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#102 : Le Banquier aveugle

 

Titre original : The Blind Banker

Réalisateur : Euros Lyn
Scénariste : Stephen Thompson

Adaptation de : The Dancing Men (Les Danseurs) par Sir Arthur Conan Doyle.

Premières diffusions
- GB : 1/08/2010 (BBC One)
- FR : 8/01/2011 (France 4)

Synopis

Sherlock et Watson se retrouvent plongés dans le monde des graffeurs de Londres quand de mystérieux symboles commencent à envahir les murs de la ville, provoquant la mort quasi immédiate de la première personne qui les voit.

Alors que le duo mène l'enquête, il se retrouve confronté à un réseau criminel international.

 Résumé | Captures

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Sherlock - The Blind Banker S1E2 Trailer

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Sherlock S1E2 - Watson "I had a row"

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Sherlock S1E2 - Sherlock: "John, concentrate!"

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12 Days of Sherlock - Day 2 - Bound and gagged - BBC

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Distribution

Récapitulatif de l'épisode

Au Musée national d'antiquités, une jeune femme d’origine asiatique dénommée Soo Lin Yao, fait une démonstration de cérémonie du thé devant un public. Mais à la fermeture du musée, alors qu’elle range le matériel, cette experte en poterie chinoise aperçoit quelque chose qui la terrifie et disparaît.

Pendant ce temps, les factures s’accumulent pour John, qui décide de chercher du travail. Holmes l’emmène dans une compagnie financière, pour rencontrer un ancien ami de la fac, Sebastian Wilkes. Ce dernier a besoin d’aide, car il y a eu une effraction dans un bureau d’un de ses collaborateurs, sans qu’aucune porte ne soit ouverte. Il veut que ce soit Sherlock qui s’en occupe, contre une grosse somme d’argent. Rien n’a été volé, mais des signes ont été peints sur le mur, à la bombe. Sherlock va vite deviner que le message était destiné à un seul homme, Eddie Van Coon du bureau de Hong Kong, qui n'est pas venu travailler. En se rendant chez lui, Sherlock et John le découvrent sans vie, mais également que personne n’a forcé la serrure. La police pense alors à un suicide, mais Sherlock n’y croit pas : c’est un meurtre.

En parallèle, John a trouvé du travail dans un cabinet médical. Il n’est pas indifférent à une de ses collègues, Sarah.

Bientôt, le même sort va être réservé à un journaliste : retrouvé mort chez lui, les portes verrouillées de l’intérieur. En menant leur enquête chez ce journaliste, Sherlock et John découvrent  que dans une bibliothèque où il s'était rendu les mêmes symboles ont été peints sur une étagère.

Les deux enquêteurs décident de se séparer pour trouver plus d’informations : Sherlock s’occupe de reconstituer l’emploi du temps de Van Coon avec l’aide de sa secrétaire ; et John traite l’agenda du journaliste. Mais c’est exactement au même endroit que le duo va se retrouver : devant une petite boutique asiatique. Et c’est dans cette boutique qu’ils vont comprendre ce que sont les symboles, car il s’agit d’un ancien système monétaire encore utilisé chez certains marchands venus d’Asie.  De plus, ils devinent que la boutique servait de dépôt pour un trafic.

En scrutant les  alentours, Sherlock se rend compte que l’appartement à côté du magasin n’est plus habité. Il prend la décision d’y rentrer pour le fouiller, ayant un pressentiment.  C’est appartement est celui de Soo Lin, l’experte en poterie. Ils partent donc en direction du musée pour continuer leurs investigations, et découvrent que là aussi des symboles ont été marqués.

Avec l’aide d’un ami grapheur, John trouve une nouvelle piste. En effet, le long d’une voie ferrée, un mur entier est recouvert de symbole. Mais le temps d’aller chercher Sherlock, le mur a été totalement nettoyé. Heureusement, John avait pris des clichés à l’aide de son portable.

Sherlock décide de retourner au musée, pour retrouver Soo Lin. Elle s’était cachée là-bas. Elle va leur expliquer que les symboles viennent du clan du Lotus Noir, qui sont des trafiquants. Il s’agit d’un code, que tous les trafiquants connaissent, et qui est tiré d’un livre. Mais elle n’aura pas le temps de déchiffrer le code, car le tueur la découvre et la tue, sans que Sherlock et John ne puissent faire quelque chose. Holmes réalise que Van Coon et le journaliste sont des membres du clan, faisant de la contrebande d'antiquités provenant de Chine, et qu’ils ont été tués parce que l'un d'entre eux avait volé quelque chose.

De retour au 221B Baker Street, le duo passe la nuit à essayer de décrypter les divers symboles en cherchant dans les livres du journaliste et de Van Coon, mais ils n’y arrivent pas.  C’est au bord de l’épuisement que John se rend à son travail, et il finit par s’endormir dans son cabinet. Sarah ne va pas hésiter à le couvrir, prenant ses consultations. John invite alors Sarah le soir même.  Mais c’était sans compter sur Sherlock, qui s’immisce au rendez-vous en les invitant à une interprétation d’un cirque itinérant de Chine. Sherlock pense que ce cirque n’est qu’une couverture pour les trafiquants du Lotus Noir. Pendant que John et Sarah regardent le spectacle, Holmes s'en va fouiller les loges où il se fait attaquer. Il parvient à s'enfuir avec l'aide de Sarah et John, et ils retournent tous les trois à l’appartement.

C’est en croisant des touristes que Sherlock va comprendre ce qu’est le livre-code : il s’agit en fait du livre « Londres de A à Z ». Alors qu’il parcourt le livre pour déchiffrer le message, Sarah et John se font kidnapper, la chef du clan – le général Shane - pensant par erreur que John est Sherlock Holmes. Sarah se retrouve attachée et mise en face d'une gigantesque arbalète qui va bientôt la tuer.

Sherlock a déchiffré le message, il comprend que ce que cherchent les criminels est « la barrette de Jade », et où sont emprisonnés Sarah et John. Il arrive juste à temps pour les sauver tous les deux.  Il réalise également que la fameuse barrette de Jade, d’une valeur de 9 millions de Livres, avait été offerte par Van Coon à sa secrétaire.

Devant son écran d’ordinateur, le Général Shane discute par messages interposés avec un certain « M » (on suppose alors qu’il s’agit de Moriarty), dont on ne voit pas le visage. Elle s’excuse de la non-réussite de la mission, et assure qu’elle ne révèlera jamais son identité. Un point rouge apparait alors sur son front, et un coup de feu retentit : le général a été exécuté de sang-froid.

Episode 1.02: LE BANQUIER AVEUGLE

 

MUSEE – SALLE DES ANTIQUITES

Musique chinoise. Une main de femme. Elle prépare du thé dans un service chinois. Une classe la regarde.

Soo Lin: Les grands artisans disent que plus on se sert de la théière plus elle devient belle. On parfume la théière en versant régulièrement du thé dessus. Le dépôt laissé sur l'argile crée au fil du temps cette belle patine. Sur certaines théières, l'argile a été polie par le thé fait il y a plus de quatre cents ans.

Après la présentation...

PA système: Le musée va fermer ses portes dans 10 minutes.

Andy: Quatre cents ans d'âge, et ils te laissent te préparer une infusion avec.

Soo Lin: Certaines choses ne sont pas faites pour rester derrière une vitrine, elles sont faites pour qu'on les touche, pour qu'on les manipule. (Elle se tourne. Soupirs) Elles ont besoin d'attention. L'argile se fissure...

Andy: Et qu'est ce qu'une minuscule goutte de thé pourrait y changer ?

Soo Lin: Il faut parfois regarder une chose de près pour connaitre sa valeur. (Elle soulève une théière) Regarde. Celle-ci est déjà plus brillante.

Andy: Je suppose que tu n'as pas envie de... enfin ça te dirait de boire un verre ? Pas du thé bien sûr euh... Un p'tit verre... ce soir... avec moi... dans un bar...

Soo Lin (sourit): Tu ne m'apprécierais pas autant que tu le penses.

Andy: Et si tu me laissais en décider moi même ?

Soo Lin (secoue sa tête, désolée): Je regrette. Je ne peux pas. Inutile d'insister.

 

MUSEE – SALLE DES ARCHIVES

Obscurité. Une porte s’ouvre. Soo Lin regarde autour d’elle, il n’y a personne. Bruit d’un verrou qu’on ferme.

Soo Lin: Il y a quelqu'un ? C'est le gardien ? (Pas de réponse) Il y a quelqu'un ?

Dans le coin se trouve une statue recouverte d’un drap. Soo Lin s’approche est le retire. Elle se fige d’horreur.

--- Générique ---

 

SUPERMARCHE / 221B BAKER STREET

John est l'épicerie. Il arrive à la caisse. Il dirige ses articles sous le scanner de la caisse libre-service. La voix électronique le dirige étape par étape à travers le processus.

PA: Un superviseur peut s'il se rendre à ...?

Caisse électronique: Article non reconnu sur la balance. Veuillez réessayer.

BALANCE VERS LE 221B BAKER STREET

(Grognements et Gémissements)

Sherlock est dans l'appartement. Il est en plein combat à mains nues avec un guerrier sikh coiffé d'un turban et d’une robe traditionnelle. Le guerrier sikh se jette sur lui avec une lame. Sherlock saute en arrière pour éviter le coup.

BALANCE VERS LE SUPERMARCHE

Caisse électronique: Article non scanné. Veuillez réessayer.

John: Vous voulez pas un peu la boucler ?

BALANCE VERS LE 221B BAKER STREET

Le guerrier sikh frappe Sherlock qui se retrouve dos sur la table.

BALANCE VERS LE SUPERMARCHE

John insère sa carte bleue et tape son code.

Caisse électronique: Carte refusée. Veuillez choisir un autre mode de paiement.

John: Oui ça va merci j'ai compris. Je vous jure... Ca va c'est bon c'est gentil merci gardez tout gardez tout

BALANCE VERS LE 221B BAKER STREET

Sherlock esquive une autre attaque du guerrier sikh. Il tente la routine « Watch out ». Il pointe  le coin de la pièce.

Sherlock: Là !

Le guerrier se retourne pour regarder. Sherlock lui donne un coup de poing. L'homme s'effondre dans le fauteuil.

John entre, visiblement énervé par son expérience au magasin. Sherlock est dans le fauteuil et lit. Il ne lève pas les yeux.

Sherlock : Tu as pris ton temps...

John: Je n'ai pas fait les courses.

Sherlock: Ah bon pourquoi ?

John: J'ai eu une discussion houleuse au sujet d'une puce avec une caisse électronique.

Sherlock: Une... Une discussion avec une caisse ?

John: Oui si on veut, je l'ai surtout insulté. Est-ce que tu aurais du liquide ?

Sherlock (montre la table avec sa tête): Prend ma carte.

John se dirige où Sherlock lui indique et trouve la carte de crédit.

John: Tu pourrais y aller toi même. T'es resté assis là tout la matinée t'as même pas bougé depuis que je suis partis.

Sherlock l’ignore.

John: Et l'affaire qu'on t'as proposé, le diamant de Jariah ?

Sherlock: Pas intéressé. Je leur ai envoyé un message.

Sherlock cache l’épée avec ses pieds sous le fauteuil. John Remarque la rayure sur la table de la cuisine.-

John (pour lui même): Qu'est-ce que c'est que ça... (regarde Sherlock) Tsss...

Il sort.

Cinq minutes plus tard, John est de retour avec des paquets plein les bras.. Sherlock est sur l’ordinateur.

John: T'en fais pas pour moi je vais me débrouiller.

Sherlock (lit le mail dans sa tête) : Comment vas-tu vieux ? Il y a eu un incident à la banque. J'aurais besoin de toi. Merci de rester discret.

John (regarde Sherlock) : C'est mon ordinateur ?

Sherlock: Bien sûr.

John: Mais...

Sherlock: Le mien est dans la chambre.

John: Et ça t'aurais fatigué de monter ? Il est protégé par un mot de passe !

Sherlock:  N'exagérons rien. Il m'a fallu moins de deux minutes pour le trouver. On est loin d'être à FortKnox.

John (reprend son ordinateur): Voilà merci...

John s’assoit dans le fauteuil et regarde le courrier du jour. Beaucoup de factures..

John: Faut que je trouve un boulot...

Sherlock: Inintéressant.

John: Ecoute... si tu pouvais me prêter un peu de... (Pas de réponse) Sherlock tu m'écoutes?

Sherlock: Il faut qu'on aille à la banque.

Sherlock se lève d’un coup.

 

LE GHERKIN ET LA TOUR 42

John: Quand tu disais qu'on devait aller à la banque...

Ils arrivent à la réception

Sherlock: Sherlock Holmes.

Sebastian arrive.

Sebastian: Sherlock Holmes!

Sherlock: Sebastian.

Sebastian: Comment ça va vieux ? ça fait quoi huit ans depuis que je ne t'ai pas vu ?

Sherlock: Voici mon ami, John Waston.

Sebastian: Ton ami ?

John: Collègue.

Sebastian: Très heureux.. Bien ! Asseyez vous. Vous voulez quelque chose ? Café, eau ?

John : Non non tout va bien.

Sebastian : Non ? Sûr ? Allez y allez y. Asseyez vous.

Ils s’assoient.

Sherlock: Apparemment tu t'en sors bien. Tu as beaucoup voyagé.

Sebastian: Eh bien... ouais un peu.

Sherlock: Tu voyages dans le monde entier deux fois par mois.

Sebastian: Ouais. Toujours ce sacré truc (à John) Quand on était en fac tout les deux, ce gars là nous faisait toujours un drôle de tour.

Sherlock: Il n'y a aucun tour...

Sebastian: Il pouvait vous raconter votre vie rien qu'en vous regardant.

John: Oui je l'ai vu faire.

Sebastian: ça énervait tout le monde, on le détestait. On allait prendre le petit déjeuner au réfectoire et il savait que la veille vous vous étiez envoyé en l'air.

Sherlock: Je ne faisais qu'observer.

Sebastian: Vas-y ! Éclaire-moi. Mes petits voyages, deux fois par moi, le monde entier t'as vu juste. Comment t'as deviné?

Sherlock ouvre la bouche pour parler mais…

Sebastian: Tu vas me dire que j'ai une tâche sur ma cravate qui vient d'une sorte de ketchup qu'on ne peut trouver qu'à Manhattan ?

Sherlock: Non je...

Sebastian: Ou c'est la boue sur mes chaussures ?

Sherlock: Je n'ai fait que discuter avec ta secretaire dehors. Elle m'a tout dit.

Sebastian (rit): Content que tu sois là on a eu une effraction.

A travers l’étage des traders

Sebastian: Le bureau de Sir William l’ex PDG de la banque. Cette pièce est restée telle quelle comme un sanctuaire. Quelqu’un s’y est introduit tard dans la nuit.

John: Qu’est ce qu’on a volé ?

Sebastian: Rien. On a seulement laissé un message.

BUREAU DE SIR WILLIAM

Une peinture à l'huile au cadre doré: un portrait d'un banquier au visage sinistre. Quelqu'un a tracé une ligne épaisse à travers les yeux de Sir William utilisant un aérosol jaune.

Sébastian, Sherlock et John regardent les images de vidéosurveillance. Sebastian remonte à la journée précédente « 11h33 pm ». Pas de peinture. Il clique à nouveau à nouveau. « 11h34 » Peinture.

Sebastian: En l’espace de soixante secondes. Donc quelqu’un est venu ici en pleine nuit, a barbouillé le mur de peinture et est partit dans la minute.

Sherlock: Combien d’accès compte ce bureau ?

Sebastian: C’est là que ça devient vraiment intéressant.

 

RECEPTION

Sebastian: Dès qu’une porte s’ouvre dans cette banque, ça s’affiche ici. Chaque placard, chaque toilette.

Sherlock: Cette porte ne s’est pas ouverte cette nuit.

Sebastian: Il y a une brèche dans notre sécurité trouve la et on te paiera, cinq chiffres. (Sort un chèque de sa veste) ça c’est à titre d’avance. Dis moi comment il a fait et un plus gros suivra.

Sherlock: Ce genre de carottes est inutiles, Sebastian.

Sherlock ne regarde même pas le chèque et s’en va.

John: Il… Il plaisante bien sûr. Je m’en charge pour lui si vous permettez. Merci.

 

BUREAU DE SIR WILLIAM

Clic. Photo sur le téléphone mobile. Sherlock photographie le portrait vandalisé.

Clic. Photographie de la balise sur le mur adjacent. Sherlock explore le bureau de Sir William. Il y a un via une terrasse privé.

Sherlock se déplace autour de la salle des marchés. Il esquive et se glisse entre les piliers. Les gens s'arrêtent et regardent ce qu’il fait, intrigué. Il tente de voir où les graffitis de toutes sortes d'angles différents. Il s'élance dans la porte du bureau à côté de la Sir William. Un signe extérieur: «HEAD HONG KONG DESK ». Les murs sont en verre. Il se tourne - il a une pleine vue du graffiti.

Sherlock et John descendent de l'ascenseur de verre.

John: “Deux voyages ce mois-ci à travers le monde”. Sa secrétaire ne t’as rien dit, tu as dit ça pour l’énerver. Comment tu as su ?

Sherlock: Tu as vu sa montre ?

John: Sa montre ?

Sherlock: L’heure était juste mais la date était fausse, elle retardait de deux jours. Il a franchit deux fois la ligne de changement de date sans la régler après.

John: Mais comment as-tu su que c’était en un mois ?

Sherlock: La nouvelle Breitling n’est sortie qu’en Février.

John: Je vois… On reste encore un peu fureter dans le coin ?

Sherlock: Je sais tout ce que je voulais savoir merci.

John : Mmh ?

Sherlock: Ce graffiti est un message destiné à quelqu’un qui travaille dans cette banque, à l’étage des traders. Trouvons le destinataire du message en question et… 

John: Il nous conduira à celui qui l’a envoyé.

Sherlock: C’est évident.

John: Il y a trois cents personnes là haut, comment savoir ?

Sherlock: Les piliers, c’est simple.

John: Quoi ?

Sherlock: Les piliers et les écrans. Ce graffiti ne se voit pas de partout, ce qui réduit considérablement le champ de nos recherches. Et le message a été laissé à 23h34 hier soir, ce qui en dit long.

John : Ah oui ?

Sherlock : Les traders viennent travailler à toute heure, certains traitent avec Hong Kong en pleine nuit. Ce message était destiné à quelqu’un qui est venu travailler à minuit. Il n’y a pas beaucoup de Van Coon dans l’annuaire. Taxi ! 

 

IMMEUBLE D’EDDIE VAN COON

Sherlock sonne. Pas de réponse. Il sonne à nouveau. Toujours pas de réponse.

John: Qu’est ce qu’on fait maintenant ? On s’assoit en attendant son retour ?

Sherlock: Ils viennent d’emménager.

John: Qui ça ?

Sherlock: Les gens du dessus. L’étiquette est neuve.

John regarde la nouvelle étiquette sur la sonnette.

John: Ils l’ont peut-être changé.

Il appui sur la sonnette – septième étage.

Sherlock: Personne ne fait ça.

Une VOIX DE FEMME répond.

FEMME (V.O): Allo ?

Sherlock (Parle dans l’intercom): Bonjour ! Euh… J’habite l’étage juste en dessous je ne crois pas qu’on se soit rencontré.

FEMME (V.O): Euh non… Je viens d’emménager.

Sherlock lance un regard triomphant à John.

Sherlock: Ah ! Ecoutez je… j’ai… j’ai oublié toutes mes clés à l’intérieur.

FEMME (V.O): Vous voulez que je vous ouvre ?

Sherlock: Oui ! Je peux accéder à votre balcon ?

FEMME (V.O): Quoi ?

Sherlock est sur le balcon de la femme au 7ème étage - il grimpe sur le bord afin l’appartemment de Van Coon. Porte patio de Van Coon. Il se glisse à l’interieur. Sherlock explore l'appartement vide. Il passe par la cuisine. Un frigo plein de champagne. La sonnette retentit. C'est John qui attend à l'extérieur.

John: Sherlock ! Sherlock tout va bien ?

Passe la tête dans une minuscule salle de bains immaculée - une brosse à dents unique et un distributeur de savon liquide.

John: Quand tu veux tu me laisses entrer.

Sherlock va dans la chambre à coucher - il doit forcer la porte. Eddie Van Coon se trouve sur son lit. Il a reçu une balle dans la tête.

Les policiers sont arrivés. John les regarde chercher des preuves médico-légales. Le pistolet est à côté de la main tendue Eddie Van Coon.

John: Il a perdu un gros paquet tu crois ? C’est assez courant le suicide chez les traders.

Sherlock: On ne sait pas si c’est un suicide.

John: Enfin ! Sa porte était fermée de l’intérieur, tu as dû escalader le balcon.

Sherlock regarde à la valise de l’homme.

Sherlock: Il est partit pendant trois jours à en juger par la quantité de linge. Regarde la valise. Il y avait quelque chose de bien emballé dedans.

John: Merci. Je te crois sur parole.

Sherlock: Un problème ?

John: Je n’en suit pas au point de fouiller les sous-vêtements sales d’un mort.

Sherlock étudie le corps.

Sherlock: Ce symbole à la banque, ce graffiti, qu’est-ce qu’il faisait là ?

John: C’était sans doute un code.

Sherlock: Evidemment. Mais pourquoi le peindre ? Si on veut communiquer il y a les e-mails.

John: Peut-être qu’il n’a pas répondu.

Sherlock: Oh c’est bien tu suis.

John: Non.

Sherlock: Quel genre de message est-ce qu’on a jamais envie de lire ? Ce matin, ces lettres que tu regardais…

John: Des factures ?

De la bouche du mort Sherlock récupère une petite fleur de papier noir - humide avec de la salive.

Sherlock: Oh oui… il était menacé.

John: Et pas par la compagnie du gaz.

Juste ce moment, un inspecteur de police entre Dimmock, un diplômé nouvellement promu.

Dimmmock: Ce qui m’intéresserai surtout c’est qu’on relève les empreintes sur ce verre. 

Sherlock: Ah sergent ! On n’a pas eu le plaisir…

Dimmock (Sans joie): Oui je sais qui vous êtes. Et je vous serai gré de ne pas commencer à tripoter les preuves.

Sherlock met la fleur en papier dans un sac de preuves et il lui remet.

Sherlock: J’ai appelé Lestrade, est-ce qu’il est en route ?

Dimmock: Il est occupé. Je me charge de l’enquête. Et ce n’est pas sergent mais inspecteur en chef Dimmock.

Sherlock et John le suivent dans le salon.

Dimmock: Il est clair que nous avons à faire à un suicide.

John: Cela parait en effet être la seule explication possible…

Sherlock: Faux ! C’est une explication possible d’une partie des faits. Vous avez une solution qui vous plaît et vous refuser d’envisager tout ce qui ne s’y conforme pas.

Dimmock: Comme ?

Sherlock: La blessure se trouve du côté droit de la tête…

Dimmock: Et alors ?

Sherlock: Et alors Van Coon était gaucher. Ce qui impliquerait une curieuse contorsion.

Dimmock: Gaucher ? Tiens donc !

Sherlock: Je m’étonne que vous ne l’ayez pas remarqué. Regardez son intérieur. Table basse située sur la gauche, l’anse de la tasse qui pointe vers la gauche, les double-prises il utilisait celle de gauche, papier et stylo à gauche du téléphone pour qu’il puisse décrocher de la droite et prendre des notes de la gauche… Vous voulez que je continue ?

John: Non je crois que tu as fait le tour…

Sherlock: Oh autant continuer j’en suis presque au bas de la liste. Il y a un couteau sur la planche avec du beurre sur le côté droit de la lame parce qu’il s’en servait de la gauche. Il y a de très grandes raisons de douter qu’un gaucher se tirait une balle de la main droite non ? Conclusion, quelqu’un s’est introduit ici et l’a tué. Les faits ne peuvent s’expliquer que de cette façon.

Dimmock: Et l’arme ?

Sherlock: Il était en train d’attendre le tueur. Il avait reçu des menaces.

Dimmock: Quoi ?

John: Aujourd’hui à la banque. Une sorte d’avertissement.

Sherlock: Il a tiré quand son agresseur est entré.

Dimmock: Et où est la balle ?

Sherlock: Partit par la fenêtre ouverte.

Dimmock: Enfin vous plaisantez ? Quelles sont les chances que cela arrive ?

Sherlock: Attendez le rapport de la balistique. Je vous garantis que la balle qu’il a dans le crâne ne vient pas de son arme.

Dimmock: Mais si la porte était fermée de l’intérieur, comment le tueur est-il entré ?

Sherlock: Bien ! Vous finissez enfin par posez les bonnes questions.

Sherlock quitte la pièce.

 

RESTAURANT

Sebastian est en train de divertir des clients – c’est la fin d'un long déjeuner. Ils rient de bon cœur à ses plaisanteries.

Sebastian: Et il s’est retrouvé à essayer de se couper les cheveux avec une fourchette ! Il doit d’ailleurs encore y être à l’heure qu’il est…

Sherlock et John arrivent près de la table.

Sherlock: C’était une menace, ce fameux graffiti.

La table s’arrête de parler après cette intrusion.

Sebastian: Je suis en pleine reunion, prenez rendez-vous avec ma secrétaire.

Sherlock: Je regrette Sebastian ça ne peut pas attendre. Un des tes traders, quelqu’un qui travaillait dans ton bureau, a été tué.

Sebastian: Quoi ?

John: Van Coon. La police est chez lui…

Sebastian: On l’a tué ?

Sherlock (avec une moue): Désolé de troubler votre digestion messieurs. Si tu tiens toujours à prendre rendez-vous je te suggère Scotland Yard à 9h ça te va ?

 

RESTAURANT- TOILETTES

Sherlock, Sébastian et John dans les toilettes du restaurant. Sebastian s’éclabousse de l'eau sur son visage - regarde le miroir.

Sebastian: Harrow, Oxford… Un type très brillant. Il a travaillé en Asie quelque temps donc…

John: Vous lui avez donné le compte de Hong-Kong

Sebastian: Il a perdu 5 millions en une matinée et a tout récupéré la semaine suivante. Eddy avait des nerfs d’acier.

John: Qui aurait voulu le tuer ?

Sebastian: On se fait tous des ennemis.

John: Vous ne finissez pas tous comme lui pour autant.

Sebastian: Rarement. Excusez moi.

Le portable de Sebastian vibre – un texto.

Sebastian: C’est mon président. La police est allé le voir. Ils lui ont dit que c’est un suicide.

Sherlock: Eh bien la police se trompe Sebastian, c’est un meurtre.

Sebastian: Eh bien ils n’ont pas l’air d’aller dans ce sens.

Sherlock: Seb…

Sebastian: Et mon patron non plus. Je t’ai engagé pour un boulot, concentre toi là-dessus.

Il sort.

John: Moi qui croyais que tous les banquiers étaient des salopards sans cœur.

 

RUE - NUIT

Un homme est dans une panique sauvage -il traverse une rue animée de Londres. Une voiture fait une embardée pour l'éviter. Il arrive à une porte d'entrée et entre sa clé dans la serrure. Il claque la porte derrière lui. Il monte les escaliers - désespéré, terrifié.

Il ouvre la porte à son dernier étage et la ferme derrière lui. Et puis il l'entend! Dans la rue, quelque part ... Un battement de tambour.

 

MUSEE- SALLE DE RESTAURATION

La directrice du musée entre. Andy est en train de restaurer une poterie.

Directrice: Il faudrait que vous preniez contact avec le commissaire priseur. Deux vases Ming à mettre aux enchères, Sheng Wa. Vous pouvez les estimer ?

Elle lui montre une brochure, une image des deux vases.

Andy: Euh… C’est Soo Lin qui devrait s’en charger, c’est elle l’expert.

Directrice: Soo Lin a démissionnée malheureusement. J’ai besoin de vous.

Andy est très surprit par cette révélation. Il se retourne et regarder le bureau de Soo Lin.

 

SHAFTESBURY AVENUE – THE LUCKY CAT

Andy sonne à la porte. Pas de réponse. Il essaie à nouveau. Le nom sur la sonnette dit ‘Soo Lin YAO’. Il y a un annuaire téléphonique devant la porte. Andy trouve une enveloppe dans sa poche. Il y écrit un message et le glisse dans la boite aux lettres.

 

 

CABINET MEDICAL – BUREAU DE SARAH

John est assit devant une table, en face de Sarah un médecin. Elle lit son CV.

Sarah: Ce n’est qu’un travail de remplaçant.

John: Oui ça me va.

Sarah: Vous êtes… disons… légèrement surqualifié.

John: Eh bien tant que je suis payé…

Sarah: J’en ai deux qui sont en vacances cette semaine et une qui est en congé maternité. Peut-être un peu banal pour vous non ?

John (souriant): Non banal ça a du bon parfois. Banal ça me convient.

Sarah: Votre CV dit que vous étiez soldat…

John: Et médecin.

Sarah: Vous avez d’autres aptitudes ?

John: J’ai joué de la clarinette à l’école.

Sarah: Oh ! Eh bien, j’ai hâte de voir ça.

 

221B BAKER STREET

Sherlock a imprimé les photos qu’il a prit des graffiti. Il les a placés sur le miroir au dessus de la cheminée. Il est assis dans un fauteuil. La porte claque. John est de retour de son entretien d’embauche.

Sherlock: J’ai dit “Peux-tu me passez un crayon ?”.

John (surpris): Ah oui ? Quand ça ?

Sherlock: Il y a à peu près une heure.

John: Tu n’avais pas remarqué que j’étais sortit ?

Il jette un stylo à Sherlock.

John: Je suis allé postuler dans un cabinet medical.

Sherlock: Comment c’était ?

John: Très bien. Elle était très bien.

Sherlock: Qui ?

John: Le poste.

Sherlock: Elle ?

John: J’ai dit « il était »

Sherlock: Jette un coup d’œil.

Sherlock lui désigne l’ordinateur. La page web est ouverte à la page des informations.

John (lit): “Le tueur fantôme. Une énigme pour la police. L’intrus qui passe à travers les murs »

Sherlock: C’était cette nuit. Un journaliste abattu chez lui. Porte fermée. Fenêtres verrouillées de l’intérieur. Comme pour Van Coon.

John: Alors tu crois que…

Sherlock: Le tueur a encore frappé.

 

BUREAU DE POLICE – NEW SCOTLAND YARD

Dimmock est à son bureau. Sherlock utilise son ordinateur pour trouver la page TimesOnline.

Sherlock: Brian Lukis, journaliste freelance, assassiné chez lui, porte fermée de l’intérieur.

John: Avouez que c’est ressemblant. Deux hommes se retrouvent abattus par une sorte de passe-muraille.

Sherlock: Inspecteur, vous pensez vraiment qu’Eddie Van Coon n’étais qu’un suicidé ordainaire de la City ? (Pas de réponse) J’imagine que vous avez vu le rapport balistique ? (Dimmock acquiese) Est-ce que la balle qu’il a reçu provenait bien de son arme ?

Dimmock: Non.

Sherlock: Non. Alors cette enquête avancerait beaucoup plus vite si vous ne doutiez pas sans cesse de ma parole. Je viens de vous livrez sur un plateau une enquête pour meurtre. Donnez-moi cinq minutes chez lui.

 

APPARTEMEMENT DE LUKIS

Sherlock: Ils se croient tous à l’abri. Ils sont quatre étages au dessus du sol, leurs portes sont fermées à double tour alors ils s’imaginent hors d’atteinte. Ils n’envisagent pas une seconde qu’il existe un autre accès.

Dimmock: Où voulez-vous en venir ?

Sherlock: On a affaire à un tueur qui sait grimper

Sherlock attrape une chaise et monte dessus

Dimmock: Qu’est ce que vous faites ?

Sherlock: Il s’agrippe au mur comme un insecte. C’est comme ça qu’il entre.

En équilibre sur la chaise il pousse la lucarne.

Dimmock: Qu’est ce que vous dites ?

Sherlock: Il a grimpé le long du mur, il est passé par le toit et c’est glissé par la lucarne.

Dimmock: Quoi vous êtes sérieux ? Comme Spiderman ?

Sherlock: Il a escaladé six étages d’un bâtiment de Dockland, sauté sur le balcon et tué Van Coon.

Dimmock : Une seconde…

Sherlock: Et il a fait pareil pour la banque. Il a rampé sur le rebord de la vitre et il est monté sur le toit. Il faut qu’on trouve ce qui reliait ces deux hommes.

Feuillette les livres dans les escaliers. Le tampon d’un d’eux indique « WEST KENSINGTON LIBRARY »

 

 

BIBLIOTHEQUE KENSINGTON

John et Sherlock, circulent en zigzag à travers les rangées de livres. Sherlock a le livre qu'il a pris sur le bureau de Lukis – un livre sur la politique de l’Asie du Sud-Est.

Sherlock : La date tamponnée sur le livre et la même que celle de sa mort

Ils arrivent dans la rangée étiqueté «SCIENCE POLITIQUE - ASIE DU SUD EST". Le numéro de série sur le livre correspond à des chiffres sur ce support. Sherlock et John commencent à fouiller à la recherche d’indices. Soudain John interpelle Sherlock.

John: Sherlock.

Derrière les livres, il y a deux symboles réalisés avec une bombe de peinture jaune vif. Pareil qu’à la banque - une ligne horizontale et une étiquette griffonnée.

 

221B BAKER STREET

Sherlock a prit en photo le nouveau graffiti de la bibliothèque et l’a accroché sur le miroir. Ils regardent très attentivement les quatre symboles.

Sherlock: Le tueur se rend donc à la banque, laisse un message codé menaçant Van Coon qui panique, rentre chez lui, s’enferme à double tour et meurt quelques heures plus tard.

John: Le tueur trouve Lukis à la bibliothèque, griffonne son symbole sur le rayon où il sait qu’il le verra, Lukis fonce chez lui…

Sherlock: Et meurt lui aussi un peu plus tard.

John: Pourquoi sont-ils morts Sherlock ?

Sherlock: Seul le cryptogramme peut nous le dire.

 

TRAFALGAR SQUARE

Sherlock et John marchent sur Trafalgar Square.

Sherlock: Le monde tourne autour des codes et des cryptogrammes John. Des systèmes de sécurité banquaires à la caisse automatique à laquelle tu t’en ai pris. Ils occupant absolument tout notre espace.

John: Oui d’accord mais euh…

Sherlock: Mais tout ces codes sont générés par l’informatique, par des systèmes éléctroniques de cryptage. Là c’est different. On a affaire à un système ancien. On ne le craquera pas avec les methodes modernes

John: Où est-ce qu’on va ?

Sherlock: Il faut que je demande conseil…

John: Quoi ? Qu’est-ce que tu dis ?

Sherlock: Ne m’oblige pas à me répéter tu as très bien entendu.

John (avec un petit sourire): Tu as besoin d’un conseil ?

Sherlock: En peinture oui. J’ai besoin de l’avis d’un expert.

 

DERRIERE LA NATIONAL GALLERY

Derrière la National Gallery - une ruelle. Raz est un punk skateur de dix-neuf ans, il a un sac de sport à ses pieds et une bombe aérosol dans la main. Il pulvérise un pochoir sur le mur arrière de la galerie - Un policier avec le visage d'un cochon.

Raz: ça fait parti de ma nouvelle expo.

Sherlock: Intéressant…

Raz: J’ai appelé ça “Frénésie Urbaine Ultra Sanguinaire”

John: Accrocheur.

Raz: J’ai à peine deux minutes avant que la police de proximité se pointe au coin de la rue. On peut faire ça pendant que je bosse ?

Sherlock lui présente son téléphone. Raz remet la bombe aérosol à John pour qu'il puisse regarder les images de la banque et de la bibliothèque.

Sherlock: Tu connais l’auteur de ça ?

Raz: J’reconnait la peinture. On dirait du Michigan. Du propergold concentré. Je dirais du zinc.

Sherlock: Mais les symboles. Tu connais leur sens ?

Raz: J’suis meme pas sûr que ça veuille dire quelque chose…

Sherlock: Deux hommes ont été assassins Raz. Décoder ces signes est la seule façon de savoir par qui.

Raz: Et c’est tout ? Vous avez rien d’autre ? C’est pas grand-chose ça va pas être facile…

Sherlock: Est-ce que tu peux nous aider oui ou non ?

Raz: Je vais me renseigner.

Sherlock: Quelqu’un doit forcément en savoir plus.

Deux policiers apparaissent au coin de la ruelle.

Policier: Hey !

John oublie qu'il tient de la peinture. Les policiers accourent. Raz et Sherlock s’enfuient.

Policier (à John): Non mais qu’est ce que vous faites ? Ce musée est un monument classé.

John: Non non attendez ce n’est pas moi qui est peint ça ! Je tenais ça pour…

John se retourne et constate qu’il est tout seul. Le policier regarde dans le sac, remplit de bombes de peinture.

Policier: Alors on besoin de s’exprimer ?

 

MUSEE – SALLE DE RESTAURATION

Andy: Mais enfin elle était en pleine phase d’une restauration d’une pièce importante, pourquoi est-ce qu’elle aurait décidé de démissionner tout d’un coup ?

Directrice: Problème familial c’est ce qu’elle nous a écrit.

Andy: Mais elle n’a aucune famille ! Elle est venue dans ce pays s’y installé toute seule…

Directrice (Exaspérée): Andy...

Andy: C’était devenu son obsession tout ces objets en céramiques, toutes ces théières. Depuis des semaines elle ne travaillait que là dessus. Ecoutez j’ai du mal à croire qu’elle les aurait abandonnés tout d’un coup.

Directrice: Peut-être faisait-elle l’objet d’un indésirable excès d’attention.

Andy regarde derrière lui – quelques membres de l’équipe l’observent puis détournent le regard.

 

221B BAKER STREET

Sherlock a fait un collage - des pages imprimées à partir d'Internet – de langage et de symboles. Hiéroglyphes égyptiens; l'alphabet grec; lettres hébraïques; lettres arabes; mots chinois ... Il les a coincé tout autour du bord du miroir. John ouvre la porte, furieux. Sherlock a la tête dans un livre de runes.

Sherlock (sans se retourner): Tu en as mis du temps.

John: Oh tu sais très bien ce que c’est, les policiers de service détestent être bousculés. Quelques petites formalités : fiche d’inculpation, prise d’empruntes et mardi je doit comparaitre devant le tribunal.

Sherlock (sans prêter attention): Quoi ?

John: Moi Sherlock ! Convoqué devant le juge mardi ! Ils m’ont fiché comme antisocial !

Sherlock (toujours sans l’écouter): Bien excellent.

John: Tu diras à ton petit copain qu’il peut se dénoncer quand il veut.

Sherlock: Je n’arrive pas à situer ce symbole…

John commence à retirer son manteau – Sherlock l’en empêche.

Sherlock: Non ! Tu vas aller au commissariat te renseigner sur ce journaliste. Ils ont dû saisir ces effets personnels. Trouve son agenda ou quelque chose qui nous renseignera sur ses déplacements.

Il le pousse hors de la pièce. John et Sherlock se retrouvent devant la porte

Sherlock: Je vais voir l’assistante de Van Coon. Suivons leurs traces respectives. Elles se croiseront tôt ou tard.

Sherlock s'enfuit dans la rue. John est laissé seul. Il hèle un taxi.

 John: Scotland Yard.

Taxi : Montez

Il monte en jetant un regard autour de lui ... quelqu'un est sur le trottoir d'en face, le regarde. Elle tient son téléphone - est-elle en train de photographier John? Le taxi démarre.

 

TOUR 42 – SHAD SANDERSON – BUREAU D’EDDIE

La secrétaire d’Eddie, Amanda, est avec Sherlock. Ils consultant ensemble le calendrier des rendez-vous. Dans une des cases il y a une note ‘DALIAN’.

Amanda: Il est rentré de Dalian vendredi. Il a enchainé plein de rendez-vous avec les équipes de ventes…

Sherlock: Je peux en avoir une copie ?

Amanda: Bien sûr.

Elle appuie sur “imprimer”.

Sherlock: Et le jour de sa mort vous pouvez me dire où il était ?

Amanda: Désolé là il y a un trou. Ah part contre j’ai tout ses reçus.

 

POSTE DE POLICE –NEW SCOTLAND YARD

Dimmock fouille dans la caisse des preuves.

Dimmock: Votre ami est…

John: Ecoutez quoi que vous disiez à son sujet je suis avec vous à cent pour cent.

Dimmock: Ce type est d’une arrogance.

John (surpris): ça c’est plutôt gentil. D’habitude on dit pire que ça.

Dimmock tend un journal à John.

Dimmock: Tenez l’agenda du journaliste. C’est bien ce que vous vouliez non ?

John le prend et l’ouvre. A l'intérieur il y a un billet d'avion. Nous voyons le nom de l'aéroport imprimée: «DALIAN '.

 

TOUR 42 – SHAD SANDERSON – BUREAU D’AMANDA

Les reçus d’EDDIE de la semaine sont étalés sur le bureau. Taxis, repas, autobus, trains. 

Sherlock: Quel genre de patron était-il Amanda ? Reconnaissant ?

Amanda (avec un petit sourire): Non ce n’est pas le terme que j’emploierai. Eddy appréciait uniquement les choses qui avaient un certain prix.

Il y a un bouteille de crème pour les main sur son bureau.

Sherlock: Comme cette crème pour les mains ? C’est bien pour vous qu’il l’avait acheté ?

Amanda est déconcertée. Sherlock de mettre les reçus en ordre.

Sherlock: Tenez celui là. Il a prit un taxi depuis chez lui pour dix huit livres cinquante.

Amanda: Le prix d’un trajet pour son bureau.

Sherlock: En pleine heure creuse, en milieu de matinée, ça aurait pu le conduire jusqu’à…

Amanda (se rappelant): Jusqu’à West End ! Je me rappelle qu’il en a parlé.

Sherlock trouve un ticket de métro.

Sherlock: Piccadilly. Un ticket de métro imprimé à treize heure.

Amanda: Il a prit un metro pour retourner au bureau. Pourquoi prendre un taxi à l’aller et faire le retour en metro ?

Sherlock: Parce qu’il avait quelque chose de pesant à livrer. Don’t on ne s’encombre pas sur un escalator.

Amanda: Quelque chose à livrer ? Mais…

Sherlock: Près de la station en question. Il a déposer le colis, l’a livrer et… 

Sherlock remarque quelque chose, il prend un ticket d’un restaurant.

Sherlock: Il s’est arretté en chemin parce qu’il a eu faim.

 

SHAFTESBURY AVENUE

Sherlock est devant le restaurant indiqué sur le ticket d’EDDIE VAN COON.

Sherlock: Donc… tu t’es acheté à manger en allant vers la station Picadilly. Mais d’où est-ce que tu venais ? Est-ce que le taxi t’as déposé…

Il est trop occupé à regarder autour de lui, il percute quelqu’un. C’est John qui vient de la direction opposé.

Sherlock (excité): Van Coon a apporté un paquet ici le jour où il a été tué. J’ignore ce qu’il contenait. Mais j’ai reconstitué son parcours avec des bribes d’informations…

John: Sherlock...

Sherlock: … factures, reçus de carte. Il est rentré de Chine et est venu ici.

John: Sherlock...

Sherlock: Quelque part pas loin, dans cette rue je ne sais pas…

John (pointe du doigt): Dans cette boutique juste là.

Sherlock: Qu’est-ce que tu en sais ?

John lui montre le journal du journaliste

John: L’agenda de Lukis. Il y était aussi. Il a écrit l’adresse.

Sherlock: Oh.

 

SHAFTESBURY AVENUE - LUCKY CAT.

Un vieux magasin chinois LE LUCKY CAT. A l’intérieur…

John: Bonjour.

Une commerçante chinoise est assise sur un tabouret derrière le comptoir. De l’encens brûle. Sherlock et John font le tour du magasin.

Commerçante: Chat porte bonheur. Vous voulez ?

John: Non, non merci.

Commerçante (montre un chat porte bonheur): Seulement dix livres, seulement dix livres. Votre femme ça lui plaira.

John : Non merci !

Quelque chose attire le regard de John. Un service à thé en porcelaine.

John: Sherlock… L’étiquette…

Sherlock: Oui je la vois.

John: Exactement le même symbole.

Une étiquette de prix manuscrite - le symbole est identique aux « tags» trouvés à la bibliothèque et à la banque.

 

SHAFTESBURY AVENUE/CHINATOWN

Dans la rue. Sherlock et John passent devant des étalages où les même symboles apparaissent.

Sherlock: C’est un ancien système numéraire. De Hang Zou. Il n’y a plus que les vendeurs ambulants qui l’utilisent. C’étaient les nombres inscrits à la bibliothèque et à la banque. Ils ont été inscrits dans un ancien dialecte chinois.

John: C’est un quinze ! Ce qu’on pensait être un tag d’artiste c’est le chiffre quinze !

Sherlock: Et le bandeau. Le trait horizontal c’était un chiffre aussi, c’était le chiffre un en chinois.

John: On a réussi !

Dans la foule, John remarque quelque chose de familier qui attire son attention ... UNE FEMME: lunettes noires; foulard noir; manteau noir. Elle prend une photo avec son téléphone portable. Puis disparait.

 

SHAFTESBURY AVENUE – UN CAFE.

Sherlock inscrit un “1” et un “15” sur une serviette.

John: Deux hommes de retour de Chine, tout deux se rendent directement au magasin Lucky Cat. Qu’est-ce qu’ils ont vu ?

Sherlock: La question c’est qu’est-ce que les deux transportaient dans leur valise.

John: Sans doute pas du duty free.(à la femme qui le sert) Merci.

Sherlock: Rappelle toi que Sébastion nous a dit que Van Coon était resté à flot sur le marché.

John (se rappelle): Il a perdu cinq millions.

Sherlock: Récupéré en une semaine. Voilà comment il se faisait de l’argent facile.

John: Il était trafiquant !

FLASHBACK - Van Coon transporte une valise au LUCKY CAT EMPORIUM.

Sherlock: Il avait une couverture parfait : home d’affaire, voyageant régulièrement en Asie. 

FLASHBACK - LUKIS fait la meme chose que VAN COON.

Sherlock: Idem pour Lukis, journaliste écrivant sur la Chine. Les deux trafiquaient des objets. Le Lucky Cat leur servait de depot.

John: Pourquoi sont-ils morts ? ça n’a aucun sens. S’ils se sont présenté à la boutique et ont livré la merchandise pourquoi les menacer et les tuer ? Après le depot, après qu’ils aient fini le travail.

Silence. Sherlock réfléchit.

Sherlock: L’un d’eux c’est peut-être laissé tenter.

John: Comment ça ?

Sherlock: Il s’est servit. Il a pioché dans le magot.

John (comprend, excité): Et le tueur ne sachant pas lequel les a menacé tout les deux.

Mais Sherlock ne l’écoute plus. Il regarde la rue à travers la fenêtre.

Sherlock: Rappelle moi… Quand a-t-il plu la dernière fois ?

 

SHAFTESBURY AVENUE - THE LUCKY CAT

Sherlock examine la porte. La sonnette dit: «Soo Lin Yao». Un annuaire téléphonique sur le seuil, toujours dans son petit sac en plastique. Sherlock déchire le sac ouvert - les pages sont gonflés par l'eau de pluie.

Sherlock : C’est resté là depuis lundi.

Sherlock sonne. Pas de réponse.

Sherlock : Personne n’est venu dans cet appartement depuis trois jours.

Sherlock se dirige sur le côté du bâtiment - une allée latérale - John le suit.

John: Ils sont peut-être en vacances.

Sherlock: Tu laisses tes fenêtres ouvertes quand tu pars en vacances ?

Il lève les yeux. La fenêtre de l'appartement est ouverte. Il ya un échafaudage à l'arrière des appartements. Sherlock saute sur l’escalier de secours, se hissant. Il atteint les fenêtres de l'appartement au premier étage. Il saute à l'intérieur.

John : Sherlock!

 

APPARTEMENT DE SOO LIN/ SHAFTESBURY AVENUE

Sherlock est dans l’appartement. En passant par la fenêtre il fait tomber un vase qu’il parvient tout juste à rattraper. 

Sherlock: Quelqu’un est venu ici. Quelqu’un d’autre est venu ici et a renverser le vase, comme je viens de le faire.

La lumière machine à laver, dit «Fin». Sherlock l'ouvre. Le linge est humide et ça sent. Il ouvre le frigo et renifle le lait – il a tourné. La sonnette retentit. John est en dehors à nouveau. Il crie à travers la boîte aux lettres.

John (O.S.): Tout à l’intention de me laisser rentrer cette fois ?

Sherlock ignore John.

John (O.S.): Tu peux arrêter de faire systématiquement ça !

Sherlock (crie): Je ne suis pas le premier !

John: Quoi ?

Sherlock: Je disais : quelqu’un est déjà venu ici avant moi !

Il commence à regarder sur le tapis à la recherche d’empreintes de pas.

John: Qu’est ce que tu dis ?

Sherlock: Pointure 40. Petit mais athlétique.

John : Je gaspille ma salive !

Sherlock va à la cheminée. Une vieille photo d'un petit garçon et d’une petite fille. Il ya des empreintes digitales sur la surface brillante.

Sherlock : Petit. Impuissant. Notre acrobate ! Pourquoi n’a-t-il pas refermé la fenêtre… Oh je suis bête ! Je suis bête ! C’est évident… il est encore là.

Il regarde le paravent. Sherlock le pousse rapidement d'un côté. Personne. Quelqu'un glisse un tissu autour du cou de Sherlock et tire fort – il le traîne sur le tapis, et comme à l'étrangler ...

BALANCE VERS… John sur le trottoir devant la porte d'entrée.

John: Dès que tu le sens, n’hésite pas je suis prêt !

BALANCE VERS… Sherlock est toujours la main à sa gorge ...

Sherlock (demi-étranglée): John ... John ...

BALANCE VERS LA RUE

John: Bien sûr… Oh je suis Sherlock Holmes et je travaille toujours tout seul parce que personne ne peut se mesurer à ma remarquable intelligence !

BALANCE VERS… à l'intérieur Sherlock, tente de répondre - ne peut pas parler. Soudain, alors que Sherlock n’a plus de souffle, l’agresseur le laisse sur le tapis ... Il glisse quelque chose dans la poche supérieure de Sherlock et se précipite loin par la fenêtre ouverte. Il met la main dans sa poche, et trouve une petite fleur noire en papier plié. John est toujours sur le trottoir. La porte s'ouvre brusquement.

Sherlock: Le lait a tourné, la vaisselle commence à sentir, la personne a dû partir en hate il y a trios jours.

John: La personne ?

Sherlock: Soo Lin Yao, il faut qu’on la trouve.

John: De quelle façon ?

Il trouve une note sur le paillasson. C'est la note que Andy GALBRAITH a poussé à travers la porte:

Sherlock: “ Soo Lin dis moi que tu vas bien, Andy”.

Sherlock tourne le papier - une vieille enveloppe. Il est inscrit  NATIONAL MUSEUM. 

Sherlock : On pourrait commencer avec ça.

John: Tu as la voix toute enrouée, tu as pris froid ?

Sherlock: Non non ça va…

 

MUSEE- SALLE DES ANTIQUITES

John et Sherlock sont avec Andy GALBRAITH.

Sherlock: C'était quand la dernière fois que vous l'avez vu ?

Andy: Il y a trois jours. Ici au musée. Ce matin on m'a dit qu'elle avait démissioné, comme ça. Elle a tout laissé en plan, tout son travail.

Sherlock: Quelle est la dernière chose qu'elle a faite lors de son dernier jour ici ?

 

MUSÉE - SALLE DES ARCHIVES

Andy ouvre la porte.

Andy: Elle faisait une démonstration pour les touristes. Une cérémonie du thé. Et donc... euh... elle a dû remballer ses affaires et les mettre là.

Sherlock remarque une statue dans le fond de la salle. John et Andy le rejoignent. Il y les mêmes inscriptions dessinées.

 

EXTERIEUR MUSÉE - NUIT

Sherlock: Il faut qu'on trouve Soo Lin Yao.

John: Si elle est toujours en vie.

Raz: Sherlock!

Ils se tournent. Raz est là.

John: Tiens regarde qui arrive.

Raz: J'ai trouvé un truc qui va vous plaire.

 

PONT HUNGERFORD - NUIT

John: Mardi matin tout ce que tu auras à dire c'est que le sac était à toi.

Sherlock: Est-ce qu'on peut oublier ta comparution une seconde.

 

SOUTH BANK - NUIT

Ils arrivent sur la rive sud. Sous la galerie Hayward. Les murs sont couverts de graffitis.

Sherlock: Vous ne trouvez pas que pour cacher un arbre il n'y a pas de meilleur endroit qu'une forêt ? Les gens passeraient tout droit, comme ça, sans savoir, incapable de décoder le message.

Raz: Là ! J'l'avais repéré y'a pas longtemps.

Raz pointe une partie dissimulée. Quelqu'un a peint avec de la peinture jaune de zinc.

Sherlock: Evidemment. Et c'est exactement la même peinture ?

Raz: Ouais.

Sherlock: John si on veut décrypter ce code il va nous falloir plus d'éléments.

Sherlock part. John reste seul.

Sherlock suit la ligne de chemin de fer. Il trouve un aérosol vide

BALANCE VERS… John explorer les voies ferrées au nord.

BALANCE VERS… Sherlock continue vers le sud. La lune éclaire les graffitis gris à la lumière. Il atteint une zone qui est recouverte d’affiches. Une des affiches a attiré son attention. Il en arrache une partie.

BALANCE VERS… John utilise une lampe torche pour éclairer la zone. Il voit soudain une goutte minuscule de peinture jaune sur la ligne de chemin de fer - une fine ligne. John en suit la trace.

 Il se tourne un coin et ses yeux s'illuminent. Bingo! Le mur est recouvert de symboles.

John (crie): Décroche ton téléphone j'arrête pas de t'appeler ! Je l'ai trouvé.

Ils retournent jusqu'au mur mais il a été repeint en noir.

John: ça a été recouvert... j'y comprend rien... c'était là... il y a dix minutes je les ai vu, il y avait tout un tas de graffitis...

Sherlock: Quelqu'un ne veut pas que je les voit.

Il attrape John par la tête et positionne ses deux mains sur le crâne de son ami.

John: Sherlock!

Sherlock: Ssh ! John concentre toi. Je veux que tu te concentre, ferme les yeux

John: Quoi ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est ce que tu fais ?

Il saisit ensuite les bras de John. Il tourne avec lui.

Sherlock: Je veux que tu maximises ta mémoire visuelle. Essai de te représenter ce que tu as vu. Est-ce que tu le vois ?

John: Oui

Sherlock: Tu peux t'en rappeler ?

John: Oui sans problème...

Sherlock: Tu te rappelles les motifs ?

John: Oui !

Sherlock: Dans quelles proportions tu t'en rappelles ?

John: ça va t'en fais pas !

Sherlock: Parce que la précision de la mémoire visuelle humaine n'est en moyenne que de 62%.

John: Oui et bien t'en fais pas je me rappelle de tout !

Sherlock: C'est vrai ?

John: Oui enfin je pourrais si tu me laissais accèder à mes poches. J'ai pu les photographier.

Sherlock le lâche. John prend son téléphone dans sa poche et le tend à Sherlock.

 

221B BAKER STREET

Tôt le matin. L’aube perce à travers les rideaux. Sherlock a continué son collage sur le mur . Il a griffonné la traduction en dessous de chaque numéro de - '3 'et '19', '12 'et '43'..

Sherlock: Ce sont des paires John regarde, à chaque fois.

John (à peine réveillé): Mmh ?

Sherlock : Les nombres... ils vont par deux !

John : J'ai une de ces envies de dormir...

Sherlock : Pourquoi les avoir peint si près de la voie ferrée ?

John : Aucune idée...

Sherlock : Des milliers de personne passent devant tout les jours...

John : Rien que vingt minutes...

Sherlock : C'est évident... C'est évident ! Il veut des informations et il tente de communiquer avec ses complices de la rue. Quoi qu'on lui ai volé il veut le récuperer. C'est là quelque part, en langage codé. On ne peut pas le craquer sans Soo Lin Yao.

John : Oh génial...

 

MUSEE – SALLE DES ANTIQUITES

Sherlock : Deux hommes ont été tués à leur retour de Chine. Et leur tueur leur a laissé un message en chiffres Hang Zhou.

John : Soo Lin Yao est en danger. Et ce cryptogramme représente le même motif que les autres. Il a l'intention de la tuer elle aussi.

Andy : Je vous assure, j'ai essayé un peu partout : ses amis, ses collègues. Je ne sais pas du tout où elle est, si ça se trouve elle est à des milliers de kilomètres d'ici et ...

Sherlock n’écoute plus. Il observe une des vitrines.

John : Qu'est ce que tu regardes ?

Sherlock : Dites m'en un peu plus sur ces théières.

Andy : Ces théières c'était son obsession. Elles ont besoin de soin, si elle se dessèchent l'argile risque de se fissurer. Apparemment il faut continuer de faire du thé avec. 

Sherlock : Hier il n'y avait qu'une seule de ces théières qui brillaient.

 

MUSEE. SALLE DE RESTAURATION – NUIT

Les galeries sont sombres. Silence. Et puis un bruit - un panneau d'accès électrique est poussé hors de sa place. Deux mains pâles saisissent la grille métallique et l'abaisse au sol. Puis des bruits de pas. Une femme entre dans la salle chinoise de la partie antiquité. La femme s'assied à son bureau dans la salle de restauration. Elle dispose une théière, sert un peu d'eau chaude et quelques feuilles de thé vert à l’intérieur. Soigneusement, elle prend le pot Zisha et brasse le thé.

Sherlock : Rien ne vaut un biscuit avec ça.

Elle se tourne et lâche une des tasse, surprise. Sherlock la rattrape.

Sherlock : Elle a quelques siècles, ce serait dommage de la casser.

Les lampes s’allument.

Sherlock : Bonsoir.

Sherlock et John sont avec Soo Lin.

Soo Lin : Vous avez vu le cryptogramme. Et vous savez qu'il vient pour moi.

Sherlock : Vous avez été assez fûtée pour l'éviter jusqu'à présent.

Soo Lin : Il fallait que je finisse... que je finisse ce travail. Ce n'est qu'une question de temps, à part ça, je sais qu'il me trouvera.

Sherlock : Qui est-ce ? Vous le connaissez ?

Soo Lin (acquiesce) : J'étais encore toute jeune. Je l'avais vu en Chine. J'ai reconnu sa... sa signature.

Sherlock : Le cryptogramme.

Soo Lin :  Il n'y a quel lui pour faire ça, Zhi Zhu.

John : Zhi Zhu ?

Sherlock : L'araignée.

Soo Lin défait les lacets de sa chaussures. Elle retire sa chaussette laissant apparaitre un tatouage – une fleur de lotus noire.

Soo Lin : Vous connaissez ce symbole ?

Sherlock : Oui. C'est le symbole d'un Tong.

John ne comprend pas.

Sherlock : Un syndicat du crime très ancien, basé en Chine.

Soo Lin : Chaque membre du clan porte cette marque, tout ceux qui trafiquent pour eux.

John : Qui trafique ? Vous étiez une de leur trafiquante ?

Soo Lin : J'avais quinze ans. Mes parents sont morts. Je n'avais aucune ressource, aucun moyen de subsister. Jour après jour je devais travailler pour les patrons.

Sherlock : Qui sont-ils ?

Soo Lin : Ils sont connus sous le nom de Lotus Noir. Arrivé à seize ans je passais pour des milliers de livres de drogue à travers la frontière jusqu'à Hong Kong. Peu à peu je réussis à laisser cette vie derrière moi. Je suis venue en Angleterre. On m'a donné un emploi, ici. Tout allait pour le mieux, une nouvelle vie...

Sherlock : Et il a réussi à vous retrouver.

Soo Lin : Oui (commence à pleurer) J'espérais qu'au bout de cinq années ils m'auraient enfin oublié. Mais ils vous laissent jamais partir. Une petite communauté comme la notre... ils ne sont jamais très loin. Il est arrivé chez moi, il voulait que je l'aide à récuperer quelque chose, un objet qu'on lui avait volé.

John : Et vous ignoriez de quoi il s'agissait ?

Soo Lin (secoue la tête) : J'ai dit que je ne l'aiderai pas.

John : Donc vous le connaissez bien à l'époque où vous étiez en Chine.

Soo Lin : Oui... c'est mon frère.

Dans le noir, des mains sortent un papier noir et commence à faire un origammi de fleur.

Soo Lin : Deux orphelins. Nous n'avions pas du tout le choix. Ou on travaillait pour le Lotus ou on crevait de faim dans la rue, comme des mendiants. Mon frère est devenu une marionnette entre les mains de leur chef qui se fait appeler Shan, général des Lotus Noir. Je me suis détourné de mon frère. Il m'a dit que je l'avais trahi. Et quand je suis retourné au travail, le cryptogramme m'attendait.

Sherlock cherche dans ses poches et lui montre les photos qu’il a prit à la banque, la bibliothèque et sur la voie de chemin de fer.

Sherlock : Vous pouvez déchiffrer ça ?

Soo Lin : Ce sont des nombres...

Sherlock : Oui je sais.

Soo Lin : Là le trait qui est en face des yeux, c'est le chiffre un en chinois...

Sherlock : Et ça c'est le nombre quinze mais c'est le code que je veux connaitre.

Soo Lin : Tous les trafiquants connaissent ce code, il est basé sur un livre.

Les lumières s’éteignent. Un bruit de tambour.

Soo Lin : Il est là...Zhi Zhu... il m'a retrouvé !

Sherlock cours vers le bruit.

John: Sherlock ! Sherlock ! Attend ! (à Soo Lin) Venez. Allez. Entrez là dedans.

Sherlock arrive dans l'atrium principal. Il n’entend que le son du tambour. La lune éclaire la pièce à travers le toit en verre. Il regarde autour de lui quand il entend quelqu’un tirer, et le vise. La personne qui tire est sur un des balcons supérieurs. Sherlock plonge derrière une statue en marbre.

BALANCE VERS ... John entend la détonation et chuchote à Soo Lin…

John: Faut que j'aille l'aider. Fermez la porte derrière moi.

Il court rejoindre Sherlock.

BALANCE VERS … L'atrium principal.

Sherlock est couché sur le ventre dans l'obscurité. Un second coup retentit.

John sprints dans l'atrium.

Un troisième coup de feu retentit. Sherlock saisit sa chance, se lève et monte l'escalier central. Bang! Bang!

Il arrive dans la section «anthropologie». Plus des coups de feu. Il plonge entre des vitrines pour éviter les tirs. Bang! Bang! Bang!

Sherlock: Faites attention ! Certains de ces crânes sont âgés de plus de deux cents mille ans alors faites preuve d'un peu de respect !

Puis, soudain les tirs s’arrêtent.

Sherlock: Ah ! Merci.

Silence. Prudemment Sherlock regarde à travers la vitrine. Le tueur a disparu.

BALANCE VERS… John est dans une galerie différente

Soo Lin sort de sa cachette. Elle se relève doucement… elle se rend compte que quelqu'un est derrière elle. Elle se tourne doucement. Zhi Zhu est juste derrière elle. Il est habillé tout en noir.

Soo Lin (terrifiée): Pin Yin. Liang. Liang. Qing!

Elle tend une main tremblante et touche son visage.

BALANCE VERS… John est dans l'atrium principal. Un coup de feu retentit.

John : Oh pas ça...

Il court vers la salle où il a laissé Soo Lin. Là il trouve le corps de la jeune femme sans vie.

 

SCOTLAND YARD – BUREAU DE DIMMOCK

John : Combien de meurtres il  vous faudra encore pour que vous commenciez à comprendre qu'il y a un malade en liberté ? Une jeune femme a été abattue cette nuit, ce qui nous fait trois victimes et tout ça en trois jours. Vous êtes censé le trouver...

Sherlock : Brian Lukis et Eddie Van Coon travaillaient pour un gang de trafiquants internationaux qui s'appelle le Lotus Noir. Un gang qui opère ici à Londres, à votre nez et à votre barbe.

Dimmock : Vous pouvez le prouver ?

 

HOPITAL - REFECTOIRE

Molly Hooper est dans la file dans le self-service – un bloc notes dans les mains. Sherlock arrive derrière elle.

Sherlock : Qu'est ce que vous en pensez ? Plutôt le porc ou les pâtes ?

Molly : Oh c'est vous...

Sherlock : Aucun risque de croiser un critique gastronomique ici. Je serais vous je prendrais les pâtes. Si je disséquai des corps à longueur de journée, je crois que le proc ne me dirait rien.

Molly :Et vous qu'est ce que vous prenez ?

Sherlock : Je ne mange pas pendant que je travaille, la digestion me ralentit.

Molly : Alors vous travaillez ici ce soir ?

Sherlock : Il faut que j'examine certains corps.

Molly : Certains ?

Sherlock : Eddie Van Coon et Brian Lukis.

Molly (regardant sa feuille): Ils sont sur ma liste.

Sherlock (usant de ses charmes): Vous les ressortiriez pour moi ?

Molly : Je ne peux pas. Leurs formulaires ont déjà tous été remplis.

Sherlock : Oh ! Votre coiffure...

Molly : Qu'est ce qu'elle a ?

Sherlock :  Et bien le style ! D'habitude vous avez la raie au milieu.

Molly : Oui et bien je ne sais pas...

Sherlock : Oh non non c'est très bien. ça vous va beaucoup mieux.

Sherlock arrête de sourire quand elle se tourne.

 

HOPITAL - MORGUE

Sherlock : Il n'y a que les pieds qui nous interessent.

Molly : Les pieds ?

Sherlock : Oui. On jete seulement un petit coup d'oeil.

Molly ouvre le la fermeture du sac mortuaire. Lukis a un tatouage du Lotus Noir sur la plante du pied.

Sherlock : Maintenant Van Coon.

Molly ouvre le sac de Van Coon: meme tatouage. Sherlock se tourne vers Dimmock en souriant.

Dimmock : Et donc ?

Sherlock : Donc soit ces deux hommes sont allés chez le même tatoueur chinois soit vous devez reconnaitre que je vous disais la vérité.

Dimmock (soupirant) : Qu'est ce que vous voulez ?

Sherlock : Je veux tout les livres qu'il y a chez Lukis et Van Coon.

Dimmock : Tous leurs livres ?

 

221B BAKER STREET

Sherlock et John arrive dans le salon. Ce dernier se laisse tomber dans le fauteuil.

Sherlock : Ce n'est pas qu'une organisation criminelle. C'est une secte. Son frère a été manipulé par un de ses dirigeants.

John : Elle a dit comment il s'appelle.

Sherlock : Oui. ‘Shan’. ‘General Shan’.

John : ça ne nous avance pas à grand chose.

Sherlock : Faux ! Nous savons presque tout ce qu'il faut savoir. Elle nous a fourni les pièces manquantes. Pourquoi est-il aller voir sa soeur ? Pourquoi demander son expertise ?

John : Parce qu'elle était employé au musée...

Sherlock : Exact.

John : ... en tant qu'experte en antiquités. D'accord je vois.

Sherlock : Des antiquités de valeur John. D'anciennes reliques chinoises provenant du marché noir. La Chine abrite tant de trésors cachés après la révolution Maoiste.

John : Et le Lotus Noir est en train de les vendre.

Sherlock prend l’ordinateur de John et commence à cherche sur internet. Il tombe sur un site de mise aux enchères. Une des images montre deux vases Ming, les meme que la DIRECTRICE DU MUSEE avait montré à ANDY.

Sherlock : Regarde les dates. Là tu vois : arrivé directement de Chine il y a quatre jours, provenance anonyme. Le nom du vendeur n'apparait pas. Deux trésors orientaux fraichement découverts.

John : L'un glissé dans les bagages de Lukis, l'autre dans ceux de Van Coon.

Sherlock : Antiquités vendus aux enchères. Regarde encore une autre. Arrivé de Chine il y a un mois. Statue chinoise en céramique vendue pour quatre milles livres.

John :  Et là. Un mois avant une peinture chinoise, un demi million.

Sherlock : Toutes viennent d'une source anonyme. Ils les dérobent en Chine, les font passer une par une en Grande Bretagne.

John compare les dates à celles inscrites sur le journal de Lukis. Il fait de meme pour celle de Van Coon...

John : Et chaque enchères correspond avec un voyage de Lukis ou de Van Coon en Chine.

Sherlock : Et si l'un deux c'était montré trop gourmand ? Sur place il aurait pu être tenté de voler.

John : Et donc Zhi Zhu arrive.

On frappe à la porte. C’est Mme Hudson.

Mrs Hudson: Désolé. Est-ce qu'on collecte en vue d'une vente de charité ?

Sherlock : Quoi ?

Mrs Hudson: Il y a là un jeune homme dehors avec une caisse pleine de livres.

Le salon est remplit de boites avec des livres. Certaines boîtes sont notés VAN COON, et d'autres LUKIS. Sherlock et John commencent à regarder.

Sherlock : Les chiffres font donc références...

John : ... à des livres !

Sherlock : A des pages précises et à certains mots écrits sur les pages en question.

John : Bien... donc quinze et un font donc référence...

Sherlock:  A la page quinze et au premier mot qui s'y trouve.

John : D'accord et quel est le message ?

Sherlock : ça dépend du livre. C'est toute l'astuce de ce genre de code. Et c'est un livre qu'ils doivent possèder tout les deux.

John : Bon très bien...Bien... ça ne devrait pas prendre trop de temps.

DIMMOCK entre dans le salon.

Dimmock : On a trouvé ceci au musée (il présente la photo du mur). C'est votre écriture ?

John : Euh... nous espérions que Soo Lin nous aiderait à le déchiffrer.

Dimmock : Je peux faire autre chose ? Enfin je veux dire pour vous aidez...

Sherlock : Un peu de silence serait vraiment le bienvenue.

DIMMOCK quitte la pièce.

John note tout les livres qui sont identiques Sherlock trouve une première paire - deux copies d'un thriller. Page 15. Premier mot «cigarette» Il continue de chercher mais tombe sur des mots «imaginer».
Un réveil sonne. Ils ont travaillé toute la nuit.

 

CABINET MEDICAL - RECEPTION / BUREAU DE JOHN.

Sarah has finished her morning appointments. She walks into Reception. There is a huge queue of patients. Goes over to the receptionist.

Réceptioniste : Je suis désolé de vous faire attendre mais nous n'avons rien avant jeudi prochain. Il prend un temps fou... Je suis désolé.

Sarah : Qu'est-ce qu'il y a ?

Réceptioniste : Le nouveau médecin que vous avez engagé, il n'a prit personne depuis une éternité.

Sarah : Je vais aller le voir.

Récéptioniste : Désolé.

Elle frappe à la porte. Pas de réponse.

Sarah : John ? John ?

Elle rentre. John dort sur son bureau.

Sarah est à la réception. John la rejoint. La salle d'attente est vide.

John : Je crois que j'ai finis. Je pensais avoir d'autre gens à voir.

Sarah : Oh je vous en pris un ou deux.

John : Un ou deux ?

Sarah : Ou peut-être cinq ou six.

John : Désolé c'est pas très professionnel.

Sarah : Non non on peut pas dire.

John : J'ai eu... une nuit assez courte.

Sarah : Oh je vois.

John : Bon aller à demain.

Il commence à partir.

Sarah: Et qu'est-ce que... enfin qu'est ce vous faisiez ? Pour veiller si tard.

John: Euh... j'étais... j'étais coincé dans une sorte de salon du livre.

Sarah : Oh ! Oh elle doit aimer les livres alors... votre petite-amie.

John (comprenant où elle veut en venir) : Non ce n'était pas en rencard.

Sarah : Tant mieux ! Enfin je...

John : Et je n'en ai pas ce soir.

 

221B BAKER STREET

Sherlock est toujours en train de rearder dans les livres.

Sherlock : Un livre que tout le monde aurait chez soi...

Il regarde dans sa bibliothèque et regarde les livres un par un : La Bible; Dan Brown; Nigella Lawson; Jamie Oliver. Rien. John entre.

Sherlock : J'ai besoin d'un peu d'air, on sort ce soir.

John : En fait j'ai un rencard.

Sherlock : Un quoi ?

John : C'est quand deux personnes qui s'apprécient sortent s'amuser.

Sherlock : C'est bien ce que je proposais.

John : Ah je ne crois pas non. Enfin j'espère.

Sherlock regarde dans son manteau.

Sherlock : Et vous allez où ?

John : Au cinéma.

Sherlock : Oh ennuyeux, mortel, prévisible. Essai plutôt ça.

Il lui donne le bout de papier qu'il avait arraché d'un poster près de la voie ferrée.John regarde le papier : il y a juste inscrit ‘CIRCUS’ et le numéro de téléphone pour réserver.

Sherlock : En représentation unique à Londres.

John : Merci mais je n'ai pas besoin de toi pour des conseils amoureux.

 

THEATRE. NUIT.

John et Sarah marchent le long de East End.

Sarah : Il y a des années qu'on ne m'avait pas emmené au cirque.

John : Ah oui. C'est un ami qui me l'a recommandé. Il m'a appelé.

Sarah : Ah et c'est quoi ? C'est une troupe itinérante ?

John : Ah je n'en sais pas plus.

Ils tournent au coin. Sarah aperçoit le théatre.

Sarah : Il n'est pas impossible qu'ils viennent de Chine.

John : Oui c'est très possible (pour lui même) C'est une coïncidence...

La facade est décoré de lanterne et la banderole est marquée ‘The Yellow Dragon Circus’.

 

THEATRE – FOYER

John et Sarah sont dans la queue.

John : Bonsoir j'ai réservé deux places pour ce soir.

Vendeur : Oui à quel nom ?

John : Euh... Holmes.

Vendeur : Alors en fait j'en ai trois à ce nom là.

John : C'est curieux j'avais réservé pour deux.

Sherlock : Et j'ai rappelé pour en réservé une pour moi aussi.

John et Sarah se tournent. Sherlock est derrière eux.

Sherlock : Je suis Sherlock (il tend la main vers Sarah)

Sarah : Euh... Bonsoir.

Sherlock : Bonsoir.

Sherlock et John ont une discussion devant les toilettes pour dames.

John : Tu ne pouvais pas me laisser tranquille ne serait-ce qu'une soirée !

Sherlock : Le Cirque du Dragon Jaune à Londres pour une soirée c'est l'évidence ! Les Tong ont envoyé un tueur en Angleterre.

John : Des trafiquants funambules enfin Sherlock reprend toi !

Sherlock : On cherche un tueur qui a des aptitudes pour l'escalade, il me semble que c'est bien le meilleur endroit pour le trouver. Les visas de sorties sont rares en Chine, ils leur faut une bonne raison pour quitter le pays alors maintenant je vais explorer...

John : Bon vas-y moi j'emmène Sarah boire un verre.

Sherlock : Il faut que tu me donnes un coup de main !

John : Figure toi que j'ai d'autre choses en tête pour ce soir.

Sherlock : Ah oui comme quoi ?

John : Tu plaisantes ?

Sherlock : Enfin qu'est ce qu'il y a de si important ?

John : Sherlock je suis en plein rencard et tu pars à la chasse au meurtrier quand moi j'essaie de...

Sherlock : De quoi ?

John : Pendant que moi j'essaie de conclure avec Sarah.

Au même moment Sarah sort des toilettes. John se force à sourire.

John : Oh ! ça va ? Prête ?

Sarah : Oui.

 

THEATRE – AUDITORIUM

Pas de sièges. Toute l'audience est rassemblée dans une pièce éclairée par des nombreuses bougies. Au centre quelque chose de grand est couvert par un drap noir.

John : Tu avais dit un cirque. ça n'a rien d'un cirque ça. Y'a qu'à regarder la foule. Sherlock c'est... c'est de l'art.

Sherlock : Tout ça n'est qu'une couverture.

John : Ah j'avais oublié c'est pas un cirque c'est un gang de trafiquants internationaux.

Un roulement de tambour. Sherlock se penche sur John. C'est la même chose qu'ils ont entendu au musée. Un interprète féminine entre, vêtu d'une robe et de maquillage typique de l'opéra chinois. Un batteur cogne avec un rythme monotone sur un tambour. Le Chanteuse d'Opéra retire un tissu. En equilibre sur un trépied se trouve un baliste- une arbalète chinoise antique. L'arc métallique est prêt à faire feu. À l'autre extrémité est accrochée une cuvette en métal sur une chaîne, qui pend. De sa robe la chanteuse d'opéra met une flèche d'arbalète dans le mécanisme de baliste. Une planche en bois est au bout de la scène. La Chanteuse d'Opéra lève les mains pour faire le silence. Alors roulement de tambour. Elle extrait d'une plume blanche de son couvre-chef. et la fait doucement tomber dans la cuvette en métal. Le mécanisme est très sensible et le poids de la plume enclenche le mécanisme qui libère la flèche qui attérit directement dans la planche. La Chanteuse d'Opéra récupère la flèche et la remplace dans la baliste. Un guerrier masqué entre, habillé tout en noir. Il se dresse contre la planche et des assistants viennent l'emprisonner avec des chaînes.

Sherlock : Un grand classique chinois le numéro de l'évasion. La détente de l'arbalète est chatouilleuse. Le guerrier doit parvenir à se défaire de ses liens avant qu'elle ne tire.

Un bruit. Sarah sursaute et se réfugie près de John.

Sarah : J'ai eu une de ses peurs.

Le ressort de la baliste est tiré vers l'arrière. Une longue corde d'or est accrochée du plafond. A l'extrémité inférieure est fixé un poids remplit de sable.

 Sherlock: Elle va percer le sac de sable. Le sable va se déverser permettant au contrepoids de commencer sa descente.

 Crash de la batterie. Sarah sert plus John. Le guerrier masqué est en place, attaché à la planche. La Chanteuse d'Opéra sort un couteau, coupe une entaille dans le sac de sable. Le sable commence à verser. Lentement, lentement, il monte vers le plafond. À l'autre extrémité de la corde de la masse métallique est progressivement abaissée en direction de la cuvette. Le batteur commence son crescendo. Le guerrier se débat dans ses liens. Les cordes qui le lient ne semblent pas bouger. Sarah est terrifiée et John est visiblement tendu. Le sac de sable est presque vide- il se lève de plus en plus. Le poids en métal descend, touchant presque le bol. Puis, après avoir lutté le guerrier semble se desserrer de ses liens. La baliste est déclenchée; la fléchette tire sur la planche, il se met de côté et il l'évite de peu . La foule applaudit spontanément.

 Sarah: Il a eu chaud.

John: Impressionnant.

John se tourne vers Sherlock mais il n'est plus là.


THEATRE - LES COULISSES

Sherlock entre dans les coulisses. Il trouve un espace dressing - vide. La lumière est faible - seulement quelques bougies. Dans le coin est un mannequin habillé en vert. Une coiffure repose sur le haut - le visage d'un seigneur de guerre chinois .. On entend les applaudissements.


THEATRE - AUDITORIUM

Un nouveau numéro de cirque débute.


Chanteuse d'Opéra: A présent très chers spectateurs depuis les rivages lointains et sombres du grand fleuve Yangtsé nous vous présentons pour votre plus grand plaisir l'araignée oiseau chinoise, aussi belle que mortelle.


Une musique enregistrée. Du plafond descend une grande longueur de soie grise. Habillé de la tête aux pieds en gris un homme grand et angulaire entre. Il monte sur la corde. Ses mouvements sont rapides et sans effort. Il monte trente pieds en l'air et se balance. Puis, en utilisant des mouvements fluides il plane juste au-dessus des têtes des spectateurs.


John: Tu as vu ça !

Sarah : Oui.


THEATRE - LES COULISSES


Sherlock regarde à travers le rideau et voit l'araignée humaine.


Sherlock: Tiens voyez vous ça...


Des bruits de pas. Quelqu'un vient - la chanteuse d'opéra. Sherlock se cache derrière les costumes. La chanteuse s'en va. Par terre il voit un sac de petit kit noir couché sur le sol. Il y a de minuscules traces de peinture jaune sur la poignée.

Sherlock : Ah te voila toi.

Il l'ouvre et se dirige vers un miroir. Il vaporise l'aérosol dessus - c'est la même peinture que celle utilisée à la banque, à l'appartement, au musée...

Dans le miroir Sherlock aperçoit que le mannequin a bougé. Soudain un cri de guerre. La personne qui porte le costume seigneur de guerre attaque Sherlock en brandissant une épée.

BALANCE SUR:  John et Sarah regardent avec émerveillement Zhi Zhu.

BALANCE SUR: Sherlock et le seigneur de guerre chinois sont en prise dans combat à mains nues. L'homme est trapu et volumineux, mais extrêmement solide. Ensemble, ils traversent le rideau et attérissent dans l'auditorium. La foule est stupéfaite. John court vers Sherlock et met le Seigneur de Guerre à terre. La foule commence à se disperser. Le seigneur de guerre revient pour frapper Sherlock avec son épée quand Sarah s'empare d'une plance en bois et lui assène un coup sur la tête. Elle court pour sauver John. Sherlock retire une chaussure du seigneur de guerre - il a un tatouage du Lotus Noir. John sait qu'il est temps de battre en retraite. Il attrape Sarah par la main.

Sherlock : Venez ! Ne restons pas là !

 

POLICE STATION - NEW SCOTLAND YARD

Sherlock, John et Sarah sont avec Dimmock.

Dimmock : J'ai envoyé une patrouille. L'endroit était complètement déserté.

Sherlock : J'ai vu le symbole au cirque. Le tatouage qu'on a vu sur les corps, le signe de Tong.

John : Lukis et Van Coon faisaient partis d'un trafic, l'un d'eux a volé quelque chose quand ils étaient en Chine, quelque chose de valeurs.

Sherlock : Ces gens du cirque sont des membres d'un gang chargé de le récupérer.

Dimmock : Récuperer quoi ?

John : ça nous l'ignorons encore...

Dimmock : Vous l'ignorez encore ? Monsieur Holmes j'ai suivi toutes vos instructions. Lestrade à l'air d'accorder beaucoup de crédit à votre parole. J'ai ordonné qu'on fasse une descente mais maintenant j'aimerai avoir autre chose à présenter qu'une énorme facture d'heures supplémentaires.

 

221B BAKER STREET

John et Sherlock arrive dans le salon. Sarah est toujours avec eux.

John : D'ici demain ils seront retourné en Chine.

Sherlock : Non pas tant qu'ils n'auront pas eu ce qu'ils voulaient.

Il regarde les dix huit symboles.

Sherlock : On doit trouver leur planque. Leur lieu de rendez-vous. Il doit bien y avoir une indication dans ce message.

Sarah : Bon et bien je crois que je ferais mieux de vous laissez...

(Les deux phrases sont dites simultanément)

John : Non non ne pars pas reste...

Sherlock : Oui ce serait mieux si vous partiez maintenant...

Ils se regardent.

John : C'est rien ça. Il plaisante. Tu peux rester si tu veux.

Sarah: Quelqu'un d'autre meurt de faim ou je suis la seule ?

Sherlock : Oh seigneur...

John cherche dans le frigo mais il n'y a rien. Sarah et Sherlock sont dans le salon tandis que John s'affaire dans la cuisine. Sherlock essaie de travailler mais est irriter par les interventions de Sarah.

Sarah : Voilà donc ce que vous faites tout les deux. C'est en résolvant des énigmes que vous gagnez votre vie.

Sherlock (Impatient) : Je suis détective consultant.

Sarah : Oh.

John met des chips dans un bol. Il trouve un bocal d'olives mais elles sont périmées Dans le salon Sarah regarde par dessus l'épaule de Sherlock pour voir ce qu'il fait.

Sarah : C'est quoi ces gribouillages ?

Sherlock : Ce sont des chiffres. Un ancien dialecte chinois.

Sarah : Oh oui ! Bien sûr. Bah oui c'est évident j'aurais dû le savoir.

Mrs Hudson arrive dans la cuisine et porte un plateau avec de quoi faire un apéritif. Elle trouve John.

Mrs Hudson (murmurant) : Et voilà ! J'ai fait du punch et je vous ai apporté de quoi picorer.

John : Mrs. Hudson vous êtes une sainte.

Mrs Hudson: Nous aurions été lundi j'aurais été au supermarché.

John : Merci beaucoup. Merci.

Dans le salon Sarah regarde les feuilles sur le bureau et prend la photo que DIMMOCK a rapporté du musée.

Sarah : Donc ces nombres constitue un code ?

Sherlock : Voilà c'est ça.

Sarah : Et chaque pair de chiffre correspond à un mot ?

Sherlock est interessé pour la première fois par ce qu'elle dit.

Sherlock : Comment vous savez ça ?

Sarah : Et bien deux mots ont déjà été traduits ici.

Elle lui montre la photo. Les deux premiers mots ont été écrits.

Sherlock : John !

John : Humm... ?

Sherlock : John regarde ça. Soo Lin avait commencé à transcire le code à notre intention. Nous ne l'avions pas vu. "Neuf mil.."

John : ça veut dire "millions" ?

Sherlock : "Neuf millions de livres" Pour quoi ? Il faut qu'on trouve la fin de cette phrase.

Sherlock se dirige vers la porte.

John : Où est-ce que tu vas ?

Sherlock : A la salle de restauration du musée. C'est insensé on devait avoir le nez dessus.

John : Sur quoi ?

Sherlock : Le livre John. La clé pour déchiffrer le cryptogramme. Soo Lin s'en est servi. Pendant qu'on faisait toutes les galleries elle avait commencé à traduire le code. Il doit être sur son bureau.

Il sort.

 

BAKER STREET. NUIT.

Sherlock court dehors pour appeler un taxi.

Sherlock : Taxi !

Il bouscule deux touristes allemand et fait tomber leur livre : A to Z of London. Il s'excuse en allemand.

Il leur ramasse et leur tend. Il a loupé un taxi. Il s'énerve. Puis son esprit s'arrête en voyant deux touristes japonais avec le même livre A to Z of London. Sherlock se souvient avoir vu le livre dans l'appartement de Van Coon et dans celui de Lukis. Il se souvient avoir dit "Un livre que tout le monde aurait chez soi"

Sherlock : Pardon ! Attendez ! Bitte !

Sherlock court après les allemands.

Sherlock (il prend le livre, l'homme proteste) : Minute !

 

221B BAKER STREET

Sarah : Oui non bien sûr... Enfin je veux dire... enfin une petite nuit tranquille quoi, comme le médecin me l'a ordonné. Je ne dit pas que je n'aime pas sortir le soir et me friter avec une bande de gangster chinois, en temps normal ça passe, mais en tant que fille j'ai des limites.  

John : Bien sûr. Et ça te dirait si on commandait ?

Sarah : Ouais.

 

BAKER STREET. NUIT

Sherlock feuillette le A TO Z.

Sherlock (essouflé) : Pages quinze premier mot, page quinze premier mot...

Page 15. Premier mot 'Deadman'.

Sherlock : Homme mort. Alors tu menaçais de les tuer. C'est le premier cryptogramme.

Il sort la photo prise sur la voie ferrée et commence à transcrire.

Sherlock : Où c'est... où c'est... là ! (le mot est "Fore") "Pour"

 

221B BAKER STREET

Quelqu'un frappe à la porte.

John : C'est du rapide. Je descends. Je reviens.

Sarah : Tu veux que je mette la table ?

John : On se fait un plateau ?

Sarah : Oui.

John : Oui

 

BAKER STREET

Les références donne des mots comme "Jade"…

 

221B BAKER STREET

John ouvre la porte.

John (sort son portefeuille) : Pardon pour l'attente. C'est combien ?

Zhi Zhu: Vous l'avez ?

John : Quoi ?

Zhi Zhu: Le trésor vous l'avez ?

John : Désolé je ne comprends pas...

Zhi Zhu prend son revolver un assène un coup de cross dans le visage de John qui tombe à terre.

 

BAKER STREET

….‘Pin’ ‘Dragon Road’ ‘Den Close’ ‘Black Acre Close’ ‘Tramway Avenue’ .

Sherlock : "Neuf millions pour la barrette de jade Antre du dragon noir Tramway."

 

221B BAKER STREET

Sherlock revient.Les lumières sont allumées. Les plateau repas prêt mais il n'y a personne.

Sherlock : John ! John ! Je l'ai ! Le code... le livre c'est "Londres de A à Z" qu'ils ont...

Sherlock arrête de parler quand il remarque les deux tags (les même qu'à la banque, au musée...) peint sur les fenêtres.

 

SOUTERRAIN - NUIT.

John se réveille. Il est affalé dans un fauteuil, sa tempe saigne. Sarah est à côté de lui. Ils sont tous deux attachés. Elle est bâillonnée. Le souterrain est uniquement éclairé seulement par un cercle de bougies.Trois autres personnes sont présentes des membres du Lotus Noir. Deux hommes et une femme. La femme se tient au milieu. Vêtu d'un son long manteau noir et ses lunettes noires. C'est la Chanteuse d'Opéra. Elle est entourée de ses deux acolytes en costume noir dont Zhi Zhu.

La Chanteuse d'Opéra (calmement) : "Un livre est comme un jardin magique que l'on aurait dans sa poche"

John l'interroge du regard..

La Chanteuse d'Opéra: Proverbe chinois Mr. Holmes.

John (toujours sous le coup du choc): Je ne suis pas Sherlock Holmes.

La Chanteuse d'Opéra (souriant) : Pardonnez moi de ne pas voir croire sur parole.

Elle avance doucement vers lui et prend son portefeuille dans son manteau.

La Chanteuse d'Opéra: Carte banquaire au nom de Monsieur Sherlock Holmes

John : Non en fait il me l'a prêtée ce n'est pas la mienne...

La Chanteuse d’Opéra: Un chèque d'un montant de cinq milles livres à l'ordre de Monsieur Sherlock Holmes.

John : Non ce chèque là il me l'a confié...

La Chanteuse d’Opéra: Des billets pour le spectacle retiré par vous en personne au nom de Monsieur Holmes.

John : Oui d'accord... malgré les apparences ce n'est pas moi je regrette.

La Chanteuse d’Opéra: Nous l'avons entendu de votre propre bouche.

John (confus): Quoi ?

La Chanteuse d’Opéra: "Je suis Sherlock Holmes et je travaille toujours seul"

FLASHBACK. John crie à travers la boîte aux lettres de Soo Lin "... parce que personne ne peut se mesurer à ma remarquable intelligence !"

Retour dans le souterrain. John sourit.

John : J'ai vraiment dit ça ? Inutile de vous convaincre que je ne faisais qu'une simple imitation.

La femme place un revolver sur le tempe de John qui commence à paniquer.

La Chanteuse d’Opéra: Je suis Shan.

John la regarde

John (surpris) : Vous êtes Shan...

La Chanteuse d’Opéra: Par trois fois nous avons tenter de vous tuer vous et votre compagnon Mr Holmes. Que devait-on dire d'un assassin incapable d'atteindre sa cible ?

Elle appuie sur la détente. Le chargeur est vide. John prend une grande inspiration.

La Chanteuse d’Opéra: On devrait en dire qu'il n'a pas vraiment essayé.

 

221B BAKER STREET

Sherlock cherche un plan de Londres puis l'étale sur la table.

Sherlock (stressé): Tramway... tramway.... Là !

 

LE SOUTERRAIN

La Chanteuse d’Opéra pointe toujours son arme sur John.

La Chanteuse d’Opéra: A présent plus de balle à blanc. Si nous voulions vous tuer Monsieur Holmes, nous l'aurions fait depuis très longtemps. Nous voulions seulement exciter votre curiosité. Vous l'avez ?

John : Si j'ai quoi ?

La Chanteuse d’Opéra: Le trésor.

John : Je ne sais pas de quoi vous parlez.

La Chanteuse d’Opéra : Je préfèrerai m'en assurer.

Elle découvre un drap et présente la machine qu'elle a utilisé dans le spectacle.

La Chanteuse d’Opéra: Ici en Occident tout a un prix et le prix à payer pour sauver sa vie c'est une information.

Zhi Zhu prend la chaise de Sarah et l'emmêne face à la machine. Sarah tente de crier mais sa bouche est baillonnée.

John : Ne faites pas ça...

La Chanteuse d’Opéra : Où est la barrette ?

John : Quoi ?

La Chanteuse d’Opéra: La barrette de l'impératrice évalué à neuf millions de livres sterling. Nous avions déjà un acheteur en Occident mais quelqu'un de chez nous s'est montré trop avide, l'a volée et rapporté à Londres. Et vous Monsieur Holmes vous êtes mis à sa recherche. 

John : S'il vous plait. Ecoutez moi. Je ne suis pas... Je ne suis pas Sherlock Holmes. Vous devez me croire, je n'ai pas trouvé ce fameux objet dont vous me parlez.

Elle décide d'essayer autre chose, et commence à s'adresse à une foule invisible.

La Chanteuse d’Opéra: Il me faut un volontaire dans l'assistance...

John : Je vous en prie. Pas ça !

Elle désigne Sarah qui se débat

La Chanteuse d’Opéra: Merci mademoiselle ! Oui... Vous ferez tout à fait l'affaire.

La Chanteuse d’Opéra perce le sac de sable qui commence à s'échapper. Le poids descend doucement...

La Chanteuse d’Opéra: A présent très chers spectateurs depuis les rivages lointains et sombre de la Tamise nous vous présentons pour votre plus grand plaisir la ravissante compagne de Monsieur Sherlock Holmes défiant l'au-delà dans un numéro sensationnel.

John : Je vous en pris !

La Chanteuse d’Opéra place une fleur de lotus sur les genoux de Sarah.

La Chanteuse d’Opéra: Ah vous avez déjà vu le numéro ? Quel dommage pour vous... vous savez comment ça se finit.

John : Je ne suis pas Sherlock Holmes !

La Chanteuse d’Opéra: Vous ne m'avez pas convaincue.

Sherlock : Quel dommage pour vous ! Sherlock Holmes n'a rien de commun avec lui. Comment me décrirais-tu John ? Débrouillard ? Dynamique ? Enigmatique ?

 John : En retard.

Sherlock : C'est un semi-automatique. Si vous tirez la balle partira à plus de mille mètres pas seconde.

La Chanteuse d'Opéra : Et alors ?

Sherlock : "Et alors ?"

Sherlock frappe un des acolytes de Shan.

Sherlock : Le rayon de courbure de ces murs fait pratiquement quatre mètres. Si vous ratez la balle ricochera et pourrait blesser n'importe qui elle pourrait même rebondir hors du tunnel et vous atteindre vous !

Il donne un coup de pied dans un jerricane plein de feu et fait le noir dans le souterrain. Sherlock atteint Sarah et entreprend de la détacher mais Zhi Zhu le prend à la gorge avec un tissu. Sarah se tord et crie en essayant de se défaire de ses liens : le poids est presque tombé. John renverse délibérément sa chaise et rampe sur le sol. La chanteuse d'opéra tient son arme, mais elle ne peut pas appuyer sur la gâchette, de peur de heurter son homme de main. John rampe toujours jusqu'à la baliste, toujours attaché à la chaise, et tente maladroitement de donner un coup de pied dans l'engin. Finalement il renverse le trépied et la flèche atteint Zhi Zhu. Sherlock se libère de son adversaire et défait les liens de Sarah. John sourit, toujours au sol.

Sherlock (à Sarah) : ça va aller. ça va aller. C'est finit. Tout va bien. Tout va bien.

John : Le prochain rencard ça sera différent j'te l'jure.

Elle rit puis pleure.

 

KINGSWAY TUNNEL - NUIT

La rue est occupée par une ambulance et la police. Sarah a une couverture sur les épaules, John et Sherlock sont avec elle. Dimmock les attend.

Sherlock : Nous nous éclipsons. Inutile de nous mentionner dans votre rapport.

Dimmock : Mr. Holmes...

Sherlock : J'ai de grands espoirs pour vous inspecteur. Une carrière brillante.

Dimmock : Si je vais là où vous me dites d'aller.

Sherlock : Exact.

 

221B BAKER STREET

Sherlock et John sont à la table de la cuisine.

John : Voilà... alors neuf mil'...

Sherlock : ‘Million’.

John : Oui "neuf millions pour une barrette de jade. Antre du dragon. Tramway noir."

Sherlock : Une inscription à l'intention de leurs agent à Londres. Un message concernant ce qu'ils veulent récuperer.

John : Une barrette de jade ?

Sherlock : D'une valeur de neuf millions à déposer au tramway, leur cacherre à Londres.

John : Non mais attend... Est-ce qu'une barrette peut vraiment valoir neuf millions ?

Sherlock : Apparemment.

John : Pourquoi un tel montant ?

Sherlock : Tout dépend à qui elle était.

 

TOUR 42 - SHAD SANDERSON

John et Sherlock sont dans la City - près de la banque.

Sherlock : Deux agents basés à Londres. Ils font le voyage jusqu'à Dalian pour prendre les vases. L'un d'eux se sert au passage. Une petite barrette.

John : De neuf millions de livres !

Sherlock : C'était Eddie Van Coon le voleur. Il a volé le trésor quand il était en Chine

John : Comment est-ce que tu sais que c'est Van Coon et pas Lukis. Même le tueur n'en savait rien.

Ils passent les portes de la banque.

Sherlock : A cause du savon.

 

SHAD SANSERSON – BUREAU D’AMANDA

Amanda est à son bureau et se met de la crème sur les mains. Son téléphone sonne. Elle décroche.

Amanda : Amanda?

Sherlock (au téléphone) : Il vous a fait un cadeau.

Amanda : Bonjour.

Sherlock (au téléphone) : Un petit cadeau à son retour de Chine.

Amanda : Comment vous savez ça ?

Il est juste derrière elle.

Sherlock : Vous n'étiez pas seulement son assistante.

Elle se tourne et raccroche son portable.

Amanda : Vous êtes sensible aux rumeurs.

Sherlock : Non.

Amanda : Dans ce cas je ne comprends pas pourquoi.

Sherlock : La crème de lavande parfumée qui se trouvait chez lui. 300 ml presque vide.

Amanda : Mais qu'est ce que vous...

Sherlock : Je doute qu'en dehors des cas où il reçevait de charmante visite Eddie Van Coon ait été un grand fan de savon. Et il est de la même marque que la crème sur votre bureau.

Amanda : Ecoutez entre lui et moi il n'y avait vraiment rien de sérieux. J'ai très vite mis fin à ça je ne voulais pas que ça dure. C'était mon patron.

Sherlock : Que s'est-il passé ? Pourquoi vous l'avez largué ?

Amanda : Je trouvais qu'il ne m'appréci       ait pas à ma juste valeur. Il trouvait normal de m'avoir. Il m'a posé un lapin une fois de trop. Nous avions prévu de partir en week-end et il m'a juste laissé tomber et s'est envolé pour la Chine sans crier gare.

Sherlock : Et il vous a rapporté un cadeau pour s'excuser. Je peux y jeter un petit coup d'oeil ?

 

SHAD SANDERSON – BUREAU DE SEBASTIAN

John est avec Sebastian qui lui remet le second chèque.

Sebastian : Il est vraiment entré en escaladant le balcon ?

John : Clouez une planche devant la fenêtre et tout vos problèmes seront résolus. (Sebastian lui tend le chèque) Merci.

 

BUREAU D’AMANDA

Amanda tend la barrette à Sherlock.

Amanda : Il disait l'avoir acheté sur un petit marché.

Sherlock : Oh non je ne crois pas. Je crois qu'il l'a piqué.

Amanda : ça se serait tout lui

Sherlock : Il ne connaissait pas sa valeur, il s'est dit qu'elle vous irait bien.

Amanda : Et ça vaut combien ?

Sherlock (un sourire sur les lèvres): Neuf millions de livres.

Amanda (sous le choc) : C'est pas vrai... Oh mon dieu ! Neuf millions !

 

221B BAKER STREET

Sherlock et John sont en train de déjeuner. Sherlock lit un journal qui parle de l'affaire de la barrette de jade.

John : Plus de mille ans et elle l'a tout les soirs sur sa table de nuit.

Sherlock : Il ne connaissait pas sa valeur. Il ne comprenait pas ce qu'ils lui voulaient.

John : Il aurait dû se contenter d'un chat porte-bonheur.

Sherlock est silencieux, un peu triste.

John : Je parie que ça te préoccupe.

Sherlock : Quoi ?

John : Qu'elle se soit échappée. Cette général Shan. On a eu ses deux sbires mais ce n'est pas suffisant.

Sherlock : ça doit être un vaste réseau John, avec sans doute des milliers d'agents. Toi et moi ont a fait que gratter la surface.

John : Tu as réussi à craquer le code. Après tout peut-être que Dimmock réussira à les attraper tous maintenant qu'il le connait.

Sherlock : Non. Non... J'ai réussi à craker ce code là. Tout ce que les trafiquants ont à faire c'est choisir un autre livre.

John regarde à travers la fenêtre. Un jeune homme peint un graffiti sur le mur...

 

UNE CHAMBRE SOMBRE

Une table et une chaise. La Chanteuse d'Opéra est assise et fait face à un ordinateur.

La Chanteuse d’Opéra: Sans vous. Sans votre aide. Nous n'aurions jamais eu accès à Londres. Acceptez mes remerciemenents.

Les mots apparaissent sur l'écran. Le nom du correspondant est simplement "M"

‘M_La gratitude est vaine.’

‘M_Elle n'est qu'attente de faveurs à venir’.

La Chanteuse d’Opéra: Nous n'avions pas du tout prévu... nous ignorions que cet homme, allait intervenir... ce Sherlock Holmes. A présent votre sécurité se trouve compromise.

‘M_Il ne faut pas qu'ils remontent jusqu'à moi’

La Chanteuse d’Opéra: Jamais je ne révèlerai votre identité.

‘M_Je n'en doute pas.’

Une petite lumière rouge apparait sur le front de la femme. Détonation.

 

FIN DE L’EPISODE

 

 

Note préliminaire :
Cette transcription de l’épisode 1.02 a pour base le script original écrit par Steve Thompson qui a été publié sur le site BBCWritersroom.

Le texte publié ci-dessous reprend ce document de travail original, mais les coupes effectuées sur des scènes ou des lignes de dialogues sont mentionnés entre [ ] ainsi que les modifications apportées dans l’ordre de certaines scènes au montage final.

Il y a également des différences mineures entre les dialogues de l’épisode et ceux qui figurent dans ce document qui n’ont pas été reportées dans cette transcription.

 

Episode 1.02: THE BLIND BANKER

 

MUSEUM - ANTIQUITIES ROOM

Chinese music. A woman’s hand. She pours green tea from a Chinese tea set. A party of school children watching her.

 Soo Lin: The great artisans say - the more the tea pot is used, the more beautiful it becomes. The pot is seasoned by repeatedly pouring tea over the surface. The deposit left on the clay creates this beautiful patina, over time. Some pots - the clay has been burnished by tea made over four hundred years ago.

 After the presentation…

PA system: This museum will be closing in 10 minutes.

 Andy: Four hundred years old. And they’re letting you use it to make yourself for brew.

 Soo Lin: Some things aren’t supposed to sit behind glass. They’re made to be touched - to be handled. (She turns. He is looking straight at her.)(SIGHS) These pots need attention. The clay is cracking.

 Andy: Well I can’t see how a tiny splash of tea is going to help.

 Soo Lin:  Sometimes you have to look hard at something - to see its value. (She holds up the pot) See? This one shines a little brighter.

 Andy: I don’t suppose... Um, I mean, er... I don’t suppose that you want to have a drink. Not tea obviously. Um, in a pub, with me, tonight. Um?

 Soo Lin (smiles softly): You wouldn’t like me all that much.

 Andy: Couldn’t I, maybe, decide that for myself?

 Soo Lin (Shakes her head, sadly): I can’t. I’m sorry. Please stop asking.

 

MUSEUM - STORE ROOM.

Blackness. A door opens. Soo Lin looks round – no one. Just row after row of faceless antiquities, all bound.

(LOCK CLICKS)

 Soo Lin: Is that security? (No answer) Hello?

 In the corner: a statue covered loosely with a dust cloth. The cloth billows about - someone has untied it. Soo Lin reaches out and pulls the cloth away. Soo Lin freezes in horror.

 --- Opening Credits ---

 

 LOCAL SUPERMARKET / 221B BAKER STREET

 

John is buying groceries. He gets to the checkout. He runs his shopping through the self-service scanner. The electronic voice takes him step-by-step through the process.

 PA: Can the till supervisor please go to…?

Computer-generated message: Unexpected item pack in the area, please try again.

 JUMP CUT TO: 221B BAKER STREET

(GRUNTING AND GROANING)

Sherlock is in the flat. He is locked in hand to hand combat with a six-foot Sikh Warrior in a turban and full traditional battle dress. The Sikh Warrior lunges at him with a lethal-looking blade. Sherlock jumps back to avoid the blow.

 JUMP CUT TO: THE SUPERMARKET

 Electronic voice: Item not scanned. Please try again.

 John: Maybe you could keep your voice down?

 JUMP CUT TO: 221B BAKER STREET

The Sikh Warrior kicks out and knocks Sherlock back on to the table. Sherlock rolls away just in time before the knife lands - gashing MRS. HUDSON’s finest teak.

 JUMP CUT TO: THE SUPERMARKET

John plugs his card in and types the PIN number.

 Electronic voice: Card not authorized. Please use alternative methods of payment.

 John: Yeah. Alright! I’ve got it! [Got that. Leave it. Leave that.]

 JUMP CUT TO: 221B BAKER STREET

Sherlock dodges another thrust from the Sikh Warrior. He tries a variation on the old ‘Watch Out!’ routine: he points into the corner of the room and pulls a face.

 Sherlock: Hey!

 The Sikh Warrior falls for it; turns round to look. Sherlock brings his fist up and lands a punch that knocks his assailant out. The man collapses in the armchair.

 John enters, clearly hassled by his shopping experience. Sherlock sits in the armchair, reading. Doesn’t look up.

 Sherlock : You took your time.

 John: Yeah, I didn’t get the shopping.

 Sherlock: What? Why not?

 John: Because I had a row in the shop. With the chip and PIN machine.

 Sherlock: You…You had a row with a machine?

 John: Sort of. It sat there and I shouted abuse. Have you got cash?

 Sherlock (nods at the table): Take my card.

 John digs in Sherlock’s wallet and finds his debit card.

 John: You could always go yourself, you know. You’ve been sitting there all morning - you haven’t moved since I went out.

 Sherlock totally blanks him.

 John: What happened about that case you were offered? The Jaria diamond.

 Sherlock: Not interested. I sent them a message.

 Sherlock kicks the blade under the sofa. John spots the scratch on the table - rubs it - tuts to himself as he goes out of the door.

 Five minutes later - John enters again, laden with groceries. He dumps the bags on the counter with a bang. Sherlock is surfing the internet.

 John: [Don’t worry about me, I can manage.] (Looks at Sherlock) Is that my computer?

 Sherlock: Of course.

 John: What?

 Sherlock: Mine is in the bedroom.

 John: And you couldn’t be bothered to get up. It’s password protected.

 Sherlock: In a manner of speaking. Took me less than a minute to guess yours. Not exactly FortKnox.

 John (takes his computer): Right. Thank you.

 John collapses in the chair and examines today’s mail. Plenty of bills.

 John: I need to get a job.

 Sherlock: Oh. Dull!

 John: [Listen.] If you’d be able to lend me some... (No response) Sherlock? Are you listening?

 Sherlock: I need go to the bank.

 Sherlock jumps up.

John and Sherlock on a busy London street.

 

THE GHERKIN AND TOWER 42.

 

John: Yes, when you said we were going to the bank...

 They arrived at the reception.

 [Sherlock: Sherlock Holmes.]

 Sebastian arrives.

 Sebastian: Sherlock Holmes!

 Sherlock: Sebastian.

 Sebastian: Hi, buddy? How long’s it been - eight years since I last clapped eyes on you?

 Sherlock: This is my friend John Watson.

 Sebastian: Friend?

 John: Colleague.

 Sebastian: Right…Grab a pew. Need something? Coffee? Water? No? (To his PA)

We’re all sorted here thanks.

 

 They sit.

 

 Sherlock: So, you’re doing well. [You’ve been abroad a lot.]

 Sebastian: Well, so?

 Sherlock: Flying all the way round the world. Twice in a month!

 Sebastian: You’re doing that thing. (To John) We were at Uni together, and this guy here - he had this trick he used to do.

 Sherlock: It’s not a trick.

 Sebastian: He could look at you and tell your whole life story.

 John: Yes, I’ve seen him do it.

 Sebastian: Put the wind up everyone. We hated him. You’d come to breakfast in the formal hall and this freak would know who you’d been shagging the previous night.

 Sherlock: I simply observed.

 Sebastian: Go on. Enlighten me. Two trips a month, flying all round the world. You’re quite right. But how could you tell?

 

Sherlock opens his mouth to speak, but ...

 

Sebastian: Are you going to tell me there’s a stain on my tie - from special ketchup you can only buy in Manhattan?

 Sherlock: No. I ...

 Sebastian: Or maybe it’s the mud on my shoes

 Sherlock: I was just chatting with your secretary outside. She told me.

 Sebastian (laughs):  I’m glad you could make it over. We’ve had a break in.

 

Across the busy trading floor.

 

Sebastian: Sir William’s office - The bank’s former chairman. His room has been left here - like a sort of memorial... Someone broke in here late last night.

 John: What did they steal?

 Sebastian: Nothing. They just left a little message.

 

SIR WILLIAM’s OFFICE

 

A gilt-framed oil painting: a portrait of a grim-faced banker. Someone has drawn a thick line across Sir William’s eyes using bright yellow aerosol.

Sebastian, Sherlock and John watching CCTV footage. Sebastian flicks back to the previous still: ‘11.33pm’. No paint. Forward again. ‘11.34pm’. Paint.

 

Sebastian: Sixty seconds apart. So someone came up here in the middle of the night, splashed paint around - then left within a minute.

 Sherlock: How many ways into that office?

 Sebastian: That’s where this gets really interesting.

 

RECEPTION DESK.

 

Sebastian: Every door that opens in this bank - it gets logged right here. Every walk-in cupboard. Every toilet.

 Sherlock: That door didn’t open last night?

 Sebastian: There’s a hole in our security. Find it and we’ll pay you. Five figures. This is an advance. Tell me how he got in - there’s a bigger one on its way.

 Sherlock: I don’t need an incentive, Sebastian.

 

Sherlock will not even look at it - breezes off to begin work. Sebastian about to put the cheque away.

 

John: He’s kidding you, obviously. Shall I look after that for him...?

 

SIR WILLIAM’s OFFICE

Click. A camera on a mobile phone. Sherlock photographs the vandalised portrait.

Click. Photographs the tag on the adjacent wall. Sherlock explores Sir William’s office. There is access out onto a tiny private balcony/terrace.

 Sherlock is moving around the trading floor, dodging and weaving in and out of the pillars. People stop work and stare. He appears to be studying the graffiti from all sorts of different angles. He darts into the office next door to the Sir William’s. A sign outside it: ‘HONG KONG DESK HEAD’. The walls are glass. He turns - there is a full, plain view of the painted graffiti from in here.  Sherlock and John descend in the glass lift.

 

John: ‘Two trips around the world this month.’ You didn’t ask his secretary. You said that just to irritate him. How did you know?

 Sherlock: Did you see his watch?

 John: His watch?

 Sherlock: Time is right but the date was wrong. Two days ago. ‘Cause he crossed the date line twice, and didn’t alter his watch.

 John: Within a month? How d’you get that part?

 Sherlock: New Breitling. Only came out this February.

 

The lift reaches the bottom and opens. Sherlock and John exit the building.

 

John: Okay. So you think we should sniff around here a bit longer?

 Sherlock: Got everything I need to know already, thanks. That graffiti is a message. For someone at the bank - working on the trading floor. We find the intended recipient and...

 John : They’ll lead us to the person who sent it.

 Sherlock: Obvious.

 John: Well there’s 300 people up there, who was it meant for?

 Sherlock: Pillars.

 John: What?

 Sherlock: The pillars. And the screens. Very few places where you could see the graffiti from. That narrows the field considerably. And of course - the message was left at 11.34 last night. That tells us a lot.

 John: Does it?

 Sherlock: Traders come to work at all hours. Some trade with Hong Kong in the middle of the night. That message was intended for someone who came in at midnight. Not many Van Coons in the phone book.

 

They hail a cab and climb in.

 

Eddie Van Coon’s apartment block.

 

Sherlock rings. No answer. He rings again. Still no answer.

 

John: So what do we do now? Sit here and wait for him to come back?

Sherlock: Just moved in.

 John: What?

 Sherlock: Floor above. New label.

 

John observes the pristine label on the buzzer.

 

John: Could have just replaced it.

 Sherlock: No one ever does that.

 

He rings the buzzer - seventh floor. A WOMAN’s VOICE answers.

 

WOMAN (V.O): Hello?

 Sherlock (Speaking into the intercom): Hi, um, I live in the flat just below you. I don’t think we’ve met.

 WOMAN (V.O): No. Well - I’ve just moved in.

 

Sherlock casts a victorious glance at John.

 

Sherlock: Actually I’ve just locked my keys in my flat.

 WOMAN (V.O): You want me to buzz you in?

 Sherlock: Yeah. And can we use your balcony?

 Woman (V.O): What?

 

Sherlock is on the woman’s 7th floor balcony - he climbs over the edge so he can lower himself down on to Van Coon’s. Van Coon’s patio door slides open when he pushes it. Sherlock explores the empty flat. Sherlock rifles through the kitchen. Very little there. A fridge full of champagne. A knock at the door. It’s John waiting outside.

 

John: Sherlock? Sherlock? You OK?

 

Pokes his head inside a tiny, pristine bathroom - a single toothbrush and a dispenser of liquid soap.

 

John: Any time you feel like letting me in...

 

Sherlock goes to the bedroom - he has to force the door. The chair is still jammed against it. Inside...

Eddie Van Coon lies on his bed. He’s been shot through the head.

 The police have arrived. John watches them search about for forensic evidence. The gun is on the bedroom floor - beside Eddie Van Coon’s outstretched hand.

 

John: Do you think maybe he lost a lot of money? Suicide rate is pretty common amongst City boys.

 Sherlock: We don’t know that it was suicide. Come on.

 John: The door was locked from the inside. You had to climb down the balcony...

 

Sherlock observes the dead man’s suitcase.

 

Sherlock: Been away three days, judging by the laundry. Look at the case there was something was packed tightly inside it.

 John: Thanks - I’ll take your word for it.

 Sherlock: Problem?

 John: I’m not desperate to root around some bloke’s dirty underwear.

 

Sherlock studies the corpse.

 

Sherlock: Those symbols at the bank, the graffiti, why was they put there?

John: Some sort of code?

Sherlock: Obviously. Why were they painted? Want to communicate, why not use e-mail?

John: Well, maybe he wasn’t answering...

Sherlock: Good. You follow.

John: No.

Sherlock: What kind of message would everyone try to avoid? What about this morning? Those letters you were looking at.

John: Bills!?

Sherlock: Yes. He was being threatened.

John: Not by the gas board.

 

From the dead man’s mouth Sherlock retrieves... A small screwed up ball of black paper - moist with saliva. He stretches it open - it’s simply blank. Just that moment a police Inspector enters - DI Dimmock. A newly promoted graduate.

 

Dimmmock: … see if we can get prints off this glass.

 Sherlock: Ah, Sergeant... We haven’t met.

 Dimmock (Without joy): Yeah, I know who you are. And I’d prefer it if you didn’t tamper with any of the evidence.

 

Sherlock puts the soggy ball of black paper into an evidence bag and hands it over.

 

Sherlock: I phoned Lestrade. Is he on his way...?

 Dimmock: He’s busy. I’m in charge. And it’s not Sergeant. It’s Detective Inspector. Dimmock.

 

Sweeps out again. Sherlock and John follow him. As they sweep through the door into the lounge.

 

Dimmock: We’re obviously looking at a suicide.

 John: It does seem the only explanation of the facts.

 Sherlock: Wrong. It’s one possible explanation of some of the facts. You’ve got a solution that you like, but you’re just choosing to ignore anything you see that doesn’t comply with it.

 Dimmock: Like?

 Sherlock: Wound’s on the right side of his head.

 Dimmock: And?

 Sherlock: Van Coon was left-handed. Requires a quite bit of contortion.

 Dimmock: Left-handed?

 Sherlock: I’m amazed you didn’t notice. All you have to do is look around this flat. Coffee table on the left-hand side, coffee mug handle pointing to the left. Power sockets, habitually used the one the left.  Pen and paper on the left side of the phone. Picked up with his right, took messages with his left. Want me to go on?

 John: Er, no. I think you’ve covered it.

 Sherlock: I might as well actually. I’m almost at the bottom the list. There is a knife on the great board with butter on the right side of the blade because he used it with his left. It’s highly unlikely that a left-handed man would shoot himself in the right side of the head. Conclusion: someone broke in and murdered him. Only explanation of all of the facts.

 Dimmock: But the gun...

 Sherlock: He was waiting for the killer. He’d been threatened.

 Dimmock: What?

 John: Today at the bank. A sort of a warning.

 Sherlock: He fired a shot when his attacker came in.

 Dimmock: And the bullet...?

 Sherlock: Went through the open window.

 Dimmock: Oh, come on! What are the chances of that?

 Sherlock: Wait for the ballistics’ report. The bullet in his brain wasn’t fired from his gun, I guarantee it.

 Dimmock: But if his door was locked from the inside... how did the killer get in?

 Sherlock:  Good. You’re finally asking the right questions.

 

And Sherlock is off.

 

RESTAURANT

Sebastian is entertaining clients - the end of a long lunch. They roar heartily at his jokes.

Sebastian: He’s left trying to sort of cut his hair with a fork, which of course can never be done.

Sherlock and John stride over to the table.

 

Sherlock: It was a threat. That’s what the graffiti meant.

 

The table silenced by this odd intrusion.

 

Sebastian: I’m kind of in a meeting. Can you make an appointment with my secretary?

 Sherlock: I don’t think this can wait, sorry Sebastian. One of your traders someone who works in your office was killed.

 Sebastian: What!?

 John: Van Coon. The police are at his flat.

 Sebastian: Killed?

 Sherlock (With a mouthful):  Sorry to interfere with everyone’s digestion. Still want me to make an appointment? OK. Would maybe nine o’clock at Scotland Yard suit?

 

RESTAURANT- TOILET

 

Sherlock, Sebastian and John in the restaurant toilet. Sebastian splashes water on his face - stares at the mirror.

 

Sebastian: Harrow, Oxford… very bright guy. Worked in Asia for a while so...

 John: You gave him the Hong Kong accounts.

 Sebastian: Lost five million in a single morning, made it all back a week later. Nerves of steel, Eddie had.

 John: Who’d want to kill him?

 Sebastian: We all make enemies.

 John: You don’t all end up with a bullet through your temple.

 Sebastian: Not usually.

 

Sebastian’s mobile buzzes - a text message.

 

Sebastian: Excuse me. It’s my Chairman. The police have been on to him. Apparently they’re telling him it was suicide.

 Sherlock: They’ve got it wrong, Sebastian. He was murdered.

 Sebastian: Well I’m afraid they don’t see it like that.

 Sherlock: So?

 Sebastian: And neither does my boss I hired you to do a job - don’t get side-tracked.

 

And he exits.

 

John: I thought bankers were all supposed to be heartless bastards.

 

STREET- NIGHT

 

A man in a wild panic - runs across a busy London street at night. Cars swerve to avoid him - beeping. He arrives at a front door and jams his key in the lock. Slams the door behind him. He is running up the stairs - desperate, terrified.

He opens the door to his top-floor flat and bolts the door behind him - a dead bolt top and bottom and a chain. The flat has been thrashed. And then he hears it! In the street somewhere... A drum beat.

 

MUSUEM- RESTAURATION ROOM

 

The Museum Director enters. Andy is cleaning pottery.

 

Director: I need you to get over to Crispians. Two Ming vases up for auction. Chenghua. Will you appraise them?

 

She shows him a brochure - a picture of the vases.

 

Andy: Soo Lin should go. She’s the expert.

 Director: Soo Lin has resigned her job. I need you.

 

Andy shocked by this revelation. Out on Soo Lin’s empty desk.

 

Shaftesbury avenue – The Lucky Cat

 

Andy is ringing on a door bell. No response. Tries again. The name on the doorbell says ‘Soo Lin YAO’. There is a new phone book on the doorstep – recently delivered but not collected. Andy finds an old envelope in his pocket scribbles a short message and stuffs it through the letter box.

 

GP’s surgery - Sarah’s room

 

John sits across the table from Sarah, practice manager. She’s reading his CV.

 

Sarah: Just locum work.

 John: No. That’s fine.

 Sarah: You’re a bit - well, overqualified.

 John: I could always do with the money.

 Sarah:  We’ve got two away on holiday this week and one just left to have a baby. It might be a bit... mundane for you.

 John (Smiles): No mundane is good, sometimes. Mundane works.

 Sarah: It says here that you were a soldier.

 John: And a Doctor.

 Sarah: Anything else you can do?

 John: I learned the clarinet in school. 

Sarah: Look forward to it.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock has printed off his photos of the graffiti – the blindfold and the tag. He’s stuck them to the mirror above the fireplace. He sprawls in the armchair. Door slams. John back from interview.

 

Sherlock: I said could you pass me a pen?

 John (Taken aback): What? When?

 Sherlock: About an hour ago.

 John: Didn’t notice I’d gone out, then?

 

He tosses Sherlock a pen.

 

John: I went to see about a job at that surgery.

 Sherlock: How was it?

 John: Great. She’s great.

 Sherlock: Who?

 John: The job.

 Sherlock: ‘She’?

 John: It.

 Sherlock: Here. Have a look.

 

Sherlock points to the open laptop - the webpage is a news story – ONLINE NEWS.

 

John (Reads): ‘The intruder who can walk through walls’.

 Sherlock: It happened last night. Journalist shot dead in his flat. Door locked. Windows bolted from the inside. Exactly the same as Van Coon.

 John: God. You think...?

 Sherlock: He’s killed another one.

 

Police Station - New Scotland Yard

 

Police office - open plan. Dimmock at his desk. Sherlock uses his computer to find the TIMESONLINE headline.

 

Sherlock: Brian Lukis. Freelance journalist. Murdered in his flat. The door locked from the inside.

 John: You’ve got admit it’s similar. Both men killed by someone who can walk through solid walls!

 Sherlock: Inspector, do you seriously believe that Eddie Van Coon was just another City suicide? (No response) You have seen the ballistics reports, I suppose? (Dimmock nods) And? The shot that killed him wasn’t from his own gun.

 Dimmock: No.

 Sherlock:  No. So. This investigation might have moved a bit quicker if you were to take my word as gospel. I’ve just handed you a murder enquiry. Five minutes in his flat.

 

Lukis’ flat

 

Sherlock: Four floors up. That’s why they think they’re safe. Put the chain on the door, bolt it shut. They think they’re impregnable. They don’t recon for a second -there’s another way in.

 Dimmock: I don’t understand

 Sherlock: We’re dealing with a killer who can climb.

 

Sherlock sees a broom. He grabs a table, balances a chair on it and climbs up on the structure, broom in hand.

 

Dimmock: What are you doing?

 Sherlock: He can cling to walls like an insect.

 

Balancing on the chair atop the table - he lifts the broom up high and nudges the skylight. It opens.

 

Sherlock: That’s how he got in.

 [Dimmock: What?]

 Sherlock: He climbed up the side of the walls, ran around the roof and dropped in through the skylight.

 Dimmock: You’re not serious? Like Spiderman?

 Sherlock: He scaled a sixth floor of a Dockland’s apart building to jump in and to kill Van Coon.

 Dimmock (Scathing): Hold on...

 Sherlock: Of course he got into the bank. He runs across the window ledge and on to the terrace. We have to find out what connects these two men.

 

Thumbs through the books on the desk. The top one is marked with the words ‘WEST KENSINGTON LIBRARY’, a stamped date and a little crest.

 

Library

 

John and Sherlock, zigzag through row after row of books. Sherlock has the book he took from LUKIS’s desk - South-East Asian politics.

 

Sherlock : The date stamped in this book is the same day he died.

 

John and Sherlock, zigzag through row after row of books. Sherlock has the book he took from Lukis’s desk - South-East Asian politics. The books are on sliding racks. One rack is labelled ‘POLITICAL SCIENCE - SOUTH EAST ASIA’. The serial number on the book matches the numbers on this rack. John tugs it and it slides out - examines the spines. He freezes.

 

John: Sherlock.

 

Scrawled across the book spines are two massive graffiti symbols written in bright yellow aerosol. Same as at the bank - a horizontal line and a scrawled tag.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock has photographed the new graffiti (from the library) and stuck it to the mirror. He stares hard at four yellow symbols

 

Sherlock: So. The killer goes to the bank - leaves the threatening cipher for Van Coon. Van Coon panics, returns to his apartment and locks himself in. Hours later... He dies.

 John: The killer finds Lukis at the library; he writes the cipher on the shelf where he will see it. Lukis goes home...

 Sherlock: ... and that night he dies too.

 John: Why did they die, Sherlock?

 Sherlock: Only the cipher can tell us.

 

TRAFALGAR SQUARE

 

Sherlock and John crossing Trafalgar Square.

 

Sherlock: The world runs on codes and ciphers, John... that million pound security system at the bank... The pin machine you took exception to cryptography inhabits our every waking moment...

 John: Yes. OK. But...

 Sherlock: But it’s all computer generated. Electronic codes – electronic ciphering methods. This is different: it’s an ancient device. Modern code-breaking methods can’t unravel it.

 John: Where we headed?

 Sherlock: I need someone for advice.

 John: What? Sorry?

 Sherlock: You heard me perfectly. I’m not saying it again.

 John (A broad smile): You need advice.

 Sherlock: On painting. Yes. I need to talk to an expert.

 

They make for the National Gallery. But then Sherlock cuts down a side alley.

 

GRAFFITI ALLEY

 

The back of the National Gallery - an alleyway. Raz is a nineteen year-old skateboard punk He has a kit bag at his feet and an aerosol can in hand. He sprays a stencil on to the rear wall of the gallery – a policeman with a pig’s face.

 

Raz: Part of my new exhibition.

 Sherlock: Interesting.

 Raz: I call it ‘Urbanbloodlustfrenzy.’

 John: Catchy.

 Raz: I’ve got two minutes before a Community Support Officer comes round that corner. Can we talk whilst I’m working?

 

Sherlock offers him the phone. Raz hands the spray can to John so he can look. Flicks through the photographs. The images from the bank and the library.

 

Sherlock: Know the author?

 Raz: At last the paint. It’s like Michigan, hard-core propellant. I’d say zinc.

 Sherlock: And what about the symbols? Do you recognise them?

 Raz: Not sure it’s a proper language.

 Sherlock: Two men have been murdered, Raz. Deciphering this - it’s the key to finding who killed them.

 Raz: This is all you got to go on? It’s hardly much is it?

 Sherlock: You’re going to help us or not?

 Raz: I’ll ask around.

 Sherlock: Somebody must know something about it.

 

Two COMMUNITY SUPPORT Officers appear around the corner.

 

Officer: Oi.

 

John forgets he is holding the paint can. The Officers come running. Raz surreptitiously kicks the kit bag along the floor. It is now at John’s feet.

 

Officer (To John): What the hell do you think you’re doing? This gallery is a listed public building.

 

The Officer sees the fresh art - the pig-faced policeman.

 

John: No no. Wait. That wasn’t me who painted it. I was just... Just holding this for...

 

John turns. Raz and Sherlock have both run away. The Officer opens the kit bag. Inside is a whole stash of paint.

 

Officer: Bit of an enthusiast, are we?

 

MUSEUM - RESTORATION ROOM

Staff Office. Andy remonstrating with the MUSEUM Director.

 

Andy: She was right in the middle of an important piece of restoration. Why would she suddenly resign?

 MUSEUM Director: ‘Family problems’. She said so in her letter.

 Andy: She doesn’t have a family. She came to this country on her own...

 MUSEUM Director (Exasperated): Andy...

 Andy: Those teapots - those ceramics - they’ve become her obsession. She’s been working on restoring them for weeks. I can’t believe she would just abandon them.

 MUSEUM Director: Perhaps she was getting a bit of unwanted attention.

 

Andy looks up - a few of the staff glance at him and then glance away.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock has made a collage - pages and pages printed off the internet - language systems and archaic symbols. Egyptian hieroglyphics; the Greek alphabet; Hebrew letters; Arabic letters; Chinese words... He’s stuck them all around the edge of the mirror. John opens the door, quietly furious. Sherlock has his head in a book of runes.

 

Sherlock (Without looking up): You’ve been a while.

 John: Yeah, well you know how it is... Custody Sergeants don’t really like to be hurried, do they? Just formalities. Finger prints; a charge sheet. And I’ll have got to be in Magistrates Court on Tuesday...

 Sherlock (Not interested): What?

 John: Me, Sherlock. In court on Tuesday. They’re giving me an ASBO.

 Sherlock (Still not listening): Good. Fine.

 John: You want to tell your little pal: he’s welcome to go and own up, anytime...

 Sherlock: This symbol - I still can’t place it. I need you to go to the police station. Ask about the journalist...

 

John is trying to take off his coat - Sherlock won’t let him.

 

Sherlock: All his personal effects will be impounded. Get hold of a diary - or something that will tell us his movements...

 

Instead he pushes him out of the door. John and Sherlock coming out the front door 

 

Sherlock: I’ll go and see Van Coon’s PA... If we retrace their steps - somewhere they’re coinciding.

 

Sherlock runs off up the street. John is left alone. Sighs. Acquiesces. Hails a cab.

 

[John: Scotland Yard.]

 

The cab draws up. He climbs in then glances round... someone is on the pavement opposite, watching him. We only get the tiniest glimpse - a fleeting image as the cab races away. She holds up her phone - is she photographing John? The cab pulls away.

 

Shad Sanderson- EDDIE’s OFFICE

 

EDDIE’s PA, Amanda is with Sherlock. She leans over and punches passwords into EDDIE’s computer. His calendar pops up. A note in it says ‘DALIAN’ - a trip lasting three days.

 

Amanda: Flew back from Dalian, Friday. Looks like he had back to back meetings with the sales team.

 [Sherlock: Can you bring me up a copy?

 Amanda: Sure. ]

 

She presses ‘Print’ - prints out a copy of the diary.

 

Sherlock: What about the day he died? Can you tell me where he was?

 Amanda: Sorry. There’s a gap - I’ve all his receipts!

 

POLICE STATION

 

Dimmock rooting through a file of evidence.

 

Dimmock: Your friend...

 John: Listen - whatever you say - I’m behind you a one hundred per cent.

 Dimmock: He’s an arrogant sod.

 John (Genuinely surprised): Oh. That was mild. People say a lot worse than that.

 

Dimmock offers John an item - a pocket diary.

 

Dimmock: This is what you wanted, isn’t it? The journalist’s diary.

 

John takes it - a fat personal organiser - opens it. Tucked inside is an aeroplane ticket. We see the airport name printed: ‘DALIAN’.

 

Shad Sanderson- Amanda’s desk

EDDIE’s receipts for the week are spread across her desk. Taxis; meals; buses; trains. Posh restaurants - countless expensive bar bills - new suits.

 

Sherlock: What sort of boss was he, Amanda? Appreciative?

 Amanda (A wry smile): Er... no. That’s not the word I’d use. The only things that Eddie appreciated had a big price tag.

 

There is hand-cream on her desk.

 

Sherlock: Like that hand cream. He bought that for you, didn’t he?

 

Amanda utterly disconcerted by this. Sherlock shuffles the receipts around like a card game - trying to get them in order. Amanda brushes hair from her eyes - pins it back again.

 

Sherlock: Look at this one. He took a taxi from home the day he died. Eighteen pounds fifty.

 Amanda: That would get him into the office.

 Sherlock: It wasn’t rush hour. Check the time. Mid-morning. Eighteen would get him as far as...

 Amanda (Recalls): The West End! I remember him saying.

 

The bank. Sherlock finds a train ticket amongst the receipts. Checks the dates.

 

Sherlock: Underground. (Reads the small print) Printed at one. In Piccadilly.

 Amanda: So he took a tube back to the office. Why would he take a taxi into town - and then the tube back?

 Sherlock: ‘Cause he was delivering something heavy. Don’t want to lug a package up the escalators.

 Amanda: ‘Delivering’?

 Sherlock: To somewhere near Piccadilly station. Jump the package, delivered it and then…

 

Sherlock spots something. He picks up a receipt from the pile- a sandwich shop.

 

Sherlock: … stopped on his way. He got peckish.

 

SHAFTESBURY AVENUE

Sherlock outside the sandwich shop. Checks VAN COON’s receipt - matches the name.

 

 

Sherlock: So. Bought your lunch here. In road to the station. Where were you headed from? Where did the taxi drop you off?

 

He is so busy looking at the shops on this street he collides with someone on the pavement. It’s John, coming in the opposite direction.

 

Sherlock (Excited): Eddie Van Coon brought a package here the day he died. Whatever was hidden inside that suitcase? I’ve managed to piece together his movements using scraps of information...

 John: Sherlock...

 Sherlock: ... credit card bills and receipts. He flew back from China and came here.

 John: Sherlock...

 Sherlock: Somewhere in this street. Somewhere here. I don’t know where.

 John (Points): That shop over there.

 Sherlock: How can you tell?

 

John holds up the journalist’s diary

 

John: Lukis’ diary. He was here too. He wrote down the address.

 Sherlock: Oh.

 

 SHAFTESBURY AVENUE - LUCKY CAT.

 

An old Chinese Emporium - THE LUCKY CAT. The golden cat in the window waves at Sherlock and John. Inside the shop...

 

[John: Hello…]

 

A Chinese Shopkeeper (old lady in dark glasses) sits on a stool behind the counter. Incense burning. Sherlock lifts a small stone figurine - exposes a Small square in the thick layer of dust.

 

Chinese Shopkeeper: You want Lucky Cat...?

 John: Er, no thanks. No.

 Chinese Shopkeeper (lifts a lucky cat from the shelf.): Ten pound. Ten pound. I think your wife she will like.

 

And then something catches John’s eye. And Sherlock’s too.

 

John: Sherlock… the label there...

 Sherlock: Yes, I see it.

 John: Exactly the same as the cipher...

 

A handwritten price tag - the symbol on it is identical to the ‘tag’ found at the library and the bank.

 

SHAFTESBURY AVENUE/CHINATOWN

 

Outside the shop. Chinatown. John and Sherlock peruse the shop windows - the same symbols appear again and again: price tags at the deli; the blackboard outside the grocers...

 

Sherlock: It’s an ancient number system - Hang Zhou. These days only stress traders use it. They were numbers! Written on the wall at the bank and at the library! Numbers written in an ancient Chinese dialect!

 John: It’s a ‘15’. What we thought was the artist’s tag - it’s a number ‘15’.

 Sherlock: And the blindfold. The horizontal line. It’s a number as well. It’s the Chinese number ‘1’, John!

 John: We’ve found it.

 

In the melee John glances up - something familiar catches his eye... A WOMAN: black sunglasses; black headscarf; black coat. Taking a photograph with her mobile a double-take. But she has gone.

 

SHAFTESBURY AVENUE – A COFFEE SHOP.

 

Across the road from THE LUCKY CAT - a dingy cafe. Sherlock scribbles ‘1’ and ‘15’ on the back of a serviette.

 

John: Two men travel back from China. They both come straight to the Lucky Cat Emporium. What did they see?

 Sherlock: It’s not what they saw. It’s what they brought with them in those suitcases.

 John: You don’t mean duty free. (To the woman who serve him) Thank you.

 Sherlock: Think about what Sebastian told us. About Van Coon; about how he caps afloat in the market.

 John (Remembers): Lost five million...

 Sherlock: Made it back a week later. This is how he made such easy money...

 John: He was a smuggler.

 

FLASHBACK - Van Coon wheels his suitcase into the LUCKY CAT EMPORIUM.

 

Sherlock: A guy like him - he would have been perfect. A businessman, taking regular trips to Asia.

 

FLASHBACK - LUKIS does the same - takes his suitcase inside.

 

Sherlock: And Lukis too - a journalist, writing about China. They smuggled something out. The Lucky Cat was the drop off.

 John: Why did they die? It doesn’t make sense... If they both turned up at the shop and delivered the goods... why would someone threaten them and kill them after the event? After they’d finished the job?

 

Silence. Sherlock ponders.

 

Sherlock: What if one of them was light-fingered?

 John: How d’you mean?

 Sherlock: Stole something - something from the hoard.

 John (Realises, gets excited):  The killer doesn’t know which one of them took it! So he threatens them both.

 

But Sherlock is no longer listening. He is staring out of the window across the street.

 

Sherlock: Remind me: when was the last time it rained?

 

SHAFTESBURY AVENUE - THE LUCKY CAT

 

Sherlock and John outside THE LUCKY CAT. Sherlock examines the door to the flat above. The bell says ‘Soo Lin Yao’. A telephone directory on the doorstep, still in its little plastic bag. Sherlock rips the bag open - the pages are swollen with rain water.

 

Sherlock : That’s been here since Monday.

 

Sherlock rings. No response.

 

Sherlock : No one’s been in that flat for at least three days.

 

Sherlock darts down the side of the building - a side alley - John scuttling after.

 

John : They’re come on holiday.

 Sherlock: Do you leave your windows open when you go on holiday?

 

Looks up. The window of the flat is gaping wide. There is scaffolding at the back of the flats. Sherlock jumps up on a dustbin, hauling himself up on the scaffolding. Reaches the windows of the first floor flat. One of them is wide open. He jumps inside.

 

John (Hisses):  Sherlock!

 

Soo Lin’s FLAT / SHAFTESBURY AVENUE

 

Sherlock lands inside. On the window ledge is a vase. He almost knocks it over - just manages to catch it. Washing up drained dry on the draining board. One cup, one plate, one bowl, one pair of chopsticks. The washing machine light says ‘End’. Sherlock opens it. The washing is damp and it smells. He opens the fridge and sniffs the milk - gone sour. The doorbell rings. John is outside the front again. He shouts through the letterbox.

 

Sherlock: Someone else has been here. Someone broke into this flat. He knocked into the vase, just like I did.

 John (O.S.): You think maybe you could let me in this time?

 

Sherlock ignores John. Goes to the mantelpiece. An old photo of a Chinese baby girl and baby boy hugging each other... There are fingerprints on the glossy surface.

 

John (O.S.): Can you not keep doing this, please?

 Sherlock (Shouting downstairs): I’m not the first.

 John: What?

 

He starts to hunt around eagerly on the carpet - looking for depressions in the pile. Finds the hazy impressions of shoes.

 

Sherlock:  Somebody has been here before me.

 John: What do you say?

 Sherlock: [Size eight feet. Small but athletic. ]

 John: I’m wasting my breath…

 

John rings again. Sherlock follows the footprints to the mantelpiece. Looks back at the photo - the fingerprints on it. The intruder held it.

 

Sherlock : Small strong hand. Our acrobat. (Looks back at the window) Why didn’t he close it when he left? (Slaps his head) Stupid. Stupid. It’s obvious! He’s still here.

 

Looks at the Chinese screen. Sherlock tugs it quickly to one side. Noone there. Just a pile of cuddly toys. A shadow moving out from behind the clothes horse - the mountain of laundry. Someone slips a piece of the laundry around his neck and pulls hard - drags him to the carpet, strangling him... It bites into his neck. His legs flailing all the time.

 

CUT TO: John on the pavement outside the front door.

 

John : Any time you want to include me.

 

CUT TO: Sherlock is still clutching at his throat... He peers through half-closed eyes but the man is just a blurred silhouette.

 

Sherlock (Half-strangled) : John... John...

 

CUT TO: Pavement.

 

John :  ‘I’m Sherlock Holmes, and I always work alone because no one else can compete with my massive intellect!’

 

CUT TO: Sherlock inside, tries to reply - can’t speak. Tighter and tighter the cord is pulled. And then, just as Sherlock is about to black out the assailant mysteriously lets go... His assailant pushes something into Sherlock’s top pocket and scurries away through the open window. Reaches in his pocket, finds a tiny black flower made of folded paper. John on the pavement. The door opens suddenly. Sherlock is very hoarse.

 

Sherlock : The milk’s out of date. And the washing - it’s started to smell. Somebody left here in a hurry. Three days ago.

 John : Somebody ?

 Sherlock : Soo Lin Yao. We have to find her.

 John : How exactly?

 Sherlock :  We can start with this.

 

He has picked a note up off the doormat. It is the note that Andy GALBRAITH pushed through the door: ‘Soo Lin. PLEASE RING ME, TELL ME YOU’RE OK. Andy.’ Sherlock turns the paper over - an old envelope. It says NATIONAL ANTIQUITIES MUSEUM. Off they go - to the museum. As an aside.

 

John : You’ve gone all croaky. Are you getting a cold?

 Sherlock : [ I‘m fine. ]

 

MUSEUM - ANTIQUITIES ROOM

 

Museum. Chinese Antiquities Room. John and Sherlock with Andy GALBRAITH.

 

Sherlock : When was the last time you saw her?

 Andy : Three days ago. Here, at the museum. This morning - they told me she’d resigned. Just like that. Left her work unfinished.

 Sherlock : What was the last thing she did - on her final afternoon?

 

MUSEUM - STORE ROOM

 

Blackness. And then a crack of light. Andy opens the door. Broken antiquities. Limbs and torsos. Switches on the main light. Statues wrapped in dust sheets. Andy points to the Chinese cabinet in the corner.

 

Andy : She does this demonstration for the tourists - a tea ceremony. She’d have packed her things and just put them in here.

 

One of the statues is untied - Sherlock sees the rope coiled on the floor and the dust cover removed. He strides over to the statue. Written on the body of the statue - in yellow paint... The same Chinese death cipher.

 

MUSEUM. NIGHT

 

Coming out of the museum...

 

Sherlock : We have to get to Soo Lin Yao...

 John : If she’s still alive!

 Raz : Sherlock!

 

They turn. Raz is there.

 

John : Well, look who it is...

 Raz : I’ve found something you’ll like.

 

HUNGERFORD BRIDGE. NIGHT

 

Sherlock, John and Raz on the South Bank.

 

John : Tuesday morning. All you’ve got to do is turn up and say the bag was

yours.

 Sherlock : Can we forget about your court date?

 

SOUTH BANK. NIGHT

 

They arrive on the South Bank. Underneath the Hayward gallery. The walls are thick with graffiti. Sherlock stares at the myriad colours.

 

Sherlock : To hide a tree a forest is the best place to do, wouldn’t you say? People would just walk past it, not knowing - not able to decipher the message.

 Raz : There. I spotted it earlier.

 

Raz points. Someone has painted a huge tag. Underneath... remnants of the yellow zinc paint - just a few tantalising splashes left exposed.

 

Sherlock : They’ve been here. The exact same paint.

 Raz : Yeah.

 Sherlock : John, if we’re going to decipher this code we’re going to need more evidence.

 

Sherlock skips away. John left alone.

 

Sherlock on the railway line, running south. He shines his torch about.

Lying in the gutter is an empty aerosol can, bright yellow drips around the nozzle. Picks it up. Sniffs the paint.

 

CUT TO: John exploring the railway tracks to the north.

 CUT TO: Sherlock continues south. The moon illuminates graffiti -

grey in the light. He reaches an area that is thick with fly-posters - gigs and

club events. POV the wall. Sherlock stares hard - one of the posters has

caught his eye. He tears at the bottom. A small shred of it comes away.

 CUT TO: John uses his phone to illuminate the area. And then he sees

it! A tiny drip of the yellow paint on the railway line - a thin line, like a trail of bread crumbs. John makes his way along the tracks. The line snakes away

into the dark. He turns a corner and his eyes light up. Bingo! Illuminated only by the dull bulb of a street-lamp... The wall here is thick symbols. He gets out his phone to phone Sherlock. No reception in the no man’s land of the railway tracks.

 CUT TO: South. Sherlock searching. And then he hears a shout. He looks north along the tracks. John is running.

 

John (Shouts) : Answering your phone I’ve been calling  you ! I found it.

 

A blank wall. Painted black.

 

John : It’s been painting over. I don’t understand. It was here. Ten minutes ago. I saw it. A whole load of graffiti.

 Sherlock : Somebody doesn’t want me to see it.

 

Grabs John by the head - planting both his hands on his friend’s skull.

 

John : Hey - Sherlock !

 Sherlock : Shush, John. Concentrate. I need you to concentrate. Close your eyes!

 John : What? Why ? Why ? What you doing?

 

He clamps John’s arms to his sides - spins round with him, trying to induce a trance-like state.

 

Sherlock : I need you to maximise your visual memory. Try to picture what you saw. Can you picture it?

 John : Yeah.

 Sherlock :  Can you remember it ? 

John : Yes, definitely.

 Sherlock : Can you remember the pattern ?

 John : Yes.

 Sherlock : How much can you remember it ?

 John : Look, don’t worry...

 Sherlock :  Because the average human memory on visual image is only sixty-two per cent accurate.

 John :  Oh, well don’t worry I remember all of it.

 Sherlock : Really?

 John : At least I would if I can get to my pockets. I took a photograph.

 

Sherlock lets go. John pulls his phone out. Shows a picture to Sherlock. The new cipher.

 

 221B BAKER STREET

 

Early morning. Dawn peeping through the curtains. Sherlock stares at the collage on the wall - a print out of the eighteen Chinese symbols now has pride of place. He has scribbled the number translation underneath each - ‘3’ and ‘19’, ‘12’ and ‘43’ etc...

 

Sherlock : Always in pairs, John. Look.

 John (Barely conscious) : Mm?

 Sherlock : Number comes with a partner...

 John : God, I need to sleep.

 Sherlock : Why paint it so next to the tracks?

 John : No idea..

 Sherlock : Thousands of people pass by there every day... 

John : Just twenty minutes...

 Sherlock : Of course… Of course ! He wants information. He’s try to communicate all his people in the underworld. Whatever was stolen - he wants it back. And it’s somewhere here - in code. We can’t crack this without Soo Lin Yao.

 John : Oh good…

 

MUSEUM - ANTIQUITIES ROOM

 

Sherlock : Two men who travel back to China have been murdered... The killer left them messages in the Hang Zhou numerals.

 John : Soo Lin Yao is in danger. That cipher... it was just the same pattern as the others. He means to kill her as well.

 Andy : Look. I’ve tried everywhere. Her friends; her colleagues. I don’t know where she’s gone. I mean she could be a thousand miles away.

 

Sherlock isn’t listening. He’s staring into the distance.

 

John : What are you looking at?

 Sherlock : Tell me more about those tea pots.

 

He is staring at the Zisha pots in their glass case.

 

Andy : Those pots were her obsession. They need urgent work. If they dry out the clay can start to crumble. Apparently you have to keep making tea in them.

 Sherlock : Yesterday only one of those pots was shining. Now they are two.

 

MUSEUM. RESTORATION ROOM. NIGHT

 

The galleries are dark. Statues in the moonlight. Silence. And then a scratching noise - an electrical access panel pushed out of its place. Two pale hands grasp the metal grille and lower it to the floor. A woman squeezes out from the tunnel. Her feet pad on the marble floors. She enters the Chinese Antiquities Room. The woman takes out a bunch of keys and goes to the case containing the Zisha. Opens it and lifts down a third pot ready for restoration. The woman sits at her desk in the restoration room. She has a small brass kettle of hot water and some green tea leaves. Carefully she takes the Zisha pot and brews the tea - sprinkling the leaves and delicately pouring in water. She sloshes the tea around inside - coating the pot with the glaze.

 

Sherlock : Fancy a biscuit with it?

 

She turns, drops the pot in surprise - it nearly rolls off the desk. Sherlock rescues the pot.

 

Sherlock : Centuries old. Don’t break that.

 

He turns on the light.

 

Sherlock : Hello.

 

Sherlock and John with Soo Lin.

 

Soo Lin : You saw the cipher? And you know that he is coming for me.

 Sherlock : You’ve been clever to avoid him so far.

 Soo Lin : I had to finish. To finish this work. But it is only a matter of time. I know he will find me.

 Sherlock : Who is he? You’ve met him before?

 Soo Lin (Nods) :  When I was a girl, living back in China. I recognize his... ‘signature’.

 Sherlock : The cipher?

 Soo Lin : Only he would do this. Zhi Zhu.

 John : Zhi Zhu ?

 Sherlock : ‘The spider’.

 

Soo Lin unlacing her shoe. She takes off her sock, lifts her foot. There, on her heel, is a small circular tattoo - a black lotus flower inscribed in a circle.

 

Soo Lin : You know this mark?

 Sherlock : Yes. It’s the mark of a Tong.

 

John quizzical.

 

Sherlock : An ancient crime syndicate. Based in China.

 Soo Lin : Every foot soldier bears the mark - everyone who hauls for them.

 

John : Hauls? You mean... you were a smuggler?

 Soo Lin : I was fifteen. My parents were dead. I had no livelihood. No way of surviving day to day, except to work for the bosses.

 Sherlock : Who are they?

 Soo Lin : They are called the ‘Black Lotus’. By the time I was sixteen I was taking thousands of pounds worth of drugs across the border into Hong Kong. I managed to leave that life behind me. I came to England. They gave me a job here. Everything was good. A new life.

 Sherlock : And then he caught up for you?

 Soo Lin : Yes. I hoped after five years... maybe they would have forgotten me. But they never really let you leave. A small community like ours - they are never very far away. He came to my flat. He asked me to help him - to track down something that was stolen.

 John : You’ve no idea what it was?

 Soo Lin (Shakes her head) : I refused to help.

 John : You knew him well? When you were living back in China?

 Soo Lin : Oh yes. He is my brother. Two orphans. We had no choice. We could work for the Black Lotus or starve on the streets like beggars. My brother has become their puppet - in the power of the one they call Shan - Black Lotus General. I turned my brother away. He said I had betrayed him. Next day I came to work and the cipher was waiting.

 

Sherlock reaches into his jacket pocket and produces print outs - the ciphers from the bank, the library and the railway.

 

Sherlock : Can you decipher this?

 Soo Lin : They’re numbers. 

Sherlock : Yes, I know.

 Soo Lin : Here. The line across the man’s eyes. This is a Chinese number ‘1’.

 Sherlock : And this one is’15’. But what’s the code ?

 Soo Lin : All the smugglers know it. It’s based upon a book...

 

The lights go out. Someone has thrown all the electrical switches. They look

around in horror - noone visible. Just shadows. And then the sound begins - A distant drum beat.

 

Soo Lin : He’s here. Zhi Zhu. He has found me.

 

John pulls Soo Lin down on to the floor. Sherlock jumps to his feet and sprints towards the sound.

 

John : No no. Sherlock… Sherlock, wait! (to Soo Lin) Come in ! Get in ! Get in !

 

Sherlock runs out into the main atrium. Everywhere dark. Only the sound of the drum. Moonlight pours through the glass roof throwing webbed shadows on to the floor. He stares up at the towering marble walls and the grand circular staircase. Gunshot! Someone firing from an upper balcony. He dives behind the marble railing.

CUT TO: John hears the shot, whispers to Soo Lin.

 

John : I’ve got to go and help him. Bolt the door after me.

 

And he scampers away.

CUT TO: The main atrium. The sound of the drum. Sherlock lying on his stomach in the darkness. Peers over the railing - a second shot rings out.

Looks at the wall behind him. No bullet hole. John sprints into the atrium.

A third shot sounds. Sherlock seizes his chance, jumps up and ascends the central staircase. Bang! Bang! He can hear softly running feet ahead of him. John darts up the opposite staircase.

CUT TO: Galleries go whizzing past - Egyptian, Babylonian. He arrives in the ‘ANTHROPOLOGY’ gallery. More gunshots. He ducks and dives between the artefacts. Finds a hiding place behind a display of skulls. Bang! Bang! Bang!

 

Sherlock : Careful ! Some of that skull is two hundred thousand years old. Have a bit of respect !

 

Then suddenly the bullets stop.

 

Sherlock : Thank you.

 

Silence. Cautiously Sherlock peers out. The killer has gone. He examines the display. He realises that the drum has beating.

CUT TO: John in a different gallery - searches amongst the shadows. The drum beat. He darts back the way he came. Soo Lin in the darkened office. She crawls out from Under desk. The paper on her desk is being blown about by a gentle breeze... she realises that someone has opened a window in this room. She stands abruptly and turns. Zhi Zhuis right behind her. We see him - a long thin face and a tall wiry body - gaunt and angular. Skin a ghastly grey in the moonlight. He’s dressed all in black.

 

Soo Lin (Breathless, terrified): Pin yin. Liang. Liang. Qing!

 

She stretches out a trembling hand to touch his face.

CUT TO : John is in the main atrium. A shot rings out. He running back.

 

John : Oh, my God.

 

Runs at lightning speed back to the staff office - the place is still dark.

He stops dead in his tracks. We do not see much - just a dead hand poking out from behind the desk. And a black paper lotus flower resting in her palm.

 

POLICE STATION

 

Sherlock fired up after his encounter at the museum – John angry and bewildered.

 

John : How many murders is it going to take before you start believing this maniac is out there? A Young girl was gunned down tonight - three victims in three days. You’re supposed to be finding him...

 Sherlock : Brian Lukis and Eddie Van Coon were working for a gang of international smugglers. A gang called ‘The Black Lotus’. Operating here in London. Right under your nose.

 Dimmock : Can you prove that?

 

HOSPITAL – CANTEEN

 

Molly Hooper on a break - clipboard and lab coat. She queues at the self-service cafe with a plastic tray. Sherlock joins the queue behind her.

 

Sherlock : What are you thinking? The pork or the pasta?

 Molly (Pleasant) : Oh. It’s you.

 Sherlock : This place is never going to trouble Egon Ronay, is it ? Ought to stick with the pasta - don’t want to do roast pork. Not if you’re slicing up cadavers.

 Molly : What are you having?

 Sherlock :Don’t eat  when I’m working. Digest is slows me down.

 Molly : So you’re working here tonight ?

 Sherlock : Need to examine some bodies.

 Molly : Some?

 Sherlock : Eddie Van Coon and Brian Lukis.

 

She recognises the names; checks her clipboard.

 

Molly : Er... They’re on my list.

 Sherlock (using his charms): Could you wheel them out for me ?

 Molly : Well, the paperwork’s already gone through...

 Sherlock : You’ve changed your hair.

 Molly : What?

 Sherlock : The style. You used to part it in the middle.

 Molly : Oh. Yes. Well.

 Sherlock : It’s good. Suits you better this way.

 

Sherlock stop smiles when she turns.

 

HOSPITAL - MORTUARY

 

Sherlock : We’re just interested in the feet.

 Molly : The feet?

 Sherlock : Yes…Do you mind if we have a look at them?

 

Molly unzips the body bag. Luki has the Black Lotus tattoo on his heel.

 

Sherlock : Now Van Coon.

 

Another slab, takes off the cloth. Van Coon lies underneath. Same routine - same tattoo on the heel. Sherlock turns to Dimmock - a victorious smile.

 

Dimmock : So?

 Sherlock : So either these two men happened to visit the same Chinese tattoo parlour. Or I’m telling the truth.

 Dimmock  (Sighs) : What do you want?

 Sherlock : I want every book from Lukis’ apartment. And Van Coon’s.

 Dimmock : Their books?

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock and John arrives home - walk through the door - collapse. John visibly shaken by the death of Soo Lin; flops down in a chair.

 

Sherlock : It’s not just a criminal organisation - it’s a cult. Her brother’s been corrupted by one of its leaders.

 John : Soo Lin said the name...

 Sherlock : Yes. ‘Shan’. ‘General Shan’.

 

John flops down in the chair - despondent.

 

John : We’re still no closer to finding them...

 Sherlock : Wrong! We’ve got almost all there is to know. She gave us most of the missing pieces... Why did he go and see his sister? Why did he need her expertise?

 John : She worked at the museum.

 Sherlock : Exactly.

 John : An expert in antiquities.... (And then it dawns) Ah. Of course. I see.

 Sherlock : Valuable antiquities, John. Ancient Chinese relics, purchased on the black market. China’s home to a thousand treasures - hidden after Mau’s revolution.

 John : The Black Lotus is selling them.

 

He grabs John’s laptop. CUT TO: Image on a computer screen. A logo - ‘CRISPIAN’s AUCTIONEERS. 1750-2010’. JUMP CUT through a series of pictures - valuable antiquities up for auction. Sherlock pauses on anything oriental - screens; ceramics. Settles on a picture - two Ming Vases. We have seen the picture before - the MUSEUM Director showed it to Andy.

 

Sherlock : Check for the dates. Here, John. Arrived from China four days ago. Anonymous. The vendor doesn’t give his name. Two undiscovered treasures from the East.

 John : One in Lukis’ suitcase and one in Van Coon’s.

 

CUT TO: Sherlock continues to surf the net.

 

Sherlock : «  Antiquities sold at auction »

 

He’s making a hand-written list of objects... Anything brought into the country by an anonymous vendor. Writing the date next to each one. Focus tight on the words on the screen: ‘source: Anonymous’.

 

Sherlock : Look. Here’s another one. Rise in China. A month ago. Chinese ceramic statue. Sold for four hundred thousand.

 John (Surfs) : Look. A month before that. Chinese painting. Half a Million.

 Sherlock : All of them from an anonymous source. They’re stealing them back in China and - one by one - they’re feeding them into Britain.

 

John is flicking through Brian Lukis’ pocket diary and the print-out of Eddie Van Coon’s computer diary. He circles some of the dates in fluorescent pen and writes them on a second list. He compares his list to Sherlock’s...

 

John : Every single auction coincides with Lukis or Van Coon travelling to China.

 Sherlock : So, if one of those men was greedy, when they were in China - if they stole something ...

 John : That’s why he’s come.

 

A knock. It’s Mrs Hudson.

 

Mrs Hudson: Sorry. Are we collecting for charity, Sherlock?

 Sherlock : What?

 Mrs Hudson: A young man’s outside with a crate of books.

 

The Baker Street flat filled with boxes and boxes of books. Everywhere they are piled high! A couple of CONSTABLES are bringing in more. Some boxes are labelled VAN COON, some are labelled LUKIS. Sherlock and John sit amidst a huge stack of them.

 

Sherlock : So. The numbers - they’re references.

 John : To books?

 Sherlock : To specific pages. And specific words on those pages.

 John : Right. So... ‘15’ and ‘1’... That means...

 Sherlock: You turn to page fifteen and it’s the first word that you read.

 John : OK. So? What’s the message?

 Sherlock : Depends on the book. That’s the cunning of a book code.

 

Stares at the burgeoning piles.

 

Sherlock : It’s got to be something they both own.

 John (Dry) : OK, fine. Well this shouldn’t take too long, should it ?

 

John starts to make a painstaking list of all the books and then attempts to cross-reference them. Dimmock enters next - he’s carrying a stack of papers sealed in an evidence bag. The bag has a white label stuck over the seal - ‘POLICE EVIDENCE’.

 

Dimmock : We found these. At the museum. Is this your writing?

 John : We hoped  Soo Lin could decipher it.

 

Sherlock grabs the bundle of evidence and slings it on his desk - amidst the jumble. Dimmock hovers for a moment - trying to see what they are doing.

 

Dimmock : Anything else I can do? (Pause. No response) To assist you, I mean.

 Sherlock  (Without looking up) : Some silence right now would be marvellous.

 

Dimmock slopes out. John locating identical pairs of books and handing them to Sherlock: two copies of every best seller. Sherlock takes the first pair - two copies of a trashy thriller - something that everyone owns. He opens one and examines it. Page 15. First word ‘cigaret ’ No use. JUMP CUT through a series of attempts to match the numbers to words in different books. Always the fifteenth page and the first word written there. Nothing significant. The word is always something innocuous like ‘imagine’.

An alarm clock rings. They have worked through the night.

 

GP’s surgery - Reception/John’s room

 

Sarah has finished her morning appointments. She walks into Reception. There is a huge queue of patients. Goes over to the receptionist.

 

Receptionist : I’m sorry to give a waiting. But we haven’t got anything now until the next Thursday.

 Sarah : What’s going on?

 Receptionist : That new doctor you hired. He hasn’t buzzed the intercom for ages.

 Sarah : Let me go and have a word.

 

Knocks on a door. No answer.

 

Sarah : John ? John  ?

 

In she goes. John is asleep, leaning on his fists.

Sarah’s in Reception, filing a stack of notes. John appears from his shift, bleary-eyed. The waiting room is empty.

 

John : Looks like I’m done. Thought I had more to see.

 Sarah : I did one or two of yours.

 John : One or two?

 Sarah : Well, maybe five or six.

 John : I’m sorry. That’s not very professional.

 Sarah : No. No. Not really.

 John : I had a bit of a late one.

 Sarah : Oh. Right.

 John : Here we… see you.

 

He drifts away. She can’t hide her curiosity - calls after him.

 

Sarah: So um… What were you doing? Keep you up so late?

 John: Er... I was attending a sort of...book event.

 Sarah : She likes books, does she? Your girlfriend.

 John  (Reading things perfectly) : It wasn’t a date.

 Sarah : Good. (Breath. Realises her admission) I mean...

 John : And I don’t have one tonight.

 

A little smile.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock still flicking through book after book - he can’t find the one that unlocks the code.

 

Sherlock : A book that everybody would own...

 

Goes to his own bookshelves. Takes down all the classic books and examines them one by one to see if they unlock the code. JUMP CUT through another series of attempts: The Bible; The OED; Dan Brown; Nigella Lawson; Jamie Oliver. No result. John enters

 

Sherlock : I need to get some air to the brain. We’re going out tonight.

 John : Actually - I’ve got a date.

 Sherlock : What?

 

John : It’s where two people who like each other go out and have fun.

 Sherlock : That’s what I was suggesting.

 John : No it wasn’t. (Breath) At least I hope not...

 

Sherlock finds his wallet.

 

Sherlock : Where you taking her?

 John : Cinema.

 Sherlock : Oh dull… Predictable. What do you not try this?

 

He digs into his wallet - takes out a scrap of paper. It is the tiny shred of a poster that he peeled off the wall from the railway arches.

 

Sherlock : In London for one night only.

 John : Thanks, but I don’t come to you for dating advice.

 

John looks at the paper - no picture. Just a scrap that says ‘CIRCUS’ and has the box office phone number.

 

THEATRE. NIGHT.

 

John and Sarah hurry along an East End Street.

 

Sarah : It’s years since anyone took me to the circus.

 John : A friend recommended it to me. He phoned up.

 Sarah : Is it a touring company or something?

 John : I don’t know much about it.

 

They turn the corner. Sarah sees the venue.

 

Sarah : I think they are probably from China.

 John : Yes I think. I think so, yes. (for himself) It’s a coincidence…

 

The front facade is decorated in a hundred Chinese lanterns. There is a poster: ‘The Yellow Dragon Circus’.

 

THEATRE – FOYER

 

John and Sarah in the box office queue.

 

John : Hi. I’ve got two tickets reserved for tonight.

 BOX OFFICE MANAGER : What’s the name ?

 John : Er... Holmes.

 BOX OFFICE MANAGER : Actually, I have three in that name.

 John : Oh, no. I don’t think so. He booked two.

 Sherlock : And then I phoned back and got one for me as well.

 

John doesn’t need to turn around to know his date has been crashed. Sarah turns and sees Sherlock behind them in the queue.

 

Sherlock : I’m Sherlock.

 [ Sarah : Ah… Hi.

 Sherlock : Hello ! ]

 

Sherlock and John arguing outside the ladies’ loo.

 

John : You couldn’t let me have just one night off?

 Sherlock : The Yellow Dragon Circus! In London for one day. It fits. The Tong sent an assassin to England...

 John : Dressed up as a tight rope walker! Come on, Sherlock. Behave!

 Sherlock : A killer who can climb! Who can shin up a rope! Where else would you find that level of dexterity? Exit visas are scarce in China. They’d need a pretty good reason to get out of the country. Now all we need to do it’s have a little look round the place...

 John : Fine. You do that and I’ll take Sarah off for a pint.

 Sherlock : I need your help.

 John : Look, I do have one or two other things on my mind, this evening.

 Sherlock : Like what?

 John (disbelieving) : You are kidding?

 Sherlock : What’s so important?

 John : Sherlock - I’m right in the middle of a date. You want me to check some killer whilst I’m trying to...

 Sherlock : What?

 John  (Can’t think of a delicate word, so...) : Whilst I’m trying to get off with Sarah!

 

Sarah comes out of the toilet. John forces a smile.

 

John : Hey ! … Ready?

 Sarah : Yeah.

 

THEATRE – AUDITORIUM

 

No seats in the derelict music hall. The audience stands in the empty space. A ring of candles. In the centre is a tall tripod covered with a black cloth.

 

[ John : You said circus. This is not a circus. Look at the size of this crowd. Sherlock, this is… art.

 Sherlock : This is not their day job.

 John : Oh sorry. I forgot this is not a circus this is a gang of international smugglers. ]

 

A drum roll. Sherlock looks at John. It’s the same as they heard at the museum. A female performer enters, dressed in the makeup and robes of the Chinese opera (rouged face and gold head-dress). A drummer bangs out a monotonous beat on the Dagu drum. The Opera Singer pulls off the cloth. Balanced on the tripod is an evil-looking ballista - an ancient Chinese crossbow. At one end is the long metal shaft, ready to fire. At the other end hangs a metal bowl on a chain, dangling from the trigger. A big crash from the drummer. From her robes the Opera Singer produces a lethal-looping crossbow bolt. She puts it in the ballista mechanism and cocks the spring. A wooden plank (cut into the shape of a man) is strapped to the apron of the stage. The ballista points straight at its imaginary heart. The Opera Singer raises her hands for silence. Hush. Then drum roll. She extracts a white feather from her head-dress. Gently

she drops the feather into the metal bowl. The mechanism is so sensitive that the weight of the feather pulls the trigger down and releases the spring. The deadly dart fires straight into the plank. Gasps. The Opera Singer retrieves the dart from the plank and replaces it in the ballista. A masked warrior (Warlord) enters, dressed all in black - short and muscular. He stands against the plank. The Opera Singer ties him with thick cords so he is unable to move.

 

Sherlock : Classic Chinese escapology act. The crossbow is on a delicate spring. The warrior has to escape his bonds before it fires.

 

Crash! Sarah jumps again and clutches John for comfort. The ballista spring is pulled back. A long golden rope is lowered from the ceiling. Attached to the bottom end is a sandbag. The rope runs up and over a beam. Attached to the end in the roof is a metal weight, shaped like a teardrop.

 

Sherlock : She split the sandbag so the sand pours out. Gradually the weight is lowered on to the bowl.

 

Crash on the drums. Sarah hugs tighter to John. The masked warrior is in place, strapped to the plank. The Opera Singer takes out a knife; cuts a gash in the sandbag. The sand starts to pour out. Slowly, slowly it rises to the ceiling, spinning all the while. On the other end of the rope the metal weight is gradually lowered towards the waiting bowl. The drummer begins his crescendo. The warrior in black struggles in his bonds. The cords that bind him do not seem to budge. Sarah is terrified and John is visibly tense. The sandbag is almost bereft of sand - higher and higher it rises. The metal weight drops down, almost touching the bowl. Then, after struggling for an eternity, the warrior seems to be loosening some of his bonds. But maybe it’s too late... The sand runs out; the weight lands in the bowl; the warrior pulls away and ducks. The ballista is triggered; the dart fires into the plank; he steps aside and it misses him by a whisker. The crowd breaks into spontaneous applause.

 

[ Sarah : My god !

 John : My god ! ]

 

John turns to Sherlock. But Sherlock is not there.

 

THEATRE – BACKSTAGE

 

Sherlock tiptoes around backstage. He finds a dressing room area - empty. The light is dim - just a few candles. Chinese costumes litter the tables and chairs. Sticks of greasepaint and abandoned opera masks. In the corner is a mannequin dressed in green. A head-dress rests on the top - the face of a Chinese Warlord.. Applause in the distance.

 

THEATRE – AUDITORIUM

A new circus act beginning.

 

Opera Singer: Ladies and gentlemen, from the distant moonlit shores of the Yangtze river, we present for your pleasure... the deadly Chinese bird spider.

 

Recorded music plays - ambient. From the ceiling drops a large length of grey silk. Dressed from head to foot in grey - grey leotard and grey mask - a tall, angular man enters. He climbs the rope. His movements are swift and effortless. He climbs thirty feet in the air and winds himself into the silken banner. Then, using fluid and balletic movements, he gently abseils

down the silken train and hovers just above the heads of the audience.

 

[ John : You see that ? ]

 

THEATRE – BACKSTAGE

 

Sherlock peers through a crack in the curtain and witnesses the human spider act.

 

Sherlock : Well, well.

 

Footsteps. Someone is coming - the OPERA SINGER, leaving the stage. Sherlock darts back along the narrow wing space and into the deserted dressing room area. He bobs down low behind a hamper, waiting for the footsteps to die. And then he sees it! A small black kit bag lying on the floor. There are tiny dabs of yellow paint on the handle. He unzips it and reaches inside. And he retrieves... An aerosol can! The footsteps have gone.

 

Sherlock : Found you.

 

Sherlock jumps to his feet and sprays the can at the mirror.

It’s yellow paint. He makes for the door, glancing at the mannequin - the green robes and the Warlord head-dress. Is something different? Has the mannequin changed from when he clapped eyes on it three minutes ago? He scans the figure from head to toe. He gazes at the face, nose to nose. And then the face opens its mouth and screams. A full-throated war-cry. Someone is wearing the Warlord costume now. And he attacks Sherlock, brandishing the sword.

CUT TO: John and Sarah stare in wonder at Zhi Zhu as he effortlessly scales the huge skein of silk. The accompanying music plays at full volume, masking any sound from...

CUT TO: Sherlock and the CHINESE Warlord are locked in hand to hand combat. The man is squat and bulky but immensely strong. The Warlord lands one blow after another, Sherlock narrowly managing to dodge them and to keep his footing. The CHINESE Warlord just punches him in the gob. He grabs the paint can and uses it as a weapon - spraying it into the Warlord’s eyes. The Warlord swings his razor sword at Sherlock’s head. Sherlock ducks and the sword embeds itself in the plaster wall. Sherlock seizes the moment. He dashes at his assailant with a mighty force. Together they go crashing through the door, straight through the blacks and into the auditorium space. The crowd are momentarily stunned: a Chinese Warlord wrestling on the floor with Sherlock HOLMES. John dives on him. The audience scatter, screaming, running for the Exit signs. The Warlord lands a punch on John - sending him caressers into a curtain. He tears it down and it lands with a cloud of dust. Candles are extinguished. The Warlord advances on Sherlock and lands another punch. Sarah seizes the wooden plank. She brings it crashing down on the head of the Warlord. She runs over to rescue John from the dusty chaos. Sherlock rips a shoe from the Warlord. He gazes there at a tattoo on the man’s heel. The Black Lotus. John knows it’s time to retreat. He grabs Sarah by the wrist.

 

[ Sherlock : Come on ! Let’s go ! ]

 

POLICE STATION

 

Sherlock and John reporting to DI Dimmock. Sarah with them - they have come straight from the theatre.

 

Dimmock : I sent a couple of cars. The old hall is totally deserted.

 Sherlock : Look... I saw the mark at the circus. The tattoo we saw on the two bodies. The mark of the Tong.

 John : Lukis and Van Coon were part of a smuggling operation. One of them stole something - when he was in China. Something valuable.

 Sherlock : These circus performers - they were gang members, sent here to get it back.

 Dimmock : Get what back?

 John : We don’t know.

 Dimmock : You don’t know?

 

Dimmock leans back, sighs.

 

Dimmock : Mr. Holmes - I’ve done everything you asked. Lestrade - he seems to think your advice is worth something... I gave the order for a raid. Please tell me I’ll have something to show for it. Other than a massive bill for overtime.

 

221B BAKER STREET

 

John and Sherlock arrive home. Sarah still with them.

 

John : They’ll be back in China by tomorrow.

 Sherlock : They won’t leave. Not without finding what they came for. We need to find a hideout - a rendezvous.

 

He stares at the eighteen symbols on the display.

 

Sherlock : Somewhere in this message - it must tell us.

 

Beat. John and Sherlock staring at the wall display – Sarah shuffles awkwardly.

 

Sarah : Well. I think I should leave you to it.

 

(The next two lines spoken simultaneously)

 

John : Oh, you don’t have to go yet... If you want to stay…

 Sherlock : Yes. It would be easier to study if you left now.

 

An awkward pause.

 

John : He’s kidding. Stay if you like.

 Sarah: Is it just me? Or is anyone else starving?

 [ Sherlock : Oh god… ]

 

John searching through the fridge in a panic - he has no drinks to give his guest... One can or lager and some flat lemonade. Sarah and Sherlock are in the lounge whilst John rattles round in the kitchen. Sherlock - irritated by the interruption. Trying to study. Reams of paper are piled up everywhere - the scribbled cipher. The room is in chaos.

 

Sarah : So. This is what you do. You and John. You solve puzzles. For a living.

 Sherlock (Impatient) : Consulting detective.

 Sarah : Oh.

 

John gets a bowl out for snacks. He finds a jar of olives. They have a layer of mould. He finds a packet of Wotsits lurking in the cupboard and sticks them in the bowl instead. In the lounge Sarah looks over Sherlock’s shoulder at what he is writing.

 

Sarah : What are these squiggles?

 Sherlock : They’re numbers. Written in an ancient Chinese dialect.

 Sarah (Gently teasing) : Oh right. Yeah. Of course. Yes. Should have known

that.

 

Mrs Hudson breezes into the flat and straight into the kitchen - she has a tea towel covered with a tray. She finds John.

 

Mrs Hudson(Whispers) : I’ve done punch. And there’s a bowl of nibbles.

 John : Mrs. Hudson - you’re a saint.

 Mrs Hudson: If it was Monday I’d have been to the supermarket.

 [ John : Thank you. Thank you ! ]

 

Lounge. Sarah picks up some of the pages from the heap - the ones that were sealed in an evidence bag. Pulls off the label, opens the bag and studies them.

 

Sarah : So - these numbers. It’s a cipher.

 Sherlock : Exactly.

 Sarah : And each pair of numbers is a word.

 

Sherlock is interested in Sarah for the very first time - turns.

 

Sherlock : How did you know that ?

 Sarah : Well. Two words are already translated here.

 

She shows him the page she was looking at - the pages that Dimmock brought back from the library in the evidence bag. There is a print-out of eighteen symbols grouped in nine pairs. Sure enough - the first two number pairs have words written underneath.

 

Sherlock : John ! John, look at this. Soo Lin - at the museum - she started to translate the code for us. We didn’t see it. (Reads the two words she has translated) ‘Nine Mill...’?

 John : Maybe ‘million’.

 Sherlock : ‘Nine million quid...’ For what? We need to know the end of the sentence.

 

Sherlock rushes to the door.

 

John : Where you going?

 Sherlock : To the Museum. To the Restoration Room - we must have been staring right at it.

 John : At what?

 Sherlock : The book, John - the book. The Key to cracking the cipher! Soo Lin used it to do this. Whilst you and I were running round the galleries she started to translate the code. It must be on her desk !

 

And he bolts out of the door.

 

BAKER STREET. NIGHT

 

Sherlock runs out on to the street to hail a cab. No luck. He collides with two German tourists, their heads buried in an A to Z of London. The books falls to the gutter and they rail at him in German.

 

Sherlock : Sorry. Sorry.

 

He shoves the book back in their hands. Then stops on the street corner.

Beat. His mind races. He looks across the street. Two Japanese tourists are opposite - one of them has an A to Z tucked in his back pocket. Whoosh! Sherlock is staring at the books on Eddie Van Coon’s shelf.

There is a London A to Z nestling beside the phone. Whoosh! In Lukis’ flat.

A London A to Z on the shelf. Whoosh! Sitting at Van Coon’s desk on the trading floor. A London A to Z resting there on the top.

 

[ Sherlock : A book that everybody had own. ]

 

Sherlock chases down the German couple. The man has tucked the A to Z in his coat pocket. Sherlock yanks it out.

 

Sherlock : [ Please ! Wait ! Bite ! (he takes the book, the man protest) Minute ! ]

 

They rail at him a second time.

 

221B BAKER STREET

 

Sarah : No, well. Absolutely. I mean… well a quiet night in is really just what the doctor ordered. I mean - I love going out evening and wrestling with Chinese gangsters. Generally, but a girl can get too much.

 

John : [ Shall we take away ?

 Sarah : Yeah ! ]

 

He takes a menu off the wall.

 

BAKER STREET. NIGHT

 

Sherlock on the street, thumbing through the A TO Z.

 

Sherlock (Under his breath) : Page fifteen. Entry one. Page fifteen entry one.

 

He reads the A to Z index. Page 15. Entry number 1. ‘Deadman’s Lane’.

Sherlock stares at it. ‘Dead man’. Whoosh! Staring at the wall in the banker’s office with the sprayed graffiti. ‘15’ and ‘1’. The tag and the blind banker. Whoosh! The library. ‘15’ and ‘1’ sprayed on the spines of

the books.

 

Sherlock : ‘Dead man’. You were threatening to kill them. That’s the first cipher.

 

He tugs the papers from his pocket - the eighteen symbols from the railway. Gets out a pen - falls to the pavement to write. He starts thumbing through the index, translating each pair of numbers - writing them down.

 

 221B BAKER STREET

 

Someone knocks at the door.

 

John : Blimey that was quick. I’ll just pop down.

 Sarah : Do you want me to lay the table?

 

They both look at the table, filled with Sherlock’s clutter.

 

John : Eat off trays?

 Sarah : Yep.

 

BAKER STREET

 

Each number pair refers to a street... ‘Nine Elms Lane’ ‘Mill Hill’ ‘Fore Street’ ‘Jade close’…

 

 221B BAKER STREET

 

John bundles down the stairs and opens the door to the Chinese take-away guy.

 

John  (digs in his wallet) : Sorry to keep you. How much do you want?

 Zhi Zhu: Do you have it?

 John : What?

 Zhi Zhu: Do you have the treasure?

 John : I don’t understand...

 

Zhi Zhu pulls a revolver and smacks it across John’s face, sending him crashing to the floor.

 

BAKER STREET

 

….‘Pin street’ ‘Dragon Road’ ‘Den Close’ ‘Black Acre Close’ ‘Tramway Avenue’ . Focus on Sherlock, frowning.

 

Sherlock : ‘Nine mill for jade pin. Dragon den black tramway’.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock arrives home. The door bangs offstage. He shouts up the stairs.

 

Sherlock : John ! John, I’ve got it ! The cipher. The book. It’s the London A to Z, that’s they’re using...

 

Bursts into the flat. The lights are on. John and Sarah are nowhere to be seen. There is instead makes Sherlock pale with shock. Sprayed on the windows are two Chinese numerals - in yellow aerosol. A death cipher.

 

HIDEOUT - NIGHT

 

John wakes up from his concussion. He’s slumped in a chair, temple bleeding. Sarah beside him. They are both tied down. She is gagged but we can hear her softly crying. It’s a dark cavernous room, illuminated only by a ring of candles. John can just make out some long metal grooves in the floor - old tram tracks. The ceiling drips water. Three other people present - three members of the Black Lotus. Two men and a woman. The woman stands in the middle. Dressed in a her long black coat and her dark glasses. The Opera Singer. She is flanked by her two thugs in black suits. There is the short, squat, muscular one - the Warlord. And on the other side - tall and wiry with jagged limbs and pointed features - the climbing killer. Zhi Zhu.

 

THE Opera Singer(Quiet and cool) : A book is like a magic garden, carried in your pocket.

 

John quizzical.

 

THE Opera Singer: Chinese proverb, Mr. Holmes.

 John (Still delirious): I’m not Sherlock Holmes.

 THE Opera Singer(Smiles) : Forgive me if I do not take your word for it.

 

Walks over to him - softly, slowly - yanks the wallet out of his pocket. She opens it and rifles around inside. Finally produces - a bank card.

 

THE Opera Singer: Debit card. Name of S. Holmes.

 John : Yes. That’s not actually mine. He leant that to me...

 

She rifles around again. Produces - a cheque.

 

The Opera Singer: And a cheque for five thousand pounds. Made out in the name of Mr.Sherlock Holmes.

 John (Weakly) : He asked me to look after...

 

She produces - an envelope with the old ticket stubs from the theatre. The name ‘Sherlock Holmes’ is on the front.

 

The Opera Singer: Tickets. From the theatre. Collected by you. Name of Holmes.

 John : Yes. OK. I realise how this looks, but I’m not him...

 THE Opera Singer: We heard it from your own mouth.

 John (confused - bewildered.) : What?

 The Opera Singer: ‘I am Sherlock Holmes and I always work alone...’

 

FLASHBACK. John shouting through the letterbox at Soo Lin’s flat.

John : ... because noone else can compete with my massive intellect.’

Back to the hideout. John smiles weakly - he knows nothing he can say will convince her that he isn’t Sherlock.

 

John : Ah. Did I really say that? (Breath. She smiles) I s’pose there’s no point in persuading you I was doing an impressions...

 

She produces a small revolver and presses it to John’s temple. He squirms.

 

The Opera Singer: I am Shan.

 

John stares at the diminutive woman.

 

John (Surprised, bewildered) : You’re Shan?

 The Opera Singer: Three times we’ve tried to kill you and your companion, Mr Holmes. What does it tell you when an assassin cannot shoot straight?

 

She pulls the trigger. The barrel is empty. John sighs with relief.

 

The Opera Singer: It tells you they’re not really trying.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock rummaging through his bookshelves - finds a big OS map of London - spreads it on the table.

 

Sherlock (Urgent) : Tramway... tramway....

 

HIDEOUT

 

The Opera Singer with her gun in John’s face.

 

The Opera Singer: Not blank bullets now. If we wanted to kill you Mr. Holmes we’d have done it by now. We just wanted to make you inquisitive  (her smile diminishing) Do you have it?

 John : I... what?

 The Opera Singer: The treasure.

 John : I don’t know what you’re talking about.

 The Opera Singer(Affable and polite) : I would prefer to make certain.

 

(She raises a sheet and we see the machine that what used earlier in the show)

 

The Opera Singer: Everything in the West has its price. And the price for her life. Information.

 

Zhi Zhu drags Sarah’s chair so she is directly in the path of the bolt. The legs of her chair make a shrieking noise from. the weight. Sarah screams with horror, but it is stifled by the gag.

 

The Opera Singer (Leans very close to John) : Where’s the hairpin?

 John : What?

 The Opera Singer:  The Empress’ pin. Valued at nine million sterling. We already had a buyer in the west. And then one of our people was greedy. He took it. Brought it back to London. And you, Mr. Holmes, you have been searching...

 John : Please, please. Listen to me. I’m not Sherlock Holmes. You have to believe me. And I haven’t found whatever you’re looking for.

 

She decides to try a new tack - turns to address an imaginary crowd.

 

The Opera Singer(Mock theatricality) : I need a volunteer from the audience.

 John : No. Please... Please !

 

She points at Sarah - bound and gagged.

 

The Opera Singer: Ah, thank you lady. Yes, you’ll do very nicely.

 

The Opera Singers lashes the sandbag. Sand pours out on to the old tram tracks. Sarah struggles in her bonds as the sandbag loses its contents and rapidly ascends, spiralling to the ceiling.

 

THE Opera Singer: Ladies and gentleman, from the distant moonlit shores of NW1 we present, for your pleasure, Sherlock Holmes’ pretty companion - in a death-defying act.

 John : Please !

 

The Opera Singer takes something from her pocket - a piece of origami - a small black lotus flower. She places the little paper flower on Sarah’s lap.

 

The Opera Singer: You’ve seen the act before. How dull for you. You know how it ends.

 John : I’m not Sherlock Holmes !

 THE Opera Singer: I don’t believe you!

 Sherlock : You should, you know.

 

They turn. Sherlock has found them.

 

Sherlock : Sherlock Holmes has not an equal like him. [ How would you describe me John ? Resourceful ? Dynamic ? Enigmatic ? ]

 John : Late.

 

Sherlock swings a length of metal piping and knocks the Warlord out cold. He rushes forward to save Sarah but... The Opera Singer raises her gun and points it at him - Sherlock stops in his tracks. The sandbag is still rising to the ceiling... There is hardly any time.

 

Sherlock : That’s a semi-automatic. You fire it - the bullet will travel at a thousand metres per second.

 The Opera Singer: Well?

 Sherlock : Well, the radius curvature of nearly four metres. If you miss then the bullet will ricochet. Could hit anyone. The bullet could bounce around the tunnel and hit you.

 

And he lashes out and kicks over the burning brazier. The flames are immediately extinguished. Sherlock dives into the shadows - behind the oil drum. The Opera Singer fires and misses. The bullet ricochets around the tunnel, narrowly missing John. Everywhere very is dark now - just the meagre glow from the candles. Zhi Zhu is running at Sherlock in the shadows. He reaches insu his pocket - pulls out a long skein of silk - lassoes it over Sherlock’s neck with expert precision. He drags Sherlock up towards him - spins more and more silk around him and tugs it tight - the spider spinning a web around his victim - choking him. Sarah writhing and squealing in her bonds. The weight has almost fallen; the ballista about to fire. John deliberately topples his chair over and, using scrabbling motions, drags himself towards the loaded ballista. The Opera Singer holds up the gun but she cannot squeeze the trigger for fear of hitting her henchman. Sherlock being choked to death in the folds of silk. Zhi Zhu pulling hard. They are locked together in a silk cocoon... John finally crawls to the ballista, still strapped to the chair, and lamely attempts to kick it over. The sandbag is in the roof; the weight is now inches close to the spring mechanism. With one final kick John topples the tripod. The ballista fires. It misses Sarah and whistles straight past her. The bolt fires straight into Zhi Zhu’s heart. He releases Sherlock and his body falls to the ground. They turn to look at the Opera Singer. She has gone. Sherlock runs over to Sarah. He releases her from her bonds and her gag. John smiles up at her, still prostrate on the floor.

 

[ Sherlock (whispers to Sarah) : It’s alright… It will be alright… It’s over now. ]

 John : Don’t worry. Next date won’t be like this.

 

She laughs. And then cries.

 

KINGSWAY TUNNEL. NIGHT

 

Holborn. The street leading down to the old tram tunnel. Flashing blue lights.

An ambulance has come to take the corpses. Uniformed POLICE OFFICERS cordon off the area. Sarah is lead away with a blanket over her shoulders - shocked but not hurt. Sherlock and John are side by side as they emerge from the tunnel. DI Dimmock is waiting.

 

Sherlock : We’ll just slip off. No need to mention us in the report.

 Dimmock : Mr. Holmes...

 Sherlock : I have high hopes for you, Inspector. A glittering career.

 Dimmock : I go where you point me.

 Sherlock : Exactly.

 

And they go. More and more police are arriving all the while.

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock and John at the dining table, staring at the decoded message. ‘Nine Mill Fore Jade Pin. Dragon Den Black Tramway’.

 

John : So…‘Nine Mill...’

 Sherlock : ‘Million’.

 John : Yes. ‘Million’. ‘Nine million for Jade Pin. Dragon Den Black Tramway’.

 Sherlock : An instruction - to all of their operatives in London. A message what they were trying to reclaim.

 John : A jade pin?

 Sherlock : Worth nine million pounds. Bring it to the tramway - their London hideout.

 John : But... a hairpin. Worth nine million pounds!

 Sherlock : Apparently.

 John : Why so much?

 Sherlock : Depends who owned it.

 

Shad Sanderson

 

John and Sherlock in the City - headed for Shad’s bank.

 

Sherlock : Two operatives - based in London. They travelled over to Dalian to smuggle those vases. And then one of them helped himself to something. A little hairpin.

 John (Incredulous) : Worth nine million pounds.

 Sherlock : Eddie Van Coon was the thief. He stole the treasure when he was over in China.

 John : How d’you know it was Van Coon not Lukis? Even the killer didn’t know that.

 

Reaches the doors of the bank.

 

Sherlock : Because of the soap.

 

He spins the revolving door and leaves John on the pavement, baffled.

 

Shad Sanderson- Amanda's desk

 

Amanda at her desk on the trading floor - putting on hand lotion. Her mobile rings. She answers.

 

Amanda (On phone) : Amanda?

 Sherlock (On phone) : He gave you a present.

 Amanda : Oh, hello.

 Sherlock (On phone) : A little gift when he came back from China.

 Amanda : How did you know that?

 

This time the voice is just behind her.

 

Sherlock : You weren’t just his PA, were you?

 

She turns. Sherlock is there - speaking to her simultaneously on the phone.

 

Amanda : Someone’s been gossiping.

 Sherlock : No.

 Amanda : Then I don’t understand...

 Sherlock : Hand soap. In his apartment. With moisturiser. Three hundred millilitres. The bottle almost finished .

 Amanda : Sorry?

 Sherlock : I don’t think Eddie Van Coon was the sort of chap who would buy himself scented hand soap. Not unless he had a lady coming over. And that‘s the same brand as that hand cream on your desk there.

 Amanda : Look... it wasn’t serious between us. It was over in a flash. It couldn’t last. He was my boss...

 Sherlock : What happened? Why did you end it?

 

Amanda shrugs.

 

Amanda : I thought he didn’t appreciate me. He took me for granted. 

(Sighs. Finally admits...) Stood me up once too often. We’d plan to go away for a weekend and then he’d just leave. Fly off to China at a moment’s notice.

 Sherlock : But he brought you a present from abroad. To say ‘sorry’. (holds out his hand) Could I just have a look at it?

 

Shad Sanderson - Sebastian’s office

 

John with Sebastian. Sebastian handing him the second cheque for their services.

 

Sebastian : He really climbed up on to balcony?

 John : Nail a plank across the window and all your problems are over. (Sebastian gives him the cheque) Thanks.

 

[ Amanda’s desk

 

She reaches into her hair and takes out the Jade hair pin he gave her; places it in Sherlock’s open hand. It is old - intricately carved. And tiny.

 

Amanda : Said he bought it in a street market.

 Sherlock : Ah, no. I don’t think that’s true. I think he pinched it.

 Amanda (Half laugh) : That’s Eddie.

 Sherlock : I don’t think he even knew its value. Just thought that it would suit you.

 Amanda : Oh… What it’s worth?

 

Out on Sherlock smiling.

 

Sherlock : Nine million pounds.

 Amanda (under chock) : Oh my god ! Oh my god… Nine million ! ]

 

221B BAKER STREET

 

Sherlock and John having breakfast. Reading the papers - the jade hairpin is the headline.

 

John : Over a thousand years old. And it’s sitting on her bedside table every night.

 Sherlock : He didn’t know its value; didn’t know why they were chasing him.

 John : Should have just bought her a Lucky cat.

 

Sherlock silent - almost sad.

 

John : You mind, don’t you?

 Sherlock : What?

 John : That she escaped. General Shan. Not enough that we got her two henchmen.

 Sherlock : It must be a vast network, John. Thousands of operatives. You and I - we barely scratched the surface.

 John : You cracked the code though, Sherlock. Maybe Dimmock can track them all down. Now that he knows it.

 Sherlock : No… No I cracked this code. All the smugglers have to do is to pick up another book.

 

John glances through the window - across the street. A young oriental teenager is spraying graffiti on a wall.

 

A DARKENED ROOM

 

A table and chair. Grimy windows. The Opera Singer sits at the table. A laptop in front of her. She is talking into her computer webcam - Skype.

We see her image on the screen but her correspondent’s window simply says ‘NO IMAGE AVAILABLE’.

 

THE Opera Singer: Without you - without your assistance - we would not have found passage into London. You have my thanks.

 

The man on the screen types his replies. The words appear on her computer - his username at the start of each line... His username is simply ‘M’.

 

‘M_ GRATITUDE IS MEANINGLESS.’

‘M_ IT IS ONLY THE EXPECTATION OF FURTHER FAVOURS’.

 

Pause. The cursor hangs there on the screen - blinking.

 

THE Opera Singer: We did not anticipate... we did not know this man would come. This Sherlock Holmes. And now you’re safety is compromised.

 

The reply is typed on screen:

 

‘M_ THEY CANNOT TRACE THIS BACK TO ME.’

 

THE Opera Singer: I will not reveal your identity...’

 

Typed on screen:

 

‘M_ I AM CERTAIN.’

 

A little red dot appears on the wall behind her - a laser. It travels slowly across the room towards her - lands on her forehead. Black out.

 

END OF EPISODE

Kikavu ?

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Spyfafa  (23.08.2016 à 18:37)

Que de mystères dans cet épisode ! La musique stressante à chaque fois que les symboles apparaissent font leur effet. Une belle enquête (à nouveau) où Sherlock et Watson font plus équipe que dans le premier épisode... 

J'ai beaucoup aimé le rendez-vous Watson / Sarah... même si tout ne se passe pas comme prévu, le pauvre. 

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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