me.
SHERLOCK (into his phone): All right. Keep talking. I’ll find you.
(There’s a momentary silence.)
SHERLOCK (into phone): Keep talking!
JOHN: I can’t, it’ll hear me.
SHERLOCK: Tell me what you’re seeing!
(He switches on a small recorder and holds it up to a nearby microphone. Savage growling is played into the lab.)
JOHN: I don’t know, but I can hear it now.
(Back in the present, Sherlock continues his ‘explanation’.)
SHERLOCK: Well, I knew what effect it had had on a superior mind, so I needed to try it on an average one.
(John looks up from his plate.)
SHERLOCK: You know what I mean.
(John gets back to eating.)
JOHN: But it wasn’t in the sugar.
SHERLOCK: No, well, I wasn’t to know you’d already been exposed to the gas.
JOHN: So you got it wrong.
SHERLOCK: No.
JOHN: Mmm. You were wrong. It wasn’t in the sugar. You got it wrong.
SHERLOCK: A bit. It won’t happen again.
(Sighing, John continues eating, then looks round.)
JOHN: Any long-term effects?
SHERLOCK: None at all. You’ll be fine once you’ve excreted it. We all will.
JOHN: Think I might have taken care of that already.
(Sherlock snorts laughter, then looks across to a nearby table where Gary is pouring coffee for two other customers. He smiles apologetically across to Sherlock, who puts his mug on the table and stands up.)
JOHN: Where’re you going?
SHERLOCK: Won’t be a minute. Gotta see a man about a dog.
(Smiling down at John, he turns and walks away.)

Jim Moriarty sits silently and calmly in a small windowless concrete-lined cell with his eyes closed. In an adjoining room, Mycroft walks towards the other side of the one-way mirror which Jim is facing, and narrows his eyes as he looks closely at the other man.
Some time afterwards, the door to the cell is unlocked and Jim opens his eyes but does not turn around as Mycroft walks in.
Later, Mycroft has left the cell again. A man in a suit has opened the cell door and has walked inside.

MYCROFT (voiceover): All right. Let him go.
(Jim turns and casually strolls out of the cell. Behind him, the man turns and looks around the room. On almost every plain concrete panel of the walls, Jim has somehow carved a single word into the cement. In different sizes and at different angles, the word repeats all around the cell – and the word is SHERLOCK. And with the dust which was loosened by the carving, he has scratched Sherlock’s name backwards on the mirror so that whoever is watching him from the other side of the mirror will see the name the right way round. The man in the suit turns and walks away, closing the cell door behind him.)

END OF THE EPISODE

Kikavu ?

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17.10.2019 vers 21h

stella 
30.09.2019 vers 23h

AliM88 
19.07.2019 vers 17h

Blair16 
02.05.2019 vers 19h

wolfgirl88 
25.10.2018 vers 09h

Aloha81 
29.07.2018 vers 16h

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bloom74  (18.10.2019 à 06:48)

J'ai aimé cet episode, bien different des précédents. On apercoit enfin quelques faiblesses de Sherlock. Et Watson est toujours là prêt à le soutenir.

 

Spyfafa  (24.08.2016 à 21:28)

Un bon épisode, au coeur des bois et du centre très mystérieux de Baskerville. L'intrigue est intéressante et le changement de décor (hors Londres) est plutôt original. 

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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elyxir, Hier à 21:37

Un tout nouveau design est à découvrir -et commenter- sur Being Human ! Bonne soirée !

stella, Aujourd'hui à 13:21

Nouveau design également sur le quartier Baby Daddy. N'hésitez pas à faire un tour et commenter

SeySey, Aujourd'hui à 15:42

Hello! Nouveau design sur le quartier Manifest pour les 1 an du quartier! sans oublier nos Awards de la S1

juju93, Aujourd'hui à 17:51

Encore quelques heures pour voter à la 6ème catégorie des L d'or de The L Word : "le couple le plus improbable". Un petit clic . Merci.

sabby, Aujourd'hui à 18:11

Bien le bonsoir la citadelle ! Un tout nouveau sondage vous attend sur Dallas

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